Semaine 46/47
Du 08-11-2006 au 21-11-2006
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BABEL
- de Alejandro Gonzalez Inarritu. (6/20)
Mexique - Couleur, 2h15 - 2005.
Avec : Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia
Bernal, Kôji Yakusho, Said Tarchani. |
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Drame :
A partir de la légende biblique de la
Tour de Babel (Bab-el signifiant, en réalité,
Porte du dieu ), que chacun connaît...
Inarritu (21 grammes) et le scénariste
de l’inoubliable Trois enterrements,
Guillermo Arriaga, nous ont concocté
une triple histoire sur le thème de l’incompréhension
et de l’incommunicabilité des êtres
humains... Triple histoire répartie sur
trois continents et quatre pays (Maroc, Etats-Unis,
Mexique et Japon) liée par des personnages
qui n’ont rien en commun... si ce n’est
un vulgaire fusil de chasse... Malgré
une image absolument immonde, le truc démarre
plutôt bien au Maroc... Deux gamins, en
possession d’un fusil, s’exercent
et s’amusent à tirer sur différentes
cibles dont... un car ! C’est là
que le drame commence because une voyageuse
américaine va être grièvement
atteinte par une bastos... S’ensuivent
de coquettes enfilades de scènes se baladant
dans l’espace comme dans le temps... Le
film a du reste été récompensé
à Cannes 2006 pour la “virtuosité”
de sa mise en scène. Virtuosité
dont on se serait bien passé tant elle
est vaine... Du genre, pourquoi faire simple
quand on peut faire compliqué... En sus
du marché, rien de bien passionnant à
toutes ces actions à l’incommunicabilité
forcée ! Forcée, car il s’agit
d’une démarche que j’exécre
profondément, savoir réaliser
un film “à thème”...!
Les personnages deviennent du coup des pantins
entre les doigts d’un maître fort
maladroit et les événements se
schématisent caricaturalement... Règle
numéro un : donner vie à ses personnages
! Or ici, ils sont mort-nés puisqu’ils
obéissent strictement à une structure
terriblement thématique ! A l’inverse
de l’incompréhensible, voire stupide,
histoire japonaise, la plus crédible
est celle se passant au Maroc. Il y a là
de vrais moments d’émotion et des
acteurs parfaits. C’est tout. Pour finir,
Babel est l’une des plus grosses
déceptions de l’année. |
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LE
DAHLIA NOIR - (The Black Dahlia) de
Brian De Palma. (20/20)
USA - Couleur, 2h00 - 2005.
Avec : Josh Hartnett, Scarlett Johansson, Hilary
Swank, Aaron Eckhart, Mia Kirshner. |
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Policier
: Après la pluie, le beau temps ! Voilà
qui est rassurant ! De retour, plusieurs années
après son affreux navet Femme fatale,
interprété par Banderas et une
blondasse au nom compliqué, De Palma
s’attaque à nouveau au genre qui
lui réussit le mieux, le polar pur jus
! Rappelons-nous Scarface ou Les
incorruptibles... ! Cette fois, il adapte
le bouquin le plus célèbre du
(formidablement) tordu James Ellroy. A Los Angeles,
dans les années quarante, deux flics
et boxeurs amateurs se retrouvent avec un crime
particulièrement affreux sur les bras.
Une jeune femme littéralement massacrée
et dont on a balancé le reste de son
corps quelque part dans la nature... Une vague
starlette qui ne reculait devant rien pour un
bout de rôle... De nœud en nœud,
l’intrigue se corse, se complique à
outrance et pourtant ne nous lâche pas
une seconde... même si par moments, on
a du mal à se contrôler “la
comprenure”... C’est que Brian sait
être magistral lorsqu’il s’en
donne la peine ! Il a fait un film qui, dès
le premier instant, te fait décoller
et dont tu te dis immédiatement que ça
va être du tonnerre de dieu pendant deux
plombes ! Et c’est exactement le cas !
Tant de virtuosité - réelle cette
fois - ça te coupe le souffle, ça
te brise les vertèbres, ça rend
la vue à un aveugle !!! Je n’ai
pas lu le bouquin, mais je l’ai eu entre
les mains et je sais qu’il s’agit
d’un vrai pavé ! Eh bien, parvenir,
en cent vingt minutes et pas une de plus, à
raconter de la manière la plus brillante
au monde toute cette série d’intrigues
foldingues et en tous genres, c’est tout
bonnement, faire preuve de génie ! Voilà
donc une toile comme on en voit pas plus d’une
ou deux par an ! Je ne te parle pas des acteurs
et du casting jusqu’au plus petit rôle...
ni des personnages à la folie sordide
et aux faciès stupéfiants de fabuleuse
laideur ou bien d’une beauté renversante
! Tous sont fascinants dans cette tragédie
policière qui se déroule dans
une Amérique aux confins de l’enfer.
Ah, la séquence du dîner de la
famille de dingos... c’est un truc qui
ne se raconte pas... un miracle malsain... une
ébouriffante diablerie... le comble du
tragi-comique aux criardes couleurs...! Ah,
je pourrais “patati-patater” ainsi
durant des heures...! A quoi bon ? Allez voir
le film, bon sang et point barre ! |
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DESACCORD
PARFAIT - de Antoine de Caunes. (5/20)
France - Couleur, 1h31 - 2005.
Avec : Jean Rochefort, Charlotte Rampling, Isabelle
Nanty, Ian Richardson. |
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Comédie
: A affiche alléchante... déception
désolante... En effet, le couple Rochefort-Rampling
m’a fait rêver... mais, comme trop
souvent, il s’agit d’un rendez-vous
manqué. Force est de constater qu’ils
n’y sont pour rien, le plus sympathique
des acteurs français et la fort classieuse
star british; c’est le scénario
qui est anémique. Même s’il
faut toutefois reconnaître qu’il
est (pour une fois) exempt de vulgarités.
Cela dit, ce vieux couple qui se retrouve après
trente ans de séparation, elle, vedette
et lui, réalisateur, semble n’avoir
rien à se dire... hormis quelques banalités
! Le metteur en scène se voit gratifié
d’un prix spécial à Londres
et la star de cinéma, recyclée
dans le théâtre classique, est
censée le lui remettre because médiatisation
oblige, n’est-ce pas... Ira-t-elle, n’ira-t-elle
pas faire honneur à son ex que désormais
elle semble haïr, “zatt iz ze questionne”...
Oh, pas pour longtemps la “questionne”
! Son vieil époux anglais aura vite fait
de la convaincre ! Trop vite... car l’ensemble
de la narration est fort bâclé
et réduit au strict minimum. Effectivement,
il apparaît clairement que les auteurs
et producteurs de ce nanar “bon enfant”,
se sont contentés de réunir Charlotte
et Jean - seule bonne idée du film, du
coup... mais un peu anémique...! C’est
pour le moins déplorable, vu que des
acteurs pareils, on n’en aura bientôt
plus du tout, au train où vont les choses.
Pour ce qui est de Tony de Caunes - un jeune
homme fort sympathique au demeurant - l’on
se demande quand il finira par comprendre qu’il
n’a rien à fiche dans le cinoche
en tant qu’ auteur-réalisateur...?
En effet, mis à part sa luxueuse manière
de filmer, tous ces films sonnent gravement
creux et qui plus est se cassent tous la figure
! Que ce soient Les morsures de l’aube,
Monsieur N. ou encore ce troisième
méfait - tous trois copieusement budgettés
- le public n’est jamais au rendez-vous
! Et, fort effrontément, l’enfant
gâté poursuit ses exactions dans
le genre “mine que rien”...! Il
y a des financiers qui ont vraiment du fric
à foutre en l’air ! |
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MON
COLONEL - de Laurent Herbiet. (13/20)
France - Couleur et noir et blanc, 1h51 - 2006.
Avec : Olivier Gourmet, Robinson Stevenin, Cécile
de France, Charles Aznavour, Eric Caravaca,
Guillaume Gallienne, Georges Siatidis, Bruno
Solo, Wladimir Yordanoff, Thierry Hancisse,
Jacques Boudet. |
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Guerre
: Un con de colon de colonel à la retraite
se fait zigouiller la gueule à coup de
pétard dans son appartement... L’on
charge alors de l’enquête une jolie
demoiselle qui bosse pour l’Etat-Major...
Celle-ci va être bigrement aidée
par une série d’informations anonymes,
écrites sous forme de journal, qui lui
seront postées à intervalles réguliers...
Flash-back : nous sommes dans les années
cinquante, en Algérie, au beau milieu
d’une guerre qui taisait farouchement
son nom (d’où son surnom, d’ailleurs...).
Un jeune lieutenant, Guy Rossi, se retrouve
à Saint-Arnaud, dans l’est du pays,
sous les ordres du fameux colonel assassiné
au début du film, un nommé Raoul
Duplan... Autant le blanc-bec est un brave gars
- engagé volontaire, malgré ses
idées gauchisantes, apparemment par dépit
amoureux - autant le Raoul est un sacré
lascar... un salopard grave de décoffrage
pour tout dire ! En compagnie de ces deux officiers,
l’un obéissant le plus souvent
à contre cœur à l’autre,
nous allons refaire un petit tour de manège
du côté des tortionnaires par exemple,
n’est-ce pas... tortionnaires dont le
gouvernement de l’époque “ignorait”
les exactions... aussi farouchement que cette
guerre taisait son nom...! Ecrit par Costa-Gavras
(d’après le roman de Francis Zamponi),
ce film dérangeant aux cicatrices encore
béantes d’un conflit pourri peut-il
encore intéresser quelqu’un...?
Pas si sûr au vu de son démarrage...!
Apparemment, les gens préfèrent
se donner bonne conscience en allant zieuter
les âneries “réconciliatrices”
des “indigènes” de Rachid
et Jamel... Ah, ce n’est pas Mon colonel
qui fera trois millions d’entrées
! Normal, c’est fatigant la réflexion...
C’est usant de suivre un personnage tel
que Raoul (excellent Gourmet !)... Because ?
Because qu’il est assez complexe... Il
s’agit d’un salaud... intègre
! Eh ouais, un gars qui joue le jeu jusqu’au
bout sans se voiler la face... De là
à l’approuver... ou même
de le trouver un tant soit peu sympa... il y
a quand même vachement loin ! Mais, comparé
aux politicards d’une hypocrisie sans
bornes, il nous interroge quelque peu, n’est-ce
pas... Par ailleurs, Charles Aznavour, en une
scène et demie, parvient à être
sobrement, je dirais presque sereinement, bouleversant
! Manque seulement à ce film - fort honorable
- la patte d’un cinéaste un peu
plus balèze... genre, Costa-Gavras tiens...
(celui de Z ou L’aveu,
pas celui du Couperet )... |
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PRÊTE-MOI
TA MAIN - de Eric Lartigau.(0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg, Bernadette
Lafont, Wladimir Yordanoff.
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Comédie
: Spécial Mézigue : “Un
débile mental de quarante-trois piges
se voit contraint et forcé par sa maman
et ses deux cent cinquante-trois sœurs
de se marier...! Dans le genre crédible,
on a vu tout de même un peu moins sataniquement
crétin ! Toujours est-il qu’il
va tricher en salariant la fille d’un
copain pour qu’elle fasse semblant, n’est-ce
pas, de vouloir l’épouser... tzétéra...
Passons sur les trente mille conneries qui vont
s’ensuivre et... qui font le méga
succès de ce milliardième navet
pseudo-comique ! Déplorons seulement
qu’une comédienne (une vraie !)
telle que la Gainsbourg se fourvoie de plus
en plus régulièrement dans ce
genre de foutaises bassement commerciales !
Du coup, elle en perd et son charme et sa personnalité
d’une incontestable originalité...!
Enfin... C’est avec Alain Chattebasse
dans le rôle du con... qui lui va comme
un gland ! Quant à toi, chère
Charlotte, allez, pète-moi dans la main...
qu’on en finisse !” |
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