Semaine 31
Du 25-07-2007 au 31-07-2007
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DOUZE
HOMMES EN COLERE - (Twelve Angry Men)
de Sidney Lumet. (20/20) 
USA - Noir et blanc, 1h37 - 1957. (Reprise)
Avec : Henry Fonda, Lee J. Cobb, Martin Balsam,
Ed Begley, Jack Warden, E. G. Marshall, Jack
Klugman, John Fiedler, Edward Binns, Joseph
Sweeney, George Voskovec, Robert Webber, John
Savoca. |
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Drame
: Nous avons ici, à disposition, un spectacle
complet. Un suspense qu’un Hitchcock n’aurait
pas renié; une histoire d’abord,
et savamment narrée; un coupable quasi
condamné... à mort; une mise en
scène et un montage d’orfèvres;
une interprétation pour le moins exemplaire
et logiquement dominée par les principaux
opposants - les deux extrêmes peut-être
- Henry Fonda et Lee J. Cobb; une réflexion
en filigrane et visant à fleurir dans
l’esprit du spectateur après la
projection... Nous sommes, il faut absolument
se le rappeler, en 1957, le film n’est
donc nullement révolutionnaire, mais...
tout bonnement progressiste... Un très
jeune homme est au bord de la condamnation la
plus absurde pour avoir assassiné son
père... Mais, lorsque l’on se donne
le peine de sortir quelque peu d’un certain
puritanisme, d’un aveuglement généré
par une réflexion sommaire, l’on
se rend vite compte que le présumé
assassin n’est sans doute pas coupable...
Ce film est exemplaire, en ce sens que, bien
qu’il puisse sembler lourdement démonstratif,
il n’affirme rien mais se contente (?)
de poser des questions là où le
terrain miné de la certitude imbécile
avait servi de couche protectrice aux citoyens
bien-pensants... bien-pensants en fonction,
évidemment, de leurs propres vécus...
Cousu de fil blanc, diront certains; d’autres
s’exclameront en vociférant que
l’oeuvre a “vieilli”... Que
nenni, gros lard ! C’est au contraire
une leçon de rappel de réflexion
qui nous est servie... Les thèmes éternels
sont... comme je viens de l’énoncer,
increvables... Seule, la forme change. La plus
éblouissante “démonstration”
de Maître Lumet (dont ce fut le premier
long métrage - “coup d’essai-coup
de maître” - ) consiste à
nous gifler d’une baffe chargée
d’évidence, savoir qu’un
seul individu peut avoir raison contre onze
autres... Autrement dit, la majorité
n’a pas toujours raison - sans pour autant
vouloir bafouer le principe démocratique.
Voilà de quoi méditer, me semble-t-il,
chers concitoyens... |
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LES
FANTÔMES DE GOYA - ( Goya’s
Ghosts / Los fantasmas de Goya) de Milos Forman.(4/20)

Espagne - Couleur, 1h54 - 2005.
Avec : Javier Bardem, Natalie Portman, Stellan
Skarsgard, Randy Quaid, Michael Lonsdale. |
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Drame
: Dans la crépusculaire lueur d’un
siècle lumineux, nous assistons en Espagne
à un retour en arrière on ne plus
sadiquement curetonesque ! Une jeune fille,
sous prétexte d’être “judaïste”
est arrêtée, torturée jusqu’à
“l’arrachage” d’aveux
absurdes... puis, plus ou moins - physiquement,
je le précise, violée - par le
curé le plus “révolutionnairement”
réactionnaire...! Du reste, le moment
venu, ce fameux “opiomoine”, retournera
sa culotte pour adhérer à la dégénérescence
bonapartiste d’une révolution tombée
quasiment en désuétude... Il est
certain qu’un tel sujet de film ne peut
que brûler la gueule du spectateur...
a priori... Or, et fort malheureusement,
le prestigieux et plus que respectable cinéaste
Forman - en collaboration étroite au
niveau du script d’un “certain”
Jean-Claude Carrière - s’est cette
fois vigoureusement planté, englué,
emmêlé les pinceaux dans une coproduction
européenne insensée... ! En effet,
faire “speaker ingliche” des Espagnols
pur jus; utiliser les talents d’un Scandinave
- fort respectable par ailleurs - à des
fins suicidaires, savoir que le pauvre Stellan
semble avoir fait l’objet d’une
tractation échangiste entre le Sud et
le Nord... à la façon d’un
espion nordique contre un citoyen (peut-être
innocent ?) espagnol... ressemble à une
démarche baroque voire fantaisiste...
qui ne mène à rien d’autre
qu’à un minable spectacle de cirque
sur le déclin. Portman surjoue, la malheureuse,
surtout lorsqu’elle est couverte de farine
et priée de déplacer son menton
- à la manière des gamins de patronage
- sur le côté, histoire de lui
donner un air souffreteux; Javier, remarquable
comédien par ailleurs, surjoue lamentablement
dans un anglais entaché d’accent
de vache espagnole... Bref, c’est du mauvais
cirque. Même si toutes ces maladresses
sont chargées d’excellentes intentions...
même si toute cette histoire, chichement
réalisée, est bourrée des
meilleures volontés, et, qui plus est,
chargée de sens profonds qui eussent
été passionnants pour peu que
la forme eût suivi... ! Toute la magie
de l’Art réside dans nos doigts
de fée - l’homme pense avec tout
son corps. |
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OLD
JOY - de Kelly Reichardt. (0/20)

USA - Couleur, 1h13 - 2006.
Avec : Will Oldham, Daniel London, Tania Smith,
Robin Rosenberg, Keri Moran. |
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Comédie
dramatique : Deux amis, ou ex, que
sais-je, se retrouvent le temps d’un bref
week-end, dans la nature... Y en a un qu’est
marié avec femme enceinte et l’autre
qu’est resté gosse. Ils montent
dans leur tire et s’en vont au loin, pas
très loin d’ailleurs... Durant
leur excursion, ils vont échanger quelques
banalités... Le “gosse” étant
plus bavard que le futur papa... Ils se plantent
de chemin, passent la nuit dans un canapé
abandonné dans la forêt... Et,
le lendemain, le “gosse” masse les
épaules de “l’adulte”
pendant que ce dernier prend un bain chaud...
Une histoire à la limite de l’amitié
et de l’amour, nous disent certains critiques...
M’est avis qu’il faudrait revoir
et peut-être enrichir le vocabulaire français...
savoir, quelles sont les exactes limites de
ce que l’on appelle “l’amitié”
et de tout ce que l’on confond dans le
mot “amour”... En plus, les deux
protagonistes ne s’enculent même
pas ! Rien à voir, donc ! Veuillez circuler
! |
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OUBLIER
PALERME - (Dimenticare Palermo) de
Francesco Rosi. (8/20) 
Italie - Couleur, 1h40 - 1989. (Reprise)
Avec : James Belushi, Mimi Rogers, Carolina
Rosi, Joss Ackland, Vittorio Gassman, Philippe
Noiret. |
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Policier
: Un Ricain d’origine napolitaine est
candidat aux élections municipales de
sa régiion... Grâce - ou à
cause - à une rencontre fortuite avec
une bien belle journaliste italienne, il prend
certaines décisions dictées par
une forme d’amour naissant... Il suggère
à sa future meuf officielle d’aller
retourner faire un tour du côté
de Palerme... Une fois les épousailles
effectuées, le couple ira donc renifler
les racines du candidat... Lequel candidat va
revenir dans son “second” pays...
chargé d’intentions toutes neuves...
Il sera à maintes reprises mis en garde
par toutes sortes de groupes maffieux, tant
Siciliens qu’Amérloques... Mais,
têtu pire qu’une mule, après
avoir (sans doute ?) reniflé le vrai
bonheur dans les racines de ses origines, et,
après que l’on ait essayé
de le faire chanter, il va néanmoins,
et son gros tarin en plus, s’entêter...
Comme il chante faux, l’accompagnement
musical s’enrichira d’instruments
plus modernes et sophistiqués, tels que
le pétard à l’étouffée...
dont il n’entendra jamais le glas. L’inégal
et parfois génial Rosi semble s’être
quelque peu fourvoyé dans un film que
- apparemment - il ne voulait pas démonstratif...
Cependant, le lyrisme - si j’ose dire
- qu’il tente d’insuffler à
cette plate anecdote, nous touche autant qu’un
instrument à vent mal débouché.
Toutefois, je ne crache pas dans la soupe d’un
cinéaste à l’âme bien
chevillée - qui, malgré des moments
de faiblesse - est toujours présent de
par son regard, parfois lourd et maladroit,
mais souventes fois affuté et perçant. |
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WAITER
! - (Ober) de Alex Van Warmerdam. (6/20)

Hollande - Couleur, 1h37 - 2006.
Avec : Alex Van Warmerdam, Ariane Schluter,
Mark Rietman, Thekla Reuten. |
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Comédie
: Anémie. Voilà le premier mot
qui me vient à l’esprit. Ce filmounet
est anémique. Il manque de sang, globules
rouges, blanches ou vertes, que sais-je... ?
C’est du genre pince-sans-rire... savoir,
t’as beau te pincer, tu ne riras pas !!!
Un, comment dire... “ober”, “waiter”,
“serveur”... Quel est donc le mot
français ? Moi, je veux bien qu’on
s’amuse, mais, là, les gars-distributeurs,
vous commencez à me casser ce qui me
reste de couilles ! Bref. Le mec Alex nous la
joue sur le mode surréaliste. Son personnage
est “larbin” dans un restal où
il est plutôt mal traité... ou
bien maltraité... par une certaine clientèle...
Qui plus est, sa femme est atteinte d’une
maladie difficilement curable... Ce qui fait
que pour satisfaire ses pulsions sexuelles,
il jouit d’une maîtresse (pas mal
du tout, d’ailleurs, l’actrice Ariane
Schutler) et souffre en silence de ses diverses
brimades et inconvenues... Jusqu’au moment
où il va craquer et aller se plaindre
au scénariste du film... !!! Bien. Ce
qui, “classiquement”, aurait dû
être une apothéose, est ici réduit
à un léger rebondissement. Pourquoi
pas... à condition qu’on nous épice
les mirettes et la cervelle par d’autres
ingrédients... Voilà le problème.
T’as des gens qui ont la chance d’avoir
un jouet (le film est assez confortablement
réalisé) et qui ne savent qu’en
faire... C’est le cas de notre médiocre
Alex... Il nous sert la portion congrue en bâclant
au passage tous les ressorts classiques qui
auraient pu lui servir de pivot...! Certes,
une bouffée d’oxygène nous
flatte par instants les narines... Mais, c’est
vraiment pas plus que ça. |
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YOU
KILL ME - de John Dahl.(6/20)

USA - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Ben Kingsley, Téa Leoni, Luke
Wilson, Bill Pullman, Philip Baker Hall, Dennis
Farina, Mathias Thomas. |
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Comédie
policière : Il y a de cela un
certain nombre d’années, le cinéaste
John Dahl fut considéré comme
espoir et novateur du polar à l’américaine...
J’imagine que tout ne se passe pas idéalement
bien pour lui, désormais, et que, désormais,
il est obligé de nous servir des choses
“réchauffées”... Bon,
je veux bien compatir à sa douleur artistique...
Cela dit, j’ai autre chose à branler
que les états d’âme de tout
un chacun... vu que j’ai déjà
les miens à souffrir... Il s’agit
ici d’un tueur à gages au bout
du rouleau vu qu’il est sérieusement
alcoolo... Alors, son oncle lui inflige une
cure de désintox à Frisco chez
les sinistres A.A.... Il va y faire des rencontres
plus ou moins intéressantes, certes...
mais, le film - fort soigneusement, et pour
notre plus grand plaisir - est mis en scène
et en montage d’une façon fort
pointue et quelque peu chatoyante et parvient
à nous faire patienter donc, lors des
trous d’air du scénar... La comédie
en question ne fait pas grand effet à
nos risorius... certes, l’on sourit parfois,
mais bon... Outre les belles images bien éclairées,
nous avons le droit et le plaisir de mater la
présence assez fascinante de l’immense
comédien chauve, Ben Kingsley... mais
aussi, malheureusement, nous sommes contraints
et forcés de supporter celle de la coproductrice
du film, Téa Leoni (Tom Cruise avec perruque
! )... Total, on nous flatte les mirettes avec
de la belle couleur, mais, en revanche, on nous
achève avec un “happy end”
on ne peut plus conventionnel. Il doit s’agir,
en fait, d’un film cofinancé par
les Alcooliques Anonymes... Au secours ! |
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