Semaine 20
Du 09-05-2007 au 15-05-2007
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C’EST
GRADIVA QUI VOUS APPELLE - de Alain
Robbe-Grillet.(0/20)
France - Couleur, 1h50 - 2006.
Avec : James Wilby, Arielle Dombasle, Marie
Espinosa, Farid Chopel, Farida Khelfa. |
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Erotique
: Spécial Mézigue : “Branlette
intello-érotisante plus précisément.
Robbe-Cramée se touche le pipi, en s’inspirant
de sa propre “scribouillardise”
romanesque, sans aller, bien sûr, jusqu’au
vulgaire porno. Il est surtout question ici,
d’Art... n’est-ce pas... T’as
un historien d’art (James Wilby), lamentablement
halluciné par l’oeuvre de Delacroix
et de l’un de ses modèles féminins,
qui s’isole dans un palais en ruine, près
de Marrakech, afin d’y mieux sonder sa
connerie obsessionnelle... quand, soudain, le
fameux modèle apparaît... puis
disparaît... Rêve ou réalité...?
Cauchemar, dirais-je plutôt car c’est
l’ineffable Arielle Dombasle, la poupée
gonflée, qui à 77 piges joue encore
les lolitas...! Comme d’habitude, Robbe-Fumée
nous sert du sado-maso destiné aux bourges
faisandés dont les zones érogènes
se barrent en couille... de l’incompréhensible
de préférence - vu que lui-même,
n’est-ce pas, est totalement dépassé
par son œuvre - et nous emmerde la vue
avec de l’image d’amateur de bas
étage, tente à tout prix de nous
nouer les neurones et, paradoxalement, achève
de nous convaincre que l’Art, ce n’est
vraiment pas n’importe quoi !” |
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LA FAILLE - (Fracture) de Gregory
Hoblit.(10/20) 
USA - Couleur, 1h50 - 2006.
Avec : Anthony Hopkins, Ryan Gosling, David
Strathairn, Rosamund Pike, Billy Burke.
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Policier
: Vicelard, le vieux cocu ! Très vicelard
! Il va buter sa meuf adultère le plus
tranquillement du monde, puis, attendre dans
sa confortable villa, l’arrivée
de la police en avouant le crime au négociateur
qu’il a laissé entrer, un rictus
diabolique plein les lèvres et les mirettes,
avec, à ses pieds, le cadavre encore
fumant... Bon, l’affaire semble simple
et réglée. Eh bien, non ! C’est
au contraire, à partir de là,
que tout se complique... Un jeune procureur
va être chargé de suivre le procès.
Il est persuadé que le compte de l’assassin
va être réglé fissa... d’autant
plus qu’il a hâte de changer de
boîte et donc de se décharger de
cette dernière affaire dans les plus
brefs délais... Va être un peu
contrarié le jeune loup... Va pleuvoir
de la merde... surtout que la victime... n’est
pas tout à fait morte... elle est plongée
dans un coma profond, quelque part dans un hosto...
et cela n’arrangera personne, y compris
son tueur de mari... Bien. Côté
intrigue, on va en rester là. Tout ce
que je puis dire, c’est qu’à
mon humble avis, le scénar est loin d’être
parfait vu que des longueurs flottent ici ou
là... pas mal de pertes de temps notamment
en compagnie de la belle blonde, Rosamund Pike,
qui, si elle est agréable à zieuter...
n’en interprète pas moins un personnage
dont on a gonflé l’importance sans
raisons valables... Néanmoins, grâce
à la mise en scène efficace et
à la présence de comédiens
de l’envergure de Hopkins (idéal
pour ce genre d’emploi - c’est lui,
le cocu assassin) ou encore, dans un rôle
secondaire, David Strathairn, qui ne cesse de
se bonifier avec le temps... nous ne trouvons
nulle occasion de nous ennuyer. |
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HITCHER
- (The Hitcher) de Dave Meyers. (0/20)

USA - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Sean Bean, Sophia Bush, Zachary Knighton,
Neal McDonough, Kyle Davis. |
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Policier
: Remake inutile est souvent un pléonasme,
certes. Mais là, vraiment, on se demande,
on se gratte la perruque, on se frotte les yeux...
Il y a vingt ans déjà, un certain
Mark Harmon réalisa l’original
avec Rutger Hauer... Petit polar à peu
près passable, il ne marqua point le
public... Et voilà qu’on nous ressert
la même histoire, simplifiée et
bêtifiée à outrance... en
insistant volontiers sur les aspects horrifiques
de l’action... Voilà donc un film
qui s’adresse clairement aux débiles
! Par une nuit bien pluvieuse comme il faut,
sur une route, un jeune couple de fiancés
roule peinard en se dirigeant vers quelques
jours de vacances. C’est-y pas là
que... un grand con apparaît, planté
au beau milieu du circuit bagnolesque - sa tire
à lui, garée à quelques
pas. Pour l’éviter, le jeune gars
au volant est amené à faire plusieurs
tours de manège... et parvient de justesse
à ne pas s’exploser dans le décor...!
Le grand con est apparemment en panne et faisait
sans doute du stop... à sa manière...
Mais, les jeunes gens, pris de frayeur, ne s’arrêteront
pas pour sa gueule et continueront leur chemin...
jusqu’à ce qu’ils rencontrent
à nouveau le taré dans une station-essence...
Le taré est plus que taré... en
fait, c’est un “killer” fou
! Après ça, on a droit à
du mille fois vu, du super platement linéaire...
jusqu’à l’élimination
du salopard... Point barre. |
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IRINA
PALM - de Sam Garbarski. (9/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h43 - 2006.
Avec : Marianne Faithfull, Miki Manojlovic,
Kevin Bishop, Jenny Agutter, Corey Burke. |
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Drame
: Pour les drames sociaux, et ce aux quatre
coins du globe (voir plus loin Si le vent
soulève les sables et Still
Life ), nous sommes plutôt bien servis
en ce moment... Ici, nous sommes at London in
Inglande... pays riche mais richement doté
de misères en tous genres. Une femme
plus très jeune dont le petit-fils est
gravement malade cherche par tous les moyens
à aider son fiston et sa belle-fille
à trouver le pognon nécessaire
pour soigner le petiot... En effet, ce dernier
souffre d’un truc qu’on ne soigne
que très loin là-bas, quelque
part en Australie... Donc, le voyage coûte
bonbon. Vu son âge et son manque d’expérience
professionnelle, elle finit comme branleuse
dans un cabaret érotique... Comme elle
a des paluches fort douces, elle va acquérir
une certaine notoriété et gagner
pas mal d’argent... Bien que fort inégal
(à l’image de Marianne Faithfull),
le film parvient à toucher sa cible assez
souvent grâce à un mélange
mélodramatique (sans misérabilisme)
et une bonne dose d’humour (tout à
fait bien venu). Certes, des lourdeurs de fabrication
provoquent des situations assez peu convaincantes
- notamment la sur-dramatisation de la réaction
du fils lorsqu’il apprend comment sa mère
a gagné la tune; ou encore une fin heureuse
aussi inattendue qu’improbable - mais,
si l’on met de côté quelques
grosses ficelles, on s’en sort sans trop
de bobos aux mirettes... En effet, nous avons
droit, par exemple, à une excellente
prestation, tout en finesse et autres nuances,
d’un Miki Manojlovic bien inspiré. |
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JE
T’AIME... MOI NON PLUS - de Maria
de Medeiros. (13/20) 
France - Couleur, 1h22 - 2004.
Avec la participation de : Amos Gitaï,
Ken Loach, Danis Tanovic, Wim Wenders, etc... |
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Documentaire
: Plutôt chouette l’idée
de Maria... Faire s’entrechoquer les meilleurs
ennemis du monde, savoir les cinéastes
et les critiques... En effet, les cinéastes
fondent tout aussi bien en larmes (lorsqu’on
les “assassine”) que de bonheur
(quand on les encense). Ce n’est pas nouveau,
ça... Mais ici, nous avons la possibilité
de savourer, au fil des entretiens, toutes sortes
de réactions; celle d’un Ken Loach
ironique et un peu méprisant; d’un
Wenders triste et grave; d’un Almodovar
faisant preuve d’un humour aussi méchant
que réjouissant etc. Du côté
des critiques, nous avons affaire à des
gens pas toujours si méprisables que
cela... quoique souvent agaçants... vu
que c’est des spectateurs professionnels...
C’est là où le bât
commence à blesser... de mon point de
vue en tous cas... T’as celui qui prend
des notes dans le noir durant la projection
ou qui, bien que venant de voir un film, ne
sait pas encore au sortir de la salle qu’en
penser... Autrement dit, est-ce que j’ai
aimé ou pas... puis-je me permettre d’avoir
l’audace d’avoir pris du plaisir
avec un film si léger... tzétéra
et tralala... Le gros du problème est
là : comment rester pleinement spectateur
même lorsqu’on est censé
écrire son avis par la suite... ? Cela
dit, une chose est sûre, que cela plaise
ou non, les critiques sont nécessaires...
ne serait-ce que parce que les cinéastes
en ont besoin... comme points de repères
ou d’appui... Pour finir, je dirai qu’il
serait tout de même vachement intéressant
qu’un jour (tout comme en littérature,
par exemple) des cinéastes se mettent
à juger les œuvres des autres...
Finalement, ils sont plutôt bien placés...
Notamment au niveau des détails techniques,
les critiques, eux, étant particulièrement
ignares en la matière... Ignorance qui
les amène, par trop souvent, à
rester insensibles à la forme et à
ne traiter que - d’une façon excessivement
intellectualisée - d’un fond...
que parfois ils sont les seuls à pouvoir
sonder (?)... Mettre de côté la
forme, en matière d’art, ça
la fout quand même mal ! |
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LA
LISTE DE CARLA - de Marcel Schüpbach.(6/20)

Suisse - Couleur, 1h35 - 2005 / 2006. |
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Documentaire
: Depuis un certain nombre d’années,
Carla del Ponte et son équipe s’évertuent
à traquer les criminels de guerre (oh,
l’affreux pléonasme !) en ex-Yougoslavie.
Plus particulièrement Mladic, le boucher
des Balkans et son big chief, Radovan
Karadzic. S’il parviennent parfois à
leurs fins (voir l’arrestation du Croate
Ante Gotovina ou de quelques “menus poissons”),
ils n’en sont pas moins sortis de l’auberge,
si j’ose dire... Il y a eu tant et tant
de magouilles de toutes parts que la situation
paraît inextricable... Cependant, on nous
présente une sorte d’héroïne
qui ne renonce jamais... alors que le film,
volontairement ou non, met en évidence
toutes sortes d’échecs et de déceptions...
En fait, l’on sort de la projection avec
un profond sentiment d’impuissance...
Mais, tout cela, on le savait sans ce film...
Voilà pourquoi, ce documentaire me semble
un peu vain... pour le moins prématuré...
Dans quelques années, peut-être,
avec un peu plus d’infos et de recul,
n’est-ce pas... Toujours est-il qu’un
détail de taille est frappant. Lorsqu’on
entend parler d’un criminel poursuivi
pour n’avoir pas respecté les lois,
règles ou coutumes (!!!) de la guerre,
on saute au plafond !!! Tant que l’on
raisonnera en ces termes (pour le moins grotesques
et aberrants - une guerre sans crimes, c’est
quoi ?), on n’en finira jamais avec le
plus vieux fléau du monde. |
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LUCKY
YOU - de Curtis Hanson.(13/20)

USA - Couleur, 2h02 - 2005.
Avec : Eric Bana, Drew Barrymore, Robert Duvall,
Debra Messing, Horatio Sanz. |
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Drame :
A Las Vegas, les aventures de Huck, joueur professionnel
de poker, fils d’un grand champion, risque-tout
aux cartes, mais timide côté sentiments...
Souventes fois, il croise son papa au hasard
d’une table de jeu et... lors du Tournoi
international du Poker, il va se retrouver face
à son dabe... avec qui il a apparemment
quelques problèmes à régler
n’ayant rien à voir avec les cartes...
Contrairement à d’autres, je considère
que ce film peut intéresser un large
public - pas seulement les passionnés
de poker. En effet, les règles du jeu
étant assez simple qui plus est, l’on
s’y prend... au jeu ! L’affaire
est bien ficelée par l’efficace
Curtis Hanson; Eric “Banane” a gagné
en finesse, tant physiquement (il semble avoir
perdu quelques kilos) qu’artistiquement;
Robert Duvall est toujours aussi impressionnant
et Drew Barrymore toujours aussi... “soapy”.
Classicos, avec tout de même une ou deux
surprises, mais fort agréable à
suivre. |
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NOTRE
PAIN QUOTIDIEN - (Our Daily Bread)
de Nikolaus Geyrhalter.(7/20) 
Autriche - Couleur, 1h32 - 2004. |
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Documentaire
: Ici, la démesure de l’industrie
agro-alimentaire nous est objectivement montrée
avec de longs plans-séquences... et la
démesure de la surconsommation des humains
subtilement suggérée... En effet,
nul commentaire durant une heure et demie...
Des images, c’est tout. Des images qui
semblent parfois surréalistes. Des images
qui, calmement mais implacablement, nous dévoilent
avec une sobre insistance la manière
dont on fabrique de nos jours, “notre
pain quotidien”... Des humains robotisés
répètent inlassablement les mêmes
gestes dans les usines... Gestes ultra-banalisés
qui annihilent le sens des réalités...
On y égorge et découpe du bétail
à la chaîne - certes, nous avons
toujours été carnivores et des
égorgeurs d’animaux domestiques,
il y en a toujours eu... nécessairement
- mais, ce spectacle dégage une telle
froideur qu’on en frissonne... d’autant
qu’au passage, l’on se rend compte
(voir la scène de cueillette de fruits)
à quel point nous sommes en train de
dénaturer notre bonne vieille terre...
de la violer...! Gaffe à la Nature qui
revient au galop, les gars ! En tous cas, ce
film réussit un vrai tour de force, c’est
d’être aussi chiant qu’intéressant. |
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SI
LE VENT SOULEVE LES SABLES - de Marion
Hänsel.(8/20) 
France / Belgique - Couleur, 1h36 - 2006.
Avec : Issaka Sawadogo, Carole Karemera, Asma
Nousman Aden, Saïd Abdallah Mohamed, Ahmed
Ibrahim Mohamed. |
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Aventure dramatique
: A Londres, on masturbe à la chaîne
pour gagner de quoi soigner son gamin, ici,
en Afrique, on entreprend un voyage sans fin
à travers le désert pour ne pas
mourir de soif... Si ce n’est pas la soif
qui te tue... t’inquiète, y a toujours
des militaires, des rebelles ou autres fous
furieux pour te régler ton compte...
Voilà un témoignage de plus sur
l’apocalyptique mode de vie d’une
grande partie de l’Afrique. Le film commence
piano, un peu ennuyeux sur les bords, puis,
crescendo, il prend aux tripes jusqu’à
nous faire bouffer nos ongles d’angoisse.
Malgré certaines maladresses, notamment
les dialogues par trop “écrits”,
cette sordide et tragique aventure est suffisamment
révoltante pour que l’on ne s’y
intéresse point. |
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STILL
LIFE - de Jia Zhang Ke. (0/20)

Chine - Couleur, 1h48 - 2006.
Avec : Han Sanming, Zhao Tao. |
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Drame
: Récapitulons. En Angleterre, l’on
se prostitue, en Afrique, on crève la
gueule ouverte et en Chine... on inonde. Bref,
que ça puerait la fin du genre humain,
que ça ne m’étonnerait pas.
Mais, ne cédons pas au pessimisme. On
ne sait jamais. Seulement, mon p’tit père,
faudra pas continuer à attendre le Miracle...!
Nous sommes dans la merde jusqu’aux sourcils,
certes, mais ce n’est pas pour autant
qu’il faut nous laisser boucher la vue
indéfiniment ! A qui je parle, là
? M’est avis - au vu du comportement de
mes plus proches concitoyens - que je ferais
sans doute mieux de pisser dans un violon. Bon,
toujours est-il que (revenons à nos moutons,
n’est-ce pas...) Jia Jia le spécialiste
du faux documentaire, malgré les meilleures
intentions du monde, nous fait braire comme
d’habitude avec ce nouveau produit inexistant
tant au niveau d’une image indigne que
d’une histoire (où ça ?)
fade comme de l’eau tiède... Les
personnages flottent comme des ombres (chinoises,
ha, ha, ha !)... et mon cul a chopé toute
une fourmilière dont j’ai eu le
plus grand mal à me débarrasser
durant la semaine qui vient de s’écouler...
Je ne sais pas pourquoi, mais le film fait un
“tabac” (toute proportion respectée);
30.000 entrées sur Paris en sept jours
! |
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