Semaine 28
Du 04-07-2007 au 10-07-2007
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DIE
HARD 4 : RETOUR EN ENFER - (Live Free
or Die Hard) de Len Wiseman.(2/20)

USA - Couleur, 2h20 - 2006.
Avec : Bruce Willis, Justin Long, Maggie Q.,
Timothy Olyphant, Cyril Raffaelli. |
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Policier
: Et voilà, maintenant, Dick Head
4 : retourne chez ta mère ! Les
suites et séquelles continuent d’aller
bon train, n’est-ce pas... ce qui a pour
conséquence - et pour l’instant
- de favoriser une baisse de fréquentation
des salles obscures... Bien fait ! N’ont
qu’à faire preuve d’un peu
plus d’imagination et de modérer
leur soif de pognon ! Cela dit, ce quatrième
volet, qui sent pourtant la poussière
du fond de tiroir - le précédent
épisode datant d’une dizaine d’années
- n’en démarre pas moins comme
une flèche ! En nombre d’entrées,
j’entends ! Bien parti pour faire un score...
assez inattendu. Quant à la qualité...
Autant les trois premières aventures
furent à l’époque plutôt
bien menées... autant, là... la
mécanique commence sacrément à
rouiller ! L’infatigable John McClane...
fatigue cependant le spectateur. On n’en
a franchement plus rien à foutre de cette
histoire usée jusqu’à la
corde... C’est toujours idem et la seule
légère différence, c’est
la surenchère niveau castagnes et explosions
! Sinon, nous avons encore droit à un
fou furieux qui menace de paralyser les States
grâce à sa virtuosité dans
le domaine de l’informatique. Heureusement,
un jeune morveux plutôt débile
est là pour donner un coup de clavier
salvateur aux côtés du héros
musclé ! Que ce genre de spectacles soit
invraisemblable, on s’en fout, le problème
c’est, comme toujours, l’ennui...!
Va donc au diable, Dick Head ! |
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INLAND
EMPIRE - de David Lynch. (0/20)

USA - Couleur, 2h56 - 2006.
Avec : Laura Dern, Jeremy Irons, Justin Theroux,
Harry Dean Stanton, Wiliiam H. Macy. |
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Drame
: Il n’est jamais trop tard pour... mal
faire ! Après avoir hésité
durant plusieurs mois, j’ai fini par oser
! Par oser me taper trois plombes d’un
vidéo film parfaitement incompréhensible...
Il doit se shooter à la fiente de cacatoès,
le gars Lynch ! C’est pas dieu possible
! A moins que sa démarche ne soit d’une
profondeur insondable, du genre déstructuration
de la narration cinématographique et
enlaidissement pictural délibérés
afin de nous faire réfléchir à
l’existence ou la non-existence d’un
sens quelconque attribuable à l’acte
de création filmique... Autrement dit,
après tout, faire un film... est-ce que
cela a seulement la moindre signification rationnelle
? Au lieu de s’accrocher systématiquement
à la logique humaine dominante, pourquoi
n’aurait-on point le droit de décrocher
complètement du réel, du probable
ou du crédible... Certes. Des œuvres
de cet acabit existent par centaines, cependant...
et sont souvent plus ou moins prenantes... par
l’intermédiaire de la perception
de nos sens... qui, qu’on le veuille ou
non, possèdent une logique - ou une anti-logique,
ce qui revient au même. Encore une fois,
la négation de tout et de rien anéantit
toute capacité de savourer la vie et
nous fait bêtement planer dans l’abstrait.
Mais, au fait, pourquoi je me branle, là
?!? Le gars Lynch a dû prendre une dose
de trop, voilà tout. |
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MIKEY
ET NICKY - de Elaine May.(3/20)

USA - Couleur, 1h46 - 1976. (Reprise)
Avec : Peter Falk, John Cassavetes, Ned Beatty,
Carol Matthau, Joyce van Patten. |
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Policier
: Voilà un film qui, apparemment, a perdu
treize minutes en trente ans... En effet, selon
plusieurs sources sérieuses, sa vraie
durée devrait être de 1h59... Cela
dit, on ne va pas en faire une horloge ! Au
vu de l’errance totale de l’auteur
Elaine May - fortement et fort mal inspirée
et influencée par le style d’un
certain... John Cassavetes - on a plutôt
envie que le temps s’accélère
! Elle n’a retenu du réalisme de
Master John que les longs échanges dialogués
entre deux personnages... qui, chez elle, n’ont
rien ou presque à se dire... Nicky (Cassavetes)
est dans la merde because il est soupçonné
par la mafia de lui avoir fait une grosse crasse...
Alors, planqué dans un hôtel, il
se décide, après moult difficultés,
à faire appel à son meilleur pote
Mikey (Falk)... A partir de là, tout
ce qui va se passer aurait pu durer - non pas
1h59 ni même 1h46 - environ un quart d’heure.
C’est dire la densité de la toile
! Une plombe pour se décider à
ouvrir la porte à Mikey... Une autre
plombe pour lui faire part de sa trouille de
se faire zigouiller.Trente plombes passées
à se dire des banalités qui se
veulent “véristes”... Tzétéra...
La question, d’où May tente d’extirper
un brin de suspense, est de savoir si Mikey
est toujours le meilleur ami de Nicky... et,
surtout, de savoir s’il n’est pas
de mèche avec les maffiosi... Bref, deux
immenses comédiens (amis et complices
par ailleurs) au service d’un ratage foudroyant...
Ratage qui a néanmoins le mérite
d’émerveiller un critique du Monde...
Encore un qui sait regarder entre les images
! |
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OCEAN’S
13 - (Ocean’s Thirteen) de Steven
Soderbergh. (0/20) 
USA - Couleur, 2h01 - 2006.
Avec : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon,
Andy Garcia, Al Pacino, Don Cheadle, Ben Affleck,
Ellen Barkin, Scott Caan, Elliott Gould, Bernie
Mac, Eddie Jemison. |
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Policier
: Sur ce coup-là, ils ont triché.
Z’avaient commencé directement
par le numéro 11... Ce qui fait qu’il
s’agit ici du troisième épisode
et non du treizième. Très important,
n’est-ce pas ! Bon, alors, comme ça,
il paraît que c’est une comédie
policière... Ah, bon. J’avais par
remarqué. J’ai souri qu’une
fois - sourire de soulagement - en pissant après
le film... Cette fois, la bande à Ocean
veut venger un pote qui s’est fait durement
pigeonner par un salopard joué par un
certain Pacino... Depuis quelques films, on
remarque de mieux en mieux sa vraie taille...
Il est de plus en plus petit... Du reste, toutes
ces stars qui se galvaudent dans ce genre d’ersatz
ne méritent aucun respect. Moins qu’on
puisse dire. Et puis, bon, il vont lui saboter
son casino jusqu’à l’os,
à ce salaud... Tout ça sans scénario,
sans mise en scène et sans personnages...!
Enfin, il arrive que t’aperçoives
des ombres qui bougent un peu n’importe
comment... mais, ça ne va pas plus loin.
Comme ce navet de luxe ne fait qu’un demi-succès,
eh bien, il n’y aura pas de numéro
14. C’est la seule bonne nouvelle. Cela
dit, personne ne m’avait obligé
à me farcir cette énième
merde...! |
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RAISONS
D’ETAT - (The Good Shepherd)
de Robert De Niro.(7/20) 
USA - Couleur, 2h47 - 2006.
Avec : Matt Damon, Angelina Jolie, Robert De
Niro, Alec Baldwin, Billy Crudup, Michael Gambon,
William Hurt, Joe Pesci, John Turturro. |
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Espionnage :
Film très ambitieux, prétendant
raconter l’histoire de la CIA depuis sa
naissance, The Good Shepherd, malgré
une reconstitution impeccable, n’est finalement
qu’une sorte de drame familial. Les Wilson
sont espions de père en fils. Edward,
le deuxième de la série - qui
est ici le personnage central - démarre
sa carrière à la fin des années
trente après que son papa se soit flingué
- ayant été soupçonné
de haute trahison - quelques années auparavant;
le fiston d’Eddie, lui aussi, va vouloir
travailler pour son pays, n’est-ce pas,
dès ses vingt printemps... Entre-temps,
il y a toute une ribambelle de personnages plus
ou moins insipides, et ce, malgré des
comédiens hors pair, qui traficotent,
qui magouillent, se mouillent, espionnent et
contre-espionnent... Le propos de De Niro semble
se limiter à l’expression de l’incertaine
grandeur et de la probable petitesse des gens
qui font ce drôle de métier; ce
ne sont que des pions, nous dit-il. Bon, ben,
ça on le savait déjà...
Quant aux problèmes sentimentaux d’Edward,
à l’égard de sa femme notamment
- qu’il n’a épousée
que par obligation - ils nous agacent plutôt
qu’autre chose... Par ailleurs, Bobby
ne nous apprend rien, ou bien peu de choses...
Nulle révélation choc, une analyse
de la pourriture souterraine assez superflue
et, semblerait-il, un côté quelque
peu patriotard... Etant sous l’effet de
la déception, je suis désolé
de ne souligner ici quasiment que les aspects
négatifs du film. Bien sûr, comme
il est dit plus haut, nous avons droit à
un casting d’enfer... Mais, fort malheureusement,
il n’y en a que deux ou trois qui sont
bien servis par leurs personnages... Je pense
à John Turturro, toujours affublé
de son délicieux sourire satanique, à
cet immense artiste qu’est Michael Gambon
(dans le rôle d’un vieil espion
british) ou encore De Niro lui même. Quant
au rôle principal, c’est Matt “Gueule-de-Godasse”,
l’espion qui venait de chez Bata,
qui l’assume. Cela dit, la durée
du film n’est pas excessive; Mézigue
et Moi-Même, nous ne nous sommes pas emmerdés...
nous avons juste trouve ça un peu fade. |
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THE
VAN - de Stephen Frears. (12/20)

Irlande - Couleur, 1h40 - 1996. (Reprise)
Avec : Colm Meaney, Donal O’Kelly, Ger
Ryan, Caroline Rothwell, Brendan O’Carroll. |
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Comédie
: A la fin des années 80, début
90, deux potes au chômage décident
de se dégoter une camionnette afin de
faire du commerce de bouffe, genre poisson ou
hamburger-frites... Avec l’aide de leurs
épouses et de leurs gamins, ils parviendront,
non sans difficultés, à décrasser
l’engin que leur a trouvé un “biznessman”
des bas-fonds... Puis, les affaires démarrent,
et même plus ! Tout va bien jusqu’au
moment où l’un des deux se sent
exploité par l’autre... Bien. Tout
d’abord, cette semaine semble être
la semaine des films tronqués (voir plus
haut Mikey et Nicky ). Selon les différentes
sources, la durée du film est soit de
1h40 soit 1h45... et moi, je n’ai eu droit
qu’à 1h35... C’est sans doute
pour cette raison que, vers la fin de la toile,
j’ai eu comme l’impression que Frears
avait forcé sur l’ellipse... Bref,
s’agit peut-être d’une vieille
copie... Toutefois, la fin est indéniablement
décevante. Parce que forcée...
Je n’en dirai pas davantage car j’espère
inciter le plus grand nombre à découvrir,
à l’occasion, ce film rare (il
n’avait pas fait une grosse carrière,
à l’époque)... rare et vachement
sympa. Car, finalement, ce n’est pas tant
l’intrigue qui nous.. intrigue, n’est-ce
pas... Ce sont les personnages, le ton résolument
gai du film, et ce, malgré un contexte
peu réjouissant à priori, ainsi
que l’interprétation réaliste
et marrante à la fois, qui nous séduisent.
Ici, point de gag mais de l’humour quasi
constant... et notamment quelques scènes
de beuveries à l’irlandaise assez
irrésistibles. Un vrai petit plaisir.
Et, en sus du marché, musique d’Eric
Clapton, mon pote ! |
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