Semaine 7
Du 07-02-2007 au 13-02-2007
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L’ÎLE
AUX TRESORS - de Alain Berberian. (0/20)
France - Couleur, 1h39 - 2006.
Avec : Gérard Jugnot, Alice Taglioni,
Jean-Paul Rouve, Vincent Rottiers, Michael Culkin. |
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Comédie
: Librement piraté de l’oeuvre
de R. L. Stevenson, nous dit-on au générique...
C’est infiniment plus grave que cela !
Le truc démarre sérieux... alors
que l’on s’attend à une comédie...
notez bien qu’avec les comédies
actuelles, il n’y a rien d’étonnant
à ce que l’on ne se marre pas...
puis, parfois... comme ça... quand ça
les prend... les auteurs glissent un gag...
ou un truc dans le genre... De quoi déstabiliser
encore davantage ce “brouillon de culture
microbienne” ! Rouve en fait des tonnes
et se montre sous son jour le plus minable...
joue le rôle d’un alcoolo... on
dirait qu’il n’a jamais rien bu
de sa vie à part de la flotte ou de la
tisane... Passons. C’est, en tous cas,
totalement inénarrable because totalement
pas narré du tout !!! Le fouillis suprême...
le bâclage façon gamin gâté
ou adulte gâteux... C’est que cette
idiotie a dû coûter un paquet de
bonbons ! Mais, que veux-tu... tant qu’on
donnera la possibilité à des types
comme Berberian, l’affreux qui a déjà
commis un chef-d’oeuvre dans le genre
idiotie congénitale, savoir Six Pack...
pour ne citer que celui-là, le gâchis
sera de mise ! Du reste, pas la peine de me
fatiguer... le public a tranché dans
le vif de la tronche de cette merde ! A part
quelques égarés, la “chose”
fait fuir tout le monde...! |
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MON
FRERE SE MARIE - de Jean-Stéphane
Bron. (17/20) 
Suisse - Couleur, 1h35 - 2006.
Avec : Aurore Clément, Jean-Luc Bideau,
Cyril Troley, Quoc Dung Nguyen, Delphine Chuillot,
Michèle Rohrbach, Man Thu, Tranh An. |
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Comédie
: Jean-Stéphane Bron, je le dis tout
net, est la révélation de ce début
d’année ! Enfin, pas tout à
fait... Il s’agit là de son premier
film de fiction. Il réalisa en 2003,
un documentaire fort prisé par moult
festivaliers, Le Génie helvétique...
Que j’ai loupé ! Cela dit, dès
qu’il repointe le bout de son nez, je
lui saute dessus ! Bref. Le personnage moteur
est un jeune Vietnamien vivant en Suisse, adopté
à l’époque par une famille
sympa. Bien des années ont passé
et la famille sympa a quelque peu explosé...
Par conséquent, le jour où il
décide de se marier et d’accueillir
sa mère biologique et son oncle à
cette occasion, le problème, ça
va être de raccommoder tout ce beau monde...
histoire de faire bonne figure face aux invités,
n’est-ce pas... En fait, c’est surtout
papa-maman qui sont en bisbille... depuis la
bagatelle de dix ans ! A partir de là,
on aurait pu s’attendre à une petite
comédie de plus... avec ou sans prétention
et probablement fadasse... Que nenni ! L’histoire
démarre gentiment - genre “mine
que rien” - puis t’accroche scène
après scène... en un lent crescendo
fort bien étudié... jusqu’à
ce que tu te rendes compte que t’es carrément
en train de mater une toile qui sort complètement
de l’ordinaire... avec pourtant des situations
apparemment banales ! C’est que le Bron
est un vrai cinéaste et un sacré
narrateur au style tout à fait personnel.
Des scènes courtes, sans la moindre graisse,
des actions croisées remarquablement
montées donnent un rythme très
enlevé mais nullement bousculé.
Pas de précipitation... et, pourtant,
tout est là ! Le moindre sourire, la
moindre réplique, tel ou tel petit geste,
tout est scruté par l’auteur au
regard pudique et ddiablement efficace ; chaque
frémissement est mis en valeur... Rien
n’est dit et tout est clair, net et limpide...
J’ai envie de résumer en disant
: poésie esquissée, humour sans
gags, finesse perceptible... Après, t’as
le droit d’y voir plein de choses en plus,
pas de problème ! Une touche quasi surréaliste
au moment où l’oncle vietnamien
insiste pour que la mère adoptive aille
se pieuter dans la piaule de son mari... La
table bancale mais marrante qui évoque
le couple fâché... Tzétéra...
Et alors, quelle joie d’observer les plus
petites réactions des interprètes
tels que Aurore Clément (la mère
adoptive) ou le fichtrement sympathique Bideau
(son époux)... ! (Attention ! Tous les
autres sont à la hauteur.) |
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ODETTE
TOULEMONDE - de Eric-Emmanuel Schmitt.(0/20)

France - Couleur, 1h40 - 2006.
Avec : Catherine Frot, Albert Dupontel, Jacques
Weber, Alain Doutey, Camille Japy. |
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Comédie
: Spécial Mézigue : “Maintes
fois je l’ai dit et redit... l’on
croit avoir touché le fond... eh bien,
non, le “génie” humain est
sans limite... Il ne s’agit pas seulement
d’une magnificence toujours renouvelée
comme disait Jean-Jacques... mais d’une
exploration de plus en plus profonde...! Toujours
renouvelée la connerie... mais, chaque
fois, avec une poignée de cerises de
plus sur le gâteau ! La brave Odette est
vendeuse dans un grand magasin. Elle a dévoré
tous les bouquins de l’auteur qu’elle
vénère, un certain Balthazar Balsam...
Ecrivain de romans de gare voire de chiottes
pour - n’est-ce pas - ces braves idiotes
que sont les femmes, surtout lorsqu’elle
bossent comme caissières, vendeuses ou
concierges... et qu’elles sont donc, nécessairement
des nunuches complètement idiotes. Que
leur dit notre auteur, le gars Schmitt ? Mais,
restez donc dans votre crasse, c’est vous
qui avez raison ! D’être sottes
et sottement heureuses... ! Restez à
votre place, ne touchez surtout pas à
la “Sainte-Fatalité”... !
A l’ordre social “naturellement”
établi où nous avons besoin de
vous, esclaves... connasses... pardon, gentilles
connasses ! Inutile de préciser à
quel point ce type de raisonnements et de démarches
pseudo-artistiques (et encore !!!) peuvent apparaître
comme scandaleuses ! Pour peu que l’on
soit un citoyen décidé à
vivre à hauteur d’Homme... et que
l’on soit conscient que relativiser la
fatalité est le propre de notre genre...
Ne parlons point - de grâce ! - de la
réalisation indigne du plus modeste amateur
dans le sens le plus péjoratif du terme...
Ni de tout le reste... Ras le bol...! Evitez
donc, Mesdames, d’aller vous rouler dans
cette farine... cette niaiserie ! Ce sera tout,
merci Monsieur Schmitt !” |
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SNOW
CAKE - de Marc Evans.(15/20)

Canada / Grande-Bretagne - Couleur, 1h52 - 2006.
Avec : Alan Rickman, Sigourney Weaver, Carrie-Anne
Moss, Emily Hampshire. |
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Drame :
“Gâteau à la neige”...
joli titre... image de merde; histoire sympa,
lumière de merde; acteurs formidables,
support de merde ! Quel dommage que le cinéma
se barre en couille à cause du mépris
de ceux qui le font...! Enfin, cessons de nous
lamenter... Un Anglais mystérieusement
ordinaire traverse le Canada en bagnole... Lors
d’une halte, une jeune femme s’impose
à lui - genre envahissant et un peu fêlé
- et il finit par accepter de la prendre en
stop... Elle va rejoindre sa mère, lui
sort de taule... pour meurtre... Le nœud
de l’intrigue commence à peine
à se nouer qu’un gros camion leur
rentre dedans... Le British s’en sort
indemne... La jeunette y laisse toute sa fraîcheur...
Alors, l’ex-taulard, qui ressemble pourtant
à un très brave gars, décide
de rendre visite à la mère de
la jeunette pour lui présenter ses condoléances...
bien qu’il ne soit nullement fautif rapport
à l’accident. Or, il se trouve
que cette dernière... est une autiste
en bonne due méforme... Capable de jacter
sérieusement durant des heures... mais
incapable de vider sa poubelle. Bourrée
de manies... Personne dans SA cuisine... pas
la moindre tache sur la moquette, sinon c’est
le drame ! Toujours est-il que le British il
se retrouve embringué dans une série
de malentendus légers mais relativement
lourds de conséquences... L’autiste
insiste tant et plus pour qu’il reste
plusieurs jours - notamment pour assister à
l’enterrement de sa fille et pour sortir...
la poubelle le jour “J” - que le
brave homme, au passé fort sombre, ne
va plus savoir comment refuser... Ce qu’il
y a de passionnant et aussi d’angoissant
dans les histoires de “dingos”,
c’est qu’on est soudain déstabilisé...
l’on se voit soi-même dans un miroir
déformant... Mais, déformant dans
quelle mesure ? Cette façon que l’autiste
(magistralement interprétée par
la désormais trop rare Weaver) a d’attacher
tant d’importance à ce qui nous
semble négligeable, nous autres “normaux”,
et de dédramatiser en les tournant carrément
en dérision les situations “normalement”
dramatiques... dégage quelque chose de
bouleversant... tant on a le réflexe
de se remettre en question... Des manies...
qui n’en a pas... ? Les événements
les plus tragiques sont-ils nécessairement
et uniquement voués aux larmes amères...
à la grimace du visage chagrin... voire
au désespoir... ? Au-delà d’une
histoire comportant tout de même quelques
lourdeurs et raideurs cinématographico-syntaxiques
- si j’ose m’exprimer de la sorte
- il y a les comédiens, tous prodigieux,
Rickman Alan en tête, avec, pour une fois
et ce depuis longtemps, un vrai premier rôle...
un vrai rôle tout court ! |
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