Semaine 39/41
Du 19-09-2007 au 09-10-2007
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ALEXANDRA
- de Alexandre Sokourov. (4/20)
Russie - Couleur / Sépia, 1h32
- 2006.
avec : Galina Vishnevskaya, Vasili Shevtsov,
Raisa Gichaeva, Evgeni Tkachuk. |
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Drame
: Une grand-mère moscovite, Alexandra
Nikolaevna, n’y tenant plus, décide
d’entreprendre un pénible voyage
qui n’est plus de son âge afin de
rendre visite à son petit-fils, près
des champs de bataille tchétchènes...
Ensuite, elle va traîner la patte d’un
bout à l’autre du camp militaire
(et même au-delà) où elle
est fort aimablement accueillie par la soldatesque
et bien sûr par son petit-fiston... Elle
rencontre dans un marché inaccessible
aux bidasses une commerçante tchétchène
avec qui elle va se lier d’une discrète
sympathie... toute simple... toute naturelle...
Sokourov fait preuve d’un bel humanisme
nullement pleurnichard ou bourré de bons
sentiments. En revanche, la promenade de la
grand-mère nous lasse très vite
et le sépia pisseux est aussi esthétique
que son support le permet... probablement encore
une sorte de vidéo HD... numérique
top niveau, n’est-ce pas... n’arrivant
toujours pas au petit orteil de l’argentique...
On s’emmerde gentiment et l’on est
une fois de plus déçu par l’auteur
de Ma mère, un film d’une
composition picturale autrement étonnante
que celle proposée ici. |
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L’ENNEMI
INTIME - de Florent-Emilio Siri
(14/20) 
France - Couleur, 1h51 - 2006.
Avec : Albert Dupontel, Benoît Magimel,
Aurélien Recoing, Lounès Tazaïrt,
Abdelhafid Metalsi, Marc Barbé, Eric
Sauvin, Vincent Rottiers et Fellag. |
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Guerre
: 1959, en Algérie. Une guerre qui refuse
obstinément de dire son nom... hypocrisie
qui n’a du reste trompé que les
imbéciles “waterproof”...
Sur les différents fronts de cette guerre
totale, savoir qu’elle touchait l’intégralité
de la population algérienne, c’est
une autre histoire... Là, tout se clarifie...
S’agit pas seulement de quelques petites
émeutes par-ci, par-là... Surtout
en cette fin des années cinquante où
l’armée française cogne
de plus en plus fort en intensifiant les exactions
afin d’en finir, bordel de dieu...! On
commence par l’arrivée d’un
puceau dans ce bordel. Un jeune lieutenant dont
on se demande pourquoi il s’est porté
volontaire... En effet, il tient à guerroyer
à la loyale... ne supporte pas les brutalités
gratuites... les tortures... les massacres d’innocents
villageois (hommes, femmes, enfants, vieillards...).
On a beau lui dire que les résistants
indigènes en font autant aux soldats
français, il ne veut rien entendre...
jusqu’à l’irruption dans
sa tronche de... l’ennemi intime. Voilà
un film, par ailleurs fort bien mis en images
et servi par des acteurs convaincus et convaincants,
qui dit au moins clairement sa position. Je
sais que les critiques et autres “finassiers”
préfèrent le non-dit, l’implicite
hermétique... la sournoise branlette
en somme... Mais, Mézigue et Moi-Même
sommes des hommes simples qui aimons les positions
claires et nettes... surtout rapport à
certains sujets troubles et troublants... événements
qui, selon nous, ne supportent pas le tortillage
du cul... même s’il est plus facile
en 2007 - la guerre d’Algérie a
été reconnue comme telle (seulement
! ) en 1999 - de montrer du doigt avec ferveur
des exactions qui auparavant se planquaient
doucettement dans un cocon bien-pensant... Malheureusement,
de nos jours, c’est plutôt des films
lisses comme Indigènes qui emportent
l’adhésion... Celui-ci est condamné
à l’insuccès pour manque
de politesses et de bonnes manières... |
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L’INVITE
- de Laurent Bouhnik. (0/20)

France - Couleur, 1h26 - 2006.
Avec : Daniel Auteuil, Valérie Lemercier,
Thierry Lhermitte, Hyppolite Girardot. |
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Comédie
: Spécial Mézigue : “D’après
une minable pièce de théâtre...
et cela se voit ! Tout le monde, y compris l’excellentissime
Daniel Auteuil (un peu moins que les autres
tout de même), surjoue et enfonce les
dialogues primaires en faisant dans le genre
quasiment “face public”... ! En
sus de la misérable structure narrative,
toute de clichés revêtue, l’on
rigole ici avec des problèmes on ne peut
plus actuels, savoir le chômage, l’esclavagisation
des travailleurs, la toute-puissance des enculés
qui se tartinent le cul de beurre pendant que
les affamés crèvent... les employeurs
de plus en plus déchaînés
côté déconnade fascisante...
C’est de la féerie splendide...
confectionnée pour les sales cons qui
veulent travailler plus pour gagner plus (!!!),
au lieu d’exiger une augmentation de salaire...
et, bien évidemment pour les “zézés”
bien bourges ultra-puants... ! Le roi de cette
sinistre farce (savoir le roi de la nullité
!) est, comme d’hab’, le prétendu
comédien H. Girardot. Mériterait
le prix du “Coup de Massue” (en
or massif bien sûr) sur la tronche, histoire
de lui faire fermer sa sale gueule ! Je te passe
l’histoire de cette sous- merde; t’as
autre chose à foutre et moi aussi...!
“ |
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THE
OFFENCE - de Sidney Lumet.
(0/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h52 - 1972.
Avec : Sean Connery, Trevor Howard, Vivien Merchant,
Ian Bannen, Derek Newark. |
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Policier
: Trente-cinq ans de tiroir pour un film signé
Lumet et interprété par Sean Connery,
cela semblait franchement bizarre ! Seulement,
quand on voit la chose... on entrave un peu
mieux la problématique. Dès le
démarrage, on sourcille... on commence
à redouter le pire... Très vite,
le pire nous envahit... jusqu’à
l’orgasme masochiste ! Résumons.
Un flic, traumatisé par les crimes commis
sur de très jeunes mineures, s’acharne,
suite à la quatrième manifestation
d’un serial violeur-killer sur une fillette
dans sa région, à trouver un coupable.
On lui en sert un. On ignore comment ce bourre
comprend immédiatement, sans échanger
la moindre parole avec le suspect, que le gars
est indubitablement l’affreux criminel
! De toute façon, dans ce film abominablement
creux, rien n’est jamais dit, les dialogues
proférés par les différents
protagonistes n’étant qu’outrancièrement
répétitifs et sans aucun sens
concret ! Du rarement vu !!! Même le roi
des “James Bond” se ridiculise dans
des scènes dignes des pires produits
de série Z ! Cela dit, bien que j’aie
vu le film tout seul, je me suis pas mal poilé
au second degré. A plusieurs, les gars,
vous allez vous pisser dessus, je vous le garantis
! Comment Lumet et Connery ont pu accepter de
participer à ce genre de méfait...
est une question (pour l’instant) sans
réponse... A quoi tient un film réussi...
? Ceusses qui parlent de miracle en faisant
référence aux chefs-d’oeuvre
cinématographiques n’ont peut-être
pas tout à fait tort... |
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4 MOIS,
3 SEMAINES, 2 JOURS - (4 luni, 3 saptamini,
si 2 zile) - de Cristian Mungiu. (12/20)

Roumanie - Couleur, 1h53 - 2006.
Avec : Anamaria Marinca, Laura Vasiliu, Vlad
Ivanov, Alex Potocean, Adi Carauleanu. |
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Drame :
Une journée et quelques heures dans la
vie d’une jeune femme roumaine accidentellement
enceinte. Pour avorter là-bas, dans les
années 80, c’était un peu
comme partout ailleurs où les faiseurs
d’anges étaient clandestins...
Comme, par exemple, en France avant les années
70. Ce film, au démarrage fastidieux,
because plans-séquences systématiques,
est un rappel bienvenu d’un passé
pas si éloigné de l’époque
actuelle... une époque “moderne”
où certains résidus pro-natalistes
persistent même dans les pays les plus
démocratiques et évolués...
Une fois passé le cap du premier quart
d’heure, l’on se rend compte qu’à
l’évidence la mise ne scène
de Mungiu est très étudiée;
que le fait qu’il étire chaque
séquence presque à outrance est
une démarche voulue et parvenant à
ses fins. Savoir qu’au bout du compte,
nous avons le sentiment que le film a été
tourné en temps réel alors qu’il
dure moins de deux heures. Intelligent, implacable
et dénuée de niaiseries, cette
“toile” finit par s’accrocher
dans l’esprit du spectateur... après
un certain effort, tout de même. Le ciselage
de chaque action nous imprègne d’angoisse
envers ce qui fut - paradoxalement pour certains
bigots - un crime contre l’humanité.
Mungiu ne nous épargne rien, tout en
restant digne; il nous propose un choc sans
nous heurter en provoquant des hématomes
et les comédiens (mention spéciale
à “M. Bébé”
joué par Vlad Ivanov) flirtent avec la
perfection. |
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7H58,
CE SAMEDI-LA - (Before the Devil Knows
You’re Dead) - de Sidney Lumet. (15/20)

USA - Couleur, 1h55 - 2007.
Avec : Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke,
Marisa Tomei, Albert Finney. |
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Policier
: Cette fois, d’emblée je le précise,
Lumet revient dans la cour des grands. Et, peu
soucieux de commencer par le commencement, je
note qu’ici il exprime infiniment mieux
la seule idée intéressante de
son furieux navet (voir plus haut) The Offence.
A savoir, la haine et la monstruosité
humaines que chacun de nous a tendance à
reporter sur quelqu’autre personne...
ou à utiliser au nom d’un idéal.
Dans sa dernière œuvre en date,
Lumet nous entretient surtout sur la capacité
typiquement humaine d’être cruel
et sur le manque de capacité à
assumer ses propres excès de passions
plus ou moins négatives. Il en va ainsi
de toute une famille ricaine. Le fils mal aimé
(remarquablement incarné par Ph. Seymour
Hoffman) qui, à force de ne pas tourner
très rond, finit par mal tourner; il
va, lorsqu’il se retrouvera dans une situation
financièrement délicate, concoter
un hold-up aussi “indispensable”
que chargé de haine vengeresse. Son jeune
frère, qui à priori ne souffre
d’aucun traumatisme infantile, le suivra
dans sa magouille because lui non plus ne fonctionne
pas très bien côté thunes...
et puis, le père, ce bon vieux papa qui
s’imagine qu’avec quelques excuses
platement exprimées va effacer tout le
mal qu’il a pu semer... Il ne faut pas
raconter outre mesure toutes les intrigues savamment
entremêlées par un Sidney digne
de lui-même; notons cependant l’un
des derniers plans (un gros plan du père)
en train d’étouffer son fils jusqu’à
ce que mort s’en suive... Un fils qui,
il faut le dire, nous est présenté
sous son jour le plus ignoble... Mais, l’expression
de l’immense Albert Finney (le père)
ne trompe pas ! Son visage est littéralement
dévoré par les flammes de la totale
cruauté... dont seul un humain est capable
! Ainsi, Lumet hisse le spectateur de bonne
volonté à un niveau de lecture
supérieur tout en satisfaisant - peut-être
pour les besoins de la production - la méchante
morale du citoyen aliéné. |
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UN
COEUR INVAINCU - (A Mighty Heart) -
de Michael Winterbottom.(13/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h47 - 2006.
Avec : Angelina Jolie, Dan Futterman, Archie
Panjabi, Will Patton. |
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Drame
: L’on nous conte ici l’histoire
dramatique de Daniel Pearl, enlevé puis
assassiné lors de l’une de ses
enquêtes journalistiques au Pakistan.
Son épouse Mariane, en fera tout un livre
dont ce film s’inspire. Ayant suivi de
près les démarches policières,
Mariane, aura tout fait pour tenter de sauver
son mari et, dans le même temps, elle
aura fait preuve d’un courage et d’une
endurance hors du commun. En somme, cette toile
est avant tout un hommage à cette femme
pure et brave. Ne vous attendez donc pas (comme
j’ai pu le faire) à une quelconque
élucidation du crime commis par des terroristes
(?) ou autres... Angelina Jolie, joliment amincie,
trouve pour une fois l’occasion de faire
preuve de talent dans un rôle émouvant
et à priori difficile à assumer
dans la mesure où l’on tient à
rester quelque peu sobre. Au-delà de
cet hommage assez réussi, il y a la facture
du film, remarquablement bien rythmée
(par “rythme” je n’entends
pas nécessairement “rapidité”
mais plutôt efficacité); il y a
la prestation des acteurs tous plus vrais que
nature et au final un spectacle aussi digne
d’intérêt... que digne tout
court. Une fois de plus, nous sommes en droit
de regretter que de telles démarches
ne soient pas plus largement honorées
par le public... |
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LA
VENGEANCE DANS LA PEAU - (The Bourne
Ultimatum) de Paul Greengrass (7/20)

USA - Couleur, 1h56 - 2007
Avec : Matt Damon, Joan Allen, David Strathairn,
Julia Stiles, Albert Finney. |
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Espionnage
: Troisième et, on l’espère,
dernier épisode de l’espion amnésique
et aux contours androïdes... Mon dieu,
les deux premières aventures avaient
su nous intéresser dans la catégorie
innocent divertissement (du reste, le mot “divertissement”
n’a rien de si péjoratif à
mes yeux !); cependant, cette troisième
apparition de Bourne (l’homme sans “burnes”,
ha, ha ,ha, !) ressemble à une sorte
d’intrusion forcément peu souhaitable...
Et voilà que... c’est le plus gros
succès commercial de la série
! Allez-y entraver un bout de quelque chose
! Cette fois, “Burnette” est totalement
accablé... On lui a sucé la mémoire,
on lui a fait faire un tas d’ignominies,
on lui a zigouillé son âme soeur...
Alors, évidemment, il se fâche,
sort ses griffes et brise les os de tout ce
qui bouge autour de lui ! Voilà, en gros,
le prétexte de ce produit pur “bizness”.
Certes, ça cascade sec, les castagnes
fréquentes sont réglées
au millimètre... et nous amusent - du
moins, ceusses qui aiment la bougeotte violente;
les seconds rôles sont dignes d’un
film dit d’auteur. Mais... on sort de
là un peu las... Tralala... Z’êtes
pas obligés d’y aller, vous savez...!
En tous cas c’est pas pire que le dernier
(faux !) James Bond, Casino Royale.
Au contraire. |
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