Semaine 02 à 08
Du 09-01-2008 au 26-02-2008
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L’AMOUR AUX TEMPS DU CHOLERA - (Love in the Time of Cholera) de Mike Newell.
(0/20) 
USA - Couleur, 2h10 - 2007.
Avec : Javier Bardem, Giovanna Mezzogiorno, Benjamin Bratt, Fernanda Montenegro. |
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Drame
: Sans être nécessairement maniaque, je tiens tout d'abord à remettre les x sur les pluriel ; en effet, il y a dans le titre du livre plusieurs temps, donc le singulier de l'article "au" que l'on voit sur les affiches cinématographiques est curieusement erroné ; voilà qui est réglé. Par ailleurs, s'agit-il ici d'un amour comme les autres ? Que nenni. Il s'agit d'une histoire d'amour poétiquement dingue, imaginée et rédigée par le génial Gabriel Garcia-Marquez. C'est lui qui a tout imaginé, c'est lui qui a chanté le livre d'un bout à l'autre avec ses mots et sa propre musique. Partant de là, comment veux-tu (à moins d'être incroyablement inspiré) adapter cette littérature au cinéma ? En te contentant de situer l'action à la fin du 19ème siècle quelque part en Colombie ? En suivant d'une manière platement sage le pauvre télégraphiste Florentino infiniment amoureux d'une fort belle Fermina ? En faisant jacqueter les personnages en anglais tout en ayant engagé des comédiens espagnols ou hispaniques ? En ajoutant une touche d'esthétique aussi soignée que criarde mais surtout foncièrement académique ? Eh bien, si tu fais cela, tu réalises la même connerie cinématographique que celle tricotée ici par Mike Newell. Ce n'est pas en buvant le sang des paroles d'un poète que tu parviendras à ingérer son âme et à transformer en images l'onirisme d'un texte. Adapter au cinéma un chef d'oeuvre littéraire n'est pas une folie, c'est de l'idiotie congénitale. |
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L’ANNEE OU MES PARENTS SONT PARTIS EN VACANCES - (O ano em que meus pais sairam de férias) - de Cao Hamburger. (0/20)

Brésil - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Michel Joelsas, Daniela Piepszyk, Germano Haiut, Simone Spoladore. |
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Comédie dramatique
: Le point de départ de ce film ressemble quelque peu à celui de Papa est en voyage d'affaires de notre Kusturica international. Un gamin de douze ans est abandonné par ses parents à la surprenante, au Brésil, en 1970, période pour le moins trouble dans ce pays. D'une manière excessivement soudaine, ils envoient le fiston chez son grand-père sans prendre la précaution de vérifier qu'il est arrivé à bon port, et s'enfuient en voiture à une allure précipitée. Entre-temps, le grand-père décède et le fiston finit par être adopté par une communauté juive. Voilà une affaire qui commence très mal, surtout si l'on ajoute une atmosphère picturale éclairée par une lumière pisseuse... Après cela, les images continuent de tourner, mais il ne se passe pour ainsi dire rien. Voilà un truc qui, visiblement, a été lamentablement conçu dès le stade de l'écriture. Quant à la réalisation filmique, elle est tout juste scolaire. Inutile de préciser combien cette tambouille est ratée et inutile. On peut toujours aller vérifier mes dires... mais à ses risques et périls. |
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LA GRAINE ET LE MULET - de Abdellatif Kechiche.
(12/20) 
France - Couleur, 2h31 - 2007.
Avec : Habib Boufares, Hafsia Herzi, Faridah Benkhetache, Abdellhamid Aktouche, Alice Houri, Bruno Lochet, Bouraouïa Marzouk, Sergueï Favre, Leila D’Issernio. |
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Comédie dramatique
: Voici donc le troisième long métrage du fort sympathique Kechiche. La faute à Voltaire, fut une belle promesse ; L'esquive, une étonnante déception ; La graine et le mulet, un retour à de nettement meilleures intentions. Le bon Monsieur Beiji, un homme vieillissant d'une soixantaine d'années est bien fatigué de trimer sur un chantier naval pour gagner sa croûte. Du reste, il sera bientôt licencié et profitera de l'occasion pour tout faire afin de réaliser son vieux rêve, ouvrir un restaurant avec couscous au poisson sur un bateau à moitié pourri qu'il vient de racheter. Commence alors la touchante aventure du vieil homme usé et de la jeune fille énergique ; tous deux, malgré de gros problèmes familiaux vont aller de l'avant, l'une nourrissant l'autre de ses fraîcheur et optimisme juvéniles. De longues séquences parfois lourdes et ennuyeuses alternent avec des scènes d'où jaillissent des émotions entremêlées et parfois allant jusqu'au sublime. Lorsqu'arrive le soir décisif où d'importants invités viennent faire honneur au premier dîner du bateau-restaurant, le spectateur ne sait plus quoi penser, ni même s'il doit encore penser quoi que soit... En effet, la soirée démarre et avec elle tous les ennuis possibles ou impossibles, imaginables ou inimaginables. C'est à ce moment là que le chef d'orchestre Kechiche sort ses baguettes involontairement magiques et brouille cartes et pistes. Involontairement car il ne court pas après les muses pour faire du sublime ; celui-ci nous tombe dessus tout naturellement. On ne sait même pas si la fin est ouverte ou fermée... et cette ignorance suscite une réaction entre bonheur et déchirement. Habib Boufares est parfait et tous les autres acteurs sont plus vrais que nature. Mais celle qui apporte une flamme magique quasi surréaliste est la jeune Hafsia Herzi ; dûment récompensée par un César, il y a quelques jours, elle complète ce tableau tragi-réaliste avec une étonnante et indéniable touche de féerie. Il est dommage qu'un film si original et personnel soit par trop inégal. |
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XXY - de Lucia Puenzo. (0/20) 
Argentine - Couleur, 1h31 - 2007.
Avec : Ricardo Darin, Valeria Bertucelli, German Palacios, Carolina Peleritti. |
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Drame : Alex, une adolescente sauvage de 15 ans, est une parfaite androgyne car elle a la particularité de posséder deux sexes. Heureusement qu'il s'agit de l'adaptation d'un conte. Jusqu'à présent, on n'a jamais constaté ce type de phénomène. Elle est fille unique d'un couple qui vit isolé avec elle sur la côte uruguayenne. Lorsqu'un couple d'amis et leur fils de 16 ans viendront en visite, il va y avoir du malaise dans l'air... En effet, pour Alex, la bisex, il n'est nullement impossible d'être attirée par un jeune homme. Dans la ville la plus proche, les simples gens émettent des rumeurs et commencent à la considérer comme un monstre... Tout cela aurait pu être bien joli, émouvant, voire bouleversant, mais, une fois de plus la forme n'est pas là. Structure narrative sèche, sentiments et romance vidés de leurs sucs, sans doute dans un but de sobriété dépouillée, images moroses, font que ennui et agacement règnent en maîtres durant tout le long de cette fatale entreprise... |
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