Semaine 51/52 Du 21/12/2011 au 03/01/2012
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OH MY GOD ! - (Hysteria) - de Tanya Wexler. (7/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h39 - 2011.
Avec : Hugh Dancy, Maggie Gyllenhaal, Jonathan Pryce, Rupert Everett, Felicity Jones. |
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Comédie : Ce film serait inspiré de faits réels. Nécessairement. Il a bien fallu qu’un jour quelqu’un ait inventé le vibromasseur. Mis à part le misérable titre “français” - jeu de mots god / godemiché et le vrai titre voulant simplement dire hystérie - cette petite toile n’est pas bien méchante. Nous sommes dans l’Angleterre victorienne; un jeune toubib pur et dur, Mortimer Granville, en a marre de trimer dans des hôpitaux de misère et parvient finalement à trouver un emploi au service du Dr. Dalrymple, spécialiste de l’hystérie féminine (!) nous dit-on. En voilà un pléonasme ! Quand on sait que l’origine de ce terme est utérus... Bref. Le traitement de ce brave docteur, un peu filou sur les bords tout de même, est simple; il suffit de donner du plaisir sexuel au patientes, à l’aide d’un outil rudimentaire et manuel, pour les soulager. Voilà notre jeune Mortimer qui, avec fougue s’emploie à cette tâche - non sans succès ! Au point d’attraper une grosse crampe à la paluche. Heureusement, il a un pote riche et oisif, passionné de nouvelles technologies, dont l’électricité naissante, qui va mettre, involontairement dans un premier temps, au point un objet qui fonctionne tout seul grâce à l’utilisation de cette nouvelle énergie. Ainsi apparaît un engin révolutionnaire : le vibromasseur. Entre-temps, notre héros Mortimer se rapproche de la famille du docteur... qui a deux filles fort séduisantes. L’une du genre potiche, l’autre rebelle et féministe. Dès la première apparition de l’aînée (Maggie Gyllenhaal), nous savons quel sera le choix final du séduisant Mortimer. C’est dire si l’histoire est cousue de fil blanc et sans doute volontairement surannée - tout comme le jeu de Hugh Dancy / Mortimer. Cela dit, l’ensemble du casting est “aux petits oignons”, agréablement british, sans pour autant user de caricatures outrancières. Voilà un film charmant, soigneusement réalisé, qui ne pisse pas loin, mais qui détend fort bien.
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SHAME - de Steve McQueen (17/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h39 - 2011.
Avec : Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie. |
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Drame : Après le terrifiant Hunger (voir article Cinekosma), voici le retour, pour son deuxième long-métrage, de l’homonyme de Josh Randall. Il n’a bien sûr rien à voir avec la star américaine trop prématurément disparue; il est Anglais de couleur noire. Cette fois nous sommes à New York où nous suivons le personnage nommé Brandon, d’origine irlandaise, qui travaille beaucoup et gagne beaucoup d’argent. Il souffre aussi d’une obsession sexuelle (décidément cette semaine, l’érotisme est à l’honneur !); une addiction grave et sérieuse qui va le plonger aux fins fonds des égouts. Il s’agit d’un bel homme d’une trentaine d’années qui a un pouvoir de séduction fatal - il a en effet deux sexes à la place des yeux. Lorsqu’il tombe une nana un soir dans un bar en un quart de seconde... on y croit ! Ajoutons, au passage, que l’acteur Michael Fassbender est absolument prodigieux. Très physique et plus qu’imprégné par le rôle de Brandon. En fait, il est Brandon. Lorsque la soeur de notre protagoniste, Sissy, s’installe à l’improviste chez lui, les problèmes vont se corser. D’une part, Brandon ne tient pas à ce qu’elle soit au courant de ses problèmes intimes, de l’autre, Sissy est une artiste-chanteuse, quelque peu instable elle-même... Au départ, le film peut sembler vide et parfois un tantinet trop lent. Que nenni !!! Ne faites pas comme moi, (je me suis fait baiser, c’est le cas de le dire !), ne vous posez pas trop de questions : ça gâche le plaisir ! Car, le gars Stevie est un vrai grand cinéaste qui maîtrise sa mise en scène et tout le tralala à la perfection. Il nous embarque, brut de décoffrage et en toute finesse dans un minutieux crescendo, nous tient en haleine et nous balance ce qu’il faut aux bons moments. Sa réalisation est froide, insolite et d’une précision ahurissante... en un mot, nullement étirée, mais plutôt contemplative - tout en étant brusque parfois. L’Angleterre avait grand besoin d’un nouveau cinéaste hors norme; il y existe déjà Ken Loach ou Mike Leigh, et sans doute quelques autres... Mais comme chacun le sait, le cinématographe anglais est quasi totalement colonisé par les Ricains. Pour finir, ajoutons à ce spectacle extraordinaire, une musique de Bach interprétée au piano par Glenn Gould. Excusez du peu !
PS : Steve McQueen prépare son troisième film avec à nouveau Fassbender en compagnie de Brad Pitt. Sortie prévue en 2013. |
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Strahinja Kosmajac
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