Semaine 25
Du 13-06-2007 au 19-06-2007
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L’AVOCAT
DE LA TERREUR - de Barbet Schroeder.
(20/20) 
France - Couleur, 2h15 - 2006.
Avec : Jacques Vergès, Béchir
Boumaza, Hans-Joachim Klein. |
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Documentaire
: A la question : “Mais alors, vous auriez
même défendu Adolf Hitler ?”
, Jacquou le “bavard” répond
: “Mais je défendrais même
Bush... ! A condition qu’il plaide coupable.”
Voilà qui est dit et bien dit ! Voilà
où quasiment tout est dit. Du moins,
l’essentiel. Personnellement, il m’a
toujours semblé excessif de décondisérer,
jusqu’à le diaboliser, le fameux
avocat de “l’indéfendable”...!
Alors, primo, faudrait s’entendre. Dans
toute société, chaque être
humain et chacun des cas sont défendables.
Sans quoi, de quoi la pauvre Justice aurait-elle
l’air... déjà qu’elle
est par trop souvent bien malmenée...!
J’ai déjà eu l’occasion
de dire ici qu’un être humain n’est
pas seulement humain pour le meilleur; mais,
à l’évidence, également
pour le pire. Donc, chaque cas humain mérite
d’être regardé de près...
et, en face, de préférence...
Du reste, il n’est pas seulement plus
juste, courageux et honnête de combattre
la monstruosité humaine (excusez le pléonasme),
au lieu de condamner sans procès tel
ou tel salopard, mais aussi infiniment plus
passionnant de le faire. Par charité
ou par jeu, finalement, peu importe. Ce qui
est essentiel, c’est de tenter de mieux
comprendre, et ainsi de se “déconnifier”
quelque peu, afin de trouver de vraies solutions
aux problèmes des passions humaines mal
ou point contrôlées. Certes, Jacques
Vergès semble - quoique...- plus près
du jeu... un jeu de virtuose où il excelle...
ce qui fait qu’il ne se prend pas pour
de la merde... Et, au fond, il n’a pas
vraiment tort. Doté d’une intelligence
et d’une présence quasi fascinantes,
il est à peu près exactement le
contraire de l’avocaillon baveux, véreux
et vérolé...! Et puis, et puis,
et puis... Lorsqu’on prend en considération
sa défense des “terroristes-résistants”
algériens dans les années cinquante;
lorsqu’on comprend mieux pour quelles
raisons - cet homme profondément marqué
par le colonialisme - demande à défendre
le “monstre officiel” Klaus Barbie
(qui, pour autant, a bien été
le salaud que l’on sait durant la deuxième
mondiale...), l’on commence à se
poser de bien pertinentes questions. Il ne suffit
pas d’être bien-pensant et de couper
la tête - au sens propre comme au figuré
- d’un “monstre”. Bien au
contraire, cette démarche trop facile
nous entraîne dans une fatale spirale
de méchante connerie... Le mérite
du réalisateur Schroeder est précisément
là : nous proposer de la manière
la moins subjective possible une réflexion
de fond sur le fort complexe (et d’autant
plus passionnant) personnage qu’est “le
bavard” Vergès...et, au-delà,
de revoir un petit peu nos préjugés
sur telle ou telle affaire et surtout sur le(s)
comportement(s) humains. Cela dit... je ne tiens
pas non plus à me faire l’avocat
du diable... Mais... de quel diable au fait...?
De quel côté Satan penche-t-il
? Aucun. Satan nous aime tous. Courez voir ce
film dense et passionnant ! |
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DESTRICTED
- de Marina Abramovic, Matthew Barney,
Marco Brambilla, Larry Clark, Gaspar Noé,
Richard Price, Sam Taylor Wood. (0/20)

Grande-Bretagne / USA - Couleur, 1h55 - 2006.
Avec : August, Jasmine Byrne, Dillan Lauren,
Sativa Rose, Angela Stone, Nancy Vee. |
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Erotique
: Le thème proposé aux sept cinéastes
ci-dessus nommés est celui de la sexualité
et de la pornographie. Comme il s’agit,
à priori, de gens de talent comme par
exemple Gaspar Noé ou Larry Clark, on
est en droit de s’attendre, pour une fois
dans le domaine du porno, à quelque chose
d’artistiquement intéressant ou
de quelque peu humoristique. Eh bien, non !
Que nenni ! Va donc te faire...! Bon sang, comme
il est étrange de constater que, dès
qu’il s’agit de cul, même
des gens créatifs nous proposent du sinistre...
du vraiment pas marrant... de la triste chair...
! Faisons donc un petit tour du côté
de ces sept courts métrages, dans l’ordre
chronologique...
On commence dans une espèce d’usine
crade et infernale avec Hoist de Matthew
Barney... L’on y reconnaît, non
sans difficulté, au bout d’un long
moment, une sorte d’humain probablement
mâle puisque doté d’une (sale)
bite... et dont l’anus est profondément
pénétré par un radis géant...
Un grand moment de “crasserie” cafardeuse...!
Vient ensuite un petit sketch pornographiquement
très classique, filmé en vidéo
subtilement dégueulasse (l’ensemble
de ces petits chefs-d’oeuvre du reste
est “vidéographié”)
où l’on voit une nana à
poil en train de s’emmerder... et qui
téléphone à un connard
qui vient l’enculer déguisé
en toubib... Bravo, Richard Prince pour ton
House Call digne de figurer dans n’importe
quelle poubelle X !
Passons rapidement sur Balkan Erotic Epic
de Marina Abramovic qui nous narre quelques
vieilles coutumes et superstitions balkaniques
à propos de sexe évidemment...
Elle est néanmoins la seule à
avoir le mérite (?) de nous faire sourire
au second degré avec ses tableaux de
plusieurs petzouilles serbes en costume traditionnel
alignés les uns à côté
des autres, la queue en l’air... ça
vaut son pesant de quéquettes...!
Nous avons droit ensuite à un rapide
et bref balbutiement d’images (Sync
) dues à Marco Brambilla. Un incohérent
montage érotico-j’menfoutiste...
Pas le temps de s’ennuyer cependant. Déjà
ça d’évité !
Larry Clark arrive à la rescousse avec
le film plus long, cette fois. Impaled
nous raconte un casting porno pour novices.
Un seul sera retenu et aura le droit de baiser
une professionnelle de films X de son choix...
Interminable.
Arrive l’avant-dernier, Death Valley
de Sam Taylor Wood où l’on voit
un taré se branler à mort dans
la nature sauvage et aride. Edifiant de nullité.
Pour terminer, Gaspar Noé se la joue
intello avec son truc intitulé We
Fuck Alone, où un punk nique une
poupée gonflable pendant qu’à
la télé passe un porno avec un
vrai couple... Parallèle, n’est-ce
pas, qui nous suggère fort lourdement
une réflexion philosophico-socio-culturelle
sur l’égoïsme dans les rapports
sexuels. Profond.
Pardon de m’être étalé
sur ces petites merdes, mais j’avais envie
de préciser un peu, histoire d’étayer
ma stupéfaction quant au manque de sérénité,
de simplicité et d’imagination
dès l’instant où l’on
disserte sur la bite-au-cul... alors que tout
ça, mon dieu, pourrait être infiniment
plus rigolo...! Le sens de la paillardise se
perd... |
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DIX
PETITS INDIENS - (And Then There Were
None) de René Clair.(13/20) 
USA - Noir et blanc, 1h35 - 1945. (Reprise)
Avec Barry Fitzgerald, Walter Huston, Louis
Hayward, Judith Anderson, Roland Young, June
Duprez, Mischa Auer, Sir C. Aubrey Smith, Richard
Haydn, Queenie Leonard. |
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Policier
: En voilà une rareté qu’elle
est rare comme rareté. Alors, forcément,
j’y ai couru. A part l’état
de la copie (pourtant numériquement restaurée),
je ne peux pas dire que j’ai été
déçu. Voilà une sympathique
relecture du chef-d’oeuvre de la mère
Agatha. Comme chacun le sait, il s’agit
de l’histoire de dix personnes invitées
au château d’une île quasi
déserte par un inconnu... Ils sont tous
coupables d’un crime et vont être
éliminés, un par un, jusqu’au
dernier (?)... Dans le même temps, chaque
fois qu’un des hôtes est tué,
l’une des dix figurines indiennes ornant
la table du salon est cassée... Bien
sûr, le suspense vient du fait que le
maître de maison étant absent,
nos anti-héros vont passer leur temps
à se soupçonner les uns les autres...
De pittoresques personnages joliment incarnés
par des interprètes plus très
connus de nos jours nous font passer un agréable
moment. Quant à René Clair, il
a su astucieusement “hollywoodiser”
l’histoire. Le roman n’est donc
pas totalement respecté. Tant mieux,
cela nous procure quelques surprises. Voilà
un film qui “date” comme diraient
les mauvaises langues... et les spectateurs
ne se bousculent pas à l’entrée
du cinoche (Reflet Médicis). Pourtant,
moi, je dirais : curieux ne pas s’abstenir
! |
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FAUSSAIRE
- (The Hoax) de Lasse Hallström.(13/20)

USA - Couleur, 1h55 - 2005.
Avec : Richard Gere, Alfred Molina, Marcia Gay
Harden, Julie Delpy, Eli Wallach. |
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Drame
: Un certain Clifford Irving, incertain romancier,
décide sur un coup de tête, en
1971, de persuader ses éditeurs qu’il
est en contact avec l’isolé maniaque
Howard Hughes dans le but d’écrire
sa biographie. Malgré quelques hésitations
puis grincements, l’édition y croit...
Le gars Clifford, assisté de son meilleur
pote, un biographe assez réputé,
n’a plus qu’à... confirmer...!
Dur, dur...! Il va plus ou moins y parvenir
grâce, notamment, à son côté
“caméléon”... un côté
fort proche de la mythomanie mais non dénué
d’un sens évident de l’art
dramatique qui consiste, bien sûr, à
se mettre dans la peau du personnage... Un personnage
que Clifford envie et admire quelque part...
Le Clifford ira jusqu’à se vêtir
de la peau du malade Hughes... Ecrira des choses
tout à fait convaincantes même
si elles sont fausses... Se dégage donc
de ce film à la mise en scène
modeste la remise en question de la réalité.
Rien que ça ! Il est vrai - aussi vrai
que le faux est vrai et inversement - que la
réalité la plus palpable n’est
pas seulement et nécessairement la plus
intéressante et édifiante, mais
que l’imitation à ce niveau se
transforme en une sorte d’ irréel
généré par le réel...
réel dont on est jamais tout à
fait sûr. Particulièrement dans
le cas d’un psychopathe tel le père
Hughes... Quelles sont donc les limites de notre
clairvoyance, de notre lucidité, de nos
perceptions humaines - forcément pré-délimitées
- et que vaut la moindre rêverie face
à une fade réalité ? Question
“bateau”... mais sans cesse reposée.
Richard Gere est impeccable ainsi que ses partenaires.
Du cinéma modeste mais efficace. |
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88
MINUTES - de Jon Avnet.(0/20)

USA - Couleur, 1h50 - 2006.
Avec : Al Pacino, Alicia Witt, Leelee Sobieski,
Amy Brenneman, William Forsythe. |
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Policier
: Je crois savoir que Pacino manque de choix...
Qu’il est également un grand amateur
de théâtre classicos style Shakespeare...
Qu’il ne palpe que le minimum syndical
- telle est paradoxalement la règle aux
States - pour s’exploser sur de confidentielles
scènes... rien que pour le plaisir artistique...
Alors, une ou deux fois par an, histoire d’assumer
son quotidien financier peu modeste, ainsi que
de se donner la liberté pour remettre
l’Art Dramatique à sa noble place,
il accepte ce qu’on lui propose au cinoche
moyennant plusieurs millions de dollars... Est-ce
une excuse valable...? En tous cas, pour se
fourvoyer dans un navet catégorie poids
lourd... A-t-on le droit, même pour des
raisons hautement artistiques, de se compromettre
dans un film (?) comme celui-ci... absolument
indigne de figurer dans le plus modeste dictiionnaire
cinématographique...? Toute la question
est là. Toujours est-il que ce navet
“pur porc”, à peine digne
d’une diffusion télévisuelle
aux heures indues, est une gifle pour le spectateur.
Un sous-polar où l’on rit parfois
au second degré, même lorsqu’on
est seul. Une sous-merde dont je n’ai
même pas envie d’évoquer
le sujet tant nous avons eu l’opportunité
de mater ce genre d’intrigues depuis mille
ans dans mille et un films. Le summum est atteint
lorsqu’on se rend compte que tous les
acteurs (pourtant généralement
valables) sont tournés en ridicule et
que l’ensemble des choristes surjoue,
y compris le génial Pacino... Je te passe
le reste, mon gars, c’est du cul nu comme
on en voit tous les jours dans les chiottes... |
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SHREK
LE TROISIEME - (Shrek the Third) de
Chris Miller et Raman Hui.(3/20) 
USA - Couleur, 1h33 - 2006.
Avec les voix de : Mike Myers, Eddie Murphy,
Cameron Diaz, Antonio Banderas. |
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Animation
: Le troisième mais non le dernier...
du moins d’après les triomphales
annonces des producteurs de cette chose qui
ne ressemble désormais... que de très
loin... avec jumelles donc... ou de très
près, avec microscopes dernier cri...!
Les deux extrêmes se rejougnant, l’on
a le droit de penser l’inverse comme l’endroit...
En tous cas, voilà l’essoufflement,
tant redouté des cinéphiles, d’une
belle idée porteuse d’anecdotes
et histoires plus ou moins palpitantes... Le
premier fut excellent, au vu de la “contre-indication”
assez radicale... Le deuxième avait encore
de la peau et du jus... Là, nous sommes
aux confins de la sordide absence d’imagination...
L’on nous ressert ici... des restes...!
Tu veux finir la peau de couille du poulet rôti,
histoire de pas la jeter... ? Moi, je dis non
bien sûr... J’aime pas les peaux
de couille... Cela dit, une fois que t’es
entré dans la salle, t’es aspergé
par le jus de connerie insipide... que l’on
te ressert froidement... tombe bien, c’est
tout ce que je détestais... ainsi, je
n’irai pas me (re) taper les épisodes
4 et 5... qui, semble-t-il sont en préparation
fort active... Tu veux plus d’arguments...?
Ecoute... le problème de l’évidence,
c’est qu’elle a toujours de profonds
désaccords avec ses traducteurs... Tu
ris plus, tu te fais chier, tu pleures presque...
Voilà le bilan de ce non-film... ! Est-ce
que je me suis plus efficacement exprimé...?
J’en doute car j’’écris
à la “va-vite”....! N’y
allez pas les gars, un peu de solidarité,
merde ( à défaut d’intelligence)....
! |
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TEHILIM
- de Raphaël Nadjari. (0/20) 
Israël - Couleur, 1h45 - 2006.
Avec : Michael Mushonov, Limor Goldstein, Shmuel
Vilojni, Ilan Dar. |
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Drame
: Suite à l’accident de voiture
le moins crédible de l’histoire
du cinéma, un père israélien
disparaît... La famille entière
va être “hachement” en pleurs-z’et-en
regrets... Dont un... le puissamment investi
par la grâce du Créateur... Celui
qui nous créa tous, n’est-ce pas...
Et qu’a peut-être eu le tort de
se reposer le septième jour.... (voir
le livre saint de Nicolas Sarkozy)... Passque
faut toujours travailler... sans jamais se poser
la question (aberrante, bien sûr !) ...
why...? Perchè... ? Porque...? Pourquoi...
? “Ti travailles, c’i tout i ti
ferm’ ta goule...!” Le jeune fiston,
accidenté du même accident “hachement”
crédible, va flipper...! Toute son acné
va refleurir à cause que son père
qu’il est parti... ! Entre-temps, t’as
des “chattes croisées” qui
te font enfin comprendre la profondeur de la
croyance en un être - que le con, il nous
aurait tous fabriqués à son image,
pas narcissique, déjà, l’affreux
souffrant chronique de la peau sans couleur,
de la dégustatiion fadasse, de la proéminence
virile patraque... De la bite inexistante ainsi
que de la maudite chatte qu’a toujours
tout fait pour tout foutre en l’air. Révolutionnaire,
la chatte !!! Je ne sais pas si le gars Nadjari
est d’accord avec;.. mais, moi, je vote
pour la chatte...! Le reste de son filmounet,
“ti t’an fou, silvouplé!!!...” |
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