Semaine 33/34
Du 08-08-2007 au 21-08-2007
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BLOW
UP - (Blow-up) de Michelangelo Antonioni.
(6/20) 
Italie / Grande-Bretagne - Couleur,
1h52 - 1967. (Reprise)
Avec : David Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah
Miles, Jane Brikin, John Castle. |
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Comédie
dramatique : Tout le monde - ou presque
- connaît l’histoire de ce fameux
photographe qui dans un grand jardin public
“immortalise” un couple en train
de s’engueuler... puis, en agrandissant
(d’où le titre) les clichés
s’aperçoit peu à peu qu’il
y aurait du meurtre là-dessous... Là-dessous...
où ? Cela, nous ne le saurons jamais
vraiment... vu que le macchabée apparaît
puis disparaît... et laisse notre photographe
dans le doute le plus absolu... Du reste, comme
d’habitude, avec Antonioni c’est
l’exploration du doute, plus grave, de
l’existence et de son contraire; en quelque
sorte du néant... Avec cette œuvre,
pour une fois un peu moins chiante que les “avventuras”
absconses, Michelangelo parvient à accrocher
le regard du spectateur - voire à susciter
un certain intérêt - au point que
le film fut un gros succès public (pour
d’obscures raisons - probablement dû
à une mode quelque peu snobinarde) et
est resté considéré comme
un “grand classique”, chef-d’oeuvre
tzétéra... Quant à Mézigue
et Moi-Même, analyser et psychanalyser
les différentes formes d’absences
sous forme de bulles de savon pour grands gamins,
ça n’a jamais été
notre jeu préféré. Reste
David Hemmings, absolument remarquable par sa
décontraction et sa nonchalance plus
naturelles que nature... ainsi que par le charme
qu’il a dégagé et qui a
certainement dû enivrer ces dames et demoiselles...
et n’est donc pas étranger au succès
de ce film nécessairement insipide...
Quant à Michelangelo, récemment
disparu, nous lui souhaitons bien sûr
de reposer en paix. |
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CAPTIVITY
- de Roland Joffé. (3/20) 
USA - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Elisha Cuthbert, Daniel Gillies, Pruitt
Taylor Vince, Laz Alonso, Michael Harney. |
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Horreur
: Roland Joffé doit avoir faim, très
faim... Depuis le cuisant échec de son
précédent film, Vatel, qui date
grave...(c’est dire sa traversée
saharienne), il n’a rien réalisé...
alors qu’il fut un temps où il
nous gâta avec des œuvres telles
que La déchirure ou Mission...
Bref, le revoilà avec une sorte de série
B voire Z... du moins dans l’esprit...
Un horrible salopard, dont on ne sait rien,
enlève des personnes afin de les séquestrer
et de les torturer à mort... Apparemment,
il aurait une préférence pour
les jolies meufettes... C’est ainsi qu’une
mannequin dans le genre “canon”
finit au trou à souffrir mille et une
angoisses, car, plutôt que de lui faire
mal physiquement... il s’agit d’abord
de la baiser par tous les trous... Voilà.
C’est exactement tout... à l’exception
d’une petite surprise, seul rebondissement
du film. Elisha Cuthbert est très joliment
bien foutue et Joffé, grâce à
une mise en images soignée et étudiée,
parvient par moments à créer une
atmosphère étouffante. Pour sados
en manque de cul. |
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CARAMEL
- de Nadine Labaki. (0/20)

Liban - Couleur, 1h36 - 2006.
Avec : Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Sihame
Haddad, Joanna Moukarzel. |
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Comédie
: Caramel sans sucre, je préviens tout
de suite ! Une série de portraits féminins
dans la plus pure tradition des romans-photos
à quat’sous censée nous
émouvoir et nous faire marrer. Cela se
passe essentiellement dans un institut de beauté
à Beyrouth... dont on ne voit aucune
scène extérieure... sans doute
pour éviter tout aspect réaliste
à cette niaiserie menée par cinq
bonnes femmes (dont une, reconnaissons-le, fort
belle) aspirantes bourgeoises à l’occidentale...
! Des sarkozystes en herbe... ! Une comédie
sous influence française... Avec tous
les clichés possibles et imaginables
qui sillonnent dans tous les sens, depuis des
années maintenant, notre hexagone - entre
autres... la mièvrerie ne connaissant
pas de frontières. Nous avons droit,
comme il se doit, à la femme pleine de
contradictions, qui, malgré ses convictions
religieuses a un amant marié; à
la jeunette qui a fauté avant même
ses épousailles; à la vieillissante
ringarde... à la franchement âgée
qui renonce héroïquement à
une dernière aventure sentimentale...
à la lesbienne de service, tzétéra...
Tout cela en monnaie de singe sonnante et trébuchante...
Même la vieille gâteuse ne nous
fait pas sourire une demi seconde; ici, M’sieu-Dames,
l’on ne rit qu’au deuxième
degré ! (Voir la touche du flic séducteur
!). Le plus énervant est de constater
à quel point certaines cultures sont
infectées par un excès d’occidentalisation;
d’où un rire méchant qui
nous échappe parfois bien malgré
nous. On dirait des gamins qui jouent aux “grandes
personnes”... ces dernières étant,
bien sûr, les occidentaux... avec leur
sous-culture massive, clinquante et malodorante...
Maquillages outranciers, embouteillage de “polluantes”,
expressions gestuelles ou verbales fort débiles,
toujours à la manière de... !
Une manière de tourner en ridicule une
population qui possède pourtant sa propre
culture en la réduisant à l’état
de petits chimpanzés... On l’aura
compris, nul besoin d’en rajouter en entrant
plus dans les détails...! |
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CARTOUCHES
GAULOISES - de Mehdi Charef.
(12/20) 
France - Couleur, 1h32 - 2006.
Avec : Hamada, Thomas Millet, Tolga Cayir, Julien
Amaté, Nadia Samir, Zahia Said. |
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Drame
: En 1962, dans l’Algérie bientôt
indépendante mais encore sanglante, un
gamin de dix ans, Ali - dont le meilleur pote
est un Français - évolue entre
les jeux et les ris, son job de vendeur de journaux
et, bien sûr, la tragédie d’une
guerre qui n’en finit pas de finir...
Loin de nous entretenir avec des propos pédagogico-historico-didactiques,
Charef a le mérite de nous montrer des
tranches de vie successivement sereines et sympathiques
ou infernales et pour le moins heurtantes...
genre “mine que rien”... feuilletant
pour nous un album de souvenirs chargé
des émotions, des couleurs et des parfums
les plus variés... le tout vu par le
jeune Ali, qui, comme tout enfant, semble ne
point se rendre compte des événements
qui graveront immanquablement en lui les images
fondamentales de son existence... des plus belles
ou poétiques aux plus sordides et effarantes...
Après quelques petits égarements,
Mehdi Charef revient avec ce film à un
niveau tout à fait honorable - plus digne
de l’auteur de Miss Mona - malgré
une interprétation un peu “juste”
et une mise en scène parfois scolaire.
Voilà un film qui aurait mérité
une plus large audience. |
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LA
FILLE COUPEE EN DEUX - de Claude Chabrol.
(0/20) 
France - Couleur, 1h55 - 2006.
Avec : Ludivine Sagnier, Benoît Magimel,
François Berléand, Mathilda May,
Caroline Sihol, Etienne Chicot, Marie Bunel,
Didier Bénureau. |
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Drame
: Il y a cinquante ans, avec Richard Fleischer,
elle se balançait ; aujourd’hui,
avec Chabrol, elle est découpée
en morceaux ! A part cela, il s’agit toujours
de la même fille... Enfin, à beaucoup
de choses près ! Imaginez un instant
la petite poupée de chiffon Ludivine
à la place de la classieuse Joan Collins
; après ce premier effort, vous en ferez
bien un second, en essayant d’imaginer
François “Tronche de Tortue”
Berléand à la place du non moins
classieux Ray Milland... et vous tombez dans
les pommes ! Dans l’ancienne version de
cette même histoire de crime passionnel
commis par un désaxé, le seul
à être parfaitement ridicule est
le bellâtre Farley Granger ; c’est
pourquoi, je m’étais dit que le
seul qui avait une chance de s’en tirer
avec quelque honneur, était le gars Magimel.
Or, non seulement, il n’en est rien, mais
qui plus est, c’est de loin le plus spectaculairement
grotesque ! Farley en faisait des kilos, Benoît
en fait des tonnes ! Avec son son espèce
de mèche que le dernier des clochards
morveux n’oserait exhiber dans le plus
profond des bas-fonds, il nous tue le regard
d’une manière que je n’hésite
pas à qualifier de tragi-comique ! Certes,
aux commandes, nous avons “Old Claude”,
l’homme qui n’a jamais eu peur de
rien... et qui est tout de même le chef
d’orchestre du merdier dont il est question
ici ! Cela fait plus d’un quart de siècle
que ce faux cinéaste n’a rien produit
d’intéressant, mais cette fois,
il s’est surpassé de la balèze
manière !!! Fort heureusement pour les
auteurs, ce genre de ridicule ne tue pas...
mais méfie-toi, cher spectateur, il peut
provoquer une hémorragie cérébrale
dans la tête de l’innocent cochon
de payant ! Je conclue en abrégeant que
nous nous trouvons une fois de plus face à
un cinéma français de plus en
plus terriblement consternant ! |
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LA
FILLE SUR LA BALANCOIRE - (The Girl
in the Red Velvet Swing) de Richard Fleischer.(7/20)

USA - Couleur, 1h49 - 1955. (Reprise)
Avec : Joan Collins, Ray Milland, Farley Granger,
Glenda Farrell, Richard Travis. |
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Drame
: Tout au début du 20ème siècle,
à New-York, un fait divers défraya
la chronique. Un certain White, célèbre
architecte, fut assassiné dans un lieu
public par un jeune homme très fortuné
et apparemment plutôt névrosé,
pour ne pas dire psychopathe. Il s’agissait
d’un crime passionnel, comme on dit, à
cause d’une jeune et très belle
danseuse que l’assassin avait épousée
après l’avoir “arrachée”
des griffes du vieil architecte, un Don Juan
réputé. Bien que le film soit
somptueusement décoré, costumé
et mis en scène, malgré les présences
charismatiques de Joan Collins et Ray Milland,
(la seule fausse note étant le fameux
grimacier Farley Granger) l’oeuvre manque
cependant considérablement de densité.
Certes, Fleischer et ses interprètes
ont su assez bien exprimer la complexité
et la confusion de sentiments divers et variés
-nous ne sommes donc pas en présence
d’un film simpliste- il n’empêche,
paradoxalement, qu’un parfum, quelque
peu excessif, de naïveté nous embaume
durant toute l’histoire... Cela dit, cette
rareté invisible en France depuis les
années cinquante (et à la télé
et en DVD), possède indiscutablement
l’attrait de la curiosité. |
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TIME
- (Shi gan) de Kim Ki-duk. (0/20) 
Corée du Sud - Couleur, 1h37 - 2006.
Avec : Sung Hyun-ah, Ha Jung-woo, Park Ji-yun,
Kim Sung-min, Seo Ji- seok. |
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Drame
: Une jeune femme atrocement jalouse et invraisemblablement
inquiète quant à l’avenir
du couple qu’elle forme avec son cher
et tendre, décide carrément, un
beau jour, de se faire opérer de la gueule
afin de voir si elle peut parvenir à
re-séduire son amoureux sous d’autres
traits... C’est tout Kim Ki-duk, ça
! L’infatigable bonhomme aux mille et
une idées bâclées ! En effet,
ici, le point de départ quoique difficilement
crédible, aurait pu s’ouvrir sur
des horizons riches en sentiments forts et en
réflexions profondes sur l’amour
; cependant, sans même parler de la nullité
de la réalisation, K.K.-duk s’embourbe
très vite dans un plat de nouilles à
la coréenne où se mêlent
des bribes d’idées sur l’usure
du temps -je cite en vrac, n’est-ce-pas-
sur la véritable essence de l’être
humain, sur l’importance futile ou fondamentale
de l’aspect physique dans les relations
sentimentales... J’en passe et des pas
pires. Sachez, néanmoins, qu’après
moult désillusions de part et d’autre,
l’amoureux de la jeune transfigurée
va courir se faire éclater la tronche
lui aussi chez le même chirurgien esthétique
! Une double question reste en suspens : dans
quelle mesure la chirurgie plastique peut-elle
transformer le visage de quelqu’un, et
quel est le taux de remboursement de ce genre
d’intervention médicale par la
sécu sud-coréenne... ? |
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