MARS/AVRIL 2007

Semaine 14  Du 28-03-2007 au 03-04-2007

 

ALPHA DOG - de Nick Cassavetes.(9/20)
USA - Couleur, 1h56 - 2006.
Avec : Emile Hirsch, Ben Foster, Justin Timberlake, Bruce Willis, Sharon Stone.

Drame : A Los Angeles et dans les environs, une tripotée de jeunes cons gâtés, tous plus ou moins issus de familles z’aisées, foutent la zone autour d’eux. Ainsi, un certain Johnny, rejeton d’un papa trempant dans le trafic de stupéfiants, dirige une bande qui ira jusqu’au bout... savoir beaucoup trop loin... en enlevant le jeune frangin de Jake, un défoncé chronique (brillamment interprété par Ben Foster), qui a une dette d’argent envers lui... Nous sommes loin - certes, dans un genre tout à fait différent - de She’s so Lovely, le seul film (très) valable de Cassavetes Junior. Faut dire que le script avait été torché par papa John... Inégale de bout en bout, cette toile comporte quelques excellents moments néanmoins... Notamment grâce au personnage de Jake qui fascine par sa folie artificielle... Mais, c’est beaucoup trop long, ce truc. Et l’on passe du réalisme cru à de la gnognotte... le tout imprimé sur un support fragile... le coup de grâce nous étant assené à la fin, lorsque nous revoyons le personnage de la maman de Jake, (Sharon Stone), dont on a “informatiquement” gonflé la tronche à outrance because elle serait devenue alcoolique... Ce n’est évidemment pas crédible une seconde, pire, c’est effarant et quelque peu scandaleux. L’ensemble s’inspire de faits réels, et, une fois de plus on s’en tape.

 

 


LES ENRAGES - (Knallhart) de Detlev Buck.(7/20)
Allemagne - Couleur, 1h38 - 2006.
Avec : David Kross, Jenny Elvers-Elbertzhagen, Jan Henrik Stahlberg, Erhan Emre.

Drame : Le jeune Michaël se retrouve soudain parachuté en banlieue depuis un quartier bourgeois de Berlin... because sa môman (irresponsable et un peu pute sur les bords) vient de se faire larguer impitoyablement par son amant... Là, Michaël va comprendre que dans notre société de merde, il existe une vie marginale dans une zone de sous merde ! Il va se faire racketter par d’affreux jojos, affreusement violents, à la sortie de l’école... Ils vont l’obliger à leur filer toujours plus de fric... et, le gamin va à son tour se lancer dans la délinquance pour trouver la tune... De coups de poing en coups de batte, il ira jusqu’à dealer pour un gang de trafiquants adultes et vaccinés... contre toutes les formes de banditisme... MIchaël, lui aussi, va se prendre un sérieux coup de vaccin au cerveau... au point de pousser la plaisanterie jusqu’au meurtre... Aux antipodes de la banlieue de L.A. (voir plus haut Alpha Dog ), les deux extrêmes se rejoignent...! L’ennui, le drame, la tragédie de ce film (?!?), c’est qu’il a été réalisé à l’aide d’un téléphone portable... Sans quoi, ç’aurait pu être très très bien... Mais, que voulez-vous, le courant merdique actuel pousse tout le monde à assassiner le cinéma d’une manière ou d’une autre...

 

 

MISS POTTER - de Chris Noonan. (6/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h33 - 2006.
Avec : Renée Zellweger, Ewan McGregor, Emily Watson.

Comédie dramatique : Rien à voir avec Harry... mais, tout de même, il est question ici de la vie d’une “écrevisse” (le féminin d’écrivain selon Christiane Rochefort) qui s’adresse au mômes, créatrice du célèbre personnage Pierre Lapin en 1902, in England of course. Alors bon, il y a trois fois rien dans ce filmounet, mais des riens qui, mon dieu, se laissent gentiment zieuter... avec même quelques scènes d’animation (style dessins animés à l’ancienne)... des personnages parfois savoureux... le tout à peine sucré... c’est-à-dire un peu fade quand même... mais, mais, mais... Il y a la mère Renée dans le rôle principal (la fameuse Bridget Jones)... qui a franchement une tête de cul... On dirait une grosse paire de fesses... avec forcément, à la place de la bouche, un anus de poule...! Elle est proprement insupportable... terrifiante ! Ewan fait son boulot correctement et l’on retrouve, non sans plaisir, Emily Watson qui se fait un peu trop rare ces derniers temps. Enfin, contrairement à la tendance générale, il y a dans ce modeste film, un petit quelque chose qui suscite en nous le sentiment d’être au cinéma... Toujours ça de pris.

 

 

MON FILS A MOI - de Martial Fougeron. (0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2006.
Avec : Nathalie Baye, Victor Sevaux, Olivier Gourmet, Marie Kremer, Emmanuelle Riva

Drame : Spécial Mézigue : “C’est l’histoire d’une maman possessive qui embête son petit fiston... Il s’agit d’une mère donc qui because son excès de possessivité à l’égard de son jeune fils, va aller trop loin en l’embêtant... Donc, c’est l’histoire d’une maman et de son fiston... laquelle maman, trop possessive, fait chier sa progéniture... tzétéra... On pourrait continuer longtemps ainsi, car c’est ce que ce succédané de film fait durant 90 minutes ! En plus, les situasses sont grotesques et d’une connerie indigeste... Le gamin ira jusqu’à tenter de tuer la mère parce qu’au total elle lui aura collé trois baffes et demie... pour des motifs d’une incroyable stupidité... mais alors, qui dépasse l’entendement !!! Nathalie Baye ressemble plutôt à la grand mère du gosse et pendant que des gens qui n’ont strictement rien à dire foutent du pognon en l’air... t’as des artistes, des vrais, à qui on coupe les couilles...! Aux chiottes, bande d’imposteurs !!!”

 

 

NORWAY OF LIFE - (The Bothersome Man) de Jens Lien. (5/20)
Norvège - Couleur, 1h35 - 2006.
Avec : Trond Fausa Aurvaag, Petronella Barker, Per Schaaning, Birgitte Larsen.

Fantastique : Un jeune homme à la touche zarbi et plutôt pas trop antipathique se retrouve dans un patelin pour le moins étrange... On s’y occupera bien de lui... On va lui donner un boulot, un appart’ et une meufette. Tout va bien. Tout va pour le mieux dans le plus... insipide des mondes... Les habitants semblent tous complètement insensibles, anesthésiés en quelque sorte... par, sans doute, une vie parfaitement bien huilée générant une “exemption” d’émotions... Primé et surestimé, ce filmounet aurait pu être pas mal... Seulement voilà... en plus d’un certain nombre de maladresses - les aliments n’ont pas de goût, mais les personnages les savourent quand même (?) - , c’est qu’il est pas ben passionnant c’machin ! Un peu trop facile aussi de se balader comme ça au gré de son humeur... même si au passage on nous fait quelques clins d’oeil amusants en nous mettant en garde (?) métaphoriquement : “v’là ce qui vous attend si vous continuez à aseptiser la société dite moderne... “ T’inquiète, mon petit Jens, elle va bientôt se “désaseptiser” toute seule, comme une grande, la société, dès l’instant où nous aurons franchi le seuil fatal... lorsqu’ il n’y aura plus de quoi bouffer ni respirer... quand les billets de banque enfin ne serviront plus à rien...

 

 

UN NOM POUR UN AUTRE - (The Namesake) de Mira Nair. (7/20)
USA - Couleur, 2h02 - 2005.
Avec : Kal Penn, Tabu, Irfan Khan, Zuleikha Robinson, Glenne Headly, Brooke Smith.

Comédie dramatique : Suite à un mariage “arrangé” dans leur pays d’origine, un homme et une femme quittent Calcutta pour s’installer à New York... où ils vont enfin pouvoir faire connaissance. Ashoke et Ashima vont rapidement avoir un premier enfant, un fils, qu’il baptiseront (provisoirement ?) Gogol, l’auteur préféré du père. On voit bien, dans un premier temps, l’esquisse d’une démarche universelle dans le nouveau film de la réalisatrice du Mariage des moussons... Dans ce dernier, elle nous montrait le choc des générations de la manière la plus poétique qui soit... Ici, au bout d’une demi-heure, on passe illico à la génération suivante - pour notre plus grande déception - , le fiston prénommé Gogol est déjà un grand ado... et Mira Nair plonge dans les eaux de la platitude et du cliché... Kal Penn, le fiston, qui joue d’ailleurs dans Big Movie qui sort aujourd’hui, est plutôt du genre repoussant et chiant... Les parents sont nettement plus intéressants mais, comme il vient d’être dit, ils sont trop rapidement relégués au second plan... Question : est-ce que Mira Nair sera un jour à nouveau capable de réaliser des films comme Salaam Bombay ou Le mariage des moussons ? Peut-être qu’en retournant en Inde... n’est-ce pas... Parce qu’avec les producteurs ricains, je me méfie toujours... Le script de The Namesake était-il sous contrôle...?

 

 

 

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