Semaine 10/11
Du 28-02-2007 au 13-03-2007
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AFTER
THE WEDDING - (Efter Brylluppet) de
Susanne Bier. (12/20)
Danemark - Couleur, 2h02 - 2006.
Avec : Mads Mikkelsen, Rolf Lassgard, Sidse
Babett Knudsen, Christian Tafdrup. |
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Drame :
Oublions rapidement le titre “français”
totalement débile - ça devient
une manie chez les distributeurs de nous servir
de l’”ingliche” quelle que
ce soit la nationalité du film... Jacob
travaille pour un orphelinat en Inde... un orphelinat
menacé de disparition... Mais ne voilà-t-y
pas qu’un riche Danois lui propose de
revenir faire un petit tour au pays, histoire
de lui proposer une aide substantielle afin
de sauver les petits malheureux... ! Durant
leur entretien plutôt chaleureux le gros
friqué l’invite soudain au mariage
de sa fille... Jacob va s’y rendre et
ira de surprise en stupéfaction, suite
à sa rencontre avec son ex qui n’est
autre que... l’épouse du milliardaire...!
Voilà pour le commencement ; pour la
suite, un conseil : allez voir le film. Il en
vaut la peine. Pour de multiples raisons...
L’histoire originale et fort étonnante,
l’interprétation (notamment celle
de Mads bien sûr, mais aussi celle de
l’ébouriffant Rolf Lassgard), la
musique (indienne essentiellement) omniprésente
et un final tendrement émouvant... Moins
l’image cependant ! Après le foudroyant
Brothers, Susanne Bier est cette fois
une pichenette moins fortement inspirée
avec ce drame - pas trop mélo mais plutôt
légèrement “bergmanisé”
avec paradoxalement une influence “séritélévisuelle”
(l’image toujours l’image - oh,
vidéo assassine !)... mais parvient toutefois
à créer de l’émotion
quand on s’y attend le moins - comme par
secousses ! Conclusion ? Eh bien, il faut y
aller, mon vieux ! |
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CHRONIQUE D’UN SCANDALE
- (Notes on a Scandal) de Richard Eyre.(18/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h32 - 2006.
Avec : Judi Dench, Cate Blanchett, Bill Nighy,
Tom Georgeson, Michael Maloney.
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Drame :
Acariâtre vieille enseignante à
la morsure toujours prête, plus ou moins
détestée par ses collègues,
Barbara voit débarquer un beau jour une
“nouvelle”... Jeune blonde, sympathique
et belle, elle s’avère d’une
exquise gentillesse et toutes deux vont rapidement
se comprendre et se fréquenter... Or,
un soir, l’impensable se produit... Barbara
voit dans une salle isolée la belle blonde
en train de fraterniser à flux bandant
avec un élève de quinze ans...
! A partir de là, ça va chier
des bulles de toutes les couleurs. La vieille
Barbara va nous la jouer sur tous les rythmes
et tour à tour, faire le fauve ou la
souris, sortir ses griffes ou bien cajoler...
Elle ne dénoncera pas la blonde (Shawn
qu’elle s’appelle) puis fera mine
de la menacer; la dénoncera sans la dénoncer
tout en la dénonçant... je t’en
passe et des pas pires... jusqu’à
lui faire le coup de la veuve noire...! Mais
qui est donc cette Barbara... si mal-aimée...
? A-t-elle simplement besoin de tendresse...
ou bien sa seule motivation serait la cruauté...
? En tous cas, si ses actes ne sont que malveillance...
s’agirait m’est avis d’une
cruauté sacrément bien tordue
! Attention à ne pas simplifier ! Je
crains qu’il n’y ait des commentateurs
qui enferment la brave affreuse dame dans un
cadre tout prêt...! Genre, c’est
une homo refoulée... ou encore, tout
bonnement, s’agit d’une folle, point
barre ! Je ne veux nullement jouer au plus fin;
mais l’affaire est terriblement plus complexe.
Nous avons là un être humain dans
toute son immense capacité à prévoir
quarante coups à l’avance, tout
en ignorant à quel jeu il joue... L’incommensurable
richesse de l’interprétation de
Judi Dench aidant, nous voilà joliment
égarés... pour notre plus grand
plaisir de cinéphile... plaisir impitoyablement
mêlé d’effroi. Cate Blanchett
(dans le rôle de Shawn) est pleinement
digne de son illustre partenaire ! Ce n’est
pas peu dire ! |
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MICHOU D’AUBER - de Thomas
Gilou.(17/20) 
France - Couleur, 2h04 - 2006.
Avec : Gérard Depardieu, Nathalie Baye,
Samy Seghir, Mathieu Amalric, Fellag.
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Comédie
dramatique : Oh, la divine surprise
! Nous qui nous attendions à du banal,
du surfait, genre sucré “infernalement”
pavé de bonnes intentions... Eh bien,
mille fois que nenni !!! Certes, l’ensemble
est classicos avec même quelques “cucuteries”
ici ou là... Mais, diable que l’histoire
est chouette et que le film est plein de contenu,
si j’ose dire... Osons, osons ! De nos
jours, il est si rare que dans une toile il
se passe un petit quelque chose avant la première
heure écoulée ! En 1960, quelque
part dans un village du Berry, un gamin maghrébin
est pris en charge par Gisèle, une brave
femme qui a besoin de sous... Car le petiot
provient direct de l’Assistance Publique.
(Voilà de quoi rappeler des souvenirs
à mon cher Mézigue...). Le mari
de Gisèle, un ancien bidasse vaguement
gradé, est comme qui dirait un peu “racisse”
sur les bords ! Ce qui oblige la brave dame
à décolorer les tifs de Messaoud
(prénom du gamin) et à le rebaptiser
Michel... Mais comme le mari, Georges, est aussi
brave que con, ça va aider la situasse
à se débrouiller... Il se prendra
même vite d’affection pour le gosse
! Georges, c’est Depardieu. Et là,
je peux te dire mon vieux, que le père
Gégé le Dédé est
dans une forme éblouissante ! C’est
que quand il veut, il peut être réellement
formidable, le bougre... qui nous a si souvent
déçus ces derniers temps en tournant
tout et n’importe quoi. Faut le voir en
train de faire la dictée au petit Michel-Messaoud
! Morceau d’anthologie, mon pote ! Le
voir aussi se friter avec de minables sous-franchouillards
du village... Tzétéra... Baye
et Amalric ne déméritent pas;
du reste, toute la distribution est parfaitement
au point - sans oublier le merveilleux Fellag
dans le rôle du père de Michel-Messaoud.
Bon, je ne vais quand même pas pousser
la chansonnette comme ça jusqu’à
me contorsionner le verbe et les cordes vocales...
pour simplement dire que le film est à
zieuter toutes affaires “cassantes”...!
Z’avez l’embarras du choix en ce
moment, braves gens. Profitez-en donc ! |
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LES
TEMOINS - de André Téchiné.
(4/20) 
France - Couleur, 1h52 - 2006.
Avec : Michel Blanc, Emmanuelle Béart,
Sami Bouajila, Johan Libéreau, Julie
Depardieu |
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Drame :
Le toujours pressé André Téchiné
nous la joue cette fois carrément allegro
vivace ! C’est dire si c’est coton
à suivre ! Surtout une bonne première
partie du film. Mais bon, ce n’est pas
tout... Au prétexte de réaliser
un film utile et consensuel, Tété
nous pond une oeuvrette bien convenue comme
il faut. L’action se situe dans les années
84-85 et il nous rappelle les abominables “débuts”
d’un virus qui fait encore des ravages,
le fameux SIDA... Quitte à passer pour
ce que je ne suis pas, je trouve qu’en
majeure partie, il s’est assez violemment
planté ! Durant la partie précipitée,
on s’emmerde, parce que le rythme fatigue...
ensuite, ça vire clichés et compagnie...
Le tout agrémenté d’un certain
nombre de scènes d’enculage parfaitement
inutiles. Eh, Tété, jamais t’essayes
de suggérer...? |
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