Semaine 17 Du 23-04-2008 au 29-04-2008
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JEUX DE DUPES - (Leatherheads) de George Clooney. (0/20) 
USA - Couleur, 1h54 - 2007.
Avec : George Clooney, Renée Zellweger, John Krasinski, Ezra Buzzington. |
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Comédie : En 1925, Jimmy, coach d’une équipe de foot américain, se retrouve dans le caca, ayant perdu son sponsor. Comme il a plus de quarante balais, retrouver un autre job est fort délicat pour lui... et, c’est alors qu’il a une idée fumante : engager une star de foot dans son équipe et se lancer ainsi dans une démarche de célébrité. Mais... dans le même temps, une espèce de pute (jouée par l’immonde, l’inregardable Renée) , journaliste de son état, a pour mission de déstabiliser la star de foot... qui, par-dessus le marché est un (faux?) héros de la première mondiale ! Jimmy la rencontrera, lui fera du gringue et elle va, est-il besoin de le préciser, tomber dans ses bras... Après, toute cette foutaise d’histoire s’emmêle les pédales et plonge dans le couscous... La débilité règne sans partage dans ce troisième filmounet de Clooney réalisateur. Pourtant, les deux premiers furent autrement intéressants... Ben, ouais ! Seulement, là, Georgie a voulu imiter le style des comédies américaines à l’ancienne et finit par louper le côté corrosif (peut-être pas tellement visé d’ailleurs) et nous sert de la marmelade de fruits industriels et pourris ! De toute façon, une toile qui me jacte du foot tout en me rappelant les joyeusetés des tranchées militaires, c’est un truc trop subtil pour moi... On était en droit d’attendre autre chose d’un acteur-cinéaste plutôt engagé - comme dit Monsieur Mass Media - tel que George Clooney. Ne pas se laisser avoir, SVP ! |
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MONGOL - de Sergei Bodrov. (8/20) 
Kazakhstan - Couleur, 2h04 - 2007.
Avec : Asano Tadanobu, Sun Hong Ley, Khulan Chuluun, Odnyam Odsuren. |
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Aventures : Les débuts difficiles de sa carrière d’empereur de toutes les Mongolies de Genghis Khan... qui, d’ailleurs, s’appelait à l’origine Témoudjin. Si vous voulez tout savoir, il est né en 1162 et a choisi sa future dès l’âge de neuf ans. Une certaine Borte... que l’on n’aura de cesse de lui enlever, une fois adulte bien sûr, pour la niquer et lui faire des mômes, soulageant ainsi notre héros d’une rude tâche... Les paysages sont beaux, les aventures sont répétitives, la violence est crue tout en étant un peu trop sophistiquée et on se rase de temps à autre, tout en admirant l’aspect exotique. Le jeu de certains acteurs est parfois trop “moderne” (notamment le Coréen Sun Hong Ley), la réflexion historique ou plus largement philosophique est plate, superficielle ou carrément jugée... superflue ! L’on n’échappe pas non plus à une construction narrative conventionnelle plutôt digne d’un petit film d’aventures de série B voire plus... Et, pour finir, l’on n’apprend pas grand chose de plus que ce que l’on ignorait déjà... Maintenant, si l’on va se taper cette toile de façon récréative, il n’est point besoin d’être méchant avec une oeuvrette qui, tout compte fait, ne dérange pas outre mesure nos neurones ni notre système nerveux... Sachez tout de même, que le film se termine là où commence Genghis Khan... et que le mérite des auteurs est de nous montrer les autres aspects et facettes d’un personnage principalement célèbre pour sa sauvagerie et sa cruauté. Il fut également fort intelligent, fin stratège... et pas seulement rusé et diabolique. Quant à son manque de clémence, n’oublions pas que ce n’est pas dans les steppes infernales que l’on apprend à boire le thé, le petit doigt en l’air.
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(REC) - de Jaume Balaguero et Paco Plaza. (15/20) 
Espagne - Couleur, 1h20 - 2007.
Avec : Manuela Velazco, Ferran Terraza, Jorge Yamam, Carlos Lasarte, Pablo Rosso. |
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Epouvante : Précisons immédiatement que le cinéma espagnol n’a pas été uniquement Bunuel à l’époque, ni Almodovar de nos jours. Pour ceux qui ne seraient pas encore tout à fait convaincus, n’est-ce pas... A preuve, ce modeste film a priori, qui nous flingue la gueule à la surprenante ! L’intrigue démarre gentiment. Une équipe de télé réalisant des reportages pour les noctambules, va en ce soir visiter une caserne de pompiers... Histoire de voir comment ils bossent, à quoi ils ressemblent de plus près, tzétéra... Ma foi, z’ont l’air vachement sympa, les gars... Tout se passe cool-cool... jusqu’à ce qu’ils reçoivent un appel apparemment pas très urgent ou affolant... L’équipe télé va les suivre dans leur mission qui consiste à se rendre dans un immeuble où une bonne femme a viré dingo et hurle comme douze loups-garous... Une fois sur place, nos protagonistes vont se retrouver nez à nez avec les résidents, tous dans l’entrée de l’immeuble et passablement angoissés... Des flics sont également déjà là et accompagnés des pompiers - et, bien sûr, toujours de l’équipe télé, je précise que tout le film est réalisé caméra à l’épaule par le chef op’ du programme qui est commenté par une jolie jeunette - ils vont grimper à l’étage où se trouve la grosse... C’est là que tout commence... On découvre dans une pénombre sinistre, la bonne femme en train de continuer sa crise d’hystérie, son espèce de pyjama-robe de chambre copieusement taché de sang... Elle est d’une laideur rare et le spectateur se met soudain à serrer le cul. Il n’aura pas fini de trembler jusqu’à la dernière image ! Il est vrai que comme beaucoup, je m’amuserai à comparer ce film à quelque chose entre Le projet Blair Witch et La nuit des morts-vivants... Si tu vois ce que je veux dire... Au-delà de ce rapprochement (“Blair Witch” est une merde à côté), nous avons, avant tout, droit à un vrai festival d’horreurs épouvantables teintées de fantastique savamment orchestré, comme dirait Paulo... Une réussite ! |
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SHINE A LIGHT - de Martin Scorsese. (20/20) 
USA - Couleur, 2h02 - 2007.
Avec : The Rolling Stones. |
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Documentaire : Stone qui Roll n’amasse pas mousse, comme dirait le Franglais... Le fameux groupe a une certaine habitude du cinoche, ayant déjà tourné avec des cinéastes comme Godard, Julien Temple ou Hal Ashby, entre autres... Cependant, avec Scorsese, c’est un peu différent... Il fait (presque) toujours tout en “plus grand”. Rappelons-nous son fameux documentaire musical The Last Waltz... qui, nécessairement était plus copieux, au vu notamment de son casting... Néanmoins, ici, les vioques qui bougent encore, parviennent presque à égaler en émotions fortes les plus balèzes des rock shows. Bien évidemment, notre Martin (un peu décevant, ces derniers temps), a bénéficié d’un budget confortable et a eu, entre autres, une équipe technique assez colossale. Si j’ai bien compté, seize cameramen, notamment ! Mais, la palme revient à l’évidence aux acteurs principaux : Mick, Keith, Ronny et Charlie... ! Ils ont tous plus de soixante piges au compteur et l’on se demande de quel bordel d’enfer ils sortent ! Tout en aimant leur musique dans l’ensemble, je n’ai jamais été réellement passionné par ce groupe. Faut dire que je n’avais encore jamais vu un concert intégral de ces sataniques rebelles... dont certains ont souvent pensé le plus grand mal. Genre, c’est des débiles tarés chevelus qui font du pognon et basta ! Cela me paraît un peu court, tout de même. Surtout, maintenant. Après avoir régalé mes mirettes et mes feuilles durant deux heures... trop courtes. Jagger possède une énergie à couper le souffle, le batteur est quasi fascinant et les guitaristes... je t’en parle pas ! Enfin si. Juste pour exprimer ce que dégage sur scène un Keith Richards - véritable chiffon humain - magicien des cordes d’harmonie au regard magnéto-sympathique... et dont l’aisance avec son jouet musical favori laisse pantois ! De toute manière, un spectacle pareil, cela ne se raconte pas... ça se regarde, ça s’écoute, ça se savoure... et, malgré les mauvaises langues cela rassure ! Il y a encore des emmerdeurs talentueux en ce bas monde ! Bravo ! |
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Strahinja Kosmajac
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