SEPTEMBRE 2008

Semaine 36  Du 10-09-2008 au 16-09-2008

 

BONS BAISERS DE BRUGES - (In Bruges) de Martin McDonagh..(13/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h41 - 2007.
Avec : Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes, Clémence Poésy, Jérémie Renier, Thekla Reuten, Eric Gordon, Jordan Prentice.

Policier : Bavure chez les tueurs à gages ! Un débutant tue un cureton... mais, malheureusement et involontairement, dans la foulée, il zigouille aussi un gamin ! Il est donc prié par le big boss de se tirer fissa avec un collègue à Bruges... afin de se faire quelque peu oublier... Les deux lascars (excellents Farrell et Gleeson) commencent par une visite touristique... un peu forcée pour “le baveur” qui aimerait plutôt courir la gueuse et la Gueuze... Ils attendent, comme convenu, un coup de fil de leur patron... qui va finir par les appeler et, suite à ses ordres, faire basculer le film, dans un premier temps plein d’humour, dans le genre suspense angoissant. Dans le rôle du boss largement fêlé, Ralph Fiennes assure comme d’habitude et Jérémie Renier nous gratifie d’une nouvelle composition (voir Le silence Lorna ) tour à fait remarquable ! Il prend là une bonne habitude. Cela dit, le film est déjanté à souhait tout en restant dans le même temps fin et réaliste. L’ensemble est une assez bonne réussite fort amusante et très loin de la connerie. Un cocktail savoureux, modérément “alcoolisé”.

 


MARTYRS - de Pascal Laugier. (0/20)
France / Canada - Couleur, 1h40 - 2007.
Avec : Morjana Aloui, Mylène Jampanoï, Catherine Béguin, Robert Toupin.

Horreur : Là, pour la modération, vous repasserez ! Une gamine parvient à s’échapper d’une chambre des tortures où, après avoir été enlevée, elle a subi l’insupportable ! Elle sera internée dans une maison spécialisée où elle se liera d’amitié avec une autre fillette. Cependant, Lucie, même à l’âge adulte, restera traumatisée et va se venger de la façon la plus violent et cruelle. Inutile de préciser que le sang coule et gicle à gogo et que les scènes d’horreur sont interminables. Après des séquences d’une brutalité aussi inouïe que gratuite, ce sera au tour de sa copine de se faire choper et torturer par les membres d’une organisation de tarés dont l’objectif est de “fabriquer” des martyrs... Coups de poing dans la gueule, dans le ventre; toutes sortes d’ignominies bien sanglantes évidemment... et, en guise de bouquet final, on va la peler vive !!! Cela dit, les tortionnaires restent “corrèques” : ils ne l’enculent même pas. Ce déchet a failli être interdit aux moins de dix-huit ans... puis, afin de respecter la liberté de création artistique (!!!), l’on a daigné s’arrêter à seize... Un film réalisé par des malades mentaux et fortement déconseillé aux personnes équilibrées !

 


TROUPE D’ELITE - (Tropa de elite) de José Padilha. (0/20)
Brésil - Couleur, 1h55 - 2007.
Avec : Wagner Moura, Caio Junqueira, André Ramiro, Fernanda Machado.

Policier : Dans les favelas, c’est tous des pourris ! Les jeunes délinquants voire criminels, trafiquants de came, castagneurs tarés, tzétéra... sont présentés comme les pires; les flics sont tous des vendus, des traîtres ou des lâches... Tout cela n’est sûrement pas tout à fait faux; néanmoins, lorsqu’on nous présente les seules forces militaro-policières du BOPE qui restent et font de la résistance, on a vite envie de dégueuler ! Ainsi ce gros débile de Nascimento, capitaine de bataillon de ces ces brutes, qui commence cependant à en avoir marre et cherche un remplaçant, très “régul” envers la hiérarchie fascisante et qui ne mâche pas ses coups et autres violences et qui nous devient rapidement fort antipathique ! Il engueule un connard de son équipe en lui disant : “... tu finiras voyou, dealer ou bien dans une maison d’avortement...!” Pas la peine de se fatiguer davantage, cette merde est l’exacte antithèse de La cité de Dieu”! Quelle surprise pour moi, gros con naïf, qui attendais beaucoup de cette toile... ! Va falloir que je redouble de prudence en évitant notamment de recommander un film avant même de l’avoir vu !

 


VALSE AVEC BASHIR - (Waltz With Bashir) de Ari Folman. (14/20)
Israël - Couleur et noir et blanc, 1h27 - 2007.

Animation : Ce film dont l’originalité indiscutable nous saisit d’emblée était présent à Cannes 2008... où il n’a rien eu... hormis la cote auprès du public et des critiques. On va finir par croire définitivement que... c’est plutôt bon signe de revenir bredouille de ce festival ! S’inspirant de sa propre expérience durant la guerre au Liban des années 80, l’auteur nous propose, outre une réflexion très intéressante et fouillée sur la mémoire, une démarche inédite dans le domaine du cinéma d’animation (un quasi documentaire aux angles de vue multiples), une esthétique aussi macabre qu’envoûtante, une œuvre réellement spectaculaire ouverte à une large audience, sans pour autant oublier une intelligente subtilité. Ici, l’auteur lui-même, suite à une rencontre avec un ancien compagnon de guerre qui lui fait part d’un rêve obsédant dans lequel il est constamment pourchassé par vingt-six chiens - nombre correspondant exactement à ceux qu’il a tués au Liban, va sentir ses souvenirs se réveiller... lui qui avait tout oublié de cette sinistre période... A partir de là, il va rendre visite à tous ses camarades soldats afin de creuser sa mémoire... Lui reviennent alors progressivement des images puis des souvenirs de plus en plus précis... L’apothéose finale étant le massacre de Sabra et Chatila par les chrétiens libanais de tous les Palestiniens activement poursuivis par les chars d’assaut israéliens... qui resteront présents au moment des faits, bien à l’abri et qui, pour le moins, seront coupables de non-assistance à personnes en (grand!) danger... Malgré quelques petites longueurs, force est de rappeler entre autres qualités l’utilisation du dessin animé qui alterne les scènes les plus cauchemardesques en noir et blanc avec d’autres légèrement teintées... Le ciselage des croquis est fascinant. Avis aux retardataires : ce film est à voir !

 



 

Haut de Page


Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004 Strahinja Kosmajac