Semaine 27 Du 07-07-2010 au 13-07-2010 (SPECIAL DVD)
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LES TRICHEURS - Marcel Carné. (20/20)
France - Noir et blanc, 2h05 - 1958.
Avec : Jacques Charrier, Pascale Petit, Laurent Terzieff, Andréa Parisy, Dany Saval, Jacques Portet, Jean-Paul Belmondo, Pierre Brice, Alfonso Mathis, Roger Lesaffre, Roland Armontel, Jacques Marin, Denise Vernac, Gérard Darrieu, Gabrielle Fontan, Claude Giraud, Sergio Gobbi, Dominique Page, Jacques Perrin, Jean-François Poron, Alain Saury, Alan Scott.
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Drame : On a souvent considéré que les grands chefs-d’oeuvre de Marcel Carné (Quai des brumes, Le jour se lève, Hôtel du Nord ou encore Les enfants du paradis) ont été essentiellement dus à la plume du génial Jacques Prévert. Certes. Néanmoins, depuis que Carné a cessé de travailler avec le grand auteur - abstraction faite d’un film inachevé et de dialogues non crédité dans La Marie du port - il n’en a pas moins réalisé au moins deux films très marquants. D’abord Les tricheurs, scénarisé par Jacques Sigurd d’après une idée originale de Charles Spaak et de Carné lui-même ; quelques années plus tard, en 1971, il récidivera avec un excellent polar judiciaire interprété par un inoubliable Jacques Brel et un Charles Denner ébouriffant, Les assassins de l’ordre, adapté par Paul Andréota et Marcel Carné d’après un roman de Jean Laborde. Ce film fut acclamé par une partie de la presse et ignominieusement massacré par une autre. Quant à l’accueil fait au Tricheurs, il fut beaucoup plus favorable surtout au niveau de l’énorme succès public ; par ailleurs il fut couronné par plusieurs prix : Victoires du meilleur film français, de la meilleure actrice (P. Petit),du meilleur acteur (Jacques Charrier) ; Grand Prix du Cinéma français (1958) ; Prix du meilleur film français (Bruxelles, 1958). Cette fois Carné se plonge et nous plonge dans les milieux d’une certaine jeunesse de la fin des années 50. Il y a là des petits minets et des petites minettes du genre bien bourges comme il faut, mais aussi toutes sortes de personnages plus variés. Notons également que la distribution y est truffée de jeunes comédiens tous plus ou moins débutants : Pascale Petit et Jacques Charrier bien sûr, Belmondo et Perrin encore plus évidemment, sans oublier Claude Giraud et Poron ; on y remarque même un discret Pierre Brice qui connaîtra, lui aussi, son heure de gloire avec la série des Winnetou, westerns inspirés de l’oeuvre de Karl May, d’initiative germanique, mais le plus souvent coproduits par la Yougoslavie, l’Italie, l’Espagne, la France et même parfois l’Autriche. Mais par-dessus tout, il y a le phénomène, le “big bang” du film, un certain Laurent Terzieff ambigu, cynique, intelligemment pervers, anar sur les bords, risque-tout sans cause, avec un petit côté diable de l’eden... Bref, le gars qui casse toutes les boussoles. Le fil conducteur de l’histoire est une histoire d’amour entre Bob et Mic aussi forte que rendue quasi impossible par les conventions sociales de l’époque. Cette romance mettra-t-elle nos jeunes tourtereaux dans une impasse tragique ? Comme ce film est disponible en DVD depuis un certain temps, il ne reste plus qu’à se le procurer et à appuyer sur la télécommande. |
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