Semaine 13
Du 22-03-2006 au 28-03-2006
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DE SANG-FROID
- (In Cold Blood) de Richard Brooks.
(15/20) 
USA - Noir et blanc, 2h15 - 1967. (Reprise)
Avec : Robert Blake, Scott Wilson, John Forsythe,
Paul Stewart, Gerald O’Loughlin. |
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Drame : Adaptation
du roman de Truman Capote dont il est fortement
question dans le film récemment sorti et
dont Cinékosma pense beaucoup de bien.
(Voir article à Truman
Capote). Le film de Brooks, bien connu
des cinéphiles, relate dans le détail
(pas autant que le bouquin, certes) les méfaits
des deux assassins qui butèrent, pour à
peine une petite poignée de dollars, une
famille de quatre personnes bien tranquilles au
Kansas, en 1959. Perry et Dick. Après leur
foirage débile et sanglant, ils se retrouvent
bien vite en cavale et... en sacrée galère
! De menus larcins en tentatives d’autres
meurtres, ils vont laisser trop de traces derrière
eux et se feront piéger aisément
par les bourres. Bien qu’ils aient eu un
casier judiciaire pas vierge du tout et avaient
fait de la taule, ce n’était dans
le fond que des braqueurs amateurs, victimes de
leur connerie et sans doute de leur condition
sociale... Brooks s’efforce surtout, dans
une mise en scène très soignée
malgré quelques lourdeurs, de comprendre
les deux protagonistes... Le suivi de l’affaire
par un certain Capote n’est point évoqué,
l’on nous montre seulement de temps à
autre un vague journaliste intéressé
par le cas des deux “monstres”...
Et, lorsque la sentence tombe et que quelques
années plus tard les coupables sont pendus,
Brooks nous assène à nouveau le
titre du film en guise de conclusion implacable.
De sang-froid ! Qui, en réalité
a tué ou tue de sang-froid, la question
est clairement posée et fait froid dans
le dos. Les criminels ont effectivement tué
dans des conditions atroces, mais nullement de
sang-froid... Lorsqu’on voit la réplique
de la Justice qui les exécute sans état
d’âme, l’on se rend pleinement
compte qu’un meurtre ne peut jamais se justifier...
par-dessus tout un meurtre commis au nom de la
loi... et ce, de sang-froid. Brooks nous convainc
sans aucune difficulté quand il plaide
contre la peine capitale; et, quelques années
plus tard, ce sera au tour de Kieslowski de remettre
ça avec son fameux Tu ne tueras point,
film sans doute un brin trop démonstratif
dans sa forme schématique et sèche
mais dont la linéarité et une impitoyable
sobriété nous bousculent de la plus
salutaire manière. Brooks était
déjà passé par là
avant Kieslowski mais il n’est jamais excessif
de répéter des propos aussi fondamentaux;
et il faudra toujours recommencer, tant qu’il
y aura des bourreaux... En complément de
Truman Capote, on a donc parfaitement
le droit d’aller voir ou revoir ce beau
film. Et si on veut tout savoir sur cette tristement
célèbre affaire, eh bien, le mieux
c’est encore de lire le bouquin absolument
passionnant et remarquablement concocté
par T.C. |
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LA PLANETE
BLANCHE - de Thierry Piantanida, Thierry
Ragobert et Jean Lemire. (7/20)

France - Couleur, 1h22 - 2004.
Avec la voix de Jean-Louis Etienne. |
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Documentaire :
Après l’Antarctique et sa marche
impériale, voici l’Arctique avec,
entre autres, ses ours polaires... Je dis bien
l’Arctique et non “l’Artique”
à la manière du narrateur Etienne...
Eh, Jean-Loup, la “dission”, ça
se travaille, peuchère ! Passons. Bien,
comme tous les filons qui “filonnent”
à outrance, ce film m’a quelque peu
agacé... En revanche, bien qu’il
s’agisse de vidéo, l’image
m’a davantage séduit que celle de
La marche de l’empereur... Moins
de flou cotonneux et un heureux contraste assez
prononcé la plupart du temps dessine mieux
les images, si j’ose dire... Toutefois,
voilà une oeuvrette comme nous en vîmes
tant et tant sur le petit écran (à
peine plus élaborée) et, ce qui
accroche et charme le plus le spectateur, outre
de sympathiques bébêtes, c’est
encore la musique de l’excellent Bruno Coulais.
Ce filmounet d’une durée nullement
assommante, devrait satisfaire les plus jeunes
qui y trouveront matière à faire
risette... |
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ROMANZO
CRIMINALE - de Michele Placido. (0/20)

Italie - Couleur, 2h28 - 2004.
Avec : Stefano Accorsi, Kim Rossi Stuart, Anna
Mouglalis, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria,
Jasmine Trinca, Riccardo Scamarcio, Franco Interlenghi.
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Policier :Spécial
Mézigue : “Dans les années
soixante-dix, poussent comme la mauvaise herbe
une poignée de jeunes délinquants...
Ils deviendront redoutables au fil des années
grâce à leur stupidité, leur
inconscience et aussi, de temps en temps, grâce
aux services secrets de l’état...
Sur un fond terriblement télévisuel,
Placido nous sert l’un des films les plus
longs de tous les temps ! Faut voir à quel
point on s’emmerde ! Faut voir la mise en
scène agitée et atrocement inefficace,
le scénario fabriqué à la
louche et moulé à la fourche...
Faut voir les comédiens : Kim le chétif,
aussi crédible qu’un morveux de huit
ans qui jouerait aux “ganstères”;
Anna Mouglalis (aux formes fantomatiques anti-sexy
!) dans le rôle d’une pute de luxe
qui se la joue femme fatale (!)... et Stefano
Accorsi, le ridicule commissaire, qui, littéralement
envoûté par son charme insupportable,
manque s’évanouir chaque fois qu’il
s’approche d’elle !!! On croit cauchemarder
!!! Cet odieux navet est d’autant plus insupportable
qu’il est particulièrement prétentieux.
On veut nous faire croire qu’il s’agit
d’une oeuvre majeure aux accents politico-policiers
incroyablement passionnants... (dans “Pariscope”,
l’on ose même comparer cette série
Z type polar italien à quatre lires des
années soixante, à Il était
une fois en Amérique du génial
Leone)... alors qu’il ne s’agit que
d’un giallo grottesco façon
B.D. ou roman-photo...!!! Honte à tous
ces critiques qui se foutent de la gueule du monde
en osant porter aux nues une telle déjection
!!! J’ajoute que Placido - dont le premier
métier est comédien - devrait cesser
de se mêler de réalisations cinématographiques...
Il ne possède aucun sens de la narration
en général et de l’expression
filmique en particulier. En témoigne cette
dernière scène en forme de flash-back
nostalgique (!) des gamins-truands coursés
par les bourres sur une plage... scène
qui tombe comme une perruque dans la soupe...
(because les protagonistes de cette mauvaise farce
sont tout sauf attachants !) et me fait constater
avec colère et dégoût à
quel point le Michele nage dans le “confusionnisme”!” |
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SHANGHAI
DREAMS - de Wang Xiaoshuai.(3/20)

Chine - Couleur, 1h59 - 2004.
Avec : Gao Yuan Yuan, Li Bin, Yan Anlian, Wang
Xueyang, Qin Hao, Tang Yang.
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Drame : Dans
les années soixante, bon nombre de citadins
chinois furent invités à suivre
leurs usines à la campagne... Vingt ans
après - c’est donc dans les années
quatre-vingts que se situe l’action de ce
film - l’on assiste à un conflit
de générations, les parents rêvant
de retourner à la ville (ici, il s’agit
de Shanghaï, bien sûr), leurs enfants
habitués à ce contexte n’ayant
pas spécialement envie de migrer à
nouveau... Il n’y a malheureusement pas
grand chose à dire de cette toile d’une
lenteur usante où il ne se passe quasiment
rien... Qui plus est, on tourne en rond, car les
redites sont fort nombreuses... Le père
excessivement sévère avec sa jeune
fille de dix-neuf ans (la principale protagoniste),
l’histoire d’amour incertaine puis
tragique d’icelle... Drame qui nous foudroie
soudainement... on se demande pourquoi... A moins
que je ne me sois assoupi (chose qui pourtant
ne m’arrive jamais) et n’aie raté
quelques passages édifiants... La seule
séquence qui m’ait diverti et bien
fait rire est celle du “dancing du samedi
soir” où de jeunes chinois parodient
involontairement Travolta... Mais dire que ce
film vaudrait le détour uniquement pour
une scène hilarante, serait franchement
malhonnête... Rappelons que l’oeuvre
de Xiaoshuai fut récompensée à
Cannes 2005 par le Prix du Jury... Allez savoir
pourquoi...! |
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