Semaine 12
Du 15-03-2006 au 21-03-2006
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DU JOUR
AU LENDEMAIN - de Philippe Le Guay.
(8/20) 
France - Couleur, 1h33 - 2005.
Avec : Benoît Poelvoorde, Anne Consigny,
Constance Dollé, Bernard Bloch, Rufus. |
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Comédie :
Un employé de banque d’une quarantaine
d’années, en instance de divorce
est tout malchanceux et malheureux de partout...
Jusqu’aux plus petites tracasseries ou agaceries...
Sa machine à café qui lui pète
à la gueule, le chien du voisin qui aboie
comme un dingo, un jeune couple qui copule bruyamment
tous les soirs à heure fixe, tzétéra...
J’en passe, notamment des pas pires qui
lui empoisonnent sa vie professionnelle... Mais,
tout d’un coup, par un lendemain comme un
autre pourtant, tout se met à baigner pour
lui...! Il va chercher à comprendre et
de fil en aiguille va virer parano et tout gâcher...!
C’est là que le bât commence
à blesser dans ce film à l’idée
de départ très chouette à
mon humble avis. Juste quand je commençais
à regretter d’être allé
voir ce film tout seul, le scénario dérape
de la plus stupide façon... pour finir
n’importe comment...! Triple merde !!! Alors,
comme ça, c’est définitif,
plus personne n’est capable de tenir la
route pendant quatre-vingt-dix malheureuses minutes...?
Plus aucun scénariste qui ose, dans le
même temps où il nous amuse, porter
une réflexion quelconque... ? Ici, sur
le thème du bonheur, il y aurait eu de
jolies choses à penser et à mettre
en scène... Ne serait-ce qu’à
la manière d’un généreux
et (trop?) gentillet Capra?
En effet, la démarche de cette comédie
fait songer par moments à ce que ledit
cinéaste a pu faire de mieux... Enfin,
heureusement qu’il y a Poelvoorde pour sauver
les meubles ! Il est, comme toujours, hilarant
parce que (entre autres) excellent comédien.
Anne Consigny, la révélation cinématographique
de Je ne suis pas là pour être
aimé ( voir
article Cinékosma), est en revanche
trop rare dans cette oeuvrette qui malgré
bien des réserves, et contrairement à
l’écrasante majorité des comédies
françaises (et autres), se laisse gentiment
regarder et fait plutôt du bien au risorius... |
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ESSAYE-MOI
- de Pierre François Martin-Laval. (0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Pierre François Martin-Laval, Julie
Depardieu, Pierre Richard, Kad Merad, Isabelle
Nanty, Wladimir Yordanoff, Marina Foïs. |
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Comédie :
Là, nous sommes en terrain connu... en
territoire ennemi... ! Yves-Marie est devenu cosmonaute
par amour... En effet, lorsqu’ils étaient
gamins, sa meilleure copine et lui, la fillette
lui avait promis de l’épouser si
un jour il allait dans les étoiles... Le
voilà donc, aujourd’hui, de retour
d’un voyage spatial, afin de s’emparer
de la main promise il y a vingt-quatre ans...
Mais, la fillette a grandi, est fiancée
à un crétin adorant la chasse, et
sur le point de se marier... Yves-Marie avec l’aide
de son brave papa (que fiche là-dedans
le sympathique Pierre Richard ?!?) ne se découragera
pas pour autant et proposera à la nénette
de l’essayer durant vingt-quatre heures...
On devine aisément la suite... au niveau
de l’intrigue... mais on a beaucoup de mal
à croire en ce que l’on voit ! Tant
de crétinerie sauvage en si peu de temps,
c’est presque un record...! Une fois de
plus et de plus et de plus et de plus, l’on
se demande qui a intérêt à
financer de telles idioties...! L’auteur-interprète
de ce truc qui se la joue poétique par-dessus
le marché est l’un des Robin
des Bois... bon sang, mais c’est bien
sûr... bon sang ne saurait mentir... ! Aucun
sens de l’humour, un visage de con absolument
inexpressif... Pierre François Jacques
Théodore Ernest Jean Paul Martin Laval
De La Couille Molle nous assomme ... d’autant
plus fortement qu’il est en fabuleuse compagnie...!
La belle (?!?) est jouée par l’ineffable
fille à papa (on n’a décidément
plus peur ni honte de rien dans le “french
chobiz”!!!) Julie Depardieu... ! La qualifierait-on
de nunuche attardée que ce serait encore
lui faire le plus beau des compliments...! |
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JENNY
- de Marcel Carné.(11/20)

France - Noir et blanc, 1h45 - 1936. (Reprise)
Avec : Françoise Rosay, Albert Préjean,
Charles Vanel, Jean-Louis Barrault, Lisette Lanvin,
Margo Lion, Sylvia Bataille, Roland Toutain, Robert
Le Vigan.
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Drame : Le
premier coup d’essai de Marcel Carné
ne fut pas un coup de maître. Et alors ?
Est-ce une raison suffisante pour afficher un
sourire sardonique et affirmer que le jeune cinéaste
à l’époque n’était
rien sans Prévert...? Du reste, l’immense
Jacques a co-adapté et dialogué
le scénario de ce film. Un scénario
certes un peu embrouillé à la mise
en scène parfois maladroite mais fort bien
épicé par des répliques souvent
hilarantes. Une sorte de “mère maquerelle
de luxe”, tenancière d’une
boîte de nuit reçoit sa fille à
Paris. Cette dernière va flipper grave
lorsqu’elle apprendra de quel pain se nourrit
sa génitrice... et finira par tomber dans
les bras de l’amant de la maman...! Un gars
séducteur comme c’est pas permis...
l’homme fatal... autour duquel les poules
tombent comme des mouches... interprété
par le classieux Préjean Albert... Par
ailleurs, les personnages pittoresques abondent
dans ce film noblement populaire d’un autre
temps... Barrault dans le rôle du surnommé
“Dromadaire” à cause de sa
bosse et son inoubliable réflexion à
propos de la pêche au congre... Vanel qui
joue le rôle d’une “tête
à claques”, ce qui nous vaut des
moments d’anthologie... rapport à
la rigolade...! Mais la plaisante plaisanterie
affronte frontalement un mélo poussif et
poussé dont on se serait bien passé...
Bref un mélange de “nanar”
et de “supérieur”. Savoureux
ou ridicule, il mérite notre indulgence,
ne serait-ce que pour sa démarche respectueuse
du spectateur. En ce temps-là, on s’appliquait...
on voulait faire plaisir... partager ce qu’on
avait avec le public... Pas chercher à
entourlouper... empapaouter, comme à l’heure
actuelle...! Pour ce qui est de Carné,
chacun connaît la suite; son deuxième
long métrage sera un chef-d'oeuvre (gros
bide commercial à l’époque
!) Drôle de drame... Puis, après
Quai des brumes et Hôtel du
Nord, il commettra le plus beau film français
de tous les temps (à mon goût, bien
sûr), Le jour se lève...
ce qui n’enlève rien à l’immense
chef-d'oeuvre qu’est le “chouchou”
des cinéphiles, Les enfants du paradis...
Bref, pour en finir avec Jenny, il faut
faire juste un petit effort pour se resituer dans
les années trente et le tour est joué...
Car il s’agit d’une “antiquité”
qui rafraîchit, et ça, c’est
pas ordinaire...!
NB : Ce film a été programmé
dans le cadre du festival de “l’Age
d’Or du Cinéma Français”
au Reflet Médicis. ( Voir
“brèves de mars”). |
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LA PANTHERE
ROSE - (The Pink Panther) de Shawn Levy.(0/20)
USA - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Steve Martin, Kevin Kline, Jean Reno, Beyoncé
Knowles, Emily Mortimer.
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Comédie :
Non, non, non, (je l’ai toujours affirmé
haut et fort du reste) la comédie débile
n’est pas une exclusivité française
! La connerie est universelle comme chacun se
doit de le savoir ! En effet, comment justifier
ce remake parfaitement inutile une fois de plus,
de plus, de plus et de plus...! Car, sachez braves
gens, que même en tant que produit bassement
commercial, la sortie de ce navet de première
a été plusieurs fois repoussée
dans son pays d’origine tant les producteurs
étaient peu sûrs de sa rentabilité...!
Là, c’est le maximum ! Bref et en
quelques mots seulement, Steve Martin, le comique
plus drôle que son ombre, également
coproducteur, semble vouloir, faute de les égaler,
piétiner bestialement les prestations souvent
inoubliables de Peter Sellers dans le rôle
du fameux Clouseau...! Rappelons, pour mémoire,
que l’originale Panthère rose
, réalisée il y a quelque quarante
ans par Blake Edwards, fut un immense succès
essentiellement dû à la création
inspirée et très personnelle du
grand Sellers... qui pourtant n’y interprétait
point le rôle principal... et que des suites
ne furent jamais envisagées, surtout avec
pour protagoniste l’inspecteur débile...!
C’est dire, n’est-ce pas... Il semblerait,
à première vue, que le pauvre Steve
M. ait voulu uniquement se faire plaisir, s’investissant
aussi financièrement, comme il est dit
plus haut. Pour le reste, les gags pleuvent (tous
plus mauvais les uns que les autres - que voulez-vous,
de nos jours nous avons complètement perdu
le sens de l’humour absurde...) et, à
mon grand étonnement, un trop bon public
rit à tout rompre...! Je citerai enfin
un seul exemple : dans les films de Big Blake,
Sellers était le seul à prendre
un accent français parfaitement et irrésistiblement
absurde... Ici, tout le monde s’y met...
et le procédé tombe à plat,
le rire s’éteint... |
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RENAISSANCE
- de Christian Volckman. (5/20)
France - Noir et blanc, 1h40 - 2005.
Avec les voix de : Patrick Floersheim, Crystal
Sheperd-Cross, Marc Cassot, Robert Dauney, Isabelle
Van Waes, Max Hayter, Marco Lorenzini, Jérôme
Causse.
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Animation :
Il s’agit plus précisément
d’une BD animée... BD pour adultes,
attention ! Hormis le graphisme assez impressionnant
notamment de par son “noir et blanc”
très contrasté, l’ennui s’installe
vite because pour la milliardième fois
les scénaristes font preuve d’un
manque d’imagination terrifiant... A moins
qu’une simplification outrancière
ne leur ait été imposée par
les marchands de carottes... Toujours est-il que
l’intrigue est semper idem... et
les personnages semper cretinum... Les dialogues
non plus ne sont pas mal dans le genre clicheteux...
Tout, en fait...! Voilà donc, un film réalisé
par des robots... Des robots possédant
un indéniable “coup de patte”
mais, qui au-delà n’ont franchement
rien, mais infiniment rien à dire ! Alors,
l’on se demande : est-ce la BD qui rend
con ou bien faut-il déjà être
con pour en faire...? Les deux? J’opterais
volontiers pour les deux si je ne craignais d’être
trop expéditif et méchant par là-même...
Essayons de comprendre... ou du moins de poser
une ou deux bonnes questions... Dans quelle mesure
est-il possible d’éviter ce que l’on
appelle les clichés lorsque l’on
fonctionne, par principe de base, à coups
de clichés...? En effet, la BD est une
suite d’images figées bien sûr,
et chacune doit exprimer quelque chose de clair
net et précis...
Autre question : la BD ne serait-elle pas, de
nos jours plus particulièrement, un genre
totalement bâtard... et pas nécessairement
dans le meilleur sens du terme... un genre bâtard
entre l’art pictural et l’art romanesque...?
Personnellement, du moins dans l’immédiat,
je ne répondrai qu’en la présence
de mon avocat. Quant à la renaissance,
la vraie, celle de l’imaginaire par exemple,
on l’attend toujours... surtout au cinoche... |
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THE WOODSMAN
- de Nicole Kassel. (7/20)

USA - Couleur, 1h27 - 2003.
Avec : Kevin Bacon, Kyra Sedgwick, Mos Def, Benjamin
Bratt, Eve. |
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Drame : Un
pédophile, aimant un peu trop les petites
filles - je précise car il y en a qui aiment
aussi les garçons - vient de purger une
peine de douze ans de réclusion. Par chance,
il a un ami qui l’engage dans sa scierie...
et, également par chance, il va faire la
connaissance sur son lieu de travail d’une
femme compréhensive... Oui, parce que,
mis à part ces deux-là, la société
est bien dure avec un ex-taulard... surtout une
ordure qui viole les gamines... Il est suivi par
un psy un peu branleur (c’est son métier,
après tout), mais aussi par un flic plutôt
cruel qui cherche à tout prix une occasion
de le faire retourner en prison... Il y a aussi
ses autres collègues... dont une... qui
va lui pourrir la vie...! Malgré l’hostilité
ambiante et la tentation de récidiver,
notre antihéros parviendra-t-il à
redevenir “normal”...? Par bien des
aspects, ce film apparaît comme une œuvre
humaniste - très bien servi, par ailleurs,
par un Kevin Bacon toujours excellent... Néanmoins,
il semblerait que les auteurs (le film est tiré
d’une pièce de théâtre
d’un certain Stephen Fechter) aient mis
un peu trop d’eau dans leur vin, comme dirait
l’ivrogne... La tentation, encouragée
par un manque d’audace, de blanchir le personnage
principal (il n’est pas sûr qu’il
ait vraiment violé les petites filles -
ce détail d’importance reste dans
le flou) me semble quelque peu regrettable...
Notamment en lui donnant l’occasion de s’amender
en cassant la figure, facilitant ainsi son arrestation,
à un autre pédophile... Ainsi, la
rédemption serait possible... Mais de quelle
rédemption parlons-nous...? La rédemption
d’un malade...? Serait-il possible, au moins
le temps d’un film, d’essayer de mieux
cerner le problème généralement
d’ordre pathologique d’un tel individu...?
Quoi qu’il en soit, les auteurs auraient
sans doute pu faire preuve d’une ambiguïté
moins orientée... |
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WU JI,
LA LEGENDE DES CAVALIERS DU VENT - (Mo
gik) de Chen Kaige. (5/20) 
Chine - Couleur, 1h43 - 2005.
Avec : Hiroyuki Sanada, Jang Dong-gun, Cecilia
Cheung, Nicholas Tse, Chen Hong. |
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Aventures :
A l’instar (?) de Zhang Yimou (Hero,
Le secret des poignards volants), Chen Kaige
se lance dans le film d’aventures légendaires
et poétiques... L’histoire en est
difficilement racontable... j’en profite
donc, étant partisan du moindre effort,
pour n’en rien dire... D’ailleurs,
on n’y bite que lerche... enfin si, mais
après bien des efforts malvenus dans le
cadre d’un spectacle de divertissement...
Contentons-nous de quelques petites remarques
sans chercher à psychanalyser cette oeuvrette
de commande... Cette oeuvrette qui semble confirmer
l’aliénation systématique
des cinéastes chinois les plus intéressants...
Ajoutons à cela que formellement le film
est fort bariolé et pas trop désagréable
à zieuter - bien que le meilleur y côtoie
le pire (plus fréquent que le meilleur,
d’ailleurs), étant donné le
support “numerdique” qui joue dans
la cour de l’argentique. C’est un
peu comme si tu voulais peindre une immense fresque
avec un vieux petit pinceau sur un slip sale...
En somme, cela me rappelle le film Renaissance...
Voir plus haut, n’est-ce pas... C’est
le même combat; la forme sans le fond...!
Mais dites-moi, la forme et le fond sont indissociables...
dans le fond ! Voilà qui devrait faire
réfléchir certains... En tous cas,
voici un édifiant exemple de plus de l’inexorable
transformation de tout (et de tous ?) en marchandise...
transformation très en vogue de nos (misérables
!) jours... |
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