CENT ANS DE NOSTALGIE

DES NOUVELLES DE REGAZZI...


Comme convenu, nous vous signalons la nouvelle représentation du spectacle de Jean-François Regazzi “T’as de beaux yeux, tu sais” qui aura lieu le samedi 15 mai 2004 à 19h30 à l’Espace SYLLA : 178, avenue du Viaduc - 84 400 APT.

Un buffet est prévu après le spectacle suivi de la projection du film “La grande illusion” de Jean Renoir. (Prix : 10 euros).

Chouette soirée en perspective pour ceux qui habitent la région...!

Inutile de préciser que nous vous recommandons vivement de profiter de cette représentation unique... pour l’instant. Il y en aura sûrement d’autres et nous vous tiendrons bien sûr au courant.


Mézigue et Moi-Même

 

Lundi 29 Mars 2004
Comme nous l’avons annoncé lors de l’interview du 11 mars dernier, Jean-François Regazzi a présenté son spectacle en hommage à Gabin (T’as de beaux yeux, tu sais), hier soir, 29 mars, au restaurant mini-galerie Le Sabot Saint Germain.

C’est bien évidemment, à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de Jean Gabin que ce spectacle a été rejoué. Pour cette fois, il s’agit d’une représentation unique, mais il y en aura d’autres, en d’autres lieux, très prochainement. Nous vous tiendrons au courant car le show vaut le déplacement.

Plantons rapidement le décor ; le Sabot, restaurant très correct, est un endroit petit mais pas exigu, et d’autant plus chaleureux que c’est “poutreboisé” de partout. Il n’y a pas à proprement parler de scène ; l’acteur peut rester dans son coin, tout comme il peut aller de table en table. C’est ce que fit notre ami Regazzi. Voilà une façon peu ordinaire de dire un texte. Comme le lieu reçoit pratiquement tous les soirs toutes sortes d’artistes, la clientèle est “prévenue” donc sage et correcte. L’on n’est point gêné par les bruits de fourchettes.

Passons maintenant aux choses sérieuses, à ce que nous eûmes l’occasion de voir et d’entendre. Evidemment, me dira-t-on, un sujet comme Gabin, c’est du solide. C’est même du béton. Seulement, il ne faut pas croire que raconter une vie comme la sienne est chose aisée. Encore faut-il savoir en extraire la quintessence. Savoir écrire aussi quelque peu. Et enfin, dire les choses comme il faut. De préférence, avec émotion et humour. Et tout cela, avec aisance ; une aisance qui n’est pas évidente quand tu joues à ras du pif des spectateurs. Lorsque toutes ces conditions sont remplies, que tout se passe sans bavure, on reste quand même bouche bée, étonné, épaté. Et bien ce fut le cas.

Le gars Regazzi -assisté à la régie par son pote Gilbert Dornier, musicien de son état, venu lui donner un coup de paluche- parvient sans conteste à nous émouvoir et à nous faire marrer, avec élégance et sans aucun excès. J’entends par là qu’il ne fait absolument pas ce qu’on appelle un numéro. Il raconte, c’est tout. En toute confidence et convivialité;”l’on se croirait à une veillée autour d’un feu de cheminée” me fit remarquer ma compagne. Il raconte son immense admiration pour Pépé le Moko, alias Jean Gabin, il nous apprend beaucoup sur le personnage, nous réjouit en citant des gens tels que Prévert, Raimu, et même Clémenceau! Bien sûr, il ne cesse de citer Gabin lui-même, car dès le début du spectacle, il est entré dans sa peau... sans jamais tomber dans l’imitation, une imitation qui eût été ridicule et déplacée. Néanmoins, je le répète, il nous éclate avec de succulentes anecdotes aussi vraies que drôles. Les anecdotes sont vraies, certes, mais le texte, c’est tout de même Regazzi himself qui l’a conçu et écrit... Pas mal pour un seul homme! Qui plus est, c’est lui-même qui dirige ses “faits et gestes” sans l’assistance d’un metteur en scène...

J’ai, peut-être, “l’admirette” un peu facile pour les gens qui arrivent à jouer dans une telle “situasse”, mais, franchement, j’ai été impressionné et même Mézigue s’est régalé. Du reste, si tu m’ crois pas, t’as qu’à essayer d’aller t’frotter à ce genre d’exercice. T’as intérêt à avoir une armure solide, parce que c’est le genre de truc qui a tendance à te foutre la tremblotte aux orteils.

Trêve de louanges! Rappelons seulement que le spectacle sera rejoué, dans les meilleurs délais comme on dit et... en “lieu sûr”...

A suivre...

Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004 Strahinja Kosmajac