Semaine 38 Du 22-09-2010 au 28-09-2010
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CRIME D’AMOUR - de Alain Corneau. (10/20)
France - Couleur, 1h44 - 2009.
Avec : Ludivine Sagnier, Kristin Scott Thomas, Patrick Mille, Guillaume Marquet, Gérald Laroche, Olivier Rabourdin, Julien Rochefort, Marie Guillard, Mike Powers, Matthew Gonder.
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Policier : Il y a la patronne d’une grosse entreprise et il y a son bras droit, une jeune femme dévouée, intelligente et très (trop ?) compétente. La patronne a un comportement de prédateur, en tant que supérieure hiérarchique, fausse amie/vraie copine ou l’inverse... ou bien encore quelque peu gouine au vu de certains gestes (baiser soudain dans le cou) et de certaines paroles. En bref, un comportement familier voire malsain. La jeune femme en est troublée lors de cette soirée de travail chez sa patronne préférée... Puis, le bizness se corse progressivement. La patronne s’approprie les bonnes idées de son bras droit, la trahissant ainsi. Côté amant, elles finiront par avoir le même. Un gars du genre gluant, hypocrite et lâche. C’est un autre collègue important. Donc, d’un côté, nous avons les affaires qui se compliquent; de l’autre une (voire une double) affaire - cette fois - sentimentale. Tout cela, j’abrège, nous mène au crime... à ce fameux crime d’amour. La jeune femme (très convaincante Sagnier dans un rôle pas évident) va zigouiller à coups de couteau sa patronne chérie par une affreuse nuit de colère... contrôlée. Je dis bien contrôlée. Car le plan du meurtre est si diaboliquement structuré que l’on a parfois du mal à y croire. Néanmoins, cela fonctionne. Jusqu’au bout. A ceci près que la fin du film est décevante. Usée. Pour ce qui est des acteurs, notons au passage la présence de seconds rôles que l’on a toujours plaisir à revoir, tels que Gérald Laroche (le flic) ou Olivier Rabourdin (le juge), pour n’en citer que deux. Une petite question relativement subtile reste... dans cette affaire de crime d’amour... qui aime qui... et de quelle manière... ? Pour terminer, ce polar presque réussi de feu Alain Corneau ne nous fera pas oublier ses meilleurs films (à mon goût du moins) : Police Python 357, La menace, Série noire ou encore le presque parfait Le choix des armes. |
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YO, TAMBIEN - de Antonio Naharro et Alvaro Pastor. (8/20)
Espagne - Couleur, 1h43 - 2009.
Avec : Lola Duenas, Pablo Pineda,Isabel Garcia Lorca, Antonio Naharro,Joaquin Perles. |
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Drame : Ici, c’est l’histoire de la belle et du bête. Ce que je viens de dire n’est qu’un médiocre jeu de mots. Car, “le bête” est un trisomique loin, très loin, d’être con et inculte. Il travaille même dans un centre social à Séville où justement il se lie de connaissance avec la fameuse belle. Alors là, petite précision. Lola Duenas (la collègue Laura) n’est pas quelqu’un que l’on puisse qualifier de beau - au sens strictement esthétique du terme - mais elle a du “chien” comme dirait le manant. Un charme fou. Le genre de nana qui explose les couilles à tout un régiment. Voilà, voilà. Le problème pour Daniel (le trisomique), c’est qu’à force de copiner avec sa collègue, son objectif va devenir : baiser Laura et mourir. Et pour la jeune femme, ça ne va pas être simple non plus; car elle aime Daniel sans l’aimer et tout en l’aimant... ! Le film fonctionne d’une manière dynamique durant quatre-vingts minutes; il nous touche, nous fait sourire ou rire et... nous fait espérer un beau final. Or, que nenni ! Les vingt dernières minutes se traînent quelque chose de grave et de stupide. On apprend le passé pour le moins tourmenté de Laura, ses rapports familiaux complexes ou scabreux - dans le genre tordu... Un genre qui alourdit et l’intrigue et l’expression d’icelle. Enfin délestée d’un terrible événement vécu dans sa prime jeunesse, elle se décide... finalement... à faire plaisir à Daniel... On attend... On attend parce que l’on sait ce qui va se passer... Ils vont dans une chambre d’hôtel... On attend... Allez, vas-y, mon gars ! Non... Il faut d’abord que Laura explique à Daniel que leur relation charnelle sera et restera unique... Bon, maintenant, on peut y aller...? Non, parce que ça va, on y a eu droit au choc sensationnel : une belle nana qui va niquer avec un gogol. Plutôt misérable comme scoop. Quel gâchis ! Enfin, ils se décident. Mais, ce n’est pas encore fini... Pas tout à fait... Il faut encore quelques plans bien cucul... Total : t’as douze fausse fin dans ce film ! C’est détestable. Pour terminer, l’affiche nous dit :”A quoi ça sert d’être normal ?” Ce à quoi je réponds : “A quoi ça sert de prouver son amour par l’acte sexuel ?” Sink about zatt. |
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Strahinja Kosmajac
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