Semaine 52
Du 19-12-2007 au 31-12-2007
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A LA
CROISEE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR
- (The Golden Compass) de Chris Weitz.
(0/20) 
USA - Couleur, 2h00 - 2006.
Avec : Dakota Blue Richards, Nicole Kidman,
Daniel Craig, Sam Elliott, Eva Green. |
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Aventures fantastiques
: Dans un monde parallèle au nôtre,
savoir identique mais complètement différent,
t’as une gamine de douze ans qui en sait
trop et qui va être impitoyablement pourchassée
par d’affreux méchants qui veulent
la neutraliser genre anesthésie totale...
Tu piges que lerche à cette “salade-poubelle”
où le monteur a dû s’emmêler
les ciseaux - pardon les boutons d’ordi
! - desservi déjà à la
base par un script torché par une équipe
de doigts cassés et de cerveaux ramollis
ainsi que par une mise en scène cauchemardesque...
! C’est un foutoir, j’te raconte
pas... où l’on trouve pêle-mêle
du fantastoche “étoilé”,
de la science-fiction saupoudrée de poussière
de galaxie qui fait éternuer jusqu’à
la dernière goutte de morve les personnages
sans âme ni étoffe qui évoluent
dans des cadres ridiculement labyrinthiques
- personnages servis par des stars sans scrupules
comme Kidman et l’insupportable Craig,
(le dernier triple zéro de l’espionnage
de pacotille en date) ... Les autres rivalisent
de nullité dans - il faut bien le reconnaître
à leur décharge - un terrain vague
des plus boueux. Cette innommable “chose”
s’est plutôt cassé la figure
dans son pays d’origine... mais, de par
chez nous, elle se dirige assez allègrement
vers les trois millions d’entrées
/ France ! On est souvent “trop bête”
dans son pays... |
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LES
ANIMAUX AMOUREUX - de Laurent Charbonnier.
(7/20)
France - Couleur, 1h25 - 2005.
Avec la voix de : Cécile de France. |
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Documentaire
: Cette année, tous les records ont été
battus côté nombre de films pour
enfants de fin d’année ! A vue
de nez, une bonne douzaine ! A tel point que
celui-ci pouvait sembler, a priori,
s’adresser à un public un tantinet
plus âgé... Que nenni ! On pouvait
également s’attendre à des
séquences insolites et amusantes... Peau
de balle ! Montage désordonné,
images fort prudes... because, une fois de plus,
les spectateurs visés étaient
les moins de dix ans. Ce qui nous vaut des commentaires
pour le moins insipides, quand il ne sont pas
franchement débiles ! Des expressions
du genre (je cite de mémoire) “les
frissons amoureux des molécules”
nous ravissent au plus haut point en provoquant
dans le meilleur des cas l’hilarité
au quatorzième degré. De toute
façon, cela fait belle lurette que l’on
nous sert ici où là, inlassablement,
du confusionnisme de très bas étage...
notamment lorsqu’il s’agit de se
mélanger “la comprenette”
en foutant dans la même marmite pulsions
sexuelles, désir charnel et amour...
Alors, blasés, nous laissons courir...
Petite parenthèse pour en finir avec
les commentaires “off” de ce filmounet
: pourquoi diable engager Cécile de France
pour dire... qui plus est... si peu de texte...?
N’importe quelle comédienne à
peu près valable - au “chômedu”
et crevant la dalle - aurait très bien
fait l’affaire. Seulement, n’est-ce
pas, que ne ferait-on pas pour attirer le chaland...?
Toutefois, je termine quelque peu moderato,
cette série d’images - bien que
parfois lassante - ne nous ennuie pas non plus
outre mesure... Cependant, le public lui n’a
pas du tout suivi... D’une part, pour
la bonne raison, évoquée plus
haut, que trop c’est trop et lorsqu’il
y a une telle offre dans le même genre
de “toiles”, il y a nécessairement
des “morts” (voir Big City ou
le malheureux Lucky Luke); d’autre
part, il est probable aussi que les parents
ont dû hésiter à emmener
leurs gamins voir un film où les animaux
passent leur temps à niquer comme des
bêtes... Ce qui, par-dessus le marché
n’est nullement le cas. Voilà un
film qui s’est planté sur toute
la ligne ! |
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CE
QUE MES YEUX ONT VU - de Laurent de
Bartillat. (7/20)
France - Couleur, 1h28 - 2007.
Avec : Sylvie Testud, Jean-Pierre Marielle,
James Thiérrée, Christiane Millet.
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Policier
: Polar artistico-pictural, s’il vous
plaît ! L’étudiante Lucie
se passionne pour son sujet de mémoire
sur le grand peintre Watteau... Un artiste apparemment
enveloppé dans un épais mystère...
Elle essaie de collaborer avec son dirlo...
mais, ce dernier, quoique apparemment fasciné
par ce même peintre, n’ a de cesse
de la décourager... Au départ,
on a le sentiment que le directeur est jaloux
quelque part de la progression de l’enquête
de la jeune femme... mais, petit à petit,
nous allons commencer à comprendre qu’il
y a une sorte de malédiction qui te frappe
sur la tronche si tu insistes trop... si tu
fais preuve d’excès d’entêtement
à vouloir dévoiler la croûte
qui peut en cacher une autre... Sans nous bouleverser
ni, à l’inverse, nous endormir,
ce polar psychologique se laisse gentiment zieuter
sans admiration aucune... et sans que l’on
comprenne vraiment pour quelle exacte raison...
Certes, Testud et Marielle assurent , Monsieur
de Bartillat fait preuve d’une certaine
aisance... mais bof... S’agit d’un
petit truc qu’on peut tout aussi bien
mater à la téloche... |
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COW-BOY
- de Benoît Mariage.(13/20)
Belgique - Couleur, 1h36 - 2005.
Avec : Benoît Poelvoorde, Gilbert Melki,
François Damiens, Julie Depardieu, Bouli
Lanners, Jean-Marie Barbier. |
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Comédie
: L’auteur et l’interprète
du formidable Les convoyeurs attendent,
enfin à nouveau réunis ! On avait
le droit d’exiger le maximum ! D’autant
plus que l’histoire et la réflexion
qui en découle sont également
plutôt du genre à m’emballer
! Voilà un gars très très
ordinaire (trop même à son goût
!) qui décide de se lancer dans une aventure
suite à un coup de nostalgie... Au lieu
de continuer à s’engluer dans le
commerce bassement matériel, il veut
rompre avec cette existence - qui n’est
que l’ombre d’une vie - et partir
à la recherche d’un idéaliste
d’une époque révolue pour
l’enquêter à travers un film
documentaire qu’il réalisera lui
même. Bel élan et belle réaction
! Surtout par les temps qui courent ! Ces temps
modernes où chacun ignore son voisin,
tire la couverture à soi jusqu’à
s’en voiler la gueule... jusqu’à
ôter le pain de la bouche d’autrui...
et, au final, perdre son âme humaine...
qui, jusqu’à nouvel ordre, est
encore ce que nous pouvons posséder de
mieux tant au niveau spirituel, intellectuel
que... matériel. En effet, que l’on
soit naturellement égoïste, quoi
de plus normal ? Mais, a-t-on nécessairement
besoin d’être con dans le même
temps ? Un égoïste à peu
près intelligent a depuis longtemps compris
que ses propres intérêts passent
par l’altruisme. Voilà pour l’idée.
Le scénar, maintenant. A l’évidence,
Mariage s’est efforcé de réaliser
une comédie - bien qu’elle soit
“mélancomique” comme disait
Yves Robert - et il s’empresse donc de
mettre des bâtons dans les roues de notre
“héros”... Son équipe
technique se résume à deux incapables
(dont le très drôle François
Damiens); l’idéaliste d’il
y a plusieurs décennies est devenu une
sorte de maquereau, tzétéra...
Tout cela semble d’emblée un petit
peu systématique et, au final, le magnifique
film que l’on espérait (et qui
aurait pu l’être !) est tout juste
satisfaisant... L’ensemble est plutôt
brouillon et pour un formidable Poelvoorde,
nous avons droit à une insupportable
Julie D. ! Malgré tout, avec juste un
tantinet d’indulgence, l’on prend
du plaisir avec ce film mineur qui suscite une
sympathique nostalgie chez les jeunes vieillards
comme Mézigue et Moi-Même. |
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ELIZABETH
: L’ÂGE D’OR - (Elizabeth
: The Golden Age) de Shekhar Kapur.
(12/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h54 - 2007.
Avec : Cate Blanchett, Geoffrey Rush, Clive
Owen, Abbie Cornish, Samantha Morton, Jordi
Molla, Rhys Ifans, Tom Hollander, Adam Godley,
Laurence Fox. |
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Drame
: Dix ans après le premier volet qui
nous narrait les difficultés de la jeune
Elizabeth pour accéder au trône,
voici la suite des aventures de cette reine
particulièrement dure à cuire...
Son plus grand ennemi est le cruel catho Philippe
II d’Espagne. Il va falloir qu’elle
lui cloue sa sale gueule de nazi avant la lettre
par tous les moyens... Sauf que... les moyens,
c’est ce qui semble lui manquer le plus...
! Dans le même temps, elle va faire la
connaissance d’un aventurier des sept
mers : Walter Raleigh himself ! Elle
va en tomber baba d’amour du beau gars...
elle la reine pucelle, comme on la surnommait
méchamment... Dans ce film aux intrigues
entremêlées, nous avons droit à
toute la gamme des bons et mauvais sentiments;
à de l’aventure, de l’action,
pas trop d’humour... félons, espions,
preux guerriers et tout le toutim ! M’est
avis qu’elle est plutôt bien agencée
cette petite page d’histoire... Que, si
l’on fait abstraction du côté
manuel scolaire à la version officielle
tendant à rendre hommage à la
reine d’Angleterre la plus glorieuse,
l’on se laisse entraîner dans du
cinoche qui ne prétend guère plus
que ce qu’il donne... du spectacle simple
mais point trop naïf, et surtout, sans
excès emphatique. Les scènes de
castagne sont, du reste, mises en sourdine...
L’on ne voit qu’en (presque) arrière-plan,
la furieuse bataille contre la prétendue
Invincible Armada... Un grand merci aux comédiens,
tous parfaits ! Regardable. |
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FAUT
QUE CA DANSE ! - de Noémie Lvovsky.
(0/20) 
France - Couleur, 1h40 - 2006.
Avec : Jean-Pierre Marielle, Valeria Bruni-Tedeschi,
Sabine Azéma, Bulle Ogier, Bakary Sangaré,
Arié Elmaleh. |
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Comédie
: Spécial Mézigue : “Les
pérégrinations vaseuses d’un
vieil homme, coureur invétéré
et passionné de claquettes (faut scruter
l’écran pour s’en apercevoir
qu’il est fan de Fred Astaire !)... D’une
certaine manière, c’est fascinant
de voir ce genre de truc... On ne sait pas par
où commencer... Du reste, le film (?!?)
ne commence ni ne finit... T’as une brusque
apparition d’images d’une laideur
inexpugnable et quand la lumière se rallume
dans la salle, tu fais “ouf!” comme
après une séance de torture expérimentale...
style psychiatre fou qui teste sur ton corps
et ta cervelle de nouvelles pseudo-médecines...
Je ne sais pas si Lvovsky (femme à tout
faire, savoir comédienne, écriveuse-réalisateuse)
s’est amusée à tout improviser
au fur et à mesure du tournage ou bien
si... tout ce foutoir a d’abord été
quelque peu aligné sur du papelard de
chiottes... mais, toujours est-il que pour suivre
ce chaotique enchaînement de clichés
pourris, faut se lever tôt, très
tôt ! Il s’agit typiquement d’une
démarche nombriliste qui ne consiste
qu’à faire plaisir à son
auteur ! Rien ne tient debout, l’humour
(?!?) est pour le moins faisandé - je
continue en vrac, à l’instar de
Noémie - Sabine Azéma est proprement
stupéfiante de laideur avec la nouvelle
coiffure de sorcière rousse qu’elle
a décidé de nous infliger définitivement
(en voilà encore une comédienne
qu’elle est vachement comédienne...
au point de ne changer le moindre poil à
son apparence, bravo !!!) et les scènes
de drague du vieil homme (que fait Marielle
dans ce bordel, un homme de sa classe, enfin
?!?) sont inénarrables ! J’ai presque
envie de conseiller ce déchet filmique
afin que certains se rendent compte jusqu’où
peut aller le cinéma français
actuel ! Après on va pleurer que la part
de marché de notre cinéma national
soit en chute libre !!! Fort heureusement, n’est-ce
pas, il y a un certain nombre de critiques qui
font tout pour vendre cette poubelle aux cochons
de payants...” |
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LE
RENARD ET L’ENFANT - de Luc Jacquet.
(13/20) 
France - Couleur, 1h32 - 2007.
Avec : Bertille Noël-Bruneau et Isabelle
Carré. |
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Aventures
: Dans les magnifiques décors naturels
du Jura, voici l’histoire on ne peut plus
simple, claire, nette et surtout fort jolie,
d’une fillette et d’un renard...
Un renard qu’elle rencontre sur son chemin,
un beau jour par hasard... Elle va fissa s’y
attacher mais... aura bien du mal à “apprivoiser”
le superbe animal... Au fil des jours, elle
ira à sa rencontre, ne le retrouvant
point parfois... et, à la longue, parviendra
à établir quelques liens... Jusqu’au
jour où elle ira, maladroitement et par
ignorance, un peu trop loin. Voilà, à
mon sens, un petit film chatoyant tout à
fait digne de s’adresser aux enfants.
Cependant, il n’est point interdit aux
majeurs de plus de vingt ans... Au contraire.
L’occasion est trop belle pour se “ressourcer”
quelque peu durant cette balade dans une nature
généreuse où règne
une sérénité évidente...
évidente comme les courbes des collines,
la verdeur de l’herbe, les rayons jaune
pur d’un soleil presque oublié
par nous autres citadins... ou encore la neige
qui nous rafraîchit les mirettes. Certes,
l’aventure n’est pas très
palpitante... mais, au contraire, agréablement
apaisante. Quelques ombres au tableau, tout
de même... Le texte - toujours le texte
- de la narration... ainsi que l’inutile
explication finale de la maman à son
fiston... A part cela, c’est joli tout
plein ! |
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LES
TOITS DE PARIS - de Hiner Saleem. (6/20)

France - Couleur, 1h38 - 2006.
Avec : Michel Piccoli, Mylène Demongeot,
Maurice Benichou, Marie Kremer, Birol Ünel. |
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Drame
: Au dernier étage d’un vieil immeuble,
un homme en fin de course s’éteint
tout doucement... Ses voisins sont pour la plupart
fort malheureux également... Cafard total
! Si ce n’est l’apparition quasi
féerique d’une dame d’un
certain âge elle aussi... en compagnie
de laquelle, notre vieillard va pouvoir esquisser
un dernier semblant de romance... Le mérite
de Saleem est de daigner poser un regard plutôt
tendre sur la solitude des oubliés de
notre société... Sans quoi, le
film serait totalement vain... malgré
la formidable présence de Michel Piccoli.
A éviter un jour de blues. |
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24
MESURES - de Jalil Lespert.(0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Lubna Azabal, Benoît Magimel, Sami
Bouajila, Bérangère Allaux, Archie
Shepp, Marisa Berenson, Xavier Beauvois. |
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Drame :
Quatre personnages en quête de lumière...
Sont mal barrés, le film se passe de
nuit ! Pour ajouter une louchée de tristesse
sordide, le néo-réalisateur (décidément
!) Jalil, a décidé que cette nuit
serait celle de Noël... ! Là-dessus,
il nous balance à la figure toute une
avalanche de scènes hystériques
dont les protagonistes sont, non seulement malheureux,
mais largement barjos, camés, prostitués
et j’en passe... Ca hurle de partout,
ça se bouscule, ça se tue, ça
dégueule toute la misère du monde...
au point que le spectacle en devient surréaliste
car surchargé ! Le tout poussé
au paroxysme de l’abomination qui rend
la démarche parfaitement gratuite, donc
inutile. Ajoutez à cela un bon paquet
de situations confuses... et vous obtenez un
film qu’il est franchement, et sans excès
de méchanceté de ma part, préférable
d’éviter. |
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