En 2007, nous avons perdu 8 millions de spectateurs. Ce qui représente un total d'environ 180 millions d'entrées contre 188 millions en 2006. Différence : - 4,21 %. Rien de tragique, me dira-t-on ; et Cinékosma pourrait s'en taper les fesses en rigolant. En effet, nos films préférés (il y en a 17 tout de même cette année) sont vus par de moins en moins de spectateurs ; seul Dialogue avec mon jardinier a fait un vrai succès -cependant nullement colossal- en dépassant le million d'entrées France ; un million trois cent soixante mille environ. Cependant, quand on aime passionnément le cinoche, on ne peut s'empêcher d'être déçu.
On aura tous remarqué la montée en flèche des films documentaires et en qualité et en quantité ; c'est un phénomène aussi réjouissant que décevant. Mézigue et Moi-Même, si ce phénomène perdure, allons finir par rester devant notre écran de télé où il y a (certes surtout tard le soir ou en pleine nuit) d'excellents films de reportages et de documentaires.
Cela dit, trêve de plaisanterie, il y a encore suffisamment de bons films qui valent le déplacement. Après tout, je tergiverse, je me contredis, je bégaie , il est bien possible que petit à petit je commence à me foutre comme de ma première tétée de ce que le public va ou ne va pas voir...
Que voulez-vous, les gens, de nos jours, se médiocrisent les méninges en bouffant de la merde télévisuelle pendant des heures, chaque jour, en lisant de moins en moins, en se cultivant comme des patates et en se plastifiant le système nerveux afin de "vivre avec leur temps" ... d'être moderne, en somme ! S'il y a quelque chose qui me gonfle le reste de mes couilles flasques, c'est bien ces putains de mots que sont progrès ou modernité ! Et surtout l'absence de pensée, de curiosité et d'engagement personnel.
Quant à l'année 2008, elle commence bien mal ! Une incommensurable déception me fait dire cela ; celle du dernier film du dernier des artistes du septième art, Emir Kusturica. Quant au programme des prochaines semaines, il semble a priori peu alléchant. Aujourd'hui, l'objectif unique et suprême pour les artistes comme pour les autres, est de s'en mettre plein les fouilles le plus rapidement possible. Le jour où l'on comprendra enfin que l'argent n'est que du papier et de la ferraille, l'on se rendra compte qu'on aurait tout aussi mal fait de se bourrer les poches de PQ. Seulement, à ce moment là, il sera trop tard pour philosopher.
Bonne année.
Mézigue et Moi-Même.
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