JUIN 2010

Semaine 24/25 Du 16-06-2010 au 29-06-2010


HUIT FOIS DEBOUT - de Xabi Molia. (2/20)
France - Couleur, 1h43 - 2009.
Avec : Julie Gayet, Denis Podalydès, Mathieu Busson, Constance Dollé.

Comédie dramatique : Une jeune femme divorcée et mère d’un gamin d’une dizaine d’années, qu’elle ne peut voir qu’un week end sur deux car c’est son père qui en assume la charge, galère gravement en faisant des ménages nocturnes... Son voisin de palier, un gars sympathique, connaît les mêmes problèmes de survie. Elle finira par se faire virer de son petit appartement et aura bien du mal à retrouver un logement, même en dépannage; malgré la grande affection qui la lie à son cousin, elle ne pourra pas se faire une petite place chez lui car le gars est maqué avec une salope intolérante... De fil en aiguille, l’on se pose des questions... En effet comment se combinent les divorces côté pension alimentaire lorsque l’un des deux conjoints est dans une merde noire... Je l’ignore mais... comme rien n’est expliqué à ce sujet dans le film, j’ai des doutes... Le but par trop marqué n’est en fait que de survictimiser la protagoniste. D’où l’interprétation lourde et surjouée de Julie Gayet. Par ailleurs, elle n’a pas de quoi se payer une chambre d’hôtel à 25 euros la nuitée... alors que dans le même temps sa bagnole ne manque jamais d’essence et qu’elle se débrouille lors d’un week end pour offrir une virée au bord de la mer à son fiston. Denis Podalydès s’en sort mieux, faisant preuve de plus de finesse et esquissant habilement quelques touches d’humour. Le titre du film vient d’un dicton : “Sept fois par terre, huit fois debout”. Or, la gonzesse passe son temps par terre et se fiche éperdument de se relever. Nos deux voisins vont naturellement resserrer leurs liens amicaux et finiront tous deux dans le caca... car la fin a beau être entrouverte, elle ne présage rien de bon au bout du compte. Filmouille platement éclairée et cadrée, à la mise en scène inexistante, cette toile est parfaitement vaine et quasi insultante par certains aspects à l’égard des gens (nombreux !) qui sont réellement en très grande difficulté

 


L’ILLUSIONNISTE - de Sylvain Chomet. (2/20)
France - Couleur, 1h20 - 2009.

Animation : Après le sinistre Les triplettes de Belleville et un épisode dans Paris, je t’aime, revoilà notre Sylvain qui refait des siennes en adaptant, histoire de piéger le couillon, un scénario original vieux d’une cinquantaine d’années de Jacques Tati. Le personnage principal, d’ailleurs, n’est autre que l’immense cinéaste. Il est ici dans la panade rapport au public parisien, alors il décide d’aller faire le magicien à Londres... où il fera la rencontre d’une jeune fille au bord de la misère qu’il va essayer de dépanner. Ils finissent par cohabiter dans un petit logement de fortune. L’illusionniste ne prospérera pas davantage en Angleterre qu’ailleurs - il est obligé de s’improviser garagiste, mais sans succès etc. La jeune fille pendant ce temps va lier intime connaissance avec un gentil Roméo... et tout finira presque bien malgré le désenchantement de nos deux héros : l’un quittant le sol britannique en révélant à la fille que la magie n’existe pas, l’autre en faisant un pas forcé de plus vers la maturité. Cependant, dans cette chose, il n’y a rien à voir, circulez, si ce n’est un graphisme agréable grâce à la touche personnelle de Chomet. Merde, quand je vais au spectacle, je veux voir quelque chose ! Or, il n’y a pas le moindre tour de magie, le moindre gag, rien - précisément - de spectaculaire. En revanche, les critiques sont enthousiastes et trouvent le film très élégant. “Alors, qu’est-ce que t’as vu ?” “Rien. Mais c’était vachement élégant !”

 


 

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