Semaine 16
Du 16-04-2008 au 22-04-2008
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J’AI TOUJOURS RÊVE D’ÊTRE UN GANGSTER - de Samuel Benchetrit. (2/20) 
France - Noir et blanc, 1h48 - 2007.
Avec : Anna Mouglalis, Edouard Baer, Alain Bashung, Arno, Jean Rochefort, Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon, Roger Dumas, Venantino Venantini, Bouli Lanners, Serge Larivière, Selma El Mouissi. |
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Comédie policière : Le gars Samu se la joue “tonton flingueur”... Du moins, c’est ce qu’il prétend lorsqu’il fait de la pub pour son film à quatre centimes. Sa démarche et son but, toujours selon lui, étaient de retrouver le ton d’une bonne vieille comédie policière à la française. Donc, il s’prend pour Audiard et Lautner à la fois, avec des acteurs dans l’ensemble plutôt lamentables ; exception faite des cinq vieux gangsters joués par Rochefort, le classieux, Terzieff l’homme de théâtre par excellence, qui malgré son âge et son allure squelettique possède encore une diction d’enfer, ainsi que Roger Dumas, Venantini ou encore Kalfon. Ces cinq-là auraient suffi à assurer tout le film si seulement il avait eu un scénario et des personnages un peu plus étoffés. Quant à l’insipide Mouglalis et l’homme qui n’a jamais rien su faire, Edouard Baer, nul besoin d’en parler davantage. Il y a encore quelques autres interprètes particulièrement insignifiants et parmi les plus connus, Bashung et Arno qui nous interprètent une séquence des plus foireuses. Il s’agit en fait de quatre histoires, plus ou moins liées entre elles, de gangsters ratés ou plus ou moins séniles. Tout cela aurait pu être drôle - et c’est parfois le cas avec nos cinq bons vieux acteurs - mais, encore eut-il fallu avoir, ne serait-ce qu’une once d’humour, et un sens du rythme un peu plus enlevé. De plus, cette mauvaise plaisanterie dure près de deux heures. De quoi se ronger les ongles à quelques rares petits gags près... Samu n’a peut-être jamais rêvé d’être un gangster mais...il peut toujours continuer de rêver devenir un cinéaste... |
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MR 73 - de Olivier Marchal. (3/20) 
France - Couleur, 2h04 - 2007.
Avec : Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Philippe Nahon, Catherine Marchal, Gérald Laroche, Francis Renaud, Guy Lecluyse. |
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Policier : Après deux polars plutôt réussis, l’ex-flic, Marchal, dérape complètement avec ce film par trop noir et totalement désorganisé. Outre le fait qu’il est une fois de plus affligeant de voir un grand acteur comme Auteuil dans un navet pur jus, les maladresses tant scénaristiques qu’au niveau de la mise en scène nous assomment la gueule, à l’exception du pourtant excellent début : celui du détournement de car commis par un flic ivre mort joué par le fameux Daniel. De plus, il y a des choses dont on ne pige que lerche, notamment le terrible drame vécu par le flic Auteuil, savoir des flash-back foireux et difficiles à définir. Il est question ici, une fois de plus, de serial killers, de retrouvailles sentimentales émouvantes entre un homme et une femme, ainsi que de la détresse indigeste de notre protagoniste. Le plus ridicule et impardonnable est l’exécution brutale, à coup de pétard (MR 73 est le nom d’un pistolet au cas où vous ne le sauriez pas) qui clôt ce film détestable. Détestable, car démago et fascisant.
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LE NOUVEAU PROTOCOLE - de Thomas Vincent. (2/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2007.
Avec : Clovis Cornillac, Marie-Josée Croze, Dominique Reymond, Stéphane Hillel. |
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| Policier : Et voilà que ce sacré Cornillac poursuit son festival. Ici, il s’appelle Raoul et il est bûcheron, dans le genre chef de chantier ou patron. Soudain, il apprend le décès de son fiston dans un accident de voiture fort étrange. Très vite, il est approché par une certaine Diane qui va lui révéler - elle qui lutte contre une organisation industrialo-médicale depuis fort longtemps - des vérités (?) aussi inquiétantes que troublantes. A eux deux, il vont se démener pour démanteler ce terrible réseau qui utilise un bon nombre de cobayes, que ce soit dans notre hexagone, qu’en Afrique par exemple... ! Finiront-ils à venir à bout de cette histoire insipide, car pour le reste on s’en gratte les fesses... ? |
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3h10 POUR YUMA - (3:10 to Yuma) - de James Mangold. (0/20) 
Avec : Russell Crowe, Christian Bale, Ben Foster, Peter Fonda, Gretchen Mol. |
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| Western : Et voici, le quatrième de la série : un remake. Nouvelle version du western de Delmer Daves tourné en 1957 et interprété par Glenn Ford et Van Heflin, des stars que l’on aima à l’époque ou non, mais qui devaient avoir tout de même une autre allure et une autre étoffe. Because, ici, le massacre est total ! Russell Crowe (reprenant le rôle joué par Glenn Ford à l’origine) se la joue gentleman bandit qui ne se contente pas de friser le ridicule mais de le pourfendre profondément ; quant à Christian Bale (il n’a rien à voir avec Van Heflin, mais ce n’est pas le plus grave), il atteint les sommets du grotesque dans le rôle d’un pedzouille rancher sur la touche à cause de grosses dettes, blessé à une guibole, suite à une guerre qui n’en fit même pas un piètre héros. Il ressemble étrangement à un petit épouvantail échevelé, chapeauté d’un machin de paille qui achève de l’enfoncer dans une descente aux enfers fort peu cinématographique... dans le sens propre du terme ! Quant à Peter Fonda, il fait une sorte “de figuration” peu intelligente et le comble est atteint par un certain Ben Foster qui joue un homo sadique indigne de la plus mauvaise parodie de Mel Brooks. Quant à l’intrigue... mis à part le fait qu’elle soit trop embrouillée et excessivement étirée... il s’agit de mener le bandit Crowe au train de 3h10 pour Yuma.... afin qu’il y croupisse dans sa fameuse prison. Le plouc Christian Bale acceptera, moyennant finance, de faire partie de l’équipe qui au fil de nombreuses aventures fadasses, raccompagnera le malfrat jusqu’au train... Finalement, c’est le fiston de Christian Bale qui profitera le mieux de cette terrible mésaventure... ! En effet, son père n’ayant jamais été une flèche et encore moins un grand guerrier, parviendra grâce à la complicité - tenez-vous bien ! - du malfaiteur Russell à faire croire au gamin qu’il est tout de même un héros ! Pour le spectateur malheureux, ce ratage colossal (avec mauvais jeu de mots) se termine par... un grand... zéro ! |
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