Semaine 47
Du 14-11-2007 au 20-11-2007
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LES
ESPIONS - de Henri-Georges Clouzot.
(5/20)
France - Noir et blanc, 2h00 - 1957.
(Reprise)
Avec : Gérard Séty, Véra
Clouzot, Curd Jürgens, Peter Ustinov, Martita
Hunt, O. E. Hasse, Gabrielle Dorziat, Fernand
Sardou, Pierre Larquey, Sacha Pitoeff... |
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Espionnage
: Après le très sérieux
et rigoureux Le mystère Picasso,
qui restera une réalisation docu-artistique
de référence, quelle que soit
mon appréciation personnelle qui n’engage
que mon “mauvais goût” peut-être,
l’immense cinéaste Clouzot avait
sans doute besoin de vacances... Alors, il mit
en scène cette histoire abracadabrante,
somptueusement financée et au casting
impressionnant ! Un certain Docteur Malic, directeur
d’une clinique psychiatrique est contacté
par des services secrets pour héberger
un agent tout aussi secret que les services
précités... A partir de là,
un véritable défilé de
personnages farfelus et surréalistes
vont faire leur apparition dans le cadre de
vie de notre finalement malheureux toubib...
Certes, les zigs en question nous éveillent
sans cesse et nous feraient presque passer deux
heures de bonheur si une certaine facilité,
génératrice d’”absconneries”,
ne nous engluait dans la ornières - si
j’ose dire - de la pseudo-liberté
bordélique, néanmoins réjouissante
par certains aspects, prise par un artiste faussement
inspiré. Il s’agit donc, selon
mes sens, d’un défoulement qui,
fort malheureusement, ne défoule essentiellement
que son auteur... Le fameux Henri Jeanson, à
l’issue de la projection de 1957, dira
cette phrase restée célèbre
- et pour cause - “... Clouzot a fait
Kafka dans sa culotte...” D’aucuns
estiment que le quasi inégalable dialoguiste
avait tort... Pour ma part, j’ai la faiblesse
(?) de penser le contraire. |
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LA
FORÊT DE MOGARI - (Mogari no
mori) de Naomi Kawase. (6/20)

Japon - Couleur, 1h37 - 2006.
Avec : Shigeki Uda, Machiko Ono, Makiko Watanabe,
Kanako Masuda, Yoichiro Saito. |
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Drame
: Etymologiquement “Mo Agari” signifie
“fin de deuil”... Noble thème
a priori... Mais, je serais curieux
d’entendre la classification universelle
des thèmes plus ou moins nobles... !
Pas de thèmes mineurs et, par conséquent,
pas de thèmes majeurs... Voilà,
une fois de plus, a priori, notre façon
de mater le truc créatif à Mézigue
et à Moi-Même. J’utilise
sciemment des mots vulgaires afin d’appliquer
un mode mineur à ma façon d’apprécier
la musique de notre monde... Naomi Kawase n’ajoute
rien, elle-même, à la noblesse
hiérarchique des sentiments et thèmes
traités. Elle nous prend par la “simplitude”...
Contrairement à une certaine Ségolène,
qui n’est nullement la reine des connes
pas plus qu’une reine tout court... -
je suis de sexe masculin et défie les
détracteurs de venir me chercher des
poux à propos de ce simili néo-logisme...
! Il est vrai que dans cette oeuvre nullement
méprisable, un certain souffle m’a
caressé la vue, l’ouïe, les
cheveux... Au-delà, nous avons droit
à une démarche artistique qui
nous brise quelque peu la poussée d’adrénaline...
Il y a ici un vieil homme défintivement
marqué (?) - que peut-on exactement qualifier
de définitif dans notre univers ? - par
la disparition déjà ancienne de
sa femme; à l’autre extrême,
il y a une jeune femme ayant perdu une progéniture...
Les deux vont se retrouver au croisement incertain
de quelque part... dans une verdure forestière...
et, tous deux, parviendront, d’une certaine
manière à enterrer leur deuil
respectif dans un cadre assez ordinaire - restons
prudents, ce cadre est en voie de disparition
- celui d’une forêt très
oxygénée... mais aux ruisselets
débordants de mémoire culpabilisante...
faisant, tout naturellement - cas de le dire
- appel à une réaction humaine
entière... celle indiscutablement liée
à la Nature et à l’Universel...
Nous pouvons donc comprendre assez aisément,
d’un point de vue purement intellectuel,
que cette oeuvre cinématographique fut
encensée lors d’un certain festival,
sans pour autant prendre un plaisir infini...
résumé, pour ma part, à
quelques verdoyantes caresses végétales
mues par un vent quelque peu éolien... |
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J’AI
TRES MAL AU TRAVAIL - de Jean-Michel
Carré. (18/20)
Chine - Couleur, 1h41 - 2006.
Avec : Baotian Li, Yaning Yan, Yulai Lu. |
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Documentaire
: “Spécial Mézigue”
: “Que dire encore et de plus sur le travail
- et les conditions d’icelui - dans notre
monde “moderne”... ?!? Putain de
bordel à vaches !!! Qui ??? Qui a encore
osé ne pas comprendre l’évidence
?!? Savoir, que la planète Terre est
à bout de souffle... que l’on n’a
plus besoin de pratiquer le “travail-corvée”
plus de vingt heures par semaine... grâce
à qui ? - grâce aux machines, connard
!!! Qui a réellement besoin d’un
écran télévisuel encore
plus plat, de la brosse à dents éléctrique
à douze vitesses, de la branleuse moite
fonctionnant uniquement à l’énergie
nucléaire... qui n’a pas encore
et toujours admis que le concept de “la
Société de Loisirs” est
à nos portes depuis plusieurs décennies...
que les disparitions de phrases fondamentales
telles que : ...”l’exploitation
de l’homme par l’homme” ou
bien de l’expression emblématique
“Liberté, Egalité, Fraternité”
étaient des crimes envers la Société
et donc de l’Humanité tout entière...
?!? Eh bien, mon pote, j’ai la sinsitre
impression qu’ils sont nombre... ceusses
qui n’entravent plus rien à que
dalle... que, sans doute et entre autres - mais
essentiellement tout de même - l’Enseignement
Républicain y est pour quelque chose
! Où est-il, du reste, ce fameux enseignement...
où en est-il... ?!? L’on s’évertue,
par mégarde ou bien malveillance, à
cultiver l’ignorance des citoyens petits
et grands... Près de la moitié
de nos concitoyens sont illettrés à
des degrés divers !!! Idéal pour
les esclavagistes !!! Putain, mais réveillons-nous
!!! Marre de voir, d’un côté,
les esclaves professionnels, de l’autre
les mendiantes crevures métropolitaines...
!!! Allez, bordel ! Allez voir ce digne film
en guise d’amuse-gueule et, ensuite, lisez
donc les Jacquard, les Hermann Scheer, les Ariès...
Et, surtout, pensez donc ! Tentez l’aventure,
utilisez votre cerveau !!! Iouze yorre brenne,
windfuckers !!! “ |
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MON
FRERE EST FILS UNIQUE - (Mio fratello
è figlio unico) de Daniele Luchetti.
(20/20)
Italie - Couleur, 1h40 - 2006.
Avec : Elio Germano, Riccardo Scarmacio, Diane
Fleri, Luca Zingaretti, Anna Bonaiuto. |
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Comédie
dramatique : De 1960 à environ
1975, l’histoire d’une famille ritale...
dont deux ! Les deux frangins. A l’exact
opposé l’un de l’autre. Humainement,
politiquement, sentimentalement et tout le reste...
Le plus jeune, c’est le dynamisme même
! Il n’aura de cesse de flirter avec les
extrêmes... Personnage passionnant, haut
en couleur, pittoresque et tout ce que tu voudras...
mais qui, pour l’essentiel, vaut plus
qu’un simple détour ! Le voilà,
dès son jeune âge, en butte avec
toute sa famille... puis, par réaction
ou excès d’énergie, militant
fasciste... suite à quoi - certainement
ému par l’opposition de son frère
aîné communiste - il passe quasiment
de l’autre côté de la fort
ténue frontière entre les deux
paradoxales idéologies, parfois si proches
l’une de l’autre... - et, pour finir,
le voilà qui entreprend une action en
solo... , individualiste - d’aucuns le
jugeront un peu anarchiste... Cela dit, remémorons-nous
la question fondamentale d’un philosophe
méconnu, Alain en l’occurrence...
: “l’individualiste, au fond, est
sans doute le vrai anarchiste...” Daniele
Luchetti a beau se “défendre”
d’avoir réalisé un film
“politique”... il n’empêche
que si l’on se réfère au
sens premier de ce mot, l’on s’éloigne
à l’évidence de son dérivé
péjoratif qui est le terme “politicien”...
Attentiion, Monsieur, fais gaffe où tu
mets les pieds ! La politique, dans une société
est - absolument partout - sinon tu vas te garer
la gueule dans une île déserte
et tu te démerdes tout seul ! Autrement
dit, Luchetti, qu’il le veuille ou non
(mais je suis totalement persuadé de
ses capacités de réflexion fondamentales
! ), nous entraîne, en sus d’un
spectacle que je qualifie sans hésitation
aucune de film complet, dans une réflexion
finement suggérée d’ordre
on ne peut plus humain - dans le sens le plus
large du terme, savoir social et politique (même
si les deux termes “pléonasment”
un peu) et, bien évidemment, au-delà,
la magnifique et à la fois sordide condition
humaine. Quant au plaisir, pur et simple et
simplement ressenti, oserai-je dire), il est
omniprésent. Le Rire !!! Messieurs-Dames,
le Rire est là !!! Un humour - avec précédent,
le plus noble à mon sens, depuis Chaplin
et les fameuses comédies à l’italienne
- qui décape sans provoquer d’aigreurs...
de reflux gastriques... Un humour qui nous fait
hurler de rire du début à la fin
sans gratuité aucune. Un humour dont
la tendresse - paradoxalement - “n’épargne”
personne... pas même les plus antipathiques
des protagonistes de ce film quasi miraculeux...
que j’ai failli rater !!!
PS : Je rappelle à l’échelle
régionale que ce film est projeté
les 22, 24, 25 et 27 novembre 2007 au cinéma
“Les Mariniers” à Moulins.
J’espère que les Moulinois, qui
sont désormais les plus proches de mes
concitoyens, iront découvrir en masse
ce bijou cinématographique... Le fait
que ma modeste contribution y soit pour quelque
chose me ferait, à l’évidence,
chaud au coeur... |
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MON
MEILLEUR ENNEMI - (My Enemy’s
Enemy) de Kevin Macdonald. (20/20)
France - Couleur, 1h30 - 2007. |
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Documentaire
: Le meilleur ennemi, entendons-nous bien, est
l’ennemi le plus évident et le
plus facile à combattre... Ainsi, nous
pourrions nous contenter du sens élémentaire
de cette oeuvre documentaire... sans aller la
“consulter” des yeux et des oreilles...
En déléguant le rôle de
bouc émissaire à chacun des exécutants
d’une démarche globale dirigée
par un ou... dix mille responsables... Où
se situe-t-il ce responsable exactement... ?
Celui sur qui lequel toute la mechanceté
du monde, entendez la méchanceté
de tout un chacun, doit s’abattre avec
tel ou tel autre jugement... ?!? Macdonald,
en complicité d’un certain avocat
“diabolique”, Jacques Vergès,
ne se prive pas de nous mettre sous le nez -
à ce niveau-là, c’est l’odeur
qui l’emporte - toute l’hypocrisie
de nos putains de démocraties... !!!
Que veut dire ce terme ? Revenons à la
source. Demos et Kratos sont des frères
terminologiques d’origine grecque qui
signifient Peuple et Pouvoir... sans doute associés...
Alors, moi, je n’ai pas envie d’imposer
un point de vue trop personnel, mais il n’empêche
que j’aie tout de même envie d’enculer
- au sens figuré du terme bien sûr
- tous les ignares qui applaudissent les Commémorations...
because elles sont bien-pensantes... sans jamais
essayer de comprendre le pourquoi du comment...
sans jamais avoir la moindre velléité
de s’affronter soi-même dans un
miroir... Que sommes-nous d’autres, bon
sang, que de vulnérables humains... ?
Vulnérables, essentiellement à
nos passions innées qui nous poussent
nécessairement au “Mal”,
vu que le “Bien” exige quelque effort
supplémentaire... Je n’ai pas d’ennemis
(connus ! ) et donc, je me permets de recommander
cette réflexion filmique à tous
mes amis actuels... ou à venir... ! |
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SA
MAJESTE DES MOUCHES - (Lord of the
Flies) de Peter Brook. (6/20)
Grande-Bretagne - Noir et blanc, 1h30
- 1963. (Reprise)
Avec : James Aubrey, Tom Chaplin, Roger Elwin,
Hugh Edwards, Tom Gaman. |
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Drame
: Dans une île déserte, un groupe
d’enfants écoliers, tous garçons
donc, se retrouve orphelin de patrie et de tout
le reste, suite à un accident “aéromescouilles”...
Partant, t’as droit à un réputé
classique qu’est censé te faire
“réflexionner” sur foncitonnement
humain donc social... Les gamins reproduisent,
en effet, tous les signes et symboles de mes
couilles morbides : savoir, une société
z’avec des lois, z’un dieu avec
des cornes, et, bien évidemment, une
guerre entre deux clans... savoir, deux groupes
de fourmis humaines défendant leur territoire
au nom d’on ne sait quel connerie bassement
humaine... ! Brook n’est sûrement
pas un imbécile, moi non plus. Mais,
où sont donc les filles... ? |
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