OCTOBRE / NOVEMBRE 2007

Semaine 45  Du 31-10-2007 au 05-11-2007

 

CHRYSALIS - de Julien Leclercq. (1/20)
France - Couleur, 1h34 - 2006.
Avec : Albert Dupontel, Marie Guillard, Marthe Keller, Mélanie Thierry, Claude Perron.

Science-Fiction / Policier : Deux histoires en parallèle, pour commencer... qui se rejoindront, n’ayez crainte, tôt ou tard. D’un côté, t’as le Professeur Brügen (une femme jouée par Marthe Keller); de l’autre, le flic lieutenant David Hoffmann (Albert Dupontel). La prof a un accident de polluante avec sa fifille qui en sort très abîmée... Elle va la réparer à sa manière... Le flic, lui, se fait carrément zigouiller sa doulce moitié, fliquette elle aussi, par un fumier puant dans les égouts de l’enfer... Il n’aura de cesse de venger sa bien-aimée... Or, l’un des principaux liens entre les deux protagonistes est précisément le fumier puant... qui se fait faire une copie de lui-même - un clone, quoi - par la prof... Une prof d’un niveau scientifique effarant ! Elle te tripote corps et âme n’importe quel humain, faut voir avec quel brio ! Mais pourquoi donc fait-elle cela cette brave dame...? C’est ce que vous ne saurez jamais si vous avez l’intelligence d’éviter ce navet... ! Dans un esprit BD pour adultes (au secours !!!) et mis en images plastifiées, ce filmoïde est d’une bêtise crasse, les poncifs y flottent tels des étrons dans une grosse tinette... et les deux seuls moments quelque peu efficaces sont les deux (interminables cependant) bagarres entre le flic Dupontel et le fumier puant - un gars d’origine bulgare... qui jacte le bulgare à coups d’onomatopées bafouilleuses...! Honteux !

 

 

DEUX VIES... PLUS UNE - de Idit Cebula. (2/20)
France - Couleur, 1h30 - 2007.
Avec : Emmanuelle Devos, Gérard Darmon, Jocelyn Quivrin, Michel Jonasz.

Comédie : Bon, sur ce coup-là, on ne peut pas dire qu’il s’agisse de la énième comédie débile française de la semaine... Cependant, malgré la sympathie dégagée par le couple Emmanuelle / Gérard, l’on rit fort peu... et l’on n’en palpite pas d’avantage. C’est que, mon bon monsieur, y a guère d’histoire dans ce petit bobard... Eliane est une femme sensible et intelligente mais souffre du manque de reconnaissance au sein de sa famille... Son mari, bien que fort gentil est du genre maladroit... ce qui n’arrange rien. Eliane, plutôt que de se contenter de flipper, décide de publier les carnets personnels qu’elle a rédigés... Elle va bien sûr trouver assez rapidement preneur en la personne d’un jeune éditeur curieux et ouvert... Précisons, et c’est un bon point, que pour une fois il n’y aura nulle romance entre ces deux personnages... Le mari sera un peu jaloux tout de même... et, comme je le disais plus haut, Gérard Darmon parvient à nous attendrir en nous faisant sourire trois ou quatre fois... Pas de quoi faire un long métrage... Et pourtant.

 

 

JOYEUSES FUNERAILLES - (Death at a Funeral) de Frank Oz. (3/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Matthew MacFadyen, Rupert Graves, Alan Tudyk, Peter Vaughn,Peter Dinklage

Comédie : C’est le jour de l’enterrement de papa. Plein d’amis en sus de la famille se rejoignent sur les lieux de la cérémonie... qui vireront (presque) lieux du crime... ! Donc, un tas de personnages, un ramassis même devrais-je dire... porteurs de niaiseries imposées par un scénario primaire destiné principalement à un public fort indulgent. Des gags du genre le gars qui, au lieu de prendre un valium avale par erreur une drogue puissante... et qui, ensuite, nous sert des grimaces à faire pâlir le dernier des imbéciles... Gag, je préviens immédiatement, qui sera réutilisé tout au long du film jusqu’au “clou final” ! Entre-temps, apparaît un maître-chanteur prétendant connaître un terrible secret concernant feu le papa... Les fistons iront jusqu’à le zigouiller... mais... comme nous sommes dans une comédie, n’est-ce pas... il va “ressusciter”... Pendant qu’un certain nombre de spectateurs est plié de rire, Mézigue et Moi-Même, nous comptons les plans... et les minutes... Si, l’on se fend les gerçures quand même une ou deux fois. De là à considérer cette espèce de sitcom très “cheap” comme un exemple de l’humour british...!

 

 

PARANOID PARK - de Gus Van Sant. (6/20)
USA - Couleur, 1h25 - 2006.
Avec : Gabe Nevins, Dan Liu, Jake Miller, Taylor Momsen, Lauren Mc Kinney.

Drame : Le Gugusse nouveau est arrivé ! Cette fois, c’est encore une histoire d’ados - dont le principal protagoniste est un accro du skate... ! On se came comme on peut, que veux-tu ! Donc, ça démarre débile grave et inquiétant... en passant par des moments quelque peu troublants... il y a une sorte d’intrigue du style meurtre abominable... qui aurait été commis p’têt ben par notre jeune non-héros... Le flic Dan Liu est agréable à regarder; gueule et présence hors du commun; un jeu impeccable et même du genre “supérieur”... La zizique ajoute à l’ambiance quelques notes accrocheuses... Quelle zizique et quelle ambiance... difficile à savoir avec Gugusse... because son infinie finesse... Toutefois, un peu moins implicite que d’habitude, il réussit à nous intéresser suffisamment jusqu’à la fin... Y a un peu de concret à se mettre sous la dent. Quant au propos, il est sinon totalement nébuleux, bien fadasse... Regardable... quand on n’a pas le choix...

 

 

LE RÊVE DE CASSANDRE - (Cassandra’s Dream) de Woody Allen. (13/20)
USA - Couleur, 1h48 - 2006.
Avec : Ewan McGregor, Colin Farrell, Tom Wilkinson, Hayley Atwell, Sally Hawkins.

Drame : Et le Woody nouveau aussi est arrivé ! Cette fois, il refait un petit tour du côté du genre dramatique... Entre le psychodrame et le polar noir... Une nouvelle variante... Il nous narre, le plus simplement du monde, avec force dialogues pour la plupart bien scribouillés et une caméra très (trop ?) sage, l’histoire de deux frangins comme on n’en a pratiquement jamais vus au cinoche. Deux frangins qui s’adorent et qui donc, pour une fois, ne se foutent pas sur la gueule. Excellemment servis par Farrell et McGregor, ils sont tous deux mignons à croquer. Sérieux, les gars sont émouvants de gentillesse... entre eux surtout... Mais, Lucifer veille et guette ses proies... il prend ici la forme de l’oncle de nos deux bambins... Un magouilleur richissime, biznessman respecté tzétéra... Respecté... peut-être pas par tout le monde... Ainsi son comptable, cette enflure, qui veut témoigner contre lui lors d’un procès qui pourrait avoir des conséquences ruineuses pour leur impressionnant tonton... Comme les deux frères ne sont ni parfaits (Farrell est un joueur invétéré) ni fortunés (McGregor manque de capitaux pour réaliser ses ambitieux projets), eh bien, ils auraient bien besoin d’un petit coup de pouce de la part du tonton magouilleur... Alors, il va leur demander quelque chose en échange. Un service. Un service infernal ! Mission impossible ! Et pourtant... A partir de quel moment oublie-t-on immanquablement ses scrupules...? That Is the Question. A partir de quel moment se repent-on... ? That is une autre question... Réponses (?) dans le film. Un film que d’aucuns trouvent soporifiques et vain... mais qui, cependant, ne m’a point laissé de glace... Bien qu’il ne s’agisse pas d’une œuvre follement ambitieuse, et dont la fin m’a laissé sur ma... faim (à moins que le dénouement ne soit plus subtil qu’il n’en a l’air), j’ai pris du plaisir à mater ce modeste ouvrage... En toute simplicité. Les acteurs n’y sont pas pour rien; notamment un Colin Farrell surprenant dans un contre-emploi comme je les affectionne.

 

 

LE ROYAUME - (The Kingdom) de Peter Berg. (0/20)
USA - Couleur, 1h50 - 2006.
Avec : Jamie Foxx, Chris Cooper, Jennifer Garner, Ashraf Barhom, Jason Bateman.

Aventures : Avertissement : ce film est une arnaque !!! L’on s’attend à un scoop, à une critique sévère voire subversive d’une certaine Amérique, à du politiquement incorrect pour le moins... ce n’est même pas un bon film d’action ! Suite à un terrible attentat à Riyad (cent morts, deux cents blessés de nationalité américaine), un justicier sans masque du FBI s’entête coûte que coûte à aller voir sur place de quoi il en retourne et y faire un peu le ménage. Va falloir qu’il flirte avec la légalité vu que la présence de la flicaille américaine n’est pas souhaitable en Arabie Saoudite selon les estimations des autorités en place. Et il va y arriver, notre petit zorro... après avoir formé une équipe du tonnerre - dont une nana à la gueule de poupée qu’a failli être belle et un mec à la manque interprété par le formidable Chris Cooper ici complètement sous-employé... Sur les lieux du désastre, l’affaire ne sera pas aisée, n’est-ce pas... Les soldats saoudiens sont déjà sur le coup et ne souhaitent pas que des étrangers viennent leur foutre des noisettes dans le trou du cul pendant qu’ils fouillent les sables... Le colonel qui dirige les troupes, Al Ghazi, est un homme sérieux et intègre par-dessus le marché... D’où la naissance d’une collaboration de plus en plus franche et saine entre le zorro ricain et le bidasse arabe... Les deux bonshommes vont se respecter comme des fous et finir par s’aimer comme des malades... Cette histoire d’amitié virile entre deux connards de deux continents différents - symbolisant le rapprochement de deux mondes si différents, n’est-ce pas...- se veut touchante et bourrée de lueurs d’espoirs pour l’Humanité... Ce n’est rien d’autre qu’une mièvrerie trop sucrée pour être crédible doublée d’un cliché si usé qu’on en rit méchamment... Par ailleurs, pour ce qui est du rapprochement des états ricain et saoudien... suivez mon regard ! Cela fait un bail qu’il a eu lieu et à un niveau autrement important et bien plus “poignant”, n’est-ce pas... !

 


 

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