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Les hivers sont meurtriers. En effet, après Roger Pierre, Jean Simmons, la grande star des années 50/60 et le trop jeune Maxime Leroux (58 ans seulement), voici que deux grandes figures du théâtre et du cinéma français nous quittent... Il s’agit bien sûr de Pierre Vaneck et du quasi légendaire Georges Wilson.
Le premier, né en 1931, se fait remarquer dès l’âge de 21 ans dans le rôle de Louis XIII au théâtre. En 1954, il joue dans le fameux Marianne de ma jeunesse sous la direction de Julien Duvivier qui lui vaut une renommée immédiate. Jeune premier discret, il fera tout ce qu’il pourra pour se débarrasser de cette étiquette forcément réductrice. Il va ainsi passer de Sacha Guitry (Si Versailles m’était conté...) à Jean Becker (Deux jours à tuer) via René Clément (Paris brûle-t-il ?), Sergio Gobbi (L’étrangère) ou Christopher Frank (L'année des méduses).
Cependant, il ne lâchera jamais le théâtre et connaîtra le succès partout, y compris à la télévision (Orages d’été ou Les grandes marées).
Son coeur lui a joué un sale tour; mais ayant été un comédien fort attachant, le nôtre lui reste acquis.
Quant à Monsieur Wilson, il fut élève de Pierre Renoir aux cours de théâtre de la rue Blanche, puis en 1947, il intégra la Compagnie du Grenier Hussenot, avant de rejoindre Maître Jean Vilar au TNP (Théâtre National Populaire). Au cinéma, après une “panouille” dans le sympathique La môme vert-de-gris de Bernard Borderie (avec Eddie Constantine bien sûr), il enchaînera en 1954 avec Le rouge et le noir de Claude Autant-Lara et se promènera aux quatre coins du cinématographe : avec Carné, de Broca, Brusati, Chabrol, Duvivier, Girault, Damiani, Deville, Rosi, Visconti, Sautet, Pinoteau, Yves Robert, Boisset (et j’en passe !)... et, plus récemment avec Stéphane Brizé dans Je ne suis pas là pour être aimé où il est inoubliable dans le rôle du père de Patrick Chesnais. Au passage, en 1988, il écrit et réalise son seul film où il dirige son fils Lambert.
Adieu donc et à très bientôt sur tous les écrans, petits ou grands !
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