SEPTEMBRE 2008

Semaine 35  Du 03-09-2008 au 09-09-2008

 

L’AFFAIRE THOMAS CROWN - (The Thomas Crown Affair) de Norman Jewison.(17/20)
USA - Couleur, 1h42 - 1968. (Reprise)
Avec : Steve McQueen, Faye Dunaway, Paul Burke, Jack Weston, Yaphet Kotto.

Policier : Suite à un hold-up rondement mené, un riche “biznessman”, Thomas Crown, est soupçonné... Mais, diable, pour quelle raison un millionnaire ferait-il un casse? Une jeune et charmante jeune femme, employée par la compagnie d’assurances qui doit payer les dégâts, mène l’enquête en se glissant dans le plumard de Crown... Bon. Désormais, et enfin, je ne vais plus m’entendre dire : “Quoi !!! T’as pas encore vu L’affaire Thomas Crown !?!” Il est vrai que j’aurai mis quarante ans quand même à me décider... Sans être un chef-d'oeuvre comme me l’avait hurlé certains, ce polar de luxe est plus qu’agréable à suivre. Le scénario n’est que moyennement prodigieux; mais, la réalisation, le montage extraordinaire (surtout à l’époque) ainsi que les comédiens portent ce film très haut ! Faye Dunaway y est encore jeunette... quant au génial Steve McQueen, ce fut un vrai bonheur de le revoir ! Un film ludique, brillant... et amoral ?

 


BABYLON A.D. - de Mathieu Kassovitz. (0/20)
France - Couleur, 1h41 - 2007.
Avec : Vin Diesel, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, Lambert Wilson, Charlotte Rampling, Gérard Depardieu, Mark Strong, Jérôme le Banner, Joel Kirby.

Aventures fantastiques : Il s’agit d’une adaptation du roman Babylon Babies de Maurice G. Dantec. Futur proche, an 2013 et multiples guerres ravageant notre planète. Un mercenaire invincible, Toorop est contacté par la mafia de l’Europe de l’Est afin d’emmener une jeune fille bizarroïde de Russie à New York. Va y avoir de la casse durant le voyage ! La fifille devant être remise à un ordre religieux macabre, ça sent la magouille infernale à plein nez ! L’image a beau être soignée, les scènes de castagne très bien réglées, le film n’en est pas moins un navet stupide nous racontant dans le désordre et la platitude la création d’un être humain par ordinateur et programmé pour générer une descendance de surhommes aux pouvoirs de toutes sortes : pisser par les yeux, niquer à distance, prévoir l’avenir sans boule ni cartes ni même marc de café... tzétéra... Gérard Depardieu mérite la palme de la nullité, comme de plus en plus souvent, avec un faux nez collé par-dessus son déjà énorme tarin dans le rôle d’un Russkoff de pacotille. Mathieu Kassovitz se plaint lui-même d’avoir été empêché par la production de réaliser le film à sa manière... Cela dit, de toute façon, depuis quelque temps il file un mauvais coton...

 


THE DARK KNIGHT / LE CHEVALIER NOIR - (The Dark Knight) de Christopher Nolan. (14/20)
USA - Couleur, 2h27 - 2007.
Avec : Christian Bale, Heath Ledger, Michael Caine, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman, Eric Roberts, William Fichtner.

Aventures fantastiques : Oh ! Divine surprise ! Je craignais que même Nolan ne se soit pété les dents sur ce genre de film (c’est son deuxième “Batman”). Eh, que nenni ! On retrouve dans ce nouvel épisode (tout comme dans le premier de la série, réalisé par Tim Burton), le personnage surnommé Joker... Lequel Joker fait chier tout le monde dans Gotham, la City où l’homme-chauve souris fait tout pour calmer le banditisme. Cette fois, il travaillera en étroite collaboration avec un flic et un procureur. L’image y apporte une ambiance au poil, l’action est abondante mais sans excès et surtout... le film est truffé de vrais personnages. Des personnages servis par un casting exceptionnel : Christian Bale (Batman), Michael Caine (son majordome et bras droit), Gary Oldman (le policier) ou encore Aaron Eckhart dans le rôle du procureur... avec en prime le classieux Morgan Freeman; ainsi que tous les autres, soyons justes ! Cependant, le plus prodigieux est Heath Ledger qui interprète d’une manière aussi outrée que crue le fameux Joker ! Il vient, malheureusement de décéder mystérieusement et un peu trop prématurément... Ajoutons à cela que ces nouvelles aventures de Battie ne visent point uniquement un public de gamins mais touche également les adultes. A vous de voir !

 


LET’S GET LOST - de Bruce Weber. (17/20)
USA - Noir et blanc, 2h00 - 1988. (Reprise).
Avec : Chet Baker, Andy Minker, Chris Isaak, Lisa Marie, Ruth Young, Olga Liriano.

Documentaire : Le portrait et le parcours biographique et musical d’un trompettiste de jazz et de ... génie. Il s’agit de Chet Baker qui écrivait, composait et fredonnait aussi ses morceaux enchanteurs. Ne le connaissant que plutôt mal (tudieu !!!), je fus ravi de le découvrir plus en détail ! Il commença à s’exprimer musicalement fort jeune; fut un bellâtre à l’âge de vingt-vingt-cinq ans et devint en vieillissant un personnage au faciès et à la présence fascinants, avec sa gueule moustachue et burinée grave par les drogues et l’alcool. Par-dessus tout, finalement, ce qui impressionne le plus chez ce phénomène humain, c’est son décalage, sa marginalité totale et totalement naturelle; en effet, il se foutait du monde en vivant dans son coin, son univers à lui. Faut voir comment il a réussi à se faire éjecter de chez les bidasses... faire de la taule sans complexe... Mais aussi, sa duplicité, son jeu, son hypocrisie et ses mensonges. Bruce Weber n’a, en effet, pas réalisé un film en forme d’éloge inconditionnel; il nous présente un gars plutôt objectivement et avec ses multiples facettes. Comme Chet tombait les nanas fort à l’aise, un long passage (trop long peut-être) concernant ses aventures sentimentales, nous ennuie presque un peu... Cependant, la scène qui revient en filigrane dans laquelle le vieux Chet est assis dans une bagnole entre deux gonzesses, vaut son pesant d’or, ainsi que plein d’harmonie musicale jubilatoire. Un vrai cadeau. Chet Baker est mort à 58 ans en tombant de sa fenêtre et sans lâcher sa trompette...

 


LE SILENCE DE LORNA - de Jean-Pierre et Luc Dardenne. (10/20)
Belgique - Couleur, 1h45 - 2007.
Avec : Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione, Alban Ukaj.

Drame : Lorna est une jeune Albanaise qui a épousé un camé à mort afin d’obtenir la nationalité belge. Précisons tout de suite que pour piger ce détail, il faut au spectateur un bon bout de temps because maladresse des auteurs. Revenons à l’histoire. Lorna a, par ailleurs, un amant albanais et, dans le même temps, trempe dans une grosse magouille avec un certain Fabio qui travaille dans le “relationnel” du milieu mafieux. Là, il s’agit d’un Russkoff qui, lui aussi, voulant la nationalité belge, cherche à épouser une nana du pays... Cette nana, c’est Lorna bien sûr. Très peu versée dans le “caritatif”, elle est censée toucher un gros paquet de billets de banque une fois le service rendu. Ainsi, elle pourra ouvrir le snack de ses rêves et le gérer en compagnie de son amant... Pour que le problème puisse être bien réglé, encore faut-il se débarrasser de l’époux naze de Lorna... Mais, tout a été prévu... Une overdose par exemple... Inutile de préciser que l’affaire virera grave et ténébreuse... Le film nous tient d’un bout à l’autre... malgré une foultitude de défauts d’ordre narratif. (Je rappelle que cette “toile” a obtenu le prix du meilleurs scénario, cette année à Cannes !). Néanmoins, il faut reconnaître la qualité des acteurs avec une mention très spéciale à Jérémie Renier qui fait une impressionnante composition dans le rôle du jeune drogué. On a le droit d’aller vérifier mes dires...

 


 

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