Semaine 35/36 Du 01-09-2010 au 14-09-2010
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COPACABANA - de Marc Fitoussi. (0/20)
France - Couleur, 1h47 - 2009.
Avec : Isabelle Huppert, Lolita Chammah, Aure Atika, Noémie Lvovsky, Luis Rego, Guillaume Gouix, Magali Woch, Nelly Antignac, Joachim Lombard, Cyril Couton, Eric Savin, Chantal Banlier, Jurgen Delnaet.
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Comédie : Que voulez-vous, je suis indécrottable. Ma curiosité devient de plus en plus malsaine. Je le savais bien ce qui m’attendait avec cette sinistre foutaise. En revanche, cela me donne l’occassion de reposer la question : pourquoi tous les acteurs dans ce genre de navet pseudo comique doivent-ils nécessairement être - non seulement ordinaires ou banals - laids, cons et sales... Et mal coiffés ? Je sais bien que c’est la grande mode d’avoir une “coiffure-télé” - un truc qui te coûte cinq cents euros et trois heures de patience pour finir avec une coupe méchamment irrégulière et vaselinée à outrance; je le sais... mais n’y aurait-il pas par hasard une limite à l’indécence ? Ici, Noémie Lvovsky aurait pu au moins se laver la tignasse pour sa grande scène. Et vous savez pour quelle raison il en est ainsi ? Tout simplement pour permettre au spectateur de mieux s’identifier aux personnages; attention, à ce jeu-là, on finit par niveler par le bas ! Et puis, merde, je ne vais pas au cinoche pour y zieuter des personnes comme j’en vois au quotidien - qui, elles, au moins sont vraies. Quant à Zaza la chose d’un autre monde, elle est repérée depuis longtemps. Néanmoins, dans cette “toilette” elle bat des records - notamment côté cheveux ! Jamais vu ça ! Qui plus est, il s’est bien entendu trouvé des critiques pour l’encenser dans le sens... du poil, bien sûr. Genre, elle a réussi son pari; la comédie lui va à merveille. Alors qu’elle manque de tout la pauvre dame : carence en vitamines de A à Z; manque de calcium, de lithium, de magnésium, d’oméga 3000, le scorbut la guette... alors, pensez, le sens de la fantaisie... est-ce bien la peine d’en parler ? Pour en revenir à ses tifs, faudrait qu’elle se soigne, bon sang. J’sais pas moi, cinq cents piqûres dans la tête pour commencer... Je ne parlerai pas de Lolita, parce’que... bon, ben, bien... n’est-ce pas. Mieux vaut dire un mot positif à propos de ce spectacle enchanteur... car, nous avons droit tout de même à Cyril Couton, un vrai comédien, lui. Expressif, juste et tout l’essentiel. Il a même plusieurs scènes, et on a donc le temps de le reconnaître. Réussir ce qu’il fait dans ce “Copacabana à Sarcelles”, c’est peut-être ça aussi... je ne sais pas... des fois que... être un bon, très bon acteur. Bravo et bon courage ! Parce que le gars Couton mérite mieux que ça. |
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TAMARA DREWE - de Stephen Frears. (16/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h49 - 2009.
Avec : Gemma Arterton, Roger Allam, Tamsin Greig, Bill Camp, Luke Evans, Dominic Cooper, Jessica Barden, Charlotte Christie, Josie Taylor, James Naughtie, John Bett. |
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Comédie : Dès la première image, on se dit : “ça, c’est pas un film français.” Je le dis clairement, au risque d’être taxé de xénophobie... quoique, par les temps qui courent, le moment serait mal choisi. Plus sérieusement, souvent - pas toujours, les films ricains ou british en l’occurrence, sont autrement éclairés et cadrés et beaucoup plus fournis en nombre de plans. Ce n’est pas une blague : voyez les derniers navets où la caméra reste fixe à tourner toute seule pendant que l’équipe va boire un coup; où bien, lorsqu’on veut faire des plans caméra à l’épaule, on engage obligatoirement un gars qui souffre de la maladie de Parkinson. Pour faire bref et simple, les films français manquent de découpage. Ce qui nuit, notamment, au rythme et à la vie d’un film. Bon, passons. Ici, nous sommes à la campagne, dans une résidence spécialisée dans les clients du genre écrivains ratés, médiocre ou minables et... quelquefois à succès. Lorsqu’ils sont tous attablés, je vous raconte pas le travail. Dialogues succulents, acteurs prodigieux au service de personnages divers et variés mais tous humains, pour le meilleur comme pour le pire. Les logeurs sont mari et femme, un couple vieillissant... ce qui n’empêche nullement le bonhomme de courir la gueuse à en perdre le souffle. Soudain, événement. Une certaine Tamara Drewe revient dans son village natal, suite au décès de sa maman. Elle vient, théoriquement, pour y récupérer la maison familiale, mais... franchement, on se demande... N’aurait-elle pas une revanche à prendre, maintenant qu’elle est devenue journaliste et surtout qu’elle s’est fait opérer du pif - un pif qui autrefois fut colossal. En tous cas, elle va foutre un bordel dans le patelin, quelque chose de légèrement bouleversant ! Avec son ancien copain, un jeune et beau travailleur de la terre; un musicos batteur ou encore le proprio de la résidence. Evidemment qu’on se marre beaucoup, mais, par ailleurs, quelle gifle faussement misogyne aux nanas ! A la dictature esthétique, à la misère humaine qui hume un beau cul quitte à tout fiche en l’air etc. Notons également, la présence de deux adolescentes diablement fouteuses de caca, et, tout de même, un peu de tendresse dans ce divertissement “haut de gamme” où le cynisme le dispute à la cruauté. Frears, à n’en pas douter, est en grande forme, et va jusqu’à faire penser à Big Bobby (Robert Altman), maître en matière de satire humaniste. Je ne me lasserai jamais de le répéter, les comédiens anglais quand ils sont valables (et ils semblent, tous autant qu’ils sont, aussi étonnants que friands de compositions) pires que géniaux. Tiens, ça ma fait penser que l’art de la composition fait aussi, et par définition, partie du métier de comédien. |
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Strahinja Kosmajac
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