Semaine 10
Du 01-03-2006 au 07-03-2006
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A PERFECT
DAY - de Joana Hadjithomas et Khalil
Joreige (0/20) 
Liban - Couleur, 1h28 - 2004.
Avec : Ziad Saad, Julia Kassar, Alexandra Kahwagi,
Rabih Mrouheh, Carole Schoucair. |
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Drame : Un
jeune narcoleptique, qui s’endort dès
qu’il ne bouge pas donc, dont le père
est porté disparu depuis quinze ans, décide
en accord avec sa mère qui le “surmaterne”
de déclarer officiellement auprès
d’un avocat le décès de son
géniteur. Puis, il court les rues de Beyrouth,
tout au long de ce “perfect day”,
à la recherche de sa bien-aimée
qui ne veut plus de lui... Le jeune homme évolue
dans un contexte fort mal cadré et photographié
par un touriste ne possédant qu’une
caméra préhistorique... les idées,
si tant est qu’il en fût, ne se bousculent
point non plus... ou plutôt flottent vaguement
dans cette vague esquisse de ce qu’aurait
pu être un film... Certains commentateurs
vous diront que les réalisateurs nous offrent
la vision actuelle (très important... n’oublions
pas les tics verbaux à la mode...!) d’un
Liban en pleine effervescence et d’une réflexion
très pointue sur le thème des disparus...
Oui, bien sûr, l’on peut dire cela
ou autre chose, l’on peut tout dire et ne
rien dire tout en ne sachant point ce que l’on
veut dire... tant que ça ne mange pas de
pain, n’est-ce pas... |
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BREAKFAST
ON PLUTO - de Neil Jordan. (11/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 2h02 - 2005.
Avec : Cillian Murphy, Liam Neeson, Stephen Rea,
Brendan Gleeson, Ian Hart. |
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Comédie dramatique
: Les tribulations d’un Irlandais
à Londres... Mais point d’un Irlandais
“ordinaire”. Un enfant adopté,
particulièrement efféminé,
puis travesti, au comportement décalé
et effronté dans un monde où l’on
vous bouscule et maltraite pour beaucoup moins
que ça... Parti à la recherche de
sa génitrice, poussé qu’il
est par un besoin obsessionnel de la connaître,
il va être confronté à des
péripéties en tous genres; faire
des jobs extravagants tels qu’assistant
d’un illusionniste, tzétéra...
jusqu’à flirter involontairement
avec l’IRA... ce qui lui vaudra bien des
ennuis avec la police qui le soupçonnera
d’avoir participé à des attentats
et tutti quanti... Voici donc l’histoire
déjantée d’une sorte de “Candide”
ingénument subversif... qui dérange
tout le monde en étant simplement ce qu’il
est, et de la manière la plus ouverte...
Il est indiscutablement sympathique pour le témoin
décalé qu’est le spectateur...
L’ensemble de l’oeuvre est d’une
vivacité réjouissante et rafraîchissante;
l’humour est au rendez-vous et les rebondissements
incessants ! Rebondissements qui, malheureusement,
ressemblent souvent à des “sautes
d’humeur”... et humour pas toujours
hilarant... En bref, le tout est par trop inégal
pour que j’applaudisse... Hélas !
C’est exactement le genre de films qui m’”égnerrrrve”...!!!
A la limite de la réussite jubilatoire...
mais, avec juste ce qu’il faut d’insuffisance
pour me faire décrocher à maintes
reprises... On accroche, on décroche, on
raccroche et ainsi de suite... Cela dit, comme
d’habitude voire plus que jamais, ce sentiment
d’insatisfaction m’est tout à
fait personnel... Je ne serais nullement outré
si quelqu’autre spectateur m’affirmait
avec enthousiasme qu’il s’est régalé
avec le feu d’artifice que nous propose
le toujours intéressant Neil Jordan. Ici,
il a refait équipe au niveau de l’écriture
avec Pat McCabe, après Le garçon
boucher. Je ne puis décemment finir
sans dire un mot - même platement exprimé
- des comédiens... Ils sont tous superbes
et plus vrais que vrais, plus justes que justes
et plus “nature” que “nature”
(“nature” qui se travaille, je ne
me lasse pas de le répéter). De
l’autre côté de la Manche,
existent vraiment des comédiens aussi innombrables
que talentueusement professionnels ! |
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CELIBATAIRES
- de Jean-Michel Verner. (0/20)
France - Couleur, 1h33 - 2005.
Avec : Guillaume Depardieu, Olivia Bonamy, Patrick
Mille, Serge Hazanavicius, Cartouche.
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Comédie :
“Vive la télémerdovision et
à mort le cinéma !!!” Voilà
ce que nous dit cette chose que je n’ose
point qualifier de film ! Vous comprenez, de nos
jours, on appelle “film” tout et n’importe
quoi !!! Il fut un temps où notamment le
support vidéo n’était pas
reconnu officiellement comme un support cinématographique...
L’image de cette saleté, de toute
façon destinée à être
rentabilisée par le petit écran,
est celle d’un téléfilm même
plus déguisé ! Pourquoi se fatiguerait-on
à maquiller un produit qui n’existerait
même pas sans la télé, faute
de financement ?!? Aujourd’hui, il n’est
plus possible de donner jour à une œuvre
de cinoche sans le feu vert des marchands d’abrutissement
pictural. Ces marchands qui font du fric avec,
essentiellement, la publicité... Nous voyons
donc des trucs destinés à un format
réducteur, tant géométriquement
qu’intellectuellement, financés par
les vendeurs de PQ, d’huile, de pâtes
et une infinité d’autres produits
tout sauf culturels. Comment s’étonner
ensuite du résultat ? Quant à la
fameuse exception culturelle française,
elle se prend une baffe grandiose dès lors
que l’on est conscient du système
de fonctionnement... Où est la culture
dans tout cela, où est l’art dans
ce foutoir?
Le cinéma, comme personne ne devrait l’ignorer,
a chopé depuis longtemps le cancer de la
téloche. Reste à savoir s’il
est en phase terminale...
PS : J’oubliais le “film” avec
toutes mes digressions (pas si digressives que
ça !). Il s’agit d’un bâclage
pseudo comique... où il est question d’une
bande de copains aux prises avec leurs sentiments
romantiques... véhiculés pour l’essentiel
par le sexe et le cul... Des trentenaires, n’est-ce
pas... Un film “générationnel”
- dixit je ne sais plus quel scribouillard. |
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HELL
- de Bruno Chiche.(0/20) 
France - Couleur, 1h40 - 2005.
Avec : Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle, Didier
Sandre, Michel Vuillermoz.
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Drame : C’est
le prénom de la “protagonisse”,
ness’pas... Jeu de mot avec “enfer”
in english... Tout le monde peut comprendre cela...
Jeu de mot infiniment subtil avec une pointe d’implicite
censée troubler l’esprit, émouvoir,
bouleverser, interroger fondamentalement voire
furieusement le fond intrapragmatique de notre
ego au sein même de l’intellect objectivement
subconscient et par là-même subséquent...
Plus prosaïquement, il s’agit d’une
jeune tarée, issue d’un milieu très
z’aisé, qui se beurre la huche et
s’enfarine les narines, pour cause que elle
est un peu révoltette tout de même,
rapport à ce fichu milieu de la jet-set...
elle se la joue “rebelle et pour cause”
et nous brise les noix dans cet autre télémerdofilm
de la semaine... Sara Forestier, qui, comme chacun
sait est une actrice professionnelle, articule
tant et si mal que l’on ne comprend merveilleusement
presque rien à ce qu’elle essaie
de bafouiller en quarantième vitesse. Je
te raconte pas sa frimousse de batracien ni la
gueule du Nicolas le jeune premier foireux...
qu’a failli passer juste à côté
d’un brin de charme... Je te la joue courte
parce que cette semaine est encore une semaine
maudite... et que j’en ai plein les godasses
de baver sur les sous-produits pitoyables...! |
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HOSTEL
- de Eli Roth. (0/20) 
USA - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Jay Hernandez, Derek Richardson, Eythor
Gudjonsson, Barbara Nedeljakova.
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Horreur : Deux
Américains et un Islandais à Prague,
tous trois touristes en quête de débauche,
se retrouvent dans un hôtel particulièrement
gratiné où pullulent des nanas faciles
aux seins en plastoc comme de bien entendu...
Ils commencent à goûter aux diverses
gâteries... quand, soudain, ils sont plongés
au fin fond de l’horreur absolue... et totalement
gratuite ! Je ne vais pas m’emmerder à
décrire les giclures de sang et de pus...
simplement, je me contenterai de constater que
Tarantino est définitivement malade ! C’est
lui qui a produit cette infâme épluchure,
qui la présente et la recommande chaudement
à tous les dérangés du ciboulot...
Certes, l’on pourrait pardonner quelque
peu aux jeunes spectateurs de moins de seize...
Mais, ne voilà-t-y pas que le film en question
est précisément interdit... aux
moins de seize ans ! Nous vivons décidément
dans un monde bien compliqué... |
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MEMOIRES
D’UNE GEISHA - (Memoirs of a Geisha)
de Rob Marshall. (0/20)
USA - Couleur, 2h20 - 2005.
Avec : Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Gong Li, Ken
Watanabe, Koji Yakusho, Tsai Chin. |
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Drame :Au Japon,
peu de temps avant la Deuxième Mondiale,
une gentille gamine est arrachée à
sa misérable famille pour aller marner
comme servante chez des geishas.
Romances, jalousies, manigances... toutes sortes
d’aventures et de mésaventures l’attendent
la pauvresse... Bon ! Déjà que côté
histoire et intrigues il n’y avait pas matière
à faire un si long métrage... mais
le bigoudi paroxysmique sur la ratatouille, c’est
les trois actrices chinoises qui interprètent
des Japonaises... parlant anglais...!!! C’est
dire si t’es dans l’ambiance ! Tout
est affreusement artificiel dans ce navet de luxe
qui s’est vu décerner plusieurs oscars,
costumes, décors, tralala... alors que
rien, mais absolument rien n’est crédible...
J’en reviens à l’essentiel
: l’invasion linguistique de l’anglo-américain
est un danger dont il est urgent de se prémunir...
Je le dis, qui plus est, avec tout le respect
que je dois à la langue anglaise. Et pour
cause. Les langues vivantes s’enrichissent
toutes les unes les autres, bien évidemment
dans la mesure où il y a échange
! Si demain l’on assistait à une
unification conceptuelle à l’échelle
planétaire - phénomène qui
est en bonne voie - la langue anglaise y perdrait
tout autant que les autres langues, étant
donné qu’elle ne recevrait plus rien
en échange... Tout le monde serait intellectuellement
grillé ! Lorsque dans un film on fait jacter
anglais un chinois par exemple, l’absurdité
est fortement surlignée par une gestuelle
et des expressions inadéquates au locuteur
chinois...! Rappelons également que la
capacité d’utiliser un langage vocalement
et par écrit est le propre de l’homme
et de l’essentiel - je dis bien l’essentiel
absolument fondamental - de sa culture ! Les images,
c’est bien gentil - et je suis le premier
à adorer le cinoche - mais l’imagination,
la vraie, se développe encore une fois
essentiellement en déchiffrant des lettres,
plus simplement dit, en lisant ! Lisons donc,
mes sœurs et frères !!! Un exemple
pour finir; celui de Tommy Lee Jones qui déclarait
récemment qu’avant de réaliser
son chef-d’oeuvre de film Trois enterrements,
il s’était replongé dans la
littérature de certains grands auteurs
dont Faulkner afin de s’imprégner
d’une atmosphère pour mieux exprimer
par l’image les émotions voulues...
Edifiant, non ? |
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LE SOLEIL
- (Solntse) de Alexandre Sokourov. (7/20)

Russie Couleur, 1h50 - 2005.
Avec : Issei Ogata, Robert Dawson, Kaori Momoi,
Shiro Sano, Shinmei Tsuji. |
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Drame : En
1945, l’empereur Hiro Hito est dans le caca...
et tout le Japon avec... Douglas Mac Arthur va
essayer d’arranger les choses “à
l’amiable” malgré la volonté
soviétique de démolir le souverain
impérial. Il ne se passe pas grand chose
dans cette toile à la recherche esthétique
très sokourovienne... et pour cause, c’est
lui qui a fait le film. Mais l’on s’ennuie
assez gentiment, dirais-je... L’action ne
se situe que dans la “modeste” demeure
de Hiro Hito, mis à part quelques rares
séquences surréalistes et assez
étonnantes... notamment une scène
de bombardement composée d’une façon
d’autant plus saisissante qu’elle
est onirico-déjantée... Cela dit,
l’essentiel du film est porté par
un acteur incroyablement insolite, Isseo Ogata.
Ses mouvements de lèvres incessants parachèvent
la silhouette et le visage qui semblent sortir
d’un néant feutré... A lui
seul, il hausse l’intérêt du
film, nous accroche les pupilles, nous fait découvrir
un personnage parfaitement inédit. Bon
Dieu, comme un être humain - surtout aussi
méticuleusement observé - peut -être
passionnant ! |
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