Semaine 35/38
Du 22-08-2007 au 18-09-2007
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ARMIN
- de Ognjen Svilicic. (0/20)
Croatie - Couleur, 1h22 - 2006.
Avec : Emir Hadzihafizbegovic, Armin Omerovic,
Barbara Prpic, Marie Baumer. |
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Comédie
dramatique : Papa Ibro et son fiston
Armin, âgé de quatorze ans, quittent
leur petit patelin bosniaque pour faire passer
une audition à Zagreb au gamin. Il est
censé tourner dans un film de production
allemande. Armin étant nerveusement perturbé,
l’audition va foirer... mais, il joue
aussi de l’accordéon... alors,
on lui proposera quelque chose que le père
ne voudra pas accepter, refusant de servir de
“bête de zoo” dans un documentaire
plus ou moins voyeuriste sur le drame bosniaque
des années 90. Bien. Les films croates
ne courant pas les écrans, je me suis
empressé de voir cette œuvre quelque
peu “exotique”... Malheureusement,
comme beaucoup trop souvent, c’est la
déception qui fut au rendez-vous. Les
intentions sont absolument louables, mais, mais,
mais... Le film est vide, plutôt mal interprété
et très mal fichu. Genre amateur. Alors,
bonsoir ! |
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JINDABYNE,
AUSTRALIE - de Ray Lawrence.
(13/20) 
Australie - Couleur, 2h03 - 2005.
Avec : Laura Linney, Gabriel Byrne, Deborra-Lee
Furness, John Howard, Leah Purcell. |
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Drame
: Plusieurs potes, partis pêcher, retrouvent
un cadavre de jeune femme aborigène flottant
dans la rivière... Au lieu d’avertir
immédiatement la police, ils continuent
de pratiquer leur sport favori, puis, seulement
après avoir fini leur virée, ils
se décident à appeler des secours...
Dans quelle mesure sont-ils coupables...? Voilà
une des nombreuses questions qui se posent dans
ce film dont les actions se situent à
Jindabyne, un bled qui a été recouvert
par un lac et autour duquel il a été
reconstruit... Un lieu étrange peuplé
de gens porteurs d’une sorte de douce
malédiction... Il s’agit de l’adaptation
d’une nouvelle de Raymond Carver... qui
ne fait pas pas partie de mes auteurs préférés...
Alors, je me demande si le réalisateur
Lawrence a été au service de Carver
ou bien si c’est du Carver amélioré
par Ray? Toujours est-il que les nombreux protagonistes
de cette œuvre remarquablement bien réalisée
sont tous hantés par des drames personnels...
et à juste raison, apparemment... Tous
sont coupables de quelque chose... (Il y a notamment
pas mal de sexisme et de racisme là-dessous...).
On a le sentiment que Lawrence se pose la question
de savoir s’il y a un dieu pour pardonner
tout cela... Mais... pardonner quoi...? |
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LE
METTEUR EN SCENE DE MARIAGES - (Il
regista di matrimoni) de Marco Bellocchio.
(17/20) 
Italie, 1h40 - 2005.
Avec : Sergio Castellitto, Donatella Finocchiaro,
Sami Frey, Gianni Gavina, Silvia Ajelli. |
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Comédie
dramatique : Que de mariages en effet
dans cette toile... ! On commence par celui
de la fille du cinéaste Franco Elica
où ce dernier fait du cinéma amateur...
Puis, on apprend que ce même Elica prépare
un film adapté du roman “Les fiancés”...
Là, les choses se gâtent durant
le casting. L’une des comédiennes
prétend que le cinéaste aurait
tenté de la violer... ! Elica craque
et se barre dans le sud de l’Italie où
il va rencontrer par hasard un prince qui lui
demandera de filmer le mariage de sa fille.
Tout comme le personnage principal des “Fiancés”,
on marie la fille contre son gré à
un sacré connard... De plus, Elica va
tomber sous le charme de la bellissima ragazza...
Cette fois, Bellocchio, sans tomber dans l’exercice
de style futile, fait une réflexion sur
l’image... par l’image ! Et ça,
c’est rarissime ! Il utilise tous les
supports cinématographiques et jongle
avec à merveille. Ce qui est également
rarissime, c’est que je prenne un pied
intellectuel plutôt qu’émotionnel...
C’est que l’oeuvre est si fine que
l’on en jouit du cerveau. Difficile d’exprimer
par des mots ce qu’un cinéaste
a si bien exprimé par l’image,
n’est-ce pas... Vous savez ce qui vous
reste à faire. Aller admirer l’art
de Bellocchio avec vos propres mirettes. Un
Bellocchio qui, en prenant de l’âge,
se bonifie bigrement. Voir ses deux précédents
films. Bien plus que lorsqu’il fut à
la mode, chacune de ses œuvres, aujourd’hui,
est un événement marquant. Au
final, l’idée qui se dégage
principalement de ce film étonnant est
que le fond sans la forme n’est qu’un
abîme. Côté interprétation,
la toile est portée par le seul digne
successeur des plus grands comédiens
italiens, Sergio Castellitto, magnifique, émouvant,
drôle et pathétique à la
fois. Magistral. En prime, nous avons droit
à la fascinante présence de Sami
Frey dans un grand second rôle. |
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NAISSANCE
DES PIEUVRES - de Céline Sciamma.
(0/20) 
France - Couleur, 1h25 - 2006.
Avec : Pauline Acquart, Louise Blachère,
Adèle Haenel, Warren Jacquin, Serge Brincat. |
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Drame
: Spécial Mézigue : “T’as
trois copines qui se baignent sportivement dans
la laideur d’une piscine filmée
avec une caméra “Instamatik”
complètement pourrie. T’as la petite,
la grosse et la belle... S’agit de trois
ados. Et, comme de bien entendu, le sexe leur
pousse de partout. Bon, il est vrai qu’à
cet âge-là, on est plutôt
troublé côté charnel, mais...
par tous les autres côtés aussi
! Ici, une fois de plus, l’on joue sur
les perturbations de toutes sortes, notamment
d’ordre homosexuel. Tout de même
étrange, cette obsession ! Il n’y
a pratiquement qu’au cinoche que l’on
voit ça... Dans la réalité,
les problèmes ado-homo, c’est quand
même beaucoup plus moderato,
merde. A part ça, tu te fais chier avec
le néant, comme d’hab’, tu
te demandes si t’es vraiment au cinéma...
tu t’entraînes à mourir les
yeux ouverts... Naissance de mes couilles, ouais
!” |
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PARANOÏAK
- (Disturbia) de D.J. Caruso.
(1/20) 
USA - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Shia LaBeouf, David Morse, Sarah Roemer,
Carrie-Anne Moss. |
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Policier
: Remake de Fenêtre sur cour,
l’un des grands chefs-d’oeuvre de
“Big Hitch”, version ado. Je veux
bien, mais est-ce que ado veut nécessairement
dire crétin ?!? Personnellement, j’en
doute. En revanche les responsables de ce dégueulis,
dont une seule scène - celle de l’accident
de voiture - est réussie, ne sont visiblement
pas de mon avis. Parce que, pour un thriller,
ça se pose là !!! Les trois quarts
du temps, t’as droit a des petites scènes
de drague entre gamins et le suspense (?) est
tellement cousu de fil blanc et totalement bâclé...
qu’il est parfaitement ridicule et en
tuerait presque le spectateur ! Heureusement,
il est rassurant de le rappeler, le ridicule
n’a encore jamais tué personne.
Pour le reste, tu peux oublier cette guimauve
que tu sois ado ou pas ! |
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PLANETE
TERREUR - UN FILM GRINDHOUSE - (Grindhouse
: Planet Terror) de Robert Rodriguez. (7/20)

USA - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Josh
Brolin, Jeff Haney, Michael Biehn. |
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Fantastique
: Bon. Tout comme le précédent
épisode de cette mini-série, réalisé
par un Tarantino méconnaissable, ce truc
c’est un peu n’importe quoi. Par
contre, ici ça bouge au moins ! Suite
à une épidémie de gangrène,
apparaissent des zombies (sic et hic !). Alors,
t’as une bande de gars et de filles qui
vont les combattre à mort. Enfin, à
mort, c’est vite dit ! Toujours le même
problème; comment tuer un... mort ? Cela
dit, on parvient tout de même à
rigoler un petit peu avec cette connerie (étudiée
pour être la plus idiote possible, bien
sûr !), et surtout, on ne s’ennuie
pas. Alors... Avis aux amateurs de grosses parodies
bien saignantes. |
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LES
QUATRE FANTASTIQUES ET LE SURFER D’ARGENT
- (Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer)
de Tim Story. (0/20) 
USA - Couleur, 1h33 - 2006.
Avec : Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans
II, Mickael Chiklis, Doug Jones. |
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Aventures fantastiques
: Là, je ne rigole plus ! Les quatre
abrutis, Elastoc, Mur de Briques, le Pyromane
et l’Invisible Girl, vont devoir affronter
cette fois une créature intergalactique...
qui fait du surf ! Putain, on se demande où
ils vont chercher tout ça ! On dirait
du Woody Allen première période...
Sauf que c’est pas drôle; que le
scénario ne raconte rien; que c’est
franchement débile et que les acteurs
ont tout sauf de la présence. C’est
encore le fameux surfeur qui a le plus de gueule
! C’est dire ! A éviter comme la
peste ! |
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SICKO
- de Michael Moore.(18/20) 
USA - Couleur, 2h00 - 2006. |
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Documentaire
: J’ai adoré ce film, mais... Force
m’est de reconnaître qu’à
l’évidence Michael, dans ce nouveau
docu-choc, nous montre ce qu’il y a de
pire aux States et de meilleur dans d’autres
pays. Comme la France par exemple. Il aurait
pu se passer de la scène où il
rend visite à une famille de Français
moyens (?!?). Il semble oublier - mais, il ne
l’a peut-être jamais su - que de
par chez nous il y a au moins trois millions
de chômeurs et sept millions de travailleurs
pauvres (ceux qui, par exemple, n’ont
même pas de quoi se payer un logement
avec leur scandaleusement ridicule salaire).
Quant à la santé... ben, tiens,
lisez donc le bouquin de Patrick Pelloux, Histoire
d’urgences (éditions “Le
cherche midi”). C’est du vrai, du
vécu, du tragi-comique... Un régal
!!! Bien, cela dit, ce film, très bien
fichu par ailleurs, est à prendre ou
à laisser tel quel. Moi, je prends. Malgré
tout. Pourquoi ? Serais-je complètement
con, à mon tour ? Pas tout à fait,
quand même. M’enfoncez pas. C’est
que, je vais avouer un truc - que tout le monde
sait - j’ai un faible pour les grandes
gueules. Ceusses qui osent balancer à
la figure des pires escrocs et manipulateurs
ce qu’ils méritent ! Ils sont si
rares que l’on n’a pas le droit
de les ignorer. Comme d’habitude M.M.
nous fait quelques “belles” révélations
qui font froid dans le dos, fait preuve d’une
audace hors du commun - le voyage à Guantanamo
est un énorme gag mais lourd de sens.
Du reste, toute l’aventure cubaine est
particulièrement attachante. Il est vrai
qu’à cause de sa démarche
qui frise parfois la caricature, il va s’attirer
notamment les foudres de certains critiques
qui l’accuseront d’avoir fait un
docu “chiqué-choc”. Mais,
je m’en fous, il y a tant de choses extraordinaires
dans sa toile que je suis prêt à
lui pardonner beaucoup. Et puis, surtout, braves
gens, il me semble qu’il serait bon de
prendre ce film comme une mise en garde ! Si
nous continuons à nous laisser niquer
la tête au nom du sacro-saint fric...
nous risquons de nous retrouver (et c’est
déjà en route !) avec de moins
en moins de services sanitaires... tout en continuant
à cotiser ! Le trou de la Sécu
n’a pas été creusé
par les malades ni les vieillards... Suivez
donc mon regard ! |
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