Semaine 14
Du 29-03-2006 au 04-04-2006
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AURORE
- de Nils Tavernier. (0/20)

France - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Margaux Chatelier, Carole Bouquet, François
Berléand, Monique Chaumette, Nicolas Le
Riche, Thibault de Montalembert, Anthony Munoz
et les danseurs de l’Opéra de Paris. |
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Conte musical :
Dans un monde imaginaire - un jardin public en
fait - une jeune princesse ne fait que danser,
danser, danser... et rêver amoureusement
d’un jeune (et laid) peintre... La reine,
sa mère, la soutient dans sa démarche;
mais le roi, son père, est par trop sévère...
Autant Carole Bouquet est convaincante, autant
le clone de Berléand ressemble à
un roi comme un raton laveur ressemble à
George Clooney...! D’ailleurs, il commence
vraiment à nous les briser par ses incessantes
apparitions dans les neuf dixièmes des
films français...! Je ne vois vraiment
pas ce qu’on lui trouve... La plupart du
temps, il joue comme une patate; quant à
sa gueule, elle est inexistante...! Bon, abrégeons.
On a vraiment du mal à comprendre comment
une telle “chose” puisse être
projetée dans une salle de cinéma
dont les entrées sont payantes bien sûr...!!!
Décors (rarissimes) de pacotille dans des
endroits vaguement “verdurés”,
acteurs (?!?) grotesques, scènes de danse
horriblement cadrées...!!! Les danseurs
n’y sont pour rien, c’est le réalisateur
(?!?) Nils qui semble sciemment tout faire pour
filmer à côté de ce qu’il
y a à voir... Et il prétend aimer
la danse...!!! C’est ni fait ni à
faire, comme dirait ma grand-mère... Allez,
adieu ! |
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BASIC
INSTINCT 2 - (Basic Instinct : Risk Addiction)
de Michael Caton-Jones. (0/20)
USA - Couleur, 1h50 - 2005.
Avec : Sharon Stone, David Morrissey, Charlotte
Rampling,David Thewlis,Hugh Dancy |
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Policier :
Quatorze ans après les premières
aventures de la mante religieuse, Catherine Trammel,
on nous sert une suite qui sent le moisi. T’as
l’impression de remâcher un chewing-gum
qui serait resté collé à
un vieux siège de cinoche pendant cent
soixante-huit mois !!! Succulent, pas vrai ? Alors,
que se passe-t-il dans cette lamentable récupération
? Eh bien, rien ! Ou presque. Le minimum en maximum
de temps... Près de deux heures, tout de
même... pour nous montrer une Sharon Stone
on ne peut plus grotesque because elle surjoue
tant et plus la nana sexy et diaboliquement mystérieuse
qu’elle est tout bonnement transparente
et qu’il faudrait être encore cent
fois plus crétin que n’en a l’air
David Morrisey (son partenaire qui joue le rôle
d’un psy envoûté par l’ex-belle...)
pour tomber dans ses pièges...! Bien sûr,
comme d’habitude, l’on regrette la
présence de comédiens de grand talent
dans ce genre de navet : j’ai nommé
Charlotte Rampling et David Thewlis. Cela dit,
ai-je besoin d’enfoncer davantage le clou...?
Le film se casse la gueule, tout naturellement...
Adieu donc...! |
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CAMPING
SAUVAGE - de Christophe Ali et Nicolas
Bonilauri. (0/20)
IFrance - Couleur, 1h20 - 2005.
Avec : Denis Lavant, Isild Le Besco, Pascal Bongard,
Yann Tregouët, Raphaël Misrahi. |
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Drame :Ici
nous avons affaire à un faux film d’auteur
(comme dirait Carlos Gomez - avec qui je suis
(fait si rarissime que je me dois par honnêteté
de le souligner) à deux reprises tout à
fait d’accord; d’abord concernant
Basic Instinct 2, puis cette sauvagerie;
comme quoi personne n’est parfaitement imparfait...).
Pourquoi faux ? Tout simplement, parce que les
réalisateurs de cet involontaire pastiche
de vrai film n’ont strictement rien à
dire ! Certes, ils n’ont pas dû avoir
de très gros moyens financiers... mais,
tout de même... Nous balancer une non-histoire
avec deux protagonistes (une jeune fille de dix-sept
ans qui s’emmerde pendant ses vacances et
un homme mûr travaillant comme moniteur
de voile) au comportement ridiculement caricatural
puis totalement dénué de logique...
qui plus est entourés de beaufs et de beaufettes
pas crédibles une seconde, mais très
très malveillants histoire de dramatiser
le truc... c’est un acte de mépris
total à l’égard du public
doublé d’une inconscience inquiétante...
On a vraiment envie de coller des baffes dans
la gueule des comédiens... Mais, comme
souvent, ce n’est pas ceux que l’on
voit à l’écran qui sont les
principaux coupables... c’est plutôt
ceux qui se planquent de l’autre côté
de la caméra... |
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CONVERSACIONES
CON MAMA - de Santiago Carlos Oves.(9/20)

Argentine - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : China Zorrilla, Eduardo Blanco, Ulises
Dumont, Silvina Bosco, Floria Bloise.
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Comédie dramatique
: Un fiston plus si jeune que ça
se trouve dans l’obligation de vendre l’appartement
qu’il a prêté à sa maman...
qui, elle, est vraiment très âgée...
Comment diable s’y prendra-t-il pour lui
annoncer la mauvaise nouvelle...? D’hésitations
en maladresses, il va converser avec elle de choses
et d’autres... et finira par apprendre,
comble de malheur, que la mamà
s’est trouvé un amoureux... à
82 balais ! Qui plus est un “jeune SDF”
de 69 ans. Le fils est sidéré et
sa réaction rapport à l’âge
du “gamin”, treize ans de moins que
sa mère, est hilarante. Il y a beaucoup
d’autres moments savoureux dans cette comédie
empreinte de mélancolie crépusculaire.
Les interprètes sont tour à tour
touchants et fort drôles et ce qui manque
le plus ici c’est un scénario un
peu plus étoffé... les comédiens
n’en auraient été que plus
émouvants ! Par ailleurs, le minimalisme
de la mise en scène de ce film que l’on
suit sans déplaisir me fait conclure, malheureusement,
qu’il ne s’agit que d’un bon
téléfilm. |
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LA DOUBLURE
- de Francis Veber.(5/20)
France - Couleur, 1h25 - 2005.
Avec : Gad Elmaleh, Alice Taglioni, Daniel Auteuil,
Kristin Scott Thomas, Richard Berry, Virginie
Ledoyen, Dany Boon, Michel Jonasz, Michel Aumont,
Noémie Lenoir.
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Comédie :
Et voilà ! Veber nous lâche aussi
! Notre dernier espoir de rire pas trop bêtement
au cinéma s’éteint... Fallait
s’y attendre. Après son précédent
et très médiocre film Tais-toi!...
Un milliardaire est photographié par des
paparazzi à la surprenante, en compagnie
de sa maîtresse qui n’est rien moins
qu’un top model célèbre...!
Son épouse flippe grave en découvrant
la photo dans un torchon au papier glacé
et le bonhomme semble cuit... Mais, fort heureusement
il a un conseiller astucieux qui va lui sauver
la mise... En effet, un troisième personnage
figure sur la photo et le conseiller et le milliardaire
vont tout faire pour faire passer le quidam, un
certain François Pignon une fois de plus,
pour le petit ami de la belle maîtresse...
OK. Pourquoi pas ? Mais, bon sang, était-il
bien nécessaire pour virer à la
caricature gaguesque... ? Francis ne nous avait
guère habitués à une telle
démarche. Rarement drôle et donc
lourdingue, cette comédie ne bénéficie
que d’un casting très varié
voire quelquefois avarié. Ainsi aux côtés
de Daniel Auteuil ou de Michel Aumont - deux immenses
comédiens - nous avons notamment Michel
Jonasz et surtout Dany Boon...! Triple buse !!!
Cet espèce d’amuseur de rades enfumés
est parfaitement incapable de jouer convenablement
une situation ou d’exprimer d’une
façon crédible le moindre sentiment...!
Gad, quant à lui, se la joue fine et n’est
que peu finement incolore... Face à Taglioni,
la fausse belle, poupée Barbie avec défaut
de fabrication, nous avons la quelque peu classieuse
Kristin Scott Thomas... mais qui ne nous éblouit
guère dans un rôle surfait... Finalement,
le plus étonnant dans cette affaire, c’est
le fait que ce soit Richard Berry le plus convaincant
de tous... C’est toujours bon à prendre...
Ajoutons tout de même que Veber ne tombe
jamais dans la vulgarité crue à
laquelle nous avons généralement
droit dans les comédies actuelles... Ce
sera pour la prochaine fois...? |
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EL AURA
- de Fabian Bielinsky. (12/20)

Argentine - Couleur, 2h12 - 2005.
Avec : Ricardo Darin, Dolores Fonzi, Almejandro
Awada, Pablo Cedron, Jorge d’Elia.
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Policier :
Après le jouissif Les neuf reines,
Bielinsky nous revient avec un nouveau polar,
cette fois beaucoup moins astucieux mais en revanche
très habilement envoûtant. Une atmosphère
qu’un Hitchcock n’aurait pas renié.
Toutefois, il gagne en réalisme ce qu’il
perd en dynamisme... Des gens quittent la salle
avant la fin, d’ailleurs, par manque de
patience... Dommage, dommage ! Voyons juste le
début de l’histoire : un taxidermiste
épileptique est aussi un doux rêveur...
Depuis des années, il imagine le hold-up
parfait. Un jour, le rêve deviendra réalisable...
et, là, notre taxidermiste aura cessé
d’être doux... Ricardo Darin - déjà
interprète principal des Neuf reines
- est aussi parfait dans la peau de ce personnage
fragile qu’il le fut dans le rôle
de l’arnaqueur cynique du premier film de
Bielinsky. La mise en scène est très
inspirée et les cadrages soigneusement
élaborés nous ravissent l’oeil
! L’ensemble baigne dans une ambiance musicale
aussi variée que saisissante (Vivaldi notamment
est au rendez-vous). Tous les personnages sont
savoureux, juteux et idéalement incarnés
par des acteurs peu connus de par chez nous, ce
qui est une raison de plus pour aller les découvrir.
Les rebondissements nombreux et indévoilables
m’obligent à n’ajouter qu’un
détail explicatif; pour ceusses qui se
demandent ce que signifie le titre. El aura, en
espagnol et dans le jargon médical, indique
le bref instant qui précède une
crise d’épilepsie... Ha, ha...! Quand
on sait que ce genre de crise est imprévisible...
l’on peut craindre le pire pour notre protagoniste...! |
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LE PASSAGER
- de Eric Caravaca. (2/20)
France - Couleur, 1h25 - 2004.
Avec : Eric Caravaca, Julie Depardieu, Vincent
Rottiers, Nathalie Richard, Maurice Benichou,
Maurice Garrel, Rémi Martin.
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Drame : Suite
au décès de son frère, Thomas
dans l’attente de l’inhumation, en
profite pour retourner dans le patelin où
vécut le frangin et y côtoie les
personnes plus ou moins proches d’icelui...
Il va (re)découvrir un passé trouble
voire tragique... Passons, passons, oh! passons,
sur toutes les approximations de la mise en images
de cette minuscule “toilette”... ainsi
que de ses interprètes... Le Jeune Espoir
Féminin Julie D. notamment qui, comme certains
“berléands”, ne cesse de désobliger
par son outrageuse présence - un film par
semaine, n’est-ce pas... Toi et moi
(que je n’ai point vu et ne verrai pas !),
Essaye-moi (que j’ai vu et qui
me consterna !) et “ceste” fois un
psychodrame ulcérant que j’allai
voir par malsaine curiosité...! Passons,
passons... Et, préférons donc rendre
hommage au merveilleux comédien qu’est
Maurice Garrel ! Cet homme, au fur et à
mesure qu’il vieillit fascine de plus en
plus, et, de plus en plus je le trouve beau !
Certes, sa beauté est surtout intérieure,
mais elle déborde tant sur l’ensemble
de son visage sillonné par les ans et notamment
au travers de ses miroirs de l’âme
- que sont bien évidemment les mirettes
- cette beauté disais-je déborde
tant qu’elle nous bouleverse au plus haut
point. A chacune de ses trop rares apparitions,
nous vibrons grâce à la justesse
de son ton, le “trois fois rien” d’une
infinie richesse pourtant qu’il laisse transparaître
lors de chacun de ses plans... Il fut récemment
prodigieux dans Rois et reine (rôle
qui ne lui valut aucune récompense - mais
en a-t-il seulement besoin ?) et l’on se
prend à rêver ce que serait un film
dont il porterait tout le poids sur ses apparemment
frêles épaules... Personne n’a
l’air de songer un instant à lui
écrire un rôle pour une fois conséquent...!
Quel scandale...! |
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SEPARATE
LIES - de Julian Fellowes. (12/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h26 - 2005.
Avec : Emily Watson, Tom Wilkinson, Rupert Everett,
Hermione Norris, John Neville.
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Drame : Le
scénariste du réjouissant Gosford
Park, réalisé par Maître
Altman, nous offre aujourd’hui sa première
mise en scène. Une mise en scène
fort classique ma foi, mais qui permet à
son auteur de mieux narrer une histoire aux intrigues
et rebondissements peu attendus, très souvent
étonnants donc. Un couple de bourges, le
mari vieillissant et l’épouse beaucoup
plus jeune, vivent leur vie conjugale de la manière
la plus lisse qui soit; lui est un avocat d’affaire
friqué et elle une femme d’intérieur
fort sage. Ils n’ont point de progéniture,
ce qui ajoute une certaine morosité à
leur existence... jusqu’au jour où
un accident de vélo heurté par une
grosse caisse, va chambouler totalement leur gentil
et fort convenu way of life... L’avantage
de cette œuvre aux accents de polar mâtiné
de Losey, c’est qu’elle est dense...
que son rythme est vivace - quelquefois un tantinet
trop rapide tout de même, m’a-t-il
semblé - et qu’elle ne nous laisse
pas le temps de souffler, en tout cas de nous
ennuyer. Est-il besoin de préciser que
- excepté le quelque peu repoussant Rupert
Everett - les comédiens sont plus qu’à
la hauteur, servis par des rôles particulièrement
bien ciselés et auxquels ils “renvoient
fort bien l’ascenseur”, si je puis
m’exprimer ainsi... Voici donc un divertissement
d’une finesse et d’une intelligence
rares - sans oublier, of course, l’humour
so british... Le public ne s’y
est pas trompé, remplissant (contre toute
attente ?) les salles où se jouent ces
“multiples mensonges”... Ne vous-y
trompez pas non plus en allant passer un agréable
moment de cinéma. |
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