Semaine 21
Du 16-05-2007 au 22-05-2007
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HEROS
FRAGILES - de Emilio Pacull. (13/20)

France / Chili - Couleur, 1h27 - 2006.
Avec : Arturo Jiron, Augusto Olivares, Milton
Friedman, Carlos Jorquera. |
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Documentaire :
Après une longue absence, le beau-fils
du meilleur pote de Allende retourne au Chili,
son pays natal, afin d’y mener une enquête
politico-intime... Les archives, enfin rendues
publiques, confirment clairement que la CIA,
Kissinger en tête, avait été
impliquée dans le putsch du fameux 11
septembre 1973; que le beau-père de notre
protagoniste, Augusto Olivares, fervent participant
au rétablissement de la démocratie
au Chili, s’était bien flingué
quelques minutes avant Allende, au moment des
premiers bombardements du palais présidentiel...
et que bien lui en avait pris... puisqu’après
la prise du pouvoir par la force, une extermination
systématique des proches collaborateurs
de l’exceptionnel idéaliste Allende
allait avoir lieu... agrémentée
de longues séances de tortures savamment
concoctées par un certain Pinochet. De
nombreux témoignages, notamment de certains
survivants du 11 septembre, ponctuent cette
nouvelle approche du “cas” chilien
dont les Ricains craignaient qu’il ne
fasse tâche d’huile... Moins complet
que le remarquable Salvador
Allende réalisé par Guzman
en 2004, ce film fort honnête vaut tout
de même le détour. |
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J’VEUX PAS QUE TU T’EN AILLES
- de Bernard Jeanjean.(0/20) 
France - Couleur, 1h27 - 2006.
Avec : Richard Berry, Judith Godrèche,
Julien Boisselier.
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Comédie
: Spécial Mézigue : “Le
petit Jeanjean a encore fait caca à côté
du pot. Suis allé me taper cette idiotie
“catégorie Z” par curiosité
malsaine... Savoir dans quelle mesure il s’agissait
d’une sorte de plagiat d’une comédie
déjà pas brillante datant de début
2006, Petites
confidences (à ma psy) d’un
certain Ben Younger. Dans cette première
mouture, il s’agissait d’une mère
psy et de sa patiente, petite amie de son fiston...
Certes, dans la version française de
ce navet américain (on n’arrête
pas le progrès, n’est-ce pas...),
les rôles sont différemment répartis;
le psy est le mari d’une femme adultère
qui le trompe avec l’un de ses patients...
On a beau s’y attendre, la démesure
de la connerie humaine étonne toujours
! Ici, l’action (minable) démarre
au quart de tour. L’intrigue (?!?) se
noue dès la première image...
et, du plumard du psy et de sa moitié,
l’on passe direct au cabinet du même
psy où ce dernier reçoit le fameux
patient... et apprend tout en cinq minutes par
l’intermédiaire de dialogues dont
pas un illettré attardé de six
ans maxi ne voudrait ! Je glisse sur le reste
d’un insipide scénario commis par
un “gogol” parfaitement à
l’aise dans l’atmosphère
puante de notre époque décadente...
Les spectateurs rient dans la salle. Tout est
pour le mieux dans le plus con des mondes.” |
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LES
LIP, L’IMAGINATION AU POUVOIR
- de Christian Rouaud. (20/20) 
France - Couleur, noir et blanc, 2h02 - 2006. |
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Documentaire
: Un certain 17 avril 1973, une certaine usine
horlogère de Bezançon dépose
le bilan. Les travailleurs, pas contents du
tout, se mettent en grève, dans un premier
temps, puis, séquestrent les membres
de la direction et - ces derniers ayant été
libérés par les CRS - ils finissent
par se lancer dans l’autogestion de leur
firme... refusant opiniâtrement la fermeture
abusive... Ils vont récupérer
les montres, les planquer, les revendre et continuer
à assurer la fabrication... Voici l’aventure
extraordinaire (bien connue de par chez nous
- surtout par les plus de cinquante ans) de
gens apparemment ordinaires... de gens, comme
dirait le philosophe, “ qui ne savaient
pas que la chose était impossible, alors
ils l’ont faite”... Certes, il y
eut quelques hésitations ça et
là, mais les principaux protagonistes
de cette action ne furent pas longs à
se jeter à l’eau... fortement suivis
par les autres. Il y aurait tant à dire
à propos de cet exceptionnel documentaire...
tant et plus que... paradoxalement, j’en
ai le sifflet coupé... Notons cependant
qu’on y apprend, entre autres, comment
l’esprit d’entreprise commença
de se perdre en 1975 - suite à l’épilogue
de cette affaire - et de quelle façon
on le remplaça par la “financiarisation”
des esprits... Pour le reste, on est prié
d’aller voir le film illico... sans autres
commentaires... si ce n’est que, cerise
sur le gâteau, les principaux acteurs
du mouvement des Lip sont de sacrés personnages
nullement dénués d’humour,
qu’on a grand plaisir à suivre
tout au long de leurs nombreuses interventions
durant les copieuses et passionnantes deux heures
proposées par Christian Rouaud. |
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SHINOBI
- de Ten Shimoyama. (0/20) 
Japon - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Yukie Nakama, Joe Odagiri, Kazuo Kitamura,
Renji Ishibashi, Minoru Terada. |
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Aventures fantastiques
: En 1614, que paraît-y qu’y avait
de fabuleux guerriers, divisés en deux
clans, les Shinobi...! Que c’étaient
des keums et des meufs qui maîtrisaient
un art du combat complètement ancestral,
spectaculaire et ne tolérant pas la contradiction...
Autrement dit, z’étaient invincibles
! Ils savaient voler, te zigouiller l’adversaire
d’un regard... un clin d’oeil bien
placé... une mauvaise intention bien
ressentie... Doués de pouvoirs surnaturels,
ils se situaient quelque part entre Tigres z’et
Dragons, X Men et les Quatre Fantastiques...!
Le Shôgun, voulant les contrôler
en leur niquant la gueule, leur impose une règle
sanguinaire et tragi-comique (au second degré).
Par là-dessus, t’as un Roméo
et une Juliette qui vont se retrouver face à
face et griffes à griffes, étant
donné qu’ils appartiennent à
deux camps adverses... Un vibrant hommage à
la débilité mentale. |
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ZODIAC
- de David Fincher.(14/20)

USA - Couleur, 2h36 - 2006.
Avec : Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert
Downey Jr., Anthony Edwards, Brian Cox, Chloë
Sevigny, John Caroll Lynch. |
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Policier
: Mis à part qu’il s’agit
d’une histoire de serial killer, rien
à voir avec Seven , le thriller qui rendit
célèbre David Fincher. En effet,
ici, il s’agit d’une intrigue largement
inspirée de faits et affaires réels.
Beaucoup moins de place, donc, pour les scènes
surréalistes ou tout simplement saignantes...
Le spectaculaire s’efface devant une sorte
de quasi documentaire, sérieusement reconstitué
à partir d’archives officielles...
A la fin des années soixante, deux assassinats
particulièrement impitoyables vont alerter
et les bourres et la presse. Le protagoniste
principal du film est un illustrateur de canard,
Robert Graysmith, celui-là même
qui écrivit deux ouvrages consacrés
au fameux serial killer surnommée Zodiac.
L’affaire s’étalant sur de
nombreuses années, il eut fallu, pour
bien entrer dans tous les détails, dix
ou douze heures de film. Fincher s’est
contenté de 2h36... ce qui paradoxalement
paraît déjà un peu excessif...
En effet, il ne parvient pas toujours à
éviter des longueurs, et, par un certain
manque de maîtrise, toujours paradoxalement,
il privilégie certaines situations tout
en survolant des périodes d’investigations
fort importantes... ce qui n’est pas sans
déstabiliser quelque peu le spectateur...
Faut donc s’accrocher pour suivre... Néanmoins,
l’ensemble de la réalisation épate
par le soin apporté à la reconstitution
- et des faits et des décors - et les
nombreux personnages (tous remarquablement servis
par des interprètes en grande forme),
réalistes, originaux voire pittoresques
nous font vibrer d’un bout à l’autre
de cette enquête... qui restera finalement
inaboutie. Cette série de meurtres sans
explications précises, loin de nous frustrer,
nous permet au contraire de visiter des sentiers
un peu moins fréquentés. |
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