Semaine 48
Du 21-11-2007 au 27-11-2007
|
|
DANS
LA VALLEE D’ELAH - (In the Valley
of Elah) de Paul Haggis. (7/20)
USA - Couleur, 2h00 - 2007.
Avec : Tommy Lee Jones, Charlize Theron, Susan
Sarandon, James Franco. |
|
Policier
: C’est dans cette vallée-là
- la vallée d’Elah donc - que David
affronta Goliath et le vainquit, mon kiki !
S’il y a un truc dont se branle les muqueuses...!
Pourquoi ? Because, on ne voit pas trop ce que
ça vient foutre là, cette histoire...
Enfin, si... Vaguement, très vaguement...
A un moment donné, le papy Tommy raconte
cette fable légendaire à un “chti”
gamin afin de lui donner une leçon de
courage... Car le courage, ça le connaît
l’ancien militaire brave, honnête
et vaillant... Il en a passé du temps
à faire des guerres... et, bien plus
grave, il a perdu ses deux fistons dans d’autres
conflits tout aussi cons et absurdes... aussi
absurdes qu’une guerre peut l’être
par définition et par essence. Or, dans
ce film aux allures contestataires et quelque
peu critiques à l’égard
de la castagne américano-irakienne, l’on
ne semble pas nécessairement faire le
procès du principe même de la Guerre...
(Comme le firent par le passé, des cinéastes
- hors du commun, il est vrai - tels que Rosi
Les hommes contre, ou mieux encore
Stanley Kubrick, et ce, à plusieurs reprises,
notamment et surtout avec Full Metal Jacket
; ou encore, à sa façon, Maestro
Leone dans Le bon, la brute et le truand...
) Mais ne comparons pas l’incomparable.
Ici, c’est le modeste Haggis (auteur-réalisateur,
cependant, d’une œuvre fort honnête
Collision ), qui est aux commandes.
Il parvient néanmoins à nous intéresser
à son enquête sur le sinistre sort
des “kids” envoyés à
la boucherie et souffrant pour beaucoup d’entre
eux de graves problèmes psychiques, envenimés
en plus par l’usage de drogues, tzétéra...
Il s’agit de trouver les auteurs d’un
assassinat odieux, puis, de les comprendre...
ces jeunes naïfs ayant accepté de
jouer aux petits soldats... mais “grandeur
nature”, tout de même. De jeunes
naïfs qui en arrivent à descendre
au fin fond de l’enfer en s’entretuant
après avoir viré dingo...! Cela
dit, et une fois de plus, les propos de Popaul
Haggis sont plutôt confus... Il dénonce
tout en voulant ratisser large et sans vraiment
tenir à brusquer les bien-pensants...
C’est dommage, bien évidemment...
D’autant plus que le casting est à
la hauteur et que le placide mais déterminé
Tommy Lee Jones nous gratifie une fois de plus
de sa superbe présence. |
|
|
LES
PROMESSES DE L’OMBRE - (Eastern
Promises) de David Cronenberg. (13/20)
Grande-Bretagne / Canada / USA - Couleur,
1h40 - 2006.
Avec : Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent
Cassel, Armin Mueller-Stahl. |
|
Policier
: Là, c’est un polar d’un
tout autre genre... Loin, fort loin du militaro-policier
de Haggis... Après A History of Violence,
Cronenberg nous revient presque dans la même
bonne forme... Il remet ça avec Viggo
- déjà interprète de son
précédent film - toujours en excellente
compagnie, d’ailleurs. Nous avons droit
à la belle et talentueuse Naomi Watts,
à un Vincent Cassel, tel qu’on
l’aime, savoir excellent dans un rôle
de grande composition et à un “revenant”...
le trop rare Armin Mueller-Stahl, la révélation,
il y a plus de vingt ans d’une des plus
belles réussites de Fassbinder, Lola,
une femme allemande... Le très controversé
David nous conte ici les mésaventures
d’une infirmière, en possession
du journal intime d’une patiente décédée
lors d’un accouchement, qui tient absolument
à retrouver la piste et les origines
de la jeune victime... Elle va (trop ?) vite
trouver à qui parler, savoir une bande
de fripouilles russkofs - faisant partie bien
sûr de la désormais fameuse mafia
russe - dont un... Un gars particulièrement
cruel et implacable... Un sbire qui ne recule
devant rien... ! Et pourtant, la jolie infirmière
va ressentir comme un faible pour lui... Autant
le dire tout de suite, la suite du film ne brille
pas par son originalité... En revanche,
comme d’habitude, le vampire Cronenberg
va se déchaîner en nous déversant
quelques impressionnantes giclures de sang lors
d’affrontements divers et variés...
Notamment la séquence du hammam... que
je vous laisse découvrir et savourer
(?)... Certes, il ne s’agit pas du film
de l’année... mais, tout simplement
d’un bon polar bénéficiant
de la touche personnelle d’un auteur à
peu près digne de ce nom... que l’on
aime ou que l’on déteste... mais
qui n’en est pas moins un vrai cinéaste. |
|
Haut
de Page
|
Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004
Strahinja Kosmajac
|
|
|
|
|