Juillet 2007
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Michel Serrault
14
janvier 1928, BRUNOY, Essonne
(France)
29 avril 2007,
HONFLEUR, Calvados (France)
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Je me suis laissé surprendre - évidemment
- puis déborder... because toute la presse unanime... Je me suis
même vu hésitant... Finalement, ces “hommages”,
que valent-ils et ont-ils seulement un quelconque intérêt...?
Je m’en suis inquiété auprès d’amis
sûrs qui m’ont tous encouragé à pondre un
petit article sur l’incroyable artiste que fut Serrault.
Voilà sans doute un homme qui avait soif d’absolu; en effet,
tout jeune, il ne rêvait que de devenir cureton... Pourquoi pas,
il faut de tout pour faire un monde, comme dirait le tout-venant...
Puis, ayant, fort heureusement pour nous autres spectateurs, changé
complètement d’avis, il se lance dans la “bouffonnerie”...
Puis, dans ce qu’il n’est pas excessif de qualifier de Grand
Art...
Il pédala, quelque peu incompris (?), dans des spectacles plus
ou moins mineurs avec son complice de toujours Jean Poiret, et participa
à des dizaines de tournages de films dans des rôles trop
étriqués - à l’évidence - par rapport
à son talent... inmesurable. C’est ce brave - et, oh, combien
respectable homme de télévision - Pierre Tchérnia,
qui, le premier en eut assez de voir notre génial Michel galvauder
sont talent dans des productions pour le moins marginales, et ce, en
y assurant des rôles souvent mineurs. Il lui octroya donc la vedette
de son premier film à lui, en tant que réalisateur, “Le
viager”.
Succès immédiat. Le film était réussi; une
comédie bon enfant qui ne dérangeait personne mais qui
avait l’immense mérite de nous toucher gentiment là
où il ne faut pas... et, surtout, de nous faire rire sans complexe
aucun. Ajoutons, que sans la présence du fameux Michel... le
film n’aurait sans doute pas été ce qu’il
est...!
Par la suite, il y eut bien sûr des hauts et des bas... Mais,
consacré par l’immense triomphe de “La cage aux folles”
- d’abord au théâtre, puis au cinéma - ce
géant de l’Art Dramatique devint incontournable... Tout
un chacun l’avait imprimé dans son opinion personnelle.
Son talent, sa folie, son exubérance, étaient reconnus,
admis, estampillés, si j’ose dire...
Pour ce qui nous concerne, Mézigue et Moi-Même, nous avons
surtout été totalement subjugués par ses interprétations
d’ordre dramatique. Des rôles frisant la tragédie...
mais avec lesquels il a su jouer - s’amuser dirais-je presque
- en en tirant tout le jus comique qui en était possiblement
“tirable”...
Ce formidable mélange de tragi-comique, il en fut l’un
des rares interprètes et défenseurs. Rappelons-nous l’ambiguïté
magistrale de son personnage dans le chef-d’oeuvre de Claude Miller
: “Garde à vue”. Et, pour ceux qui l’ont vu
- car, malheureusement ce bijou, réalisé par Christian
de Chalonges, n’a connu qu’un demi-succès va-t-on
généreusement dire - n’oublions point l’inoubliable
frayeur qui nous traversa les dorsales lors de son interprétation
du “Docteur Petiot”...!
Voilà de quoi faire et refaire, mes amis...
J’en profite pour signaler que - outre les multiples “télé
hommages” de ces derniers jours, nous pouvons aller au cinéma
“Le Brady” - géré par le roi des marginaux,
Jean-Pierre Mocky - afin d’y savourer un festival “Serrault
/ Mocky” nullement exempt de surprises de taille.
Mézigue et Moi-Même
Filmographie :
http://www.biosstars.com/m/Michel_Serrault/filmographie.html
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