MARS 2007

Semaine 13  Du 21-03-2007 au 27-03-2007

 

L’ANNEE DERNIERE A MARIENBAD - de Alain Resnais. (0/20)
France / Italie - Noir et blanc, 1h40 - 1961. (Reprise)
Avec : Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, Sacha Pitoeff.

Drame : Dimanche dernier au Reflet Médicis. J’ai vraiment vu ce film, dimanche dernier. Pas comme le mec qui prétend à la gonze qu’il l’a rencontrée l’année dernière à Marienbad... Lui, on ne sait pas si c’est vrai ou non... Et, d’ailleurs, très vite on s’en fout copieusement ! De toute façon, ce truc, considéré comme un grand classique, a été écrit par Alain Robbe-Fumée... Avec lui, c’est bétonné garanti, tu piges jamais que dalle... Parce que c’est son principe numéro un ! Rien à piger... mais, ne circulez pas, restez et admirez ! Admirer quoi ??? A part une belle lumière (à l’époque, on faisait encore de la photographie) et l’élégante présence de Delphine Seyrig... ? A ses côtés, t’as un gars, embauché because coproduction franco-italienne, un certain Jojo Albertazzi... qui a une tête et tout... sauf que sa tronche prend toute la place et que les guibolles, on a oublié de lui en fabriquer en proportion... Le beau gars, par excellence ! Mais, le pire c’est qu’il jacte français... avec un accent à couper au couteau... et qu’il n’arrête pas une seconde, putain !!! Robbe-Cramée s’en est vraiment donné à coeur joie dans cette œuvre totalement absconse ! T’as ni queue ni tête tant au niveau de l’histoire (?) qu’au niveau du moindre mot prononcé approximativement par le “latin lovère”... Total, tu te fais chier comme jamais de ta vie ! Cependant, t’as des gens que cette chose transporte, fascine, envoûte... Bizarre et étrange... Enfin, faut rester ouvert et tolérant... même si j’ai le droit de voir les choses avec mes yeux...

 

 


AZUL - (Azuloscurocasinegro) de Daniel Sanchez Arévalo.(6/20)
Espagne - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Quim Gutierrez, Marta Etura, Raul Arévalo, Antonio de la Torre, Hector Colomé.

Comédie dramatique : Mauvais plan : Almodovar fait école... et, forcément, dans ce genre d’école tu ne peux avoir que des mauvais élèves... Regardez un peu tous ceux qui ont lamentablement imité Leone au cinéma ou Coluche sur scène...! Un jeune gars, Jorge, malgré ses diplômes, se voit contraint de remplacer son père en tant que concierge... Par ailleurs, t’as son frangin qui est en taule et qui n’arrive pas à coller un têtard à sa bien-aimée... Alors, ce dernier se rabat sur Jorge... lui demande - histoire que ça reste en famille, n’est-ce pas - de le remplacer le temps de quelques inséminations... Jorge est très emmerdé, d’autant plus que sa bien-aimée à lui fait un come back au pays juste à ce moment-là... Néanmoins, il va se résigner à rendre service au frangin et... bien sûr... va s’énamourer de la meuf de son grand frère... Après, tout cela se complique allègrement... et, en vérité, dans l’ensemble, ce filmounet ne ressemble que de loin à du Almodovar... surtout quand celui-ci est au meilleur de sa forme... Cela dit, les histoires de sexe, de cul, de baise-moi-par-tous-les-trous, sont bien présentes... trop présentes... car inutiles ! Est-ce qu’on va finir par s’arrêter de se “libérer sexuellement”, dans la plus grande contradiction du reste, avant de devenir complètement obsédé ?!? Certes, le truc se laisse regarder... Mais bon, y a pas de quoi fouetter une chatte...

 

 

ENSEMBLE, C’EST TOUT - de Claude Berri. (0/20)
France - Couleur, 1h37 - 2006.
Avec : Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker, François Bertin,Roger Dumas

Comédie dramatique : Après Angel du zozo Ozon, voici une nouvelle adaptation de roman de gare - best-seller s’il vous plaît ! - commis par une certaine Anna Gavalda... (Que si tu vas voir les deux films d’affilée, tu claques !!!). Parole, j’avais jamais entendu parler d’elle auparavant ! Faut dire que je n’ai pas l’habitude de me fatiguer les yeux avec des pages pleines de merde... Y a qu’au cinoche que je me laisse aller... mais, rassure-toi, mon pote, ça non plus ça ne va pas durer...! Ras le cul et plein les bottes de mater des inepties pareilles - honteusement soutenues par des scribouillards bossant pour des torchons qui lèchent le cul des gros groupes financiers - ras les sourcils, mierda ! T’as soi-disant quatre personnages - des sortes d’ectoplasmes en fait - une jeunette (la même plus mignonne Tautou), prénommée Camille, qui habite en mansarde et bosse comme femme de ménage; un cuistot dans le genre bourru (Canet) qui habite le même immeuble et qui va se heurter sentimentalement avec la petite Camille, n’est-ce pas... via son pote, un aristocrate grotesque, qui les fera se rencontrer... Et, pour finir, tu as la grand-mère du cuistot... Les intrigues sont d’une telle subtilité, que t’as l’impression de boire de l’eau tiède... et les fameux quatre pseudo-personnages te laissent de marbre tant ils sont insignifiants, voire terriblement crétins ! De toute façon, que dire d’un film de Claude Berri, qui, à part deux ou trois exceptions sur quarante, n’a jamais fait que dans la bluette... foutant une baffe dans la gueule de Zola au passage, il y a quelques années, avec son insipide adaptation de Germinal... Cela dit, tant qu’il y aura un public pour faire honneur à ce genre d’entreprises dégradantes... qui tirent tout le monde vers le bas... ben... on pourra toujours gueuler dans le désert...!

 

 

GOLDEN DOOR - (Nuovomondo) de Emanuele Crialese.(10/20)
Italie - Couleur, 1h58 - 2006.
Avec : Charlotte Gainsbourg, Vincenzo Amato, Aurora Quattrocchi, Francesco Casisa.

Drame : Au début du vingtième siècle, en Sicile, une famille de paysans se prépare au grand départ vers... le Nouveau Monde... Tout doucement, ils prennent leur temps, hein... Tant et si bien que, malgré des prises de vues soignées, tu te demandes quand est-ce qu’ils vont finir leurs préparatifs et embarquer... parce que tu commences à avoir les abeilles, n’est-ce pas... Au bout de quarante minutes, ils sont sur les quais et l’on voit enfin apparaître Charlotte Gainsbourg dans le rôle d’une jeune british un peu égarée et à la recherche d’un éventuel époux, histoire d’être en règle de l’autre côté de l’Atlantique. Au passage, notons que Charlotte donne l’impression de flotter doucettement, avec une grâce en contrepoint de l’atmosphère sombre... Elle est discrètement parfaite dans son emploi... Vincenzo Amato, quant à lui, nous est de plus en plus sympathique au fil d’un crescendo extrêmement lent... mais qui finit par être efficace... Après le voyage pénible et tumultueux, on arrive aux States, à New York of course, où l’on va faire passer aux immigrés un tas d’examens souvent ridicules... C’est à ce moment-là que le film devient passionnant... et lorsqu’on accroche définitivement... ben... il s’arrête... C’est la fin ! Coït interrompu ! Notons tout de même que côté ambiance, Crialese nous offre là un travail on ne peut plus respectable et nous gratifie également de quelques belles scènes poético-oniriques. L’avantage de ce film, quasiment sans intrigue, c’est qu’il n’est nullement démonstratif... L’on pourrait plutôt le qualifier de contemplatif... recommandable donc aux spectateurs patients...

 

 

LE NOMBRE 23 - (The Number 23) de Joel Schumacher. (6/20)
USA - Couleur, 1h40 - 2005.
Avec : Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman, Danny Huston, Ed Lauter.

Fantastique : Le nombre 23 est un nombre maudit (qui peut être parfois béni...) et à l’inverse, le 32 aussi... sinon pire ! Bon. Là, c’est l’histoire d’un mec qui fait une énorme fixette sur ce fameux 23 / 32... qui va connaître bien des malheurs et devra affronter les malédictions diverses et variées en rapport avec le nombre... Il va même avoir affaire à un meurtre... commis peut-être par lui même...? et manquera finir totalement dingo... tzétéra, tzétérum... Le truc, c’est qu’il voit des 23 partout... Il te prend un nom par exemple et en le multipliant dans un sens et le divisant dans l’autre, il obtient un total de... 23 bien sûr ! Ce qui aurait pu être intéressant avec cette histoire, c’est de développer une réflexion - au travers d’une action bien sûr - sur le thème de l’obscurantisme, de la croyance ou de la superstition... Démarche qui n’a apparemment pas effleuré l’esprit du Schouschou Joel, qui se contente de réaliser un “srillaire” efficace de préférence... mais qui ne l’est finalement que très modérément... A l’évidence, on peut voir ce que l’on veut lorsqu’on a décidé de le voir, n’est-ce pas... Demande à n’importe quel bigot ! Dans le domaine de la religion ou de n’importe quelle autre idéologie, d’ailleurs... Tiens, moi par exemple, je suis né un 23 septembre... L’angoisse !!! 23 + 9 donnant 32 en plus !!! Pourtant, je le jure sur la tête de Mézigue, je n’ai jusqu’à présent jamais eu de pulsions meurtrières... et c’est probablement pas demain la veille ! D’ailleurs, on pourrait s’amuser longtemps en tirant sur les cheveux, n’est-ce pas... Pendant un moment, j’ai eu envie de mettre 9/20 à ce petit film... or, finalement, je lui ai collé un 6... Qu’est-ce que je fais... J’additionne 9 + 20 = 29... moins 6 = 23 ! Et le tour est joué ! En revanche, mec, si jamais t’as eu le malheur d’avoir été conçu en 23 ou 32 coups de bite, t’es mal barré ! C’est l’enfer total ! T’es l’Envoyé de Satan !!!

 

 

300 - de Zack Snyder. (0/20)
USA - Couleur, 1h55 - 2006.
Avec : Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro, David Wenham, Dominic West.

Péplum : Bon, là, je vais être bref ! Une saloperie pareille ne mérite pas qu’on use son énergie à démontrer quoi que ce soit... C’est un film de castagne, de guerre bien puante, “pour la gloire” nous annonce-t-on sur l’affiche !!! Y a plus qu’à gerber ! On te montre dans cette foutaise à quel point la vie de Spartiate était durrrrrre... dès l’âge de six ans, ils se prenaient des patates dans la gueule et s’entraînaient jour et nuit avec l’espoir, chevillé au corps, que l’ennemi osera se présenter le plus tôt possible... ! Mais, attention, tout ça, c’est pour la bonne cause ! Au nom de la fameuse “Freedom”!!! C’est ainsi que, lorsque Xerxès, le sale Perse, vint avec trois cent mille millions d’hommes chercher des poux aux guerriers les plus redoutables de tous les temps, ces derniers vont leur donner du fil à retordre... alors qu’ils ne sont que 300... ! Encore un nombre maudit ? Parce que, finalement, les Spartiates, z’ont beau être balèzes, ils vont se faire niquer, transpercés par mille flèches chacun, cédant en toute logique à l’ennemi trop nombreux... Mais, l’essentiel, n’est-ce pas d’avoir résisté ainsi pour la Gloire et au nom de la Freedom ? Toujours est-il que les producteurs ricains ont trouvé le moyen de faire des films à grand spectacle pour deux fois moins de pognon qu’avant... grâce à ces merveilleux joujoux informatiques... Je ne te raconte pas le résultat... Tout est soigneusement dégueulasse... des costumes aux décors et bien évidemment au niveau de l’ambiance... T’as vachement l’impression d’être à Sparte... Dans un théâtre de banlieue plutôt, ouais !

 

 

 

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