Semaine 16
Du 11-04-2007 au 17-04-2007
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ANNA
M. - de Michel Spinosa.(0/20)
France - Couleur, 1h46 - 2006.
Avec : Isabelle Carré, Gilbert Melki,
Anne Consigny, Geneviève Mnich, Gaëlle
Bona. |
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Drame
: Jeu de mots avec Anna aime... ? Anna qui aime
et qu’est pas aimée... ? Anna qui
serait une jeune femme suicidaire et érotomane...?
Au fait, érotomane, ça veut dire
quoi au juste... ? Eros, c’est quand même
essentiellement le dieu du cul et pas nécessairement
le dieu du sentiment... En tous cas, dans notre
langue française fort riche en vocabulaire,
il n’existe qu’un mot pour dire...
“amour”... J’aime les frites,
j’aime mon chien, j’aime ma femme...
tzétéra... Bon, brisons là
et ne nous répétons point trop...
Toujours est-il que Spinosa (l’auteur
d’un film pas mauvais du tout La parenthèse
enchantée), nous balance là
à la gueule une variante d’un très
mauvais roman-photo commis il y a quelques petites
années seulement, A la folie, pas
du tout, avec Audrey Tautou - que si elle
avait su le succès qu’allait provoquer
... Amélie Poulain, qu’elle
l’aurait jamais tourné... ! On
a du mal à imaginer l’intérêt
d’un tel produit tant au niveau “pur
divertissement” - dont nous sommes aux
antipodes - qu’au niveau d’une éventuelle
réflexion plus ou moins artistique. T’as
une gonze, vachement fragile, qui se jette sous
une bagnole, échoit entre les mains d’un
toubib au charme incertain et en tombe maladivement
amoureuse... Avec force situations invraisemblables
- je passe les détails because j’ai
pas que ça à foutre - on nous
étale les sombres rêveries enfumées
d’un pseudo-cinéaste qui se la
branle quelque chose de morbide... sans éveiller
en nous le moindre sentiment noble ou ignoble...
Franchement, tant que le ciné-téloche
français continuera d’exploiter
ce genre de filons de merde, nous stagnerons
dans une misère sans nom. |
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BELLE TOUJOURS - de Manoel
de Oliveira.(0/20) 
France / Portugal - Couleur, 1h10 - 2006.
Avec : Michel Piccoli, Bulle Ogier, Ricardo
Trepa, Leonor Baldaque, Julia Buisel.
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Comédie
dramatique : En hommage à Luis
Bunuel et Jean-Claude Carrière. Franchement,
fallait pas, c’est trop ! Que même
c’est un peu lâche de balancer ça
à la gueule de gens qui peuvent plus
répondre vu qu’ils sont morts...
! S’agirait d’une vague suite fantomatique
à Belle de jour, quarante ans après...
Belle de jour, belle toujours... jeu
de mots fastoche... que si tu l’appliques
à la mère Bubulle, ça donne
plutôt Belle jamais... On ne peut être
autrement que méchant au vu de cette
chose difficilement rapportable... Mis à
part Michel Piccoli, gigantesque représentant
de l’Art Dramatique, nous baignons ici
dans de la sueur fétide et malodorante
d’une prise de liberté à
la portée de n’importe quel primate
! En fait, c’est un film pour rien...
Et, pour cette paradoxale raison, t’as
des gens, des critiques à la bite mal
placée, savoir qui se branlent le cerveau,
qui admirent cette insignifiance... ! Marre
de dépenser mon énergie à
me révolter comme un damné de
l’enfer du monde moderne sans cesse “relooké”
au gré des vents de pets foireux... Néanmoins,
précisons que tout sonne faux, à
la manière d’une casserole rouillée
tapée par une matraque enrobée
de dentelles ébréchées,
dans cette “amuserie” commise par
un vieillard alerte (cela dit, je lui souhaite
tout le bien du monde durant encore de nombreuses
années), que bien évidemment l’on
ne pourra pas changer d’un pouce maintenant...
Il a toujours été chiant, le père
Manoel, ce n’est pas aujourd’hui
qu’il va se modifier... Notons, au risque
de paraître quelque peu cuistre, que les
dialogues soigneusement écrits d’une
manière invraisemblablement littéraire
- surtout lorsqu’ils sortent de la bouche
d’un garçon de café ou bien
de putains ridiculement surréalistes
- comportent paradoxalement des fautes de français
indignes... Il en va ainsi de l’expression
couramment erronée : ... au jour
d’aujourd’hui... tautologie,
à savoir répétition inutile,
ou encore ... nous avions convenu...
au lieu de... nous étions convenus...
Lorsque l’on se la joue littéraire-classicos,
ça la fout mal... ! |
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LE
CANDIDAT - de Niels Arestrup. (7/20)

France - Couleur, 1h35 - 2006.
Avec : Yvan Attal, Niels Arestrup, Stefania
Rocca, Maurice Bénichou, Cyril Couton. |
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Comédie
dramatique : En pleine campagne électorale,
tu te retrouves à la campagne, une campagne
qui dort à double sens... Le gars (Yvan
Attal) qui s’attaque au deuxième
tour de la présidentielle... est complètement
égaré... hésitant entre
ramer et nager... dans les deux cas, n’est-ce
pas, paumé... On le croit pas au début,
ce truc, je ne sais comment dire... C’est
du vide dans le vide... Et lorsque le fameux
candidat se plante dans ses répétitions
d’interviews, qu’il n’arrive
à rien apprendre par coeur... eh bien,
mon vieux gars, le filmounet se barre en couille...
Tu ne l’acceptes pas le mec Attal, trop
mauvais pour être vrai... T’as des
personnages qui font semblant de s’agiter
autour de lui... plus ou moins convaincants...
T’as des gars, comme son scribouillard,
remarquablement personnifié par Cyril
Couton, qui te rattachent un peu les neurones
à l’action “lentissime”
et fort paresseuse du film... T’as sa
gonze de bonne femme légitime qui lui
plante des arêtes dans les reins... trop
classique pour passionner et par trop esquissé...
Arestrup acteur domine, certes, il nous effare
par son cynisme réjouissant à
sa façon... Mais, t’en privilégies
pas une des actions qui se faufilent dans le
flou... Dans la dernière partie, ça
se précise, tu commences à piger
et à marcher... Cela devient même
vibrant au moment si convenu du septième
art, savoir l’apothéose, que l’on
se marre nerveusement et joyeusement... Jamais
trop tard pour bien faire...? Voire. Plein les
orifices d’un pseudo-cinéma qui
ignore la pudeur consistant à lâcher
les gaz dans son jardin secret... |
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DANGEREUSE
SEDUCTION - (Perfect Stranger) de James
Foley.(0/20) 
USA - Couleur, 1h49 - 2006.
Avec : Halle Berry, Bruce Willis, Giovanni Ribisi. |
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Policier
: Sombre hallucination que ce départ
dans un monde pitoyablement plastifié
dans tous les sens du terme. Une meuf journaliste
se lance régulièrement dans des
affaires plus ou moins scabreuses de ce que
l’on désigne par la “Jet
Set”. Savoir, une bande de connards gorgés
de boissons coûteuses, s’étalant
au soleil d’une existence habillée
de slips de bains, se vautrant dans une sorte
d’enfer de pacotilles, se confondant avec
la promiscuité la plus tangible, celle
de la crotte de nez flottant dans une coupe
de champagne... Passons... Ici, nous nous baladons
d’un suspense à quatre centimes
à plusieurs intrigues entremêlées,
histoire de nous surprendre à la fin,
à n’importe quel prix... Cela se
termine de la façon la plus tordue...
Pas crédible une seconde, mais semblant
nous dire : touche pas aux excréments
que tu produis toi-même... Lamentable
et indigne de James Foley, auteur de Comme
un chien enragé... |
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GOODBYE
BAFANA - de Bille August. (8/20)

USA - Couleur, 1h59 - 2006.
Avec : Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane
Kruger, Shiloh Henderson. |
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Drame
: Chaque fois la même question se pose.
Quel est l’intérêt de narrer
plus ou moins “fictivement” la biographie
- partielle en l’occurrence - d’un
personnage contemporain célèbre...?
Un documentaire bien foutu n’aurait-il
pas fait l’affaire...? Faut déjà
trouver l’acteur... qui aura beau ressembler
quelque peu à l’original mais ne
pourra jamais être suffisamment crédible
aux yeux du spectateur connaissant très
bien de visu le surmédiatisé personnage...
Bon. Essayons de faire abstraction de ce problème
à peu près insoluble et laissons-nous
aller à mater le film... D’abord,
l’acteur Haysbert ne démérite
nullement (rappelons-nous le beau film Loin
du paradis ) , Fiennes et les autres jouent
correctement le jeu... Mais, quel jeu ? Celui
d’un cinéma hollywoodien par trop
formaté...? Eh oui, c’est là
où le bât blesse. On nous balance
comme d’hab’ le mot freedom
à toutes les sauces... La liberté
et l’égalité pour tous...
tzétéra... O.K. Nous sommes tous
d’accord, mais t’avoueras que côté
réflexion, c’est un peu léger...
Néanmoins, et pif en plus bien sûr,
nous sommes pris par l’action car ce modeste
film bénéficie au moins d’un
assez solide contenu... Il existe en plus un
bouquin dont est tirée cette toile, concocté
par le geôlier James Gregory qui probablement
peut apporter à ceux qui en ont envie
un éclairage plus pointu sur Nelson Mandela... |
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PLAY
- de Alicia Scherson.(4/20) 
Chili - Couleur, 1h45 - 2005.
Avec : Viviana Herrera, Andres Ulloa, Aline
Küppenhein, Coca Guazzini, Jorge Alis. |
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Comédie
dramatique : Voilà encore une
fois un film qui prend de fraîches libertés...
sans que l’on s’en aperçoive...
Etrange... Je glisse rapidos sur les intriguettes
- c’est l’histoire d’une nana
et d’un mec qui n’ont pas grand
chose en commun et que ce bon vieux hasard va
faire se rencontrer... sans qu’ils fassent
réellement connaissance... Elle retrouve
dans une poubelle le sac du gars avec tous ses
papelards dedans et va le suivre tant bien que
mal... Tandis que lui, souffrant d’une
rupture amoureuse, va se cogner d’incidents
en déboires... et finir dans un hosto...
Le ton de ce film se veut léger, spontané,
voire rigolo... Certes, l’on sent parfois
une bouffée d’oxygène ici
ou là... L’on sourit aussi, pourquoi
pas...? Il ne s’agit pas d’une démarche
totalement idiote. Mais, le brouillon est là
pour nous brouiller la vue... Le truc se barre
dans toutes les voies plus ou moins faciles...
Oui, voilà le mot : facilité.
D’une certaine manière, il est
devenu de nos jours, trop facile de faire de
l’image... De réaliser ce que d’aucuns
qualifieront de film... |
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SUNSHINE
- de Danny Boyle. (13/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h48 - 2006.
Avec : Cillian Murphy, Rose Byrne, Chris Evans,
Michelle Yeoh, Cliff Curtis. |
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Science-fiction
: Dans un futur apparemment fort éloigné,
les humains doivent “rallumer” le
soleil s’il veulent survivre... Ouille
! Comme point de départ, c’est
gratiné ! Quand on sait que c’est
plutôt notre brave vieille planète
qui va se cramer les poils de cul dans cinq
milliards d’années à la
chaleur de l’astre chauffant... Certes,
les scientifiques les plus sérieux n’affirment
que des vérités provisoires...
Mais tout de même ! Bon, allez, on est
au cinoche, lieu de rêve, et donc on fait
une pause, on arrête de “cartésianniser”...
On regarde le spectacle... et, mon dieu, après
quelques passages difficiles, on rentre dans
l’engin spatial et l’on fait route
avec les astronautes... C’est que le gars
Boyle, il sait y faire, quand il veut... Il
nous sert du cadrage fort rapproché,
nous donnant ainsi le sentiment - parfois très
angoissant - de respirer le même oxygène
que les voyageurs aventuriers... Dans le fond,
c’est sans doute cela, l’art du
cinématographe. Nous faire croire, le
temps d’un film, que l’on est ailleurs...
Je m’exprime tout bêtement, n’est-ce
pas... Pas seulement pour me distinguer... Mais
pour mieux comprendre tout bonnement ce qui
fait fonctionner une toile... Ici, nous avons
droit à une image fort soignée,
à des des interprètes “qualifiés”...
à une histoire, certes faiblarde, mais
néanmoins prenante... Et, malheureusement,
tant pis je me lâche, à un happy
end courageux tant il se moque du ridicule...
Nous n’avons certes pas retrouvé
le cinéaste de Petits meurtres entre
amis ou Trainspotting... mais,
au regard de ce qu’il nous a servi ces
derniers temps... n’est-ce pas... c’est
du nanan ! D’une manière plus générale,
j’affirme malgré mes réserves
habituelles, qu’il s’agit d’un
bon divertissement nullement entaché
de crétinerie. |
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UN
APRES-MIDI DE CHIEN - (Dog Day Afternoon)
de Sidney Lumet.(20/20) 
USA - Couleur, 2h10 - 1974. (Reprise / Re-vision)
Avec : Al Pacino, John Cazale, Charles Durning,
Chris Sarandon, James Broderick, Carol Kane,
Lance Henriksen, Penelope Allen. |
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Policier
: Ah ! Là, je vais vous parler d’un
temps que les moins de vingt ans ne peuvent
pas connaître ! Trois minables branques
à l’attaque d’une petite
banque... ! Histoire véridique, mon pote
! Pour une fois, je me réjouis de la
référence ! Ils arrivent comme
des fleurs, les nases, sortent leurs armes à
peu près à l’heure de la
fermeture; l’un des trois cane vite fait
et quitte les “lieux du crime”,
un jeune gars peureux... Les deux autres, c’est
des sérieux... enfin, dans leur genre,
quoi...! A partir de là, tu te fends
la gueule, un peu comme quand tu revois Le
pigeon de Monicelli, et t’arrêtes
pas... malgré l’aspect quasi documentaire...
franchement réaliste et dramatique à
souhait... ! Comment dire... ? Je ne sais par
quel bout commencer, en fait... T’as des
films comme ça, dont tu pourrais parler
à loisir des heures et des jours durant...
tant ils sont - indiciblement ! - riches...
! Arthur Koestler disait : “l’acte
de création présuppose l’omniscience”...
Voilà une oeuvre digne de cette citation
! Tu pars d’un petit truc, genre lamentable,
et, petit à petit - en vérité
assez rapidement - tu te retrouves dans un univers
! Je pèse mes mots. En tous cas, je m’y
efforce. En posant son regard sur un modeste
microcosme, par le petit bout de la lorgnette,
tu vois on ne peut mieux un ensemble fascinant
de précision suggérée...
Là, j’ai l’air de me branler,
mais... Le personnage de Sonny - le principal
“casseur” - est porteur d’une
infinité d’influences bio-sociales
qui laissent pantois d’admiration à
l’égard de l’auteur Lumet
qui a su orchestrer cette symphonie lugubre,
qui, dans un premier temps nous frappe la cervelle
via l’image, et, très vite après,
nous donne matière à réflexion
durant... durant... peut-être toute notre
existence. Cela faisait trente-trois ans que
je n’avais pas revu cette merveille, et,
aujourd’hui encore, je m’y retrouve
entièrement tout en me perdant paradoxalement
dans un amas de questions jubilatoires parce
qu’enrichissantes, jouissives parce que
tout bonnement spectaculaires... dans le plus
noble sens du terme... ! Passons rapidement
sur la fabuleuse prestation de Pacino... et,
ralentissons un peu pour rendre hommage à
l’un des comédiens les plus impressionnants
de tous les temps - disparu beaucoup trop tôt
because cancer précoce - John Cazale.
Véritable corbeau de - bien entendu -
mauvaise augure dans cette oeuvre majeure...
qui, lui, avait compris comme il se doit l’expression,
tant galvaudée par les merdeux snobinards
frenchies ou autres, “ne rien faire”...
! Savoir, donner l’impression de ne rien
faire... mais, mon petit pote branlicoteur,
se consumer en donnant corps et présence
à un personnage... personnage que le
VRAI comédien parvient à sortir
de la fiction...! Tout en mesurant l’éventuel
effet ridicule de ma grandiloquence, je me permets
de crier haut et fort : “... allez, jeunes
gens, foncez découvrir ce qui donna ses
lettres de noblesse au septième art...!!!” |
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LE
VIEUX JARDIN - (The Old Garden) de
Im Sang-soo. (7/20) 
Corée du Sud - Couleur, 1h52 - 2006.
Avec : Yeom Jung-ah, Ji Jin-hee, Yoon Hee-seok,
Kim Yu-li, Lee Eun-sung. |
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Drame
: Un jeune révolutionnaire en cavale
se planque chez une bien charmante demoiselle...
dont il va tomber à la renverse totalement
amoureux... Elle aussi, d’ailleurs. Comme
le zazard fait bien les choses... Seulement,
voilà, au bout de six mois de romance,
le révolutionnaire va se faire reprendre
par les représentants de la justice du
moment... Dix-sept ans de taule qu’il
va tirer, le bougre...! Pendant ce temps, son
amoureuse aura le loisir de pondre une fille,
par eux deux générée, et
de mourir d’un fort indésirable
cancer...! Nous voilà donc invités
à patauger dans le mélo... Toutefois,
pas seulement... Il y a de l’idée
dans les images de Im Sang-soo... Tout comme
il y a de l’image dans ses idées...
Voyez où je veux en venir... ? Il s’exprime
d’une manière suffisamment picturale,
donc cinématographique, pour peu qu’on
lui pardonne, les longueurs et langueurs...
la fadeur voire l’insipide promenade de
près de deux heures... le scénario
qui tremble en hésitant à s’engager
clairement... tzétéra... Total,
tu t’emmerdes pas... mais, tu pourrais
être ailleurs... |
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