Semaine 19
Du 02-05-2007 au 08-05-2007
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L’AMI
DE LA FAMILLE - (L’amico di famiglia)
de Paolo Sorrentino.(7/20)
Italie - Couleur, 1h43 - 2006.
Avec : Giacomo Rizzo, Fabrizio Bentivoglio,
Laura Chiatti, Gigi Angelillo, Clara Bindi. |
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Comédie
dramatique : Portrait d’un usurier,
affreux gnome de soixante-dix balais, quelque
part au fin fond d’un patelin italien...
Portrait surréaliste flottant d’un
plan décalé l’autre; la
mise en images est très libre, s’agit
d’une promenade sinistre à travers
un monde peuplé de pauvres hères
en manque de blé et qui se traînent
à genoux devant le vieil enfoiré,
à côté duquel Gobseck était
un gamin... Tout le monde le hait, bien sûr,
notamment une jeune mariée qui ira jusqu’à
lui vendre son cul, tzétéra...
Néanmoins, en la personne de Gino, un
vieux rêveur “country”, il
a environ... la moitié d’un ami...
Bref, bien qu’on tourne un peu en rond
dans cette fable féroce, les divagations
onirico-drôlatiques de Sorrentino nous
accrochent par la composition des plans et séquences
de ce cauchemar qui fait apparemment quelques
clins d’oeil du côté d’un
Lynch et auquel certains accordent des accents
felliniens... Laissons de côté
les références comparatives...
et constatons que les cinéastes italiens
semblent de nouveau faire preuve de causticité
à l’égard d’une société
de plus en plus pourrie... Ici, l’aspect
irréel nous touche moins que le dernier
film de Francesca Comencini, A casa nostra,
mais cette œuvre n’en est pas moins
symptomatique d’un malaise social... sans
cesse renouvelé ! |
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LOIN D’ELLE - (Far from
Her) de Sarah Polley. (3/20) 
Canada - Couleur, 1h50 - 2006.
Avec : Julie Christie, Gordon Pinsent, Olympia
Dukakis, Michael Murphy, Jason Knight.
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Drame
: La lente dégradation, ou plutôt
le lent départ de Fiona, femme d’un
certain âge, atteinte par la maladie d’Alzheimer
... Son époux - depuis 44 ans - Grant
l’assiste de son mieux, avec la plus grande
tendresse du monde... jusqu’au jour...
où il faudra bien qu’ils se séparent
afin que la malade soit hospitalisée...
Grant lui rendra de fréquentes visites...
tout en souffrant de la voir s’éloigner
de plus en plus... jusqu’à l’oublier...
puis en “renaissant” dans la peau
d’un être étranger qui va
tomber amoureux d’un autre malade... un
certain Aubrey... Jusqu’où Grant
pourra-t-il digérer tout cela...? En
regardant ce film “absent”, fort
éloigné du public, la question
- peut-être essentielle - frappe l’esprit.
Dans quelle mesure l’auteur peut-il “reconstituer”
l’émotion sans la vivre lui-même
durant l’acte de création...? Peut-on
transmettre des sentiments en les fabriquant
en quelque sorte...? Ici, nous avons droit à
une “énumération”
de situations typiques vécues par une
malade de l’amnésie progressive...
Souci de sobriété, crainte de
tomber en larmes...? Toujours est-il que Sarah
Polley pèche par excès de discrétion.
Cela la mène droit à une anesthésie
que même la formidable Julie Christie
subit... Au-delà, la question de notre
perception du monde tel qu’on le voit...
n’est nullement abordée. Restent
de bonnes intentions très respectables...
ainsi qu’un coup de cafard inutile. |
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MISS
MONTIGNY - de Miel van Hoogenbemt.(0/20)

Belgique - Couleur, 1h36 - 2005.
Avec : Sophie Quinton, Ariane Ascaride, Fanny
Hanciaux, Johan Leysen, Alain Eloy. |
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Comédie
dramatique : Dans un petit bled belge,
Montigny-sur-Sambre, une jeunette de vingt printemps,
plutôt jolie (Sophie Quinton, Avril
), veut à tout prix - mais pas forcément
n’importe lequel - sortir de sa fort modeste
condition en ouvrant un salon de coiffure. Pour
ce faire - puisque pas assez de pognon - elle
va tenter le concours de Miss Montigny 2005
qui devrait lui rapporter quelques sous, mais
surtout une notoriété suffisante
pour que le banquier se décide à
lui accorder le prêt nécessaire...
Derrière elle, il y a sa mère
qui l’appuie fort, très fort...
peut-être trop fort... Quand à
son papa, lui, c’est un faible... mari
adultère par-dessus le marché.
Que de pauvres clichés, que de scènes
toutes plus vaines les unes que les autres...!
C’est “décousu” de
fil blanc... jusqu’au dénouement
quelque peu inattendu, mais combien incohérent
! Les acteurs ont bien du mérite de se
dépatouiller comme ils peuvent. |
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PINK
FLOYD - THE WALL - de Alan Parker.(20/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h35 - 1982. (Reprise
/ Re-vision).
Avec : Bob Geldof, Christine Hargreaves, James
Laurenson, Eleanor David. |
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Film musical
: D’après le double album concept
d’un des plus fabuleux groupes de pop
music. Un long clip de plus de quatre-vingt-dix
minutes, dis-tu ...? Que nenni ! Parker, l’un
des plus grands formalistes de l’histoire
du cinéma, est parvenu à digérer
l’oeuvre musicale et à la recréer
sur grand écran. Unique. Prodigieusement
unique ! Le mariage harmonieux entre musique
(et silences, of course...) et image par excellence.
Le fil conducteur de cette histoire de révolte
dans le sens le plus complet et le plus abouti
qui soit est mince. Une star de pop music british,
Pink, s’enferme dans sa chambre d’hôtel
aux States, juste avant un concert... Et, au
travers d’un flip flirtant avec l’absolu,
se remémore son existence... Son paternel
mort comme une merde durant la guerre, sa grosse
môman qui lui refile tous ses cauchemars
et terreurs, les sanguinaires teachers
de l’école où l’on
a tout fait pour le formater ainsi que sa meuf
qui le trompe... Il va virer nazi dans son délire
avant que... enfin le Mur explose...! Voici
le film de la rébellion aussi belle que
désespérante... Belle comme le
désespoir... Rébellion sans cause...
mais non point sans raisons...! L’une
des plus magnifiques explosions poétiques
du septième art au service de ce que
devrait être l’humanité...
puisqu’elle en possède le potentiel.
Je sais, de nos malheureux jours (mais, tout
a une fin !), la tendance inclinerait vers le
pire des penchants... On va même jusqu’à
vouloir... “reformater” la saine
révolte... ! Ben, je te promets du bonheur,
mon gars ! Dans la salle, il y avait un maximum
de jeunes gens...! |
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PUR
WEEK-END - de Olivier Doran. (0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Kad Merad, Valérie Benguigui,
Bruno Solo, Philippe Lefebvre, Jean-Noël
Brouté, Anne Marivin, Arnaud Henriet,
François Berléand, Jean-Luc Bideau. |
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Comédie : Une bande de copains d’enfance,
plus très jeunes désormais, partent
en randonnée dans les Alpes... Histoire
de passer un chouette week-end ensemble... se
rappeler aussi des souvenirs cauchemardesques...
Vingt ans auparavant, ils furent tous dans le
même car qui se vianda dans un décor
pentu... Parmi eux, un jeune délinquant,
taulard en perm, qui va te foutre là-dedans
une bien bordélique zizanie ! Because,
en fait, il est en cavale, et qui plus est,
a fait un “casse” en passant...
Toutes ces sinistres péripéties
sont bien invraisemblables... mais, on est au
cinéma, me direz-vous... certes, mais
ce n’est même pas crédible
un quart de dixième de seconde. Pourquoi
? Parce que, tout simplement, c’est débile
et bâclé. Faut que j’argumente
en plus ? Allons-y. Une histoire qui démarre
sans introduction claire ni présentation
décente des personnages. Personnages
qui ne sont que caricatures à gerber
des répliques écrites par des
illettrés n’ayant aucun sens de
la repartie. Là, vous me direz, faut
aller vérifier. Eh bien, vas-y mon gars,
va vérifier ! Ce n’est ni fantaisiste
(absurde ou burlesque) ni réaliste...
comme d’habitude dans les comédies
françaises. Autrement dit, t’as
le dialogue qui est écrit, trop écrit,
mal écrit, et d’autant plus mal
écrit qu’il l’est trop. La
structure narrative est truffée de clichés
scéniques et piteusement balayées
sont toutes les difficultés exigées
par une démarche se voulant un tantinet
fine. Bon, allez, j’ai autre chose à
foutre ! |
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SHOOTER,
TIREUR D’ELITE - (Shooter) de
Antoine Fuqua. (7/20) 
USA - Couleur, 2h04 - 2006.
Avec : Mark Wahlberg, Michael Pena, Danny Glover,
Kate Mara, Elias Koteas, Ned Beatty, Rhona Mitra,
Rade Sherbedgia. |
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Espionnage
: Vingt-cinq ans après son papa, voici
enfin les aventures du fils de Rambo... En fait,
il s’agit d’un jeune gars, soldat
émérite et tireur d’élite,
qui se fait entuber par des magouilleurs de
“la haute”... Genre officiers, flics
ou sénateurs carrément. Les uns
au service des autres. Ayant perdu son pote,
suite à une “lâcherie”
du haut commandement, le Marine qui nique les
culs de mouche à 2.000 mètres,
est écoeuré et s’en va se
planquer loin de ce monde plein de haine et
de violence, de pleutrerie et de trahisons...
Quelque part dans la montagne... Mais, on va
tout de même le retrouver et, fraise sur
la tartine, on se gratte pas pour lui proposer
un nouveau job aux services secrets de l’oncle
Sam ! Comme il est très con, savoir patriote
jusqu’au bout des poils de cul, il va
tomber dans le panneau. Je ne te dis pas exactement
lequel, because je ne suis pas non plus du genre
à “traîtriser”... dès
fois que t’aies envie d’aller voir
la toile... Mais, bon... ça va cogner
chaud ! Le tireur “des bites”, c’est
un coriace qui a l’habitude d’aller
jusqu’au bout ! Même qu’il
est immortel... malgré un nombre certain
de bastos, il récupère comme un
démon, en une heure trente, et remet
ça quelque chose de douloureux pour ses
ennemis ! Bon. La question est : comment peut-on
encore plonger ne serait-ce que fort modérément
dans ce genre de divertissement facile ? D’abord,
j’assume ma part de crétinerie
qui me fait encore vibrer aux sons et images
de certains films castagneux; ensuite, bien
que Tony la Dragée ne soit plus une référence,
c’est plutôt bien foutu et... pas
trop puant côté réflexion...
puisqu’il n’y en a guère. |
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SPIDER-MAN
3 - de Sam Raimi. (3/20) 
USA - Couleur, 2h19 - 2006.
Avec : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco,
Thomas Haden Church. |
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Aventures fantastiques
: Mon petit doigt est un menteur. Il m’avait
promis que ce troisième volet allait
probablement être nettement plus intéressant
que le précédent. Il n’en
est rien. L’intrigue est simple; un chewing-gum
noir venu de l’espace s’étire
jusqu’à engluer notre jeune “zéro”,
l’homme-araignée... Ce chewing-gum,
comme sa marque l’indique, ne vient que
de Hollywood... et il est censé rendre
méchant notre araignée domestique...
Mettre en évidence son aspect sombre
et démoniaque... n’est-ce pas...
Comme tout être humain, lui aussi, peut
se retrouver à la merci du mal... Raimi
pousse la réflexion jusqu’à
la nullité ! Impressionnant ! Tout comme
le sont les tronches de courgettes - genre “milk-shake
mouths” - des protagonistes tout droit
sortis d’un emballage plastoc !
P.S. Je ne me rappelle même plus la raison
pour laquelle je n’ai pas gratifié
ce bout de pelloche d’un zéro absolu... |
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