Semaine 30
Du 18-07-2007 au 24-07-2007
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A VERY
BRITISH GANGSTER - de Donal MacIntyre.
(12/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h42 - 2006.
Avec : Dominic Noonan. |
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Documentaire
: Ah, la famille Noonan à Manchester,
c’est pas des gens de la “haute”;
plutôt une tribu des bas-fonds... Cela
dit, à leur façon, ils règnent
sur la ville, avec à leur tête
le grand frangin Dominic. Un gros lard qui a
un sacré culot ! Il se montre avec un
large sourire au cinéaste Donal - sans
aller, tout de même, à lui révéler
ses pires méfaits... Pas con à
ce point-là, le mec ! Durant trois ans,
donc, Donal MacIntyre a pu suivre les gangsters
dont il est question ici, dans leur monde flou
et sordide; il nous apprend, entre autres, que
le Dominic, âgé de trente-neuf
ans, a passé beaucoup plus de temps en
taule qu’en liberté... Malgré
ses “bavards” qui parfois font des
miracles... On voit dans ce docu pour le moins
étonnant, de tout, dans le genre racaille...
Des jeunes et des moins jeunes... Des vieux
et des moins vieux... Des flingués du
ciboulot surtout ! Ouais... Comme l’un
des frangins de notre “héros”...
qui finira très mal. Le plus triste,
c’est que la relève est assurée
et les gamins dans les environs de leurs dix-sept
balais se la jouent déjà criminel
de haut vol...! Cela dit, le plus intéressant,
comme toujours, c’est d’essayer
de comprendre le phénomène...
Surtout, lorsqu’on voit l’influence
du gang sur les “petites gens” de
la ville. Noonan et cie ne manquent point de
leur porter secours lorsqu’ils ont des
difficultés de tous ordres, de régler
à l’amiable et le plus équitablement
possible leurs problèmes familiaux...
tzétéra... Ils jouent à
leur manière “à l’assistante
sociale”... Du reste, si eux ne le faisaient
pas... on est en droit de se demander qui le
ferait... dans la société pourrie
où ils vivent... Il n’y a point
de génération spontanée
ni de fumée sans feu... et tout est lié.
Plus les conditions de vie sont injustes pour
les faibles (notez bien, que c’est de
nos jours la tendance générale
!), plus les asociaux fourmillent. Et, à
y regarder de plus près... n’est-ce
pas... D’un côté les gangsters
commettent des actes pas très sympas...
mais, d’un autre, ils peuvent pallier
le manque de respect à certaines catégories
de citoyens... Nos gouvernements, qui passent
leur temps à magouiller, à provoquer
des guerres aux victimes innombrables, pour
ne citer qu’un exemple (n’oublions
pas non plus les pays où la peine capitale
est toujours pratiquée!), ne font pas
mieux que nos gangsters qui se castagnent et
zigouillent ici ou là... Voyez l’évolution
de la mafia ricaine... n’est-ce pas...
de plus en plus politisés et même
installés à des postes gouvernementaux,
les ex-assassins marginaux... Voilà un
parallèle qui donne à réfléchir. |
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CAPITAINE
ORGAZMO - (Orgazmo) de Trey Parker.
(4/20) 
USA - Couleur, 1h26 - 1997.
Avec : Trey Parker, Dian Bachar, Matt Stone,
Robyn Lynne, Michael Dean Jacobs. |
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Comédie
: Un jeune Mormon et son pote font du porte
à porte afin d’essayer de vendre
leur foi aux braves gens... qui n’en ont
rien à fiche et leur claquent la lourde
au pif après les avoir insultés.
Cependant, c’est-y pas qu’ils atterrissent
dans une villa où se tourne un film porno
! Notre jeune Mormon principal va se trouver,
d’une manière bien loufoque et
fantaisiste, après une sérieuse
altercation avec les gorilles du metteur en
scène, intimement lié à
l’équipe de tournage... En effet,
étant un véritable champion de
kung fu ou de karaté - peu importe -
il intéresse bigrement le metteur en
scène qui à des problèmes
avec sa vedette masculine jouant le rôle
du super-héros Orgazmo... Il va donc
lui proposer “la botte” en lui promettant
une somme rondelette en guise de salaire. Comment
notre “fidèle brebis” va-t-elle
pouvoir s’arranger avec son dieu pour
de tourner dans ce type de films...? Eh bien,
il va accepter à condition d’avoir
une “doublure-bite”... Après,
l’intrigue avance à la va-comme-je-te-pousse...
Le truc se veut délirant et parodique...
Les gags de mauvais goût pleuvent, avec,
entre les gouttes quelques petites trouvailles
qui parviennent à faire sourire... Voilà
un filmounet - réalisé par l’auteur
du fameux South Park - qui fait par
trop penser à - justement - un dessin
animé mais interprété par
de vrais acteur... (Le rôle principal
est d’ailleurs assuré par le metteur
en scène, Trey Parker). Alors, forcément,
ce truc sonne faux... Ne serait-ce que par la
confusion des genres... Mais, il n’y a
pas que cela. D’un bout à l’autre,
la lourdeur est de mise et on a du mal à
adhérer à ce genre de bâclage.
Si je daigne en parler, c’est que... conçu
et réalisé avec plus de rigueur
et l’utilisation d’un plus grand
nombre de neurones, ce pastiche aurait pu faire
mouche. |
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EXILE
- (Exiled) de Johnnie To. (4/20) 
Hongkong - Couleur, 1h48 - 2006.
Avec : Anthony Wong, Francis Ng, Nick Cheung,
Josie Ho, Roy Cheung, Simon Yam. |
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Policier
: Un truand revient au pays après une
période d’exil... avec femme et
bébé. Immédiatement, il
a à ses trousses les “employés”
de son ancien patron... mais, l’affaire
se corse aussi sec, puisque ses potes, d’une
autre tendance maffieuse, rappliquent pour prendre
sa défense. Ensuite, c’es toujours
le même merdier avec le Toto Johnnie !
Les intrigues se mêlent et s’emmêlent
comme un plat de nouilles gluantes... Difficile
à suivre l’action... et surtout
la logique des rebondissements... Doit avoir
un sacré paquet de couilles dans la cervelle
le surestimé (par les critiques, bien
sûr) Johnnie To ! En revanche, il soigne
ses images... sans pour autant respecter les
lois de la cohésion... D’où
le big problem ! Des criticards nous
l’encensent en comparant sa démarche
à Melville ou Leone... et qui sais-je
encore...! Non, M’sieurs-Dames, le film
en question ressemble furieusement à
une parodie du maestro Sergio ! Quant au charisme
de ses acteurs - que l’on ne pourra jamais
décemment comparer à un Eastwood,
un Lee van Cleef, Bronson, Fonda ou Coburn...
- c’est du genre... Daniel Craig dans
le rôle de James Bond, tiens ! Je ne vais
pas perdre mon temps à expliciter l’évidence...
La structure narrative, la mise en images unique,
absolument unique, le sens du rythme - également
unique car jamais égalé - le son
et la musique, la richesse des idées
d’un maître comme Sergio Leone...
ne peuvent subir l’injure d’une
quelconque comparaison avec ce petit machin
décérébré et par
trop saignant... ! Allez, Bastia ! |
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LE
FEU SOUS LA PEAU - (Suburban Mayhem)
de Paul Goldman.(6/20) 
Australie - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Emily Barclay, Michael Dorman, Stuart
Spence, Genevieve Lemon. |
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Drame
: Ah, cette banlieue ! Qu’elle soit française,
british, ricaine ou encore - en l’occurrence
- australienne, elle nous en génère
des phénomènes... ! Parole, ça
doit être sa fonction... ! Mais, ce n’est
nullement innocent... le fruit du hasard...
la démence qui tombe du ciel...! Ici,
c’est une très jeune femme, déjà
maman, qui fout sa zone quelque chose de grave...
Elle baise sans compter, pratique tous les vices
et se comporte comme un “monstre”...
A propos, ce film est à Monster
avec une fabuleuse Charlize Theron, ce qu’un
sac de billes est à une bourse de pépites
d’or... Mais, ne soyons pas trop méchant;
notamment avec la remarquable Emily Barclay,
véritable révélation de
ce modeste film, une fois de plus... surestimé.
Par ailleurs, il y a une ambiance réellement
convaincante dans le genre déjanté.
Déjanté, mais avec excès
parfois, particulièrement au niveau du
montage... qui se voulant rock n’roll,
finit par nous embrouiller le système
nerveux... les séquences qui s’enchaînent
style saccadé, certes avec insolence,
mais aussi avec un manque de maîtrise
semblerait-il... La musique, en revanche, épouse
plutôt pas mal l’ensemble... Voilà,
le gars Goldman, en fait, a voulu pousser le
bouchon le plus loin possible rapport à
son anti-héroïne afin que, paradoxalement,
l’on ressente le besoin de nous poser
la question de savoir : cette fille diabolique
est-elle vraiment monstrueuse...? Bonne question.
Cependant, la toile n’étant pas
passionnante, on sort de là un peu perplexe... |
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HALF
NELSON - de Ryan Fleck. (13/20)

USA - Couleur, 1h46 - 2006.
Avec : Ryan Gosling, Shareeka Epps, Anthony
Mackie, Monica Gabriela Curnen. |
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Drame
: Un jeune prof d’histoire et coach de
basket également, flippe sérieusement
dans son intimité. Lui, qui s’occupe
d’élèves dits en difficulté,
n’arrive pas à décrocher
de la came... Un jour, il sera surpris dans
les gogues par l’une de ses jeunes élèves
en train de planer au-dessus des cuvettes...
A partir de là, une certaine complicité
va s’installer entre le prof et la jeunette.
La jeunette dont le frangin est en taule pour
cause de trafic de drogue et dont un copain,
Frank, a une mauvaise influence sur elle...
C’est tous des “blacks” les
marginaux... Y a que le prof qui est blanc (aussi
blanc qu’une certaine “neige”,
d’ailleurs...). D’où des
situations conflictuelles entre Dan le prof
et Frank le dealer... Mais le film va bien au-delà.
Il est d’un abord complexe et rasoir au
début... mais, très vite, l’intérêt
qu’on va y porter monte crescendo... Le
type même de film très rigoureux
qui ne cède pratiquement jamais à
des clichés éculés ou mal
reproduits; un film que d’aucuns pourrait
qualifier “d’intello”, mais
qui n’est “que” très
intelligent. Rare le film, donc. Cela fait un
bien fou d’entendre des dialogues chiadés,
construits, pas banals; d’assister à
des “tranches de vie” qui sonnent
vrai... et sonnent dans le même temps
le glas de la bêtise. L’on pourrait
néanmoins reprocher deux ou trois choses
relativement importantes, et qui eussent été
graves dans une toile moins soignée,
telle la scène “forcée”
de la rencontre du prof et de la jeune fille
dans les toilettes... plus une ou deux autres
séquences téléphonées
vers la fin... T’inquiète pas,
mec, j’arrête là, parce que
j’ai envie que tu ailles voir le film...
Disons encore que ce qui étonne dans
cette œuvre, c’est la qualité
de la réflexion portant sur les contraires,
le yang et le yin, la confrontation... Ainsi
que, à l’évidence, la parfaite
interprétation de Ryan Gosling - qui
fut nommé à juste titre aux oscars
pour ce rôle. |
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