Semaine 29
Du 11-07-2007 au 17-07-2007
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BOLIVIA
- de Israel Adrian Caetano.(8/20)

Argentine - Noir et blanc, 1h15 - 2001.
Avec : Freddy Flores, Rosa Sanchez, Oscar “Oso”
Bertea, Enrique Liporace. |
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Drame
: Voici enfin sur nos écrans le premier
long métrage de Caetano, réalisateur
par ailleurs de L’ours rouge (“polar
social” assez original) et du récemment
distribué - et toujours discrètement
à l’affiche - Buenos
Aires 1977 dont Cinékosma a
dit du bien, il y a quelques semaines. Ce film
visiblement réalisé avec une poignée
de pesos, n’en est pas moins une œuvre
plutôt aboutie. Le “noir et blanc”
est total cradingue... mais cela confère
à l’ambiance une bienvenue touche
de sordide. En effet, il est question ici d’un
immigrant bolivien notamment, qui marne dans
un rade à moitié pourri et ce
clandestinement. Il est bien sûr sous-payé
et victime d’un mépris du genre
raciste... L’Argentine autrefois considérée
comme un pays de rêve par le reste des
sud-américains, n’est aujourd’hui
guère plus riche que ses voisins... Le
chômage s’y est développé
et notre pauvre Bolivien n’en est que
plus en danger. Précarité (moins
qu’on puisse dire !) de son emploi, certes...
mais aussi contrôles policiers peu sympathiques
et hostilité environnante... Bon, le
scénar est mince, mais la mise en images
possède une certaine force émotionnelle,
les interprètes sont vrais et la flûte
indienne fort présente ne gâte
rien au niveau de l’ambiance sonore et
musicale... On a le droit de se laisser tenter
par ce film digne qui nous apporte un témoignage
supplémentaire sur les maux sociaux de
notre siècle... des maux largement universels. |
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LE
CIEL DE SUELY - (O céu de Suely)
de Karim Aïnouz. (6/20) 
Brésil - Couleur, 1h28 - 2006.
Avec : Hermila Guedes, Maria Menezes, Zezita
Matos, Joao Miguel, Georgina Castro. |
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Comédie
dramatique : Aïnouz, l’heureux
responsable de Madame
Sata - un film vigoureux et poétique
en diable (dont Cinékosma pense le plus
grand bien) - a décidé, comme
nombre de ses collègues cinéastes,
de passer d’un extrême à
l’autre, pour notre plus grande déception.
A la photographie superbement esthétique
dont la définition est impressionnante
de précision, il a préféré
ici une image assez banale et au rendu approximatif;
au dynamisme de son précédent
film, il a préféré une
mollesse quelque peu excessive, si j’ose
dire... Il s’agit d’une jeune maman
de vingt et un an, Hermila, qui revient dans
son patelin natal, chez sa grand-mère
et sa tante, y attendre que son futur époux
vienne la rejoindre... Celui-ci, un jeune con
insouciant, ne reviendra jamais, et Hermila
va faire la pute à sa façon afin
d’amasser assez de fric pour se rebarrer
de son patelin de mierda. Peu d’émotion
dans cette oeuvrette... malgré la très
bonne interprétation de Hermila Guedes...
Il n’y a ni sursauts ni crescendo, tout
est plat... Karim à néanmoins
le mérite de parvenir à ne pas
assommer le client... On regarde ça avec
finalement un certain intérêt. |
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LE
CONTRAT - (The Contract) de Bruce Beresford.(6/20)

USA - Couleur, 1h37 - 2006.
Avec : Morgan Freeman, John Cusack, Ned Bellamy,
Jamie Anderson, Alice Krige. |
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Policier
: Un ex des Services de Renseignements ricains,
une bête de précision et de flegme
dans l’action, prépare avec plusieurs
complices l’assassinat d’une personnalité
très importante et fort gênante
au plus haut niveau de l’état -
au début, on pense même qu’il
s’agit du Président de la République...
Victime d’un accident de bagnole qui n’était
à l’évidence pas prévu
dans son plan, il se retrouve de scènes
en séquences (je vous passe les détails,
n’est-ce pas...) dans la nature et sous
la menace du pétard d’un brave
gars - ex-flic, quant à lui...- et de
son ado de fils... L’ex-bourre va désormais
tout faire pour ramener en taule le criminel
d’envergure, bien qu’il soit dangereusement
poursuivi par les complices de son prisonnier...
Cela dit, les poursuivants seront de piètres
chasseurs, vu qu’ils ne connaissent point
cette région montagneuse et forestière
- qui, en revanche, n’a pas de secrets
pour le fiston de l’ex-homme de l’ordre.
Pas mal d’actions spectaculaires ainsi
que la présence impressionnante de Morgan
Freeman (le criminel), font de ce filmounet
un p’tit truc “d’été”,
comme on dit souvent, qu’on peut aller
zieuter par temps pluvieux... Sinon, c’est
du vachement “déjà vu”. |
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DELIRIOUS
- de Tom Di Cillo.(8/20) 
USA - Couleur, 1h47 - 2006.
Avec : Steve Buscemi, Michael Pitt, Alison Lohman,
Gina Gershon. |
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Comédie
: Un jeune clodo (Michael Pitt), aspirant acteur,
rencontre au hasard des rues un paparazzo des
bas-fonds (l’hilarant Steve Buscemi)...
Ce sera pas du “tout cuit”, mais
le jeune homme parviendra à gagner la
sympathie du photographe à la manque,
lequel va accepter... de l’exploiter en
tant qu’assistant. En effet, il ne lui
filera pas un rond, juste le droit de dormir
dans son placard et un minimum de sustentation,
tout de même...
Décidément, depuis son premier
film, Ca tourne à Manhattan, Tommy le
réal de ce filmounet, ne parvient plus
à retrouver son souffle... L’inspiration
est moyenne et l’expiration - sous forme
d’images - regardable... sans beaucoup
plus. Toutefois, grâce au génial
Buscemi - et sûrement pas à l’imbuvable
Michael Pitt - , le film est finalement un divertissement
sans prétention - cousu de fil blanc
et sacrifiant au désormais incontournable
happy end - et l’on ne décolle
pas ses yeux de l’écran pour mater
sa montre... C’est tout. Mais, c’est
déjà un petit quelque chose... |
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JOE
STRUMMER, THE FUTURE IS UNWRITTEN -
de Julien Temple.(12/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 2h03 - 2006. |
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Documentaire
: La biographie de Joe Strummer, le chef des
“Clash”, récemment décédé
d’une (vraie) crise cardiaque. En effet,
il a eu de la chance dans son malheur; son palpitant
l’a lâché sans prévenir
en 2002, à l’âge de cinquante
balais... alors qu’au vu de la malformation
cardiaque génétique dont il était
victime, il aurait pu rendre l’âme
au “Grand Usurier de l’Univers”
n’importe quand entre zéro et cent
ans. Je précise ça parce que...
quand ce genre de musicos claque d’un
infarctus, c’est généralement
d’autre chose qu’il s’agit...
Bref, revenons à notre chanteur-compositeur...
qui écrivait de bonnes paroles mais braillait
trop fort d’une voix impersonnelle et
assez désagréable. Pas grave,
tu colles derrière guitares électriques
et batterie, et personne n’y entend que
du feu... Cela dit, reconnaissons que les “Clash”,
de tous les groupes punk, hard rock ou assimilés...
figuraient parmi les meilleurs. Tout simplement,
because Joe fut l’un des pionniers de
ce genre de musique. Par ailleurs, le gars avait
une ligne politique solide : pacifiste donc
antimilitariste convaincu, anticapitaliste et
dans le fond réel artiste, au vu de ses
différentes variations musicales... -
parce que dans sa carrière, il n’y
a pas eu que la période “Clash”,
loin de là. Il a composé des musiques
de film, travaillé en solo ou avec d’autres
groupes et même fait l’acteur avec
des cinéastes tel que Jim Jarmusch...
Il faut ajouter que ce docu est plein comme
un oeuf que pas un instant n’y est inutile
et que Temple parvient ainsi à nous brosser
efficacement le tableau de l’anar Strummer
- antipathique à première vue,
mais qui gagne à être connu. |
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LA
LEON - de Santiago Otheguy.(6/20)

Argentine - Noir et blanc, 1h25 - 2006.
Avec : Jorge Roman, Daniel Valenzuela, Jose
Munoz,Daniel Sosa,Ana Maria Montalvo |
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Drame
: Belle, très belle image pour ce film
contemplatif à outrance... ou presque.
Dans le Delta du Parana, coin paumé en
Argentine, il était une fois une île
fort peu peuplée mais, habitée
quand même. Le personnage central, un
certain Alvaro, vit en solitaire dans ce contexte
sauvage composé de moult marécages
notamment... Il fait divers petits boulots pour
gagner sa croûte et a le malheur d’être
homosexuel... because, t’as un méchant
et gros connard, El Turu, patron et pilote du
bateau-bus nommé “La Leon”
qui voit sa différence d’un très
mauvais œil... et ira, bien sûr,
jusqu’à l’agression... sexuelle
! Petite surprise du chef vers la fin de la
toile... Sinon, la caméra se promène
et nous avec à travers forêts quasi
vierges, à pied ou en bateau... dans
une atmosphère ni vraiment infernale
ni vraiment paradisiaque... mais un mélange
des deux. A voir (éventuellement) en
pleine forme... because le film berce... n’est-ce
pas... |
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LA
ROSE ET LA FLECHE - (Robin and Marian)
de Richard Lester. (18/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h46 - 1976. (Reprise
/ Re-vision)
Avec : Sean Connery, Audrey Hepburn, Robert
Shaw, Nicol Williamson, Richard Harris |
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Aventures
: En fait, quand je veux être sûr
de mon coup (ça tombe sous le sens),
je vais revoir un vieux film que j’ai
de préférence un peu oublié...
La rose et la flèche fut un
choix assez idéal. Voilà un film
d’aventures plein de touches humoristiques
pur “british; un film à la fois
décalé et réaliste; un
film où la romance allant jusqu’au
mélodrame fait bon ménage avec
la castagne. On y voit un Richard Coeur de Lion
parfaitement pourri et immonde... mais qui nous
fait marrer quand même; toutes sortes
de figures moyenâgeuses pittoresques et
sales à la fois; et, surtout, le retour
de Robin des Bois, flanqué de son vieux
pote Jean. Un Robin vieillissant mais encore
vaillant. Puis, une fois rentré dans
son patelin, qu’il quitta vingt ans auparavant
pour aller faire le con aux croisades, il retrouve
le saligaud de shérif, toujours à
son poste, et, bien évidemment, sa doulce
Marianne qu’il abandonna tel le dernier
des imbéciles et... qui a désormais
viré nonne ! Aïe! Que l’on
se rassure, c’est pas une soutane qui
l’empêchera de retomber dans les
bras de son Robin bien-aimé. Voilà
un film comme on n’en voit plus de nos
jours ! Déjà, à l’époque,
il remettait sérieusement en question
le cinéma d’auteur à gros
budget... pour la simple raison qu’il
fit un bide ! Ce mélange tragi-comico-picaresque
représentait-il beaucoup trop pour un
spectateur moyen non averti... ? Et pourtant,
quel panard ! On se marre, on vibre virilement
ou sentimentalement... et on savoure avec délectation
la présence de gigantesques comédiens
tels que Nicol Williamson (Jean), Richard Harris
(Richard Coeur de “Salaud”) ou Robert
Shaw (le shérif). Quant à Sean
Connery et Audrey Hepburn... ce fut le couple
du siècle ! Si l’occasion se présente,
ne manquez pas de vous régaler avec ce
que j’appelle du “vrai cinoche”! |
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TWO
DAYS IN PARIS - de Julie Delpy.(6/20)

France / Allemagne - Couleur, 1h36 - 2006.
Avec : Julie Delpy, Adam Goldberg, Marie Pillet,
Albert Delpy, Daniel Brühl. |
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Comédie
: En vacances en Europe, notamment à
Venise, un couple franco-américain, repasse
par Paris pour quarante-huit heures. Ce sera
l’occasion pour Jack de faire plus ample
connaissance avec les parents de Marion. Notamment.
Il fera bien d’autres rencontres insolites
- surtout pour lui - durant ces deux jours...
Well, well, well...! Par quoi commencer...?
Par l’excessive influence de Woody Allen
sur le modeste auteur qu’est Julie Delpy...
Par le flot de dialogues - dont certains sont
savoureux et font mouche - envahissant... d’autant
plus envahissant que Marion et Jack sont sans
arrêt - sans la moindre petite plage de
respiration - en situation conflictuelle...
Par la vulgarité - à force - des
allusions sexuelles... et plus si affinité...
le cul, la chatte, la bite... tout y passe...
Notamment le papa (la mère n’est
pas mal non plus), qui est un véritable
obsédé malsain - donc antipathique...
Mais, il est loin d’être le seul
! Tous les personnages que croise Jack sont
totalement obnubilés par les zones érogènes
! Au final, cela devient parfaitement lamentable
! Ajoutons à cela quelques gags débiles,
n’est-ce pas... et il y aurait vraiment
de quoi flipper sérieux et grave !!!
Heureusement, comme il est déjà
dit plus haut, de temps à autre, Julie
parvient à nous faire sourire voire plus...
Pour finir, il s’agit là d’un
“sous-Woody Allen”, (pas mal pour
un brouillon, chère Julie, mais, la prochaine
fois, il faudra mettre au propre), entaché
de cette vulgarité de plus en plus en
vogue dans notre pays hexagonal... dont les
contours risquent de finir par ressembler à
ceux d’un trou de cul...! |
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