Semaine 43
Du 17-10-2007 au 23-10-2007
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L’ASSASSINAT
DE JESSE JAMES PAR LE LÂCHE ROBERT FORD
- (The Assassination of Jesse James by the Coward
Robert Ford) de Andrew Dominik. (13/20)
USA - Couleur, 2h39 - 2007.
Avec : Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Rockwell,
Sam Shepard, Mary-Louise Parker. |
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Western
: C’est Mozart et Salieri chez les primates.
Ici, leur truc c’est pas le piano mais
le pétard... Une musique qui adoucit
les morts... L’abruti attardé (fabuleux
Casey Affleck !!!) Robert Ford, adorateur inconditionnel
du bandit des grands chemins, Jesse James, tient
absolument à faire partie de la bande
de ce dernier ainsi que du grand frère
de Jesse... Son frangin aîné à
lui, un autre “gogol”, travaille
déjà avec les célébrités
susnommées. Lui, on se fout de sa gueule...
alors, comme tous les idolâtres... il
va cogiter de la tronche, fulminer des nerfs
et finir par trouver J.J. gênant... Il
commettra ainsi le grand exploit de son existence
ridicule en zigouillant dans le dos un Jesse
suicidaire... Voilà un western insolite
et réaliste... dont l’atmosphère
est cassée-pétée par un
support numérique mal utilisé.
Une fois de plus, il ne faut pas demander à
un cerisier de te donner des bananes ! Quand
tu bosses avec du numérique, utilise
donc ses possibilités, nom d’une
pipe de merde et ne cherche pas à faire
des effets propres à l’argentique...
du genre flou artistique qui rend myope le spectateur...
pourtant pas difficile à comprendre,
saperlipopette ! Total, tu te surprends souventes
fois en train d’imaginer le film que Andrew
D. aurait pu et dû réaliser...
Ce qui fait que l’intérêt
essentiel se situe au niveau des personnages
et de leurs interprètes. Malgré
l’importance fondamentale de ces derniers,
c’est quand même un peu réducteur...
Cela dit, à part le fascinant Casey,
le sobre et solide Sam Shepard et le délicieusement
clochardesque Sam Rockwell, il y a aussi Brad
Pitt. Personnellement, je ne m’attendais
pas à une telle performance de sa part.
Il démarre piano et classicos... puis,
nous cogne les cervicales à la surprenante...
! En clair, lorsqu’il montre la face dingo-cruelle
de J.J., il sort nettement de son cadre habituel
et assure un maximum. Pour finir, il ne faut
surtout pas redouter la durée du film;
car, malgré mes réserves, l’on
ne s’ennuie point. Les regards des protagonistes
sont chargés de densité suffisamment
tassée pour accrocher nos mirettes qui
ne demandent qu’à être étonnées...
Ou alors, c’est qu’on n’en
à rien à cirer du cinoche ou que
l’on s’est peut-être trompé
de salle... Néanmoins, amateurs de westerns
pleins d’action, prudence ! Ici, c’est
la peinture de personnages - à priori
sans intérêt, mais combien passionnants
au bout du compte - qui prime. Andrew D. a tout
de même réussi à orchestrer
un sinistre ballet de psychopathes... lugubre
et saisissant. |
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CONTROL
- de Anton Corbijn. (8/20) 
Grande-Bretagne - Noir et blanc, 1h59 - 2006.
Avec : Sam Riley, Samantha Norton, Alexandra
Maria Lara, James Anthony Pearson. |
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Drame
: Vie et mort précoce d’un musicos-interprète...
Le gars Ian Curtis, leader du groupe Joy Division,
nous est montré ici comme un brave gars
calme et (presque) rangé... A ceci près
qu’il a comme qui dirait une sensibilité
d’écorché vif. Cela se remarque
à l’évidence dans son œuvre
- notamment la fabuleuse chanson Love Will
Tear Us Apart - ainsi que dans sa vie privée
et affective. En effet, amoureux de deux femmes
à la fois et épileptique à
ses heures par-dessus le marché, il va
flirter avec l’abîme très
jeune et finir par y plonger... une corde au
cou, paradoxalement... Vingt-trois piges, c’est
pas un âge pour crever en se suicidant...
Mais, à artiste exceptionnel, destin
hors du commun... Le noir et blanc sied bien
à cette toile... un peu fadasse toutefois...
l’action n’étant nullement
bouleversante... surtout durant une grande moitié
du film. Vers la fin, Corbijn, aidé en
cela par des événements tragiques,
resserre la narration... la compresse... et
en recueille un jus amer et enivrant... Une
biographie sans emphase, soigneusement torchée
et qui ne roule pas que pour la aficionados
de Joy Division. |
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HALLOWEEN
- de Rob Zombie. (0/20) 
USA - Couleur, 1h46 - 2007.
Avec : Malcolm McDowell, Sheri Moon Zombie,
Scout Taylor-Compton, Tyler Mane. |
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Horreur :
Berné par le précédent
film de Rob le Zob, The Devil’s Rejects
- qui, sans être une totale réussite,
semblait prometteur - je me suis empressé,
Mézigue me tirant par la manche, d’aller
zieuter cette horreur, cas de le dire... ! Autant
son côté “trash”, violent
et à l’humour fort décalé,
peut séduire lorsqu’il y a un semblant
d’histoire... autant quand il ne raconte
rien mais s’étire paresseusement,
vautré dans la fange, s’assied
à pleines fesses sur des caricatures
de personnages dégobillant - en plus
de la bave ou du sang - des dialogues insipides
à force d’être outrancièrement
grossiers (vulgaires, donc !), il nous fout
les abeilles !!! Cette fois, il réalise
une sorte de remake du film qui rendit célèbre
un certain John Carpenter, La nuit des masques,
(qui ne fut déjà point - à
mon goût du moins - sa plus grande réussite),
tout en bousculant l’original, le secouant
dans tous les sens et n’en extirpant que
des déjections brutales et sauvages...
Il s’agit d’un gamin, une espèce
de monstre qu’est né comme ça
(!), qui égorge, éventre et massacre
à coups de “schlass” énorme
tout ce qui bouge... Il sera arrêté
pour meurtre - évidemment - de toute
sa famille, excepté sa petite soeur (on
ne sait pas pourquoi et on ne le saura jamais)...
Il va grandir en prison tant et plus... qu’il
deviendra gigantesque et cent fois plus redoutable
que dans ses jeunes années ! Un toubib
des boyaux de la tête “s’énamoure”
de lui et le suit tout au long de ses cent pas
d’un bout à l’autre de sa
geôle... C’est, tiens-toi bien mon
gars, Malcolm McDowell (le comédien révélé
par le célèbrissime If de
Lindsay Anderson) qui joue le rôle du
psy à quatre sous, et, Brad Dourif (la
révélation de Vol au-dessus
d’un nid de coucou , le chef-d’oeuvre
de Forman) qui “panouille” et patauge
dans le vague petit rôle d’un shérif...
Que de gâchis... suivis d’aigreurs,
de reflux gastriques et d’envies de gerber
jusqu’à la semelle de nos godasses...! |
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MICHAEL
CLAYTON - de Tony Gilroy.
(9/20) 
USA - Couleur, 1h59 - 2007.
Avec : George Clooney, Tom Wilkinson, Tilda
Swinton, Sydney Pollack, Wai Chan. |
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Policier
: Voilà un “srillaire” dans
le genre “pourquoi-faire-simple-quand-on-peut-faire-compliqué”...
Aux commandes, le scénariste-vedette
de la série des aventures de Jason Bourne
(La mémoire... La mort... La vengeance
dans la peau)... un certain Gilroy Tony...
Pas étonnant que Clooney eût préféré
réaliser ce film “himself”...
D’une histoire finalement très
classique, Tony tire quelque chose de bien emberlificoté...
et qui nous fatigue... Il a, semble-t-il, oublié
la règle élémentaire d’un
suspense... Semer le doute et coller des points
d’interrogations dans la tête du
spectateur, certes, mais tout en l’intéressant
à une ou plusieurs actions qu’il
parvient à suivre aisément, qu’il
comprend... ou croit comprendre... Si tu fais
pas ça, tu emmerdes le public à
force de le faire cogiter dans le vide... Bon,
je cesse de donner des leçons. Vais finir
par passer pour un pédant branleur...
Cela dit, on retrouve ses petits à la
fin; ainsi est-on soulagé et rassuré
et prêt à pardonner les chemins
tortueux empruntés par un metteur en
scène coupable de coquetterie... Côté
intrigue, disons simplement qu’il s’agit
d’un avocat travaillant pour un cabinet
“top niveau” et qui ignore que son
gros client du moment est une vaste association
de malfaiteurs “grand format”...
Pour le reste, bouche cousue ! Malgré
l’inutile et excessif travail de méninges,
l’on prend tout de même beaucoup
de plaisir grâce à des comédiens
exceptionnels, Tom Wilkinson (dans le rôle
d’un collègue avocat complètement
secoué !) et Tilda Swinton (la grande
méchante de l’histoire) ou d’acteurs
solides tels que Clooney et Pollack... Pas si
mal, au total. |
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TOUT
EST PARDONNE - de Mia Hansen-Love.
(0/20) 
France, Couleur, 1h40 - 2006.
Avec : Paul Blain, Marie-Christine Friedrich,
Constance Rousseau, Victoire Rousseau. |
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Drame
: L’autre face du cinéma français...
La plus connue étant celle des divertissements
de bas étages... Là, c’est
de “l’art et essai” façon
misère et petitesse d’auteur qui
ferait mieux de la fermer quand il n’a
rien à dire... Image dégueulasse,
script terrifiant de banalité imbécile
et, forcément, interprètes - victimes
pour l’essentiel - à chier par
terre ! Et qu’on ne vienne pas me dire
que c’est un petit film fait avec des
bouts de ficelle auquel il faut tout pardonner,
n’est-ce pas... Non, tout n’est
pas pardonnable, contrairement au titre de ce
navet de quatorzième zone ! |
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