Semaine 37/38
Du 06-09-2006 au 19-09-2006
|
|
|
ÂGE
DIFFICILE OBSCUR - (Thumbsucker) de Mike
Mills. (0/20)
USA - Couleur, 1h36 - 2005.
Avec : Lou Pucci, Tilda Swinton, Vincent d’Onofrio,
Kelli Garner, Keanu Reeves, Vince Vaughn, Benjamin
Bratt. |
|
Comédie dramatique
: Après Tom Pouce, voici Suce-Pouce...
Il est un peu plus grand, il a dix-sept ans et
à cet âge-là, on est censé
sucer plutôt autre chose... Mais bon, nul
n’est parfait; pas plus ses parents d’ailleurs.
Le père se la joue, la mère se la
paume (la tronche !)... Il n’y a que son
petit frangin qui semble “normal”...
! Voilà donc le prétexte à
réflexion de ce film qui s’il n’avait
point existé... qu’on en n’aurait
point perdu le nord ! Certes, les acteurs jouent
juste mais la “chose” se traîne
lamentablement... Tout cela pour nous conclure
que finalement, dans la vie, il faut savoir rester
soi-même et considérer qu’il
n’y a pas de réponses à nos
questions. C’est ben vrai tout ça
! Mais, pour exprimer ceste pensée profonde,
y avait-il de quoi nous en mettre 1h36 dans la
gueule d’images fadasses... ? |
|
|
FAIR
PLAY - de Lionel Bailliu.(8/20)
France - Couleur, 1h38 - 2005.
Avec : Benoît Magimel, Marion Cotillard,
Jérémie Rénier, Eric Savin,
Mélanie Doutey, Malcolm Conrath et Jean-Pierre
Cassel.
|
|
Aventures
: Oui ! Je dis bien aventures ! Sportives...
castagneuses dans tous les sens du terme...
féroces et cruelles... impitoyables et
sûrement pas “fair play” !
S’agit d’un troupeau de cadres dirigé
par un patron abominable qui s’entredéchire,
s’entrebouffe, se fout des croche-pattes...
en usant de toutes les ficelles de préférence
bien pourries... ! C’est de l’humanité
moderne, ça, Môssieur... Le cerveau
évolué côté technique
et technologico-économique... mais le
ventre toujours aussi bestial ! Que dis-je !
Les bêtes ne sont nullement capables d’être
aussi sanguinaires... sauf si elles sont humaines
! L’originalité supérieure
de l’oeuvre de Lionel B. , c’est
de nous montrer tous ces combats par le biais
d’affrontements sportifs... et c’est
en pleine action, de la manière la plus
dynamique qui soit, que les affreux personnages
- masculins ou féminins - discutent,
s’engueulent, négocient, se “subterfugent”
l’un l’autre...! Aviron, squash
(la plus réussie des séquences
!), golf et pour finir canyoning terrifiant,
tout y passe ou presque ! Microcosme à
peine surréaliste du monde professionnel
(et autre) moderne, ce film nous prend les tripes
du cerveau tout comme les entrailles ! Une idée
du tonnerre... qui aurait gagné à
être mieux ciselée côté
intrigues... et qui aurait gagné bien
davantage encore (malgré d’indéniables
moments de folie bien agencés) si elle
avait été portée par un
souffle plus éolien (dans le sens divin
du terme, banane !)... un souffle qui semble
encore manquer quelque peu au débutant
Lionel... Les acteurs sont tous impeccables,
mais Eric Savin est foudroyant dans le rôle
du patron ! Il est dans le coup à mille
pour cent ! Qu’il en soit félicité
! Quant au réalisateur, on lui dit “à
bientôt”... et même “à
très vite” ! |
|
|
JE
VAIS BIEN, NE T’EN FAIS PAS -
de Philippe Lioret.(0/20)
France - Couleur, 1h40 - 2005.
Avec : Mélanie Laurent, Kad Merad, Julien
Boisselier, Isabelle Renauld, Aïssa Maïga.
|
|
Drame : De
retour de vacances, une nunuche de dix-neuf
balais apprend par ses parents que son frère
jumeau a quitté définitivement
le domicile familial après une rude engueulade
avec le paternel. Ne parvenant pas à
le joindre par bigophone, elle commence à
flipper grave... Finira même à
l’hosto, la jeunette ! Because veut plus
rien bouffer. Je passe rapidement sur les incohérences
du genre technico-médical. Les toubibs
mettent un temps fou à se décider
à la “perfusionner”... puis,
tortillent du cul pour la ligoter ! Je peux
te dire d’expérience que la perfusion
dans un cas semblable, c’est du style
illico-presto et que si jamais t’es du
genre agité, on t’envoie pas un
négociateur pour t’attacher au
plumard ! C’est de l’évident,
du courant et il n’ y a rien à
y redire, c’est pour ton bien. Sinon,
la platitude française habituelle est
au rendez-vous, savoir mauvaise reconstitution
de la banalité... Mais le gros de l’affaire,
c’est que vers la fin, t’as un premier
coup de théâtre franchement surprenant
et qui te fait soudain espérer au moins
une fin valable ! Hélas, deux cent quatre-vingts
autres coups de théâtre s’ensuivent
en l’espace de dix minutes ! Je ne serai
pas vicelard au point de raconter l’histoire...
Mais, bilan : à la base, cette histoire
n’est pas mal du tout ! Au point que si
le truc avait été bien traité,
on aurait eu droit à un vrai bon film...!
Quel inadmissible gâchis ! Comme je viens
de le dire, je suis tenu par le secret professionnel
et je ne peux en révéler davantage...
Par contre, punition capitale ! La “guillotine”!!!
C’est-à-dire zéro et bulle
rouge !!! |
|
|
LITTLE
MISS SUNSHINE - de Jonathan Dayton
et Valerie Faris. (0/20)

USA - Couleur, 1h40 - 2005.
Avec : Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell,
Alan Arkin, Abigail Breslin, Paul Dano.
|
|
Comédie
: Spécial Mézigue : “Je
m’en doutais ! J’en étais
même sûr ! S’agit bien d’un
cult-movie préfabriqué par une
élite médiatico-critique qui n’a
nulle saveur, nulle valeur, nulle raison d’être
! Il s’agit d’une famille que les
auteurs ont voulue excentrique - pauvre Alan
Arkin, que fiche-t-il dans cette galère...-
composée d’un père qui se
prétend un “battant”, d’une
mère quelconque, du fiston qu’a
fait un voeu et qui parle donc plus, de l’homosexuel
de service (notez, notez l’originalité
!) et - surtout - d’une gamine qui rêve
de toutes sortes de concours... Tout ce beau
monde va se précipiter pour se caser
dans un vieux van, dès que l’on
aura appris la nouvelle que la petiote était
justement finaliste à un concours ringardos
pour se rendre le plus fissa possible à
plus de mille kilomètres de chez eux
afin d’assister au sacre de la gamine.
Le voyage aussi se veut drôle... il n’est
que très long !!! A la fin seulement,
l’on a une toute petite velléité
de sourire mais il est trop tard ! Les uns dorment,
d’autres enragent et haïssent tout
ce qui bouge à l’écran tzétéra...
Voilà donc en gros à quoi ressemble
cette merde fumante où il n’est
- bien sûr - même pas question de
faire le moindre effort de cadrage intéressant
ou simplement correct... et le reste idem !
Et, putain de bordel, ça marche !!! On
a tellement bourré le crâne aux
gens à coups de pubs et autres sornettes
qu’ils y foncent tous et - pastèque
sur le gâteau ! - se régalent...
se marrent... j’allais dire comme des
cons mais c’est faux ! Ils ne sont même
plus cons les gens... Ils sont con-ditionnés
! Leurs actes, ces dernières années,
sont de plus en plus mécaniques au point
que la bêtise même n’a plus
de sens pour eux ! Le cerveau définitivement
lyophilisé...! En vérité
je vous le dis, viendra le jour où on
élèvera une statue à l’idiotie...
et des personnes encore quelque peu éveillées
iront la visiter... l’admirer... en s’exclamant
: “Finalement, mon dieu, qu’elle
était belle la connerie humaine !” |
|
|
LOVE
SONG - (Love Song for Bobby Long) de
Shainee Gabel. (11/20) 
USA - Couleur, 1h59 - 2004.
Avec : Scarlett Johansson, John Travolta, Gabriel
Macht, Deborah Kara Unger.
|
|
Drame : A
la mort de sa mère, la jeune Purslane
hérite d’une baraque à la
Nouvelle-Orléans... le hic, c’est
que la maison en question est déjà
habitée par deux olibrius qui n’ont
point l’intention de vider les lieux...
Bobby Long, ex-prof d’anglais et son ex-étudiant
et biographe, Lawson Pines... L’un et
l’autre (plus intimement Bobby) ont bien
connu la maman de Pursy... cela expliquant leur
présence donc. Forcés de cohabiter,
ils vont s’affronter la gueule à
qui mieux mieux... puis... étant tous
trois dans le fond de braves personnes... n’est-ce
pas... ils vont commencer par respirer ensemble
sans se souffler dans la tronche et même
beaucoup plus... puisqu’affinités
il y aura...! Notons d’abord l’interprétation
savoureuse de John Travolta dans le rôle
de ce desperado fortement alcoolisé,
préférant la littérature
à la vie et ne cessant de balancer des
(fort belles) citations de grands auteurs. Notons
ensuite et par voie de conséquence que
ces fameuses citations nous changent diablement
des dialogues creux habituels...! Ce n’est
pas un mince détail, je vous le jure
! Puis, il y a la très sexy Scarlett
(les gens confondent, ils la disent belle...
passons !), qui a trouvé là peut-être
son meilleur rôle à ce jour. Gabriel
Macht assure aussi; tout va fort bien côté
casting. L’histoire, elle, est fournie
dirais-je... On voit bien là qu’il
s’agit de l’adaptation d’un
roman... Pardonnez-moi, chers scénaristes,
mais beaucoup trop souvent, vous oubliez que
l’écriture d’un film, ce
n’est pas qu’une sèche ossature...
contrairement aux idées reçues
! Il est vrai que nous sommes parfois dans un
ascenseur et que le film descend même
(rarement) au sous-sol... La fin rédemptrice,
for instance... Mais le charme des personnages
- notamment Bobby Long, cet amoureux des “misfits”
et de l’ “invisible people”
- la densité émotionnelle fréquente,
le tout souligné par de la belle zizique,
opèrent durant la quasi totalité
de cette balade cinématographique...
M’a juste manqué le petit quelque
chose indéfinissable pour que j’aime
vraiment à fond... |
|
|
LE
ROI DE COEUR - de Philippe de Broca.
(15/20)
France - Couleur, 1h50 - 1966. (Reprise)
Avec : Alan Bates, Geneviève Bujold,
Jean-Claude Brialy, Françoise Christophe,
Julien Guiomar, Micheline Presle, Michel Serrault,
Pierre Brasseur, Adolfo Celi.
|
|
Comédie
: Nous sommes en 1918 dans un petit bled français,
mais qu’importe ! Ce qui est essentiel,
c’est que la guerre prend fin, les Allemands
tirent leurs dernières cartouches et
doivent dans la journée-même quitter
le bourg qu’ils occupent... Seulement,
les diables ont machiavélisé leur
départ... miné la cloche de l’église...
afin que ça fasse boum à minuit
pile, lorsque les Alliés rappliqueront
! Mais, un ange devait passer par là,
la chose s’ébruite jusqu’au
oreilles des Britishs qui sont tout près
des lieux. On envoie donc un soldat ornithologue
(!) pour déminer l’entourloupe...!
Ne nous étonnons d’aucune incohérence,
cette histoire est tout sauf réaliste.
Pour notre plus grand ravissement ! Du reste,
le soldat british va rapidement se retrouver
dans l’asile du patelin et y faire une
multitude de rencontres... toutes plus foldingues
les unes que les autres... Dans cet asile, véritable
havre de douce folie, l’on trouve un général
de pacotille, le duc du trèfle, un cureton
grotesque tzétéra... Plus quelques
bien accortes personnes du beau sexe... Notre
soldat, par obligation d’abord, se fera
lui aussi appeler le roi de coeur. Et, puisque
les bidasses s’en vont, l’asile
s’ouvre et ses occupants sortent prendre
l’air en flottant chacun sur son petit
nuage, en sautillant, dansant pour ainsi dire,
riant surtout. Voilà une oeuvre d’une
joliesse rare... La grâce y remplace la
hideur soldatesque et les fous - en vérité,
de gentils zinzins - sont loin d’être
aussi barjots que les assoiffés de plaies
et de bosses... Propos simple, simplement exposé
mais si soyeusement déployé sous
nos yeux éblouis. On en devient presque
niais à force de sourire en permanence...
Mais qu’il est chouette d’être
simplet face aux affreux jojos qui, bien évidemment,
s’entretueront jusqu’au dernier...
fichant enfin la paix à ceux qui savent
d’instinct que la vie est un théâtre
féerique... Qui donc est fou, dans cette
histoire ? Mais, tout le monde ! Chacun à
sa façon, voilà tout. |
|
|
THE
SENTINEL - de Clark Johnson. (7/20)
USA - Couleur, 1h48 - 2005.
Avec :Michael Douglas, Kiefer Sutherland, Kim
Basinger, Eva Longoria,Martin Donovan.
|
|
Espionnage
: Les services secrets de la garde rapprochée
du président des States sont en état
d’alerte... il y a un traître parmi
eux - on n’avait encore jamais vu cela
! Et ce fâcheux ne complote pas pour des
clopinettes... il est question de zigouiller
le Number One américain ! Heureusement,
un vétéran du service et son meilleur
ex-pote sont là ! J’ai nommé
les deux juniors les plus célèbres
de Hollywood : Mimi Doudou et Kiki Sucelesglands...
Valent pas leurs paternels pour sûr !
Mais ils sont très exactement assez talentueux
pour que leurs papas soient fiers d’eux
sans qu’ils ne leur fassent de l’ombre
pour autant. Bon, qu’est-ce qu’il
y a d’autre...? C’est du classicos,
du déjà vachement vu... et pourtant
ça fonctionne encore un peu... Les nanas
sont agréables à regarder, ce
qui ne gâte rien... sauf que Eva Longoria
est aussi nulle que jolie... Mais bon, soyons
cléments. Ce n’est que du cinoche,
ce truc ! Ce qui s’appelle vraiment du
cinoche... Tout y est carré, pas de problème
! Enfin, si ! Tout de même, on pourrait
se casser le cul (sans trop se le casser d’ailleurs
!) pour varier un peu... Le cinéma (même
de simple divertissement) n’est pas obligatoirement
peuplé de types stéréo...
ni de stéréotypes. |
|
|
THANK
YOU FOR SMOKING - de Jason Reitman.
(10/20)
USA - Couleur, 1h32 - 2005.
Avec : Aaron Eckhart, Maria Bello, Cameron Bright,
Adam Brody, Sam Elliott, Katie Holmes, Rob Lowe,
William H. Macy, Robert Duvall, David Koechner.
|
|
Comédie :
Spécial Mézigue : “Nick
Taylor est un tchatcheur professionnel. Il est
le porte-parole de la firme Big Tobacco.
Il intervient dès qu’apparaît
un empêcheur de fumer en rond. Il est
très rusé-zé-habile, cynique
à l’extrême et ses meilleurs
potes sont une marchande d’alcool et un
trafiquant d’armes... légal ! Bon,
certes... le film ne se la joue pas à
la mandoline classique, moralisatrice et tout
le toutim. Y a même des finesses et de
l’humour. En revanche, pas trace de démarche
réellement cinématographique.
L’image pue. Les cadrages sont approximatifs.
C’est du travail de dégueulasse
! Merde, on a par trop tendance à oublier
ce qu’est le cinéma ! L’image
et le son ! L’image et le son ! L’image
et le son! M’en fous, je peux le répéter
cent mille fois, j’ai rien d’autre
à fiche aujourd’hui...! Au-delà,
il y a le sujet ! Le tabac ! Encore le tabac
! Toujours le tabac ! Là, par contre,
je n’ai plus envie de redévelopper
pour la énième fois...!!! Que
le tabac, c’est l’arbre qui cache
la forêt ! Que des sources de pollution
autrement plus démoniaques et apocalyptiques
nous chient dessus tous les jours !!! Que la
mode antitabac, je viens de le dire, c’est
une mode !!! Et que tout ce qui n’est
que mode est absence de réflexion et
de vraie prise de conscience !!! Autrement dit,
le gars qui ne fume pas parce qu’on lui
a bourré le mou en lui disant que c’est
vilain est un âne bâté au
même titre que le gars qui fume en ignorant
que le tabac est nocif !!! Sinon, le film se
laisse regarder. Notamment grâce à
un excellent casting.” |
|
Haut
de Page
|
Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004
Strahinja Kosmajac
|
|
|
|
|