MAI 2007

Semaine 22  Du 23-05-2007 au 29-05-2007

 

APRES LUI - de Gaël Morel.(0/20)
France - Couleur, 1h32 - 2006.
Avec : Catherine Deneuve, Thomas Dumerchez, Guy Marchand, Elodie Bouchez.

Drame : Dramatique à l’évidence ! Pendant quasiment tout le film (?), tout le monde chiale - surtout durant les trente premières minutes... C’est “passque” le fistongue est mort dans un bête accident de tuture... Alors, au bout d’une demi-heure, tu zieutes ta montre, il ne s’est rien passé... Au bout d’une heure, idem... Au bout d’une heure et trente minutes, non plus... sauf que là, c’est la fin, le soulagement, la libération du spectateur... qui vient de se taper une merde assez parfaitement exemplaire, en ce sens qu’elle te montre exactement ce qu’il ne faut jamais faire au cinéma...! D’une façon quasi pathologique, le film s’acharne à te montrer le report d’affection d’une mère (Deneuve) dont le fils est mort, sur le meilleur pote dudit fiston... Ce n’est ni cohérent, ni intéressant, ni digne du moindre respect... La lourdeur est au rendez-vous... sous couvert de démarche subtile et anti-mélodramatique. La mére Catherine - pourtant bonne comédienne - se plante comme jamais dans des situations “injouables”... En revanche, Guy Marchand, c’est du solide; depuis trente ans qu’il fait du cinoche, il n’a toujours rien appris ! Pantin il était, pantin il est resté, pantin il sera jusqu’au dernier souffle. Coriace, le bougre ! Non mais, franchement, comment certaines personnes peuvent-elles être dupes à ce point ?!? Le Guy, il est sempiternellement, et dans n’importe quel film, totalement absent, il ne sait absolument rien exprimer... et t’as des gens qui approuvent... aiment... applaudissent... ! Si tu veux un petit conseil, spectateur, prends l’habitude de regarder les mirettes d’un acteur... Tu y verras tout... ou rien ! Ne parlons pas des autres de grâce...!

 

 


LES CHANSONS D’AMOUR - de Christophe Honoré.(0/20)
France - Couleur, 1h40 - 2007.
Avec : Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Clotilde Hesme.

Comédie musicale : Chri-chri nous a improvisé cette fois une babiole - en quatrième vitesse; le film a été tourné, monté et tout le bazar en 2007 avant le mois de mai...! - terriblement indéfinissable dans le sens le plus péjoratif du terme. Chri-chri, c’est un gars qui succède à la désormais très ancienne “nouvelle vague française”, qui prend le témoin en ne gardant que ce qu’il y avait de plus facile - et donc de plus mauvais - chez les cinéastes plus ou moins amateurs de l’époque des années 50/60 du siècle dernier... Là, il nous la joue Jacques Demy façon “mode nauséabonde du vingt et unième siècle”... Un trio d’amoureux, un mec et deux nénettes qui se considèrent comme des frangines - ce qui ne les empêche pas de se bouffer la chatte sous les draps du lit où couche également le garçon... Moi, je dis ça... vous savez... nullement d’une manière moraliste... C’est juste histoire de situer la richesse de l’imaginaire de l’auteur... L’une des deux va avoir un accident cardiaque fatal... Le gars, qui semble l’avoir vachement aimée, va flipper, tortiller du zob... jusqu’au moment où il va trouver la consolation suprême dans les bras et le cul d’un homo... Homo de service, comme on en voit trop souvent au cinoche ces dernières années... M’est avis que les homos, c’est pas comme le sel... on n’est pas obligé d’en mettre dans toutes les sauces... (Et même le sel, d’ailleurs...). Qu’on se comprenne bien les gars, c’est pas les “gays” qui m’indisposent, c’est la mode... ! Qui dit mode dit absence de réflexion... T’as la mode de la saison - couleur dominante le vert, le bleu ou le jaune - , t’as la mode anti-tabac, t’as la mode “votez-pour-le-roi-des-cons”... tzétéra... Ajoutons à cela une image bien dégueulasse comme il ne faut pas... des cadrages et une mise en scène pour le moins improvisés... et un casting effrayant puisque dominé par l’ineffable Louis Garrel... qui, comme certains de ses aînés (déjà!!!) ne sait rien faire de ses dix doigts... Finalement, le cinoche, c’est une sacrée bonne planque...! Parlons pas, par pitié, des partitions z’et chansons... !
Nota vachement bene : ce navet a fait partie de la sélection officielle (en compétition) du festival des “Cannes Blanches 2007”...!

 

 

PIRATES DES CARAÏBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE - (Pirates of the Caribbean : At World’s End) - de Gore Verbinski.(0/20)
USA - Couleur, 2h48 - 2006.
Avec : Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Geoffrey Rush, Chow Yun-fat, Stellan Skarsgard, Bill Nighy, Jack Davenport, Kevin McNally et Jonathan Pryce.

Aventures fantastiques : Nous voilà à l’autre extrême... Pendant que le cinéma français prétend être le plus créatif avec des horreurs pleines de liberté et de fureur, le cinéma ricain (plus précisément hollywoodien) nous plonge dans les affres d’un cinoche sans autre prétention que celles de divertir et d’amuser... Doux Jésus ! Vaut mieux voir ça qu’avoir les mirettes crevées ! L’histoire n’a - je vous le dis d’emblée - aucune espèce d’importance... Au départ, ce n’est qu’un prétexte à ramasser des sous aussi vite que possible... Après, tu cours, n’est-ce pas... “tèque ze monnaie and runne”...! T’as intérêt ! Rarement, il m’est arrivé de voir quelque chose d’aussi vain, vide et foncièrement stupide (pourtant, je suis connaisseur en la matière...). En vrac soit dit, t’as plein de séquelles de plein de films à succès de ces trente dernières années, notamment de La guerre des étoiles, côté personnages monstrueusement “aliens”, des clichés piochés ça et là de tous ordres, et même... (là, ça devient grave) des clins d’oeil à Sergio Leone !!! Doit se marrer dans sa tombe, le Maestro...! Non, parce que, là, faut pas toucher... ! L’espèce de scène parodico-sensationnelle où le Verbinski Gore de mes deux tripatouille la musique de Il était une fois dans l’ouest , tout en filmant comme une betterave victime d’une sécheresse sans nom, ne peut qu’indigner le plus clément des cinéphiles !!! Alors là, c’est le grand foutoir ! Depp qui se prostitue. Orlando le morveux. K.K. (entendez Keira Knightley), véritable masque de fer ou de plastoc - que sais-je, elle est peut-être née comme ça - ou encore les autres vérolés au dernier degré, ça ne te régénère pas forcément l’esprit... Toutes les scènes sont inutiles ! Donc... suivez mon regard fatigué...

 

 

LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON - de Julian Schnabel. (14/20)
France - Couleur, 1h52 - 2006.
Avec : Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Patrick Chesnais, Niels Arestrup, Jean-Pierre Cassel, Marina Hands, Max Von Sydow,
Isaach de Bankolé, Emma de Caunes, Agathe de la Fontaine, Jean-Philippe Ecoffey.

Drame : Un gars, rédacteur en chef d’un magazine qui vaut ce qu’il vaut, est victime d’une attaque cérébrale surprise... Il se retrouve dans un plume d’hôpital... Le spectateur est invité à reluquer le monde extérieur par son regard... Ce qui est parfois insoutenable mais logique dans la démarche du metteur en scène Schnabel au vu de l’histoire de cet humain pour le moins désemparé. Le spectateur est évidemment pris au jeu, au point parfois d’angoisser, mais le parti pris de la réalisation ne s’en justifie que d’autant plus. Beaucoup de gens connaissent l’histoire à la fois noire et magnifique de ce personnage que l’on pourrait juger anodin... si ce n’était l’extraordinaire fin d’existence qu’il n’eut point le plaisir de savourer. Je rappelle qu’il est question d’un gars, assisté et hautement stimulé, par plusieurs femmes à la patience difficilement compréhensible, qui décide d’écrire carrément un bouquin directement motivé par sa condition de survivant à plus ou moins court terme. Notons immédiatement qu’il s’agit là d’une oeuvre pénible à suivre de par son sujet - mais, oh combien édifiante sur la fameuse condition humaine. Cet homme ne nous aurait sans doute jamais passionnés si - pour son plus grand malheur - il n’avait été victime d’une attaque cérébrale aussi exceptionnelle que tragique. Le cinéaste - digne de ce nom ainsi que du prix de mise en scène qu’il vient de remporter à Cannes 2007 - parvient à nous faire respirer par l’oeil gauche du protagoniste toute la portée, souvent minimale voire misérable de la condtion humaine... Il existe des gens, comme Mézigue et Moi-Même, qui ne portent pas incoditionnellement en leur coeur l’amour de la vie... parce que... précisément... la vie est un champ de bataille...!

 

 

 

 

 

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