Semaine 8
Du 14-02-2007 au 20-02-2007
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A LA
RECHERCHE DU BONHEUR - (The Pursuit
of Happiness) de Gabriele Muccino.(3/20)
USA - Couleur, 1h58 - 2005.
Avec : Will Smith, Jaden Christopher Syre Smith,
Thandie Newton, Kurt Fuller. |
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Comédie
dramatique : Un brave bougue, Chris
Gardner, a de gros problèmes pour rapporter
de la thune à la maison... Il a une femme
- qui commence à en avoir marre - et
un p’tit fiston sympa de cinq ans... C’est
que le Chris il vend des appareils invendables,
se crevant le cul d’hôpitaux en
cliniques pour des nèfles, ses engins
étant destinés à des fins
médicales... mais peu performants en
rapport qualité prix... Et puis, bon,
sa meuf, vraiment pas compréhensive et
finalement vacharde, va le larguer... Chris
gardera le fiston tout en cherchant le moyen
de gagner autrement sa vie... De fil en aiguille,
il va se retrouver postulant pour un stage non
rémunéré de courtier...
Aïe, aïe, aïe ! Il finira quasi
clodo, dormant parfois avec son gamin dans des
gares voire des chiottes... avant que ne s’écoulent
ses six mois de formation... C’est d’après
une histoire vraie et pourtant ça se
termine bien. Chris Gardner deviendra millionnaire
parce qu’il aura été “hachement”
courageux et brave et oubliera bien vite les
files de SDF devant les dortoirs pour couillons...
Du reste, ceux-là tout le monde s’en
fout. Pas de pitié pour ces fainéants
de canards boiteux ! Voilà un film qui
renoue résolument avec un désormais
bien poussiéreux “american dream”
! Le réalisateur italien Muccino ( Juste
un baiser de sinistre mémoire !),
sur quelque continent qu’il s’exprime,
nous étale l’éventail de
son immense manque de talent ! En fait, cette
toile n’est qu’un prétexte
pour Will Smith (coproducteur du film) de changer
de genre en s’essayant au mélo...
Il y est cependant très à l’aise,
mais malgré un formatage à quelques
rares moments plutôt efficace, le crétinisme
que véhicule ce produit donne le plus
souvent la nausée. |
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CRIA
CUERVOS - de Carlos Saura.(20/20)

Espagne - Couleur, 1h44 - 1975. (Reprise / Re-vision)
Avec : Ana Torrent, Geraldine Chaplin, Monica
Randall, Florinda Chico, Hector Alterio. |
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Comédie
dramatique : Voyage au pays d’Ana...
Une gamine de huit ans, aux mirettes pas croyables
et à la sensibilité puérile,
savoir aussi fragile que pas nécessairement
sympa... D’où, notamment, toute
la force de ce chef-d’oeuvre. Elle empoisonne
son papa - un horrible facho-macho - because
sa mère serait morte à cause de
lui et uniquement à cause de lui... l’affreux
coureur entre autres ! Elle caresse le souvenir
de sa mère, la revoit en rêverie,
déteste son père... sans haine
apparente dans le fond... souhaite la mort à
tous ceux qui lui déplaisent... sans
rire, le plus sérieusement du monde...
Elle vit pleinement son enfance, entre ennui,
vrais ou faux drames, vrai ou faux amour, vraie
ou fausse haine... Saura ne décortique
pas... il désamorce, dédramatise,
nous propose un regard plus vrai et plus juste
sur l’enfance... Et c’est précisément
ainsi qu’au bout du compte il nous bouleverse
de fond en comble ! Les premiers pas dans la
vie d’Ana, pataugeant dans la mort tant
l’ombre de la camarde est envahissante,
sont aussi hésitants que résolus...
Apparemment cruelle dans ses faits et gestes,
son comportement n’est finalement que
dérisoire... La vie, l’amour, la
mort - comme dirait l’autre - , ce trio
infernal qui nous pendouille tous au nez, sont
constamment remis à leur exacte place,
savoir dans un flou artistique qui laisse le
champ libre à toutes les interprétations.
Sans privilégier à outrance la
réflexion froidement intellectuelle,
Carlos nous a servi là une œuvre
d’une intelligence rare, lucide, noire
voire ténébreuse mais infiniment
belle... Ainsi, Ana qui se promène sinueusement
entre mille et une émotions - toujours
indifférente en apparence - haïssant
son père défunt et sa tante tutrice,
portant au plus profond de son cœur l’image
de sa mère, (souvenirs cruellement magnifiques
!), jonglant avec la mort, prenant du plaisir
à jouer avec ses deux sœurs et surtout
en écoutant une chanson “ringardos”
mais qui symbolise avec force toute la fragile
frontière entre le côté
ridicule et l’aspect fascinant de nos
sensibilités - sensibleries grandioses...
émotions embellies à l’excès...
Trente ans déjà... Trente années
séparent la première fois que
l’on a pu voir ce film magistral... qui,
en le revoyant aujourd’hui nous rapproche
du passé, ravivant douloureusement une
nostalgie aussi belle que négligeable. |
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LE
DERNIER ROI D’ECOSSE - (The Last
King of Scotland) de Kevin MacDonald.(12/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 2h05 - 2006.
Avec : Forest Whitaker, James McAvoy, Gillian
Anderson, Kerry Washington. |
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Drame
: D’après le roman de Giles Foden,
quelques-unes des multiples facettes du fou
furieux qu’était le dictateur Idi
Amin Dada. Pour ceux qui s’intéressent
de plus près au personnage, voir le formidable
documentaire de Barbet Schroeder Général
Idi Amin Dada, projeté actuellement
au cinéma Arlequin. Oui, car, n’est-ce
pas, nous sommes ici face à un savant
mélange de faits réels et de fiction...
Ce qui n’est pas un mal en soi... Néanmoins,
l’on a par trop tendance ces derniers
temps, au cinoche, à aborder avec plus
ou moins de bonheur ou de crédibilité
des thèmes d’actualité ou
d’histoire contemporaine. Un jeune toubib
écossais, fraîchement doctorisé,
part à l’aventure, au hasard de
son globe terrestre miniature, de préférence
dans une région où il pourra se
rendre utile - au lieu de profiter du confort
bourgeois de ses parents... Il se retrouve ainsi
en Ouganda, le jour même où le
fameux Dada, à cheval sur sa jeep, s’empare
du pouvoir. Il va rapidement avoir l’occasion
de faire la connaissance de l’illustre
personnage... qui sera, en plus, très
séduit par le jeune toubib... Au fil
du temps, il deviendra son médecin personnel
et même son conseiller... Des rapports
dans le genre père-fils vont se nouer.
Jusqu’à ce que le jeune Ecossais
prenne enfin conscience de l’énorme
dinguerie du général et de ses
horribles exactions... Il fera alors tout pour
s’enfuir... Je ne dirai rien d’original
en affirmant que Whitaker est impressionnant
- plus encore que d’habitude - dans la
peau de Dada, “monstre” cruel et
fragile, psychopathe aussi terrifiant que parfois
irrésistiblement hilarant ! Toutefois,
le film ne nous dit point d’où
était sortie cette “bête”...
Génération spontanée ou
bien effet pervers voire machiavélique
de la post-colonisation africaine...? |
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THE
GOOD GERMAN - de Steven Soderbergh.
(10/20) 
USA - Noir et blanc, 1h46 - 2006.
Avec : George Clooney, Cate Blanchett, Tobey
Maguire, Beau Bridges, Tony Curran. |
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Espionnage :
En 1945, un correspondant de guerre, Jack Geismar,
est envoyé à Berlin pour y couvrir
la conférence de Postdam. Le gars Jack
va en profiter pour y retrouver une ancienne
maîtresse dont il est très épris...
Or, celle-ci vit désormais avec un jeune
enfoiré de profiteur de guerre... qui
va bientôt être assassiné
en zone russe... because mouillé dans
de sales affaires... Les débuts de “l’espionnite
aiguë” autrement appelée “la
guerre froide”... Rien de très
nouveau ni à l’ouest ni à
l’est dans le dernier Soderbergh... bien
au contraire, c’est de l’ancien
que nous ressert volontairement, Stevie le touche-à-tous-les-genres...
En effet, ici il s’évertue à
filmer façon années 40... jusqu’aux
plus petits détails... à ceci
près qu’il semble avoir oublié
qu’à cette époque, on ne
montrait pas dans un film un couple en train
de niquer furioso...! Cela dit, cette démarche
a quelque chose de charmant... d’autant
plus que le casting prometteur tient la route...
Clooney toujours aussi séduisant, Blanchett
excellente - sans surprise donc - et, en revanche
un étonnant Tobey qui nous prouve là
qu’il est capable d’être décent
même sans sa combinaison de Spiderman...
Les critiques ont l’air de faire un peu
la gueule, (ils préfèrent sans
doute les expérimentations hasardeuses
de Soderbergh), mais, pour ce qui nous concerne,
Mézigue et Moi-Même, nous économisons
notre salive pour glavioter sur les navets pur
jus... |
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LA MÔME - de Olivier
Dahan.(6/20) 
France - Couleur, 2h20 - 2006.
Avec : Marion Cotillard, Catherine Allégret,
Marc Barbé, Clotilde Courau, Gérard
Depardieu, Pascal Greggory, Jean-Pierre Marins,
Jean-Paul Rouve, Emmanuelle Seigner, Sylvie
Testud.
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Drame :
La biographie de la plus populaire, dans tous
les sens du terme, des chanteuses françaises.
Le dernier à s’y être attaqué,
du moins partiellement, fut Lelouch avec son
Edith et Marcel... que je ne vis point
à l’époque, parce que je
le “ratois” tout simplement. Bon,
ce coup-là, c’est Olivier Hi-han,
réalisateur notamment du terrifiant navet
Les rivières pourpres 2, qui
prend le risque de tenter désespérément
de redonner vie à la Môme Piaf...
Oui, désespérément, car
ne voilà-t-y pas qu’il nous sert
un film sans aucun fil conducteur, sans nul
support thématique, sans âme...
! En effet, l’histoire démarre
- si je me souviens bien - à New York,
lors d’un concert où Piaf fait
l’un de ses premiers “muertos”
sur scène... Puis, on la retrouve à
Belleville, gamine et moins gamine... Après
quoi, on nous balance quelques scènes
de la fin de son existence où elle est
toute ratatinée la pauvre... tzétéra...
jusqu’à plus soif... le désordre
le plus total, la prise de liberté antichronologique
indiscutablement gratuite... le fouillis pour
le fouillis... genre, on se la joue artistique...
atteignant ainsi le bordélique. Pas de
fil conducteur, mais pas davantage d’objectif...
finalement, c’était pour dire quoi,
toute cette histoire mal ficelée...?
Et forcément, l’âme de l’oeuvre,
est absente... “pour cause que”,
tout bonnement, il s’agit d’un téléfilm
de luxe à la démarche tendance
lisse... “platifiante” à
souhait... ! Marion Cotillard a beau se démener
- et du reste, elle se “démène”
très bien - le souffle manquant à
l’ensemble de la conception et de la structure
du film, une actrice à elle seule, même
excellente, ne peut sauver la totalité
des meubles... Voilà qui est bien dommage
! Bien la peine de se donner à fond si
c’est pour n’être que médiocrement
mis en valeur par l’auteur et le chef
d’orchestre ! Car, étendons-nous
un petit peu sur ce point... la môme Marion
prouve que l’on peut encore, en France,
pratiquer pleinement le métier de comédien
en jouant un rôle de grande composition
! Son effort, couronné de succès
- à quelques petits problèmes
de ressemblances physiques près - mérite
absolument d’être souligné
! Et sera certainement récompensé
par un César en 2008 doublement mérité.
Pour la qualité de son travail et afin
d’encourager dans le même temps
une démarche artistique qui s’est
presque totalement perdue depuis quelques décennies
de par chez nous ! Sinon, le reste du casting
est très inégal... Je ne veux
sacquer personne... En revanche, j’ai
été très convaincu par
les remarquables prestations de Marc Barbé
et de Jean-Pierre Martins (dans le rôle
de Marcel Cerdan). |
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LA NUIT AU MUSEE - (Night at
the Museum) de Shawn Levy.(7/20) 
USA - Couleur, 1h48 - 2006.
Avec : Ben Stiller, Robin Williams, Carla Gugino,
Dick van Dyke, Mickey Rooney, Bill Cobbs, Owen
Wilson, Jake Cherry, Patrick Gallagher, Ricky
Gervais.
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Fantastique :
Encore un brave gars qui a du mal à gagner
sa croûte...! Et, cette fois, c’est
son ex, avec laquelle il a fabriqué un
garçonnet à l’époque,
qui le tanne et essaie de le priver de visites
avec son fiston... Bref, il va trouver soudain
un boulot de gardien de nuit dans un musée...
Why not ? Il accepte, mais, dès la première
nuit, c’est la folie, tous les personnages
exposés, humains et animaux, prennent
vie et foutent la zone, quelque chose de grave...!
Cela, c’est l’introduction, la présentation...
La deuxième nuit, l’intrigue se
noue... La troisième, elle se dénoue.
A la fin, nous avons droit à une quatrième
nuit en guise d’épilogue. Classique
mais pas forcément méprisable.
Toutes les ficelles de cette gentille petite
historiette ayant déjà beaucoup
servi, nous ne attarderons guère dessus...
Il s’agit d’un divertissement sans
prétention, un peu creux certes, avec
parfois des clichés agaçants flirtant
avec une morale trop convenue pour être
honnête - quoique parfois tournés
en dérision par l’interprétation,
nullement extraordinaire, mais suffisamment
décalée de Ben Stiller. L’on
y retrouve non sans plaisir Robin Williams dans
un rôle qu’il a pourtant tenu déjà
à maintes reprises. Un petit coup de
nostalgie sympathique avec la présence
de “revenants” tels que van Dyke
(Mary Poppins ) ou Rooney qu’on
ne présente plus... En prime, l’énervant
Owen “DickNose” Wilson. |
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TAXI 4 - de Gérard Krawczyk.
(0/20) 
France - Couleur, 1h32 - 2006.
Avec : Samy Naceri, Frédéric Diefenthal,
Bernard Farcy, Emma Sjöberg, Jean-Christophe
Bouvet, Edouard Montoute, Jean-Luc Couchard.
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Comédie
policière : Jusqu’à
la corde qu’on va l’user le filon
! Cette fois, comme auparavant, il n’y
a guère d’intrigue et le duo Naceri
/ Diefenthal se trouve relégué
au second plan, un peu comme Astérix
et Obélix, dans l’épisode
concocté par Chabat il y a quelques années.
C’est Bernard Farcy ( l’homme qui
interpréta Charles les Grandes Feuilles
pour la télé ) qui est mis en
avant... en puissante évidence... ! Il
est aussi drôle qu’une rage de dent,
aussi amusant qu’un pari stupide, aussi
délectable qu’un plat d’épinards
bouillus sans aucun ingrédient...! Pour
le reste, l’on découvre un nouveau
pseudo-comique en la personne de Jean-Luc Couchard
ainsi qu’une “Skeleton Girl”
nordique comme les affectionne tant le producteur
Besson... T’as même plus de cascades
de bagnoles, con !!! |
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