OCTOBRE 2007

Semaine 42  Du 10-10-2007 au 16-10-2007

 

SA MAJESTE MINOR - de Jean-Jacques Annaud. (0/20)
France - Couleur, 1h41 - 2007.
Avec : José Garcia, Vincent Cassel, Sergio Peris-Mencheta, Mélanie Bernier Rufus, Claude Brasseur, Jean-Luc Bideau, Bernard Haller.

Comédie : Eh voilà, Jean-Jacques Annaud est devenu totalement sénile... Va bientôt se mettre à manger son caca... Dans un monde cinématographique si stéréotypé, il a cherché, nous assure-t-il, l’originalité. Primo, l’originalité, il a été la chercher au fond de son slip; deuzio, il n’est arrivé qu’à égaler un vulgaire RRRrrrr !!! , le plus terrifiant des méfaits d’un Alain Chabat !!! On a également entendu dire le père Jean-Jacques que toute l’équipe s’est beaucoup amusée pendant le tournage... Cela nous fait une belle cuisse, à nous cochons de payants... Que de fric, à ce propos, honteusement gaspillé ! Un max de flouze pour un service en-dessous du minimum de l’intellect... pas plus d’un neurone et demi n’a été utilisé aux fins créatives de ce prodigieux navet ! Qui dit mieux ? Dans notre monde moderne où tout est gâchis, la seule matière première que l’on a soin d’économiser est donc la matière grise ! Tu me dis que je parle dans le vide... Et si j’argumentais davantage... L’histoire, par exemple, c’est quoi...? L’histoire, “gnagna pas”, pour parler la langue des décérébrés... Si, tout de même, il y a une vague esquisse de prétexte... T’as un gros con, Minor, en des temps fort éloignés - bien avant les Grecs et les Romains - habitant d’une île des Cyclades, qu’est mi-homme, mi-cochon (José Garcia dans le rôle de sa vie)... Que... il sait même pas jacter... jusqu’au jour où il rencontrera un satyre qui va l’enculer et lui débouchera ainsi les cordes vocales et toutes les voies neuro-verbales... ! Suite à quoi, il va être - on ne sait trop pourquoi et comment - bombardé roi de l’île ! Ainsi, il va pouvoir consommer amoureusement celle qu’il a toujours impuissamment adorée, lorsqu’il n’était qu’une sale bête, une certaine Clytia (notez la fine élégance du choix du prénom)... Le tout est aspergé d’un humour que personne au monde ne peut apprécier... une tentative comique bourrée de cul, de merde, de glaviots et bien sûr de sexe et de baise... En fait, Annaud n’a fait que surenchérir dans la catégorie des comédies françaises ordinaires de ses vingt dernières années ! On ne sait pas trop dans quelle mesure le regretté Gérard Brach a participé à l’écriture du scénario... Paix à son âme, on ne va pas fusiller un mort. Quand à Jiji, le désormais “seigneur des andouilles” (quand on pense aux bijoux qu’il réalisa par le passé...!), il n’y a aucune raison de le ménager. Pas plus que sa démarche numérique... dont il pense le plus grand bien et dont il nous dit notamment que lorsque le fameux numérique sera au point, on ne pourra plus s’en passer... mais, bordel, quand va-t-il donc être au point...?!? En attendant, les spectateurs servent de cobayes... Cela dit, le film démarre en salles de la manière la plus catastrophique qui soit ! Ben ouais ! A force de prendre les gens pour des cons, on finit par les sous-estimer...

 

 

UN JOUR SUR TERRE - (Earth) de Alastair Fothergill et Mark Linfield. (13/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h40 - 2006.

Documentaire : Après La planète bleue, Sir Alastair poursuit sa démarche écologico-animalière, avec cette fois des moyens assez extraordinaires. Quarante équipes à travers le monde entier ont en effet “chassé” des images rarissimes voire uniques durant cinq ans ! D’un pôle l’autre, de L’Equateur à l’Himalaya, le spectateur a de quoi s’en mettre plein les mirettes avec, notamment, des séquences impressionnantes, superbes voire parfois effrayantes - sans oublier quelques touches d’humour; à savoir, la scène nocturne de l’affrontement entre lions et éléphants autour d’un point d’eau; les mêmes éléphants parvenant au bout d’un très long périple à étancher leur soif dans un immense lac où ils plongent complètement; les parades et fanfaronnades des multiples sortes de paradisiers en Nouvelle-Guinée; ainsi que Dominique de Villepin dans le rôle d’un petit singe sportif (tout comme l’ex “premier sinistre”) se déplaçant, les pattes en l’air, fort précautionneusement et quelque peu précieusement dans la flotte... En revanche, il est vraiment dommage que les commentaires et la musique soient assommants et Sir Alastair and Co. usent et abusent d’images accélérées... quant au numérique il balbutie toujours... L’on passe souventes fois d’une prise de vue d’une beauté à couper le souffle à une autre fort médiocre... Cela dit, leur message écologique, jugé par certains lourdement assené, mérite absolument d’être entendu... et ce, d’urgence ! Vivement recommandé aux plus jeunes !

 

 

UN SECRET - de Claude Miller. (0/20)
France - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Patrick Bruel, Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu Amalric, Nathalie Boutefeu, Yves Verhoeven, Yves Jacques.

Drame : D’après le roman de Philippe Grimbert (qui paraît-il est fort intéressant), un inouï ratage de... Claude Miller ! Déjà qu’avec sa Petite Lili il nous avait plutôt bassiné qu’autre chose... Qu’est-il arrivé à l’auteur de Garde à vue, Mortelle randonnée, La petite voleuse ou La chambre des magiciennes (ce dernier pourtant réalisé - un vrai exploit cinématographique - à l’aide d’une Caméflex...), pour n’en citer que quatre... ! Ici, il s’emmêle les pédales quelque chose de gravement insupportable ! Des années cinquante il passe aux années quatre-vingt puis aux années soixante et ainsi de suite... Sans transition harmonieuse, c’est le moins que l’on puisse dire... Et ce fameux secret de famille... qu’en a-t-il fait ? Il nous le dévoile dès le départ sans le dévoiler et finit par s’en débarrasser lors des dernières minutes de ce pénible spectacle filmé en “numerdique” incroyablement peu maîtrisé (tu passes parfois d’un plan à l’autre pourtant en raccord direct avec une différence au niveau de l’image qui laisse pantois !); et puis, de quoi essaie-t-il exactement de nous entretenir (avec en prime des comédiens particulièrement nullissimes - style débutants de cour d’art dramatique)... ? D’une passion amoureuse hors du commun qui complique sérieusement les choses à une époque déjà terriblement noire... ? S’agit-il d’un énième hommage aux victimes juives de la Shoah...? A mon humble avis, tant de maladresses cumulées sont à la limite de l’injure à ces mêmes six millions de victimes ! On ne sait vraiment plus dans quelles eaux on nage... Il n’y a guère que Cécile de France (du reste la moins mauvaise de la distribution) en nageuse experte, qui sort la tête de la flotte... Cela dit, même avec ce personnage, Miller parvient à nous lasser... en la faisant plonger en piqué dans les piscines et rivières environ tous les quarts d’heure... Un coup de barre au niveau de la narration, un petit plongeon de Cécile et ça repart ! Seule originalité du film, les années quatre-vingt sont en noir et blanc et les années cinquante en couleurs... contrairement à la routine. C’est un peu mince mon Claude !

 

 

 

 

 

 



Haut de Page

 


Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004 Strahinja Kosmajac