Semaine 22
Du 24-05-2006 au 30-05-2006
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MARIE-ANTOINETTE
- de Sofia Coppola. (0/20)

USA - Couleur, 2h03 - 2005.
Avec : Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Steve
Coogan, Rip Torn, Judy Davis. |
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Drame : Après
le tiédasse Lost in Translation,
pourtant fort prisé par un large public,
la fifille gâtée de son papa nous
envoie dans la gueule une sorte de film (?) parfaitement
inutile et souvent grotesque...! Pourquoi ? Eh
bien, regardons un peu le casting. Excepté
Kirsten Dunst qui a une physionomie indéniablement
germanique, les autres ressemblent à tout
sauf aux locataires du Château de Versailles
! Notamment Rip Torn (par ailleurs remarquable
comédien), dans le rôle du Roy n’est-ce
pas... qui fait très mafioso avec serpillière
sur la tronche...! Il y a aussi le fait (stupéfiant)
qui nous est enseigné ici... savoir qu’à
cet époque tout le monde jactait english...
of course !!! Comment accrocher... y croire une
seconde... Voyez la malheureuse, par exemple,
Judy Davis qui s’évertue à
esquisser une gestuelle à la française...
en s’exprimant en anglais...! C’est
de la débilité profonde, c’te
histoire, ma bonne dame !!! Tiens, et à
propos d’histoire... que nous conte cet
incommensurable gâchis de fric (notons au
passage que rien que la fête cannoise durant
le festival a coûté la modique somme
de 900.000 euros !)... oui, que nous conte la
petite Sofia ? Ma foi, presque rien... L’ennui
d’une jeune femme appelée à
régner, ennui ponctué par un curieux
mélange de musique classique et de temps
à autre - quand ça la prend la Sofia,
au petit pif la chance - de la musique rock (?).
L’utilisation de musique moderne ne parvient
même pas à rendre l’oeuvre
insolite... tout est déjà si décalé
dans ce foutoir que plus rien n’étonne
vraiment... Qu’a-t-elle tenté de
faire passer à travers ces images qui se
la jouent sfumato et qui ne font que
mal au yeux...? A mon avis, c’est une question
qu’il faudrait poser aux critiques (notamment
français) dont ce lamentable foirage fut
le favori pour la Palme d’Or... Ce qui est
profondément désagréable,
c’est de voir tout (et n’importe quoi)
ce que peuvent se permettre certains enfants gâtés
pendant que le talent - le vrai - moisit dans
l’ombre...! On peut toujours se consoler
en constatant que la “Marie-A.” est
partie de Cannes les mains vides... C’est
mince, mais c’est quelque peu rassurant... |
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X-MEN
3 - L’affrontement final - (X-Men
: The Last Stand) de Brett Ratner. (0/20
)
USA - Couleur, 1h45 - 2005.
Avec : Hugh Jackman, Ian McKellen, Halle Berry,
Famke Janssen, Patrick Stewart. |
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Fantastique :
C’est l’année du chiffre 3
! Après “les Bronzés”,
“la Mission Impossible” voici les
troisièmes (et dernières ?) aventures
des fameux mutants... Le premier épisode
de Bryan Singer nous avait séduits par
un assez savant mélange d’aventures
et de réflexions sur l’intolérance...
Le second, fort médiocre, ressemblait déjà
à de la resucée... Cette fois, c’est
la totale ! On solde, on brade même ! Le
film ne dure que 1h45 (pour ce type de cinoche,
c’est souvent minimum deux plombes) mais
on nous sert les actions de la façon la
plus concentrée, n’est-ce pas...
Une bagarre n’est pas finie qu’une
autre commence... On ne sait plus qui cogne qui...
qui que c’est qu’il est bon qui que
c’est qu’il est méchant...
tzétéra... En gros, les autorités
ont trouvé le moyen de “normaliser”
les mutants avec des fléchettes balancées
par des pétards... et paf, ils te les transforment
en humains en “bonnet difforme”...
! Mais, les mutants ne sont pas d’accord
et notamment le Ministère des Mutants (car
ils ont un Ministère carrément,
maintenant !) va s’emballer gravissimo en
mobilisant les troupes des “bons”
mutants... passque les “méchants”,
c’est un vieux con qui les manipule... et
ça va donner du mouvement cette affaire-là,
je vous le dis...! Bref, s’agit d’un
bidule à éviter en priorité
! Des fois qu’il y ait une fléchette
perdue, n’est-ce pas, qui s’égare
dans la salle... Plus sérieusement et plus
tristement, le film démarre comme un bolide
avec plus de 63.000 de spectateurs le premier
jour sur Paris / Périphérie...! |
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ZIDANE,
UN PORTRAIT DU 21e SIECLE - de Philippe
Parreno et Douglas Gordon. (7/20)

France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Zinedine Zidane.
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Documentaire :
Je déteste le foot et par conséquent,
Zidane est quelqu’un qui ne m’intéresse
pas des masses à priori... Cependant, la
curiosité n’étant pas nécessairement
un vilain défaut, je fus intrigué
par la démarche cinématographique
et décidai de découvrir (peut-être)
un petit quelque chose de nouveau dans le domaine
du septième Art... J’avoue ne pas
être déçu... vu que je ne
m’attendais pas à une oeuvre majeure...
Pour ce qui est de la fameuse démarche
originale, il faut savoir qu’il s’agit
du reportage prémédité, soigneusement
préparé, d’un match de foot
qui eut lieu le 23 avril 2005 à Madrid
auquel participa bien évidemment et très
activement un certain Zinedine Zidane... Dix-sept
caméras savamment situées, une direction
de l’image signée Darius Khondji
(rien que ça !) et zou, on se lance dans
les prises de vues en direct et en temps réel
! En ayant pour principal et seul objectif, capter
Zidane pendant toute la durée du match.
Ce qui fait qu’au total, ce n’est
point une partie de baballe que l’on zieute
mais un personnage en train de jouer... Voilà
une très bonne idée, à mon
humble sens... Donc, on voit Zizou... il glaviote
sans cesse, transpire énormément,
se gratte rarement les couilles, court après
la balle et la chope, la chipe ou la shoote dès
qu’il peut... Eh bien, quoique moyennement
chiant par moments, le spectacle se laisse regarder
et possède même des moments de grâce...
Certaines actions menées par notre héros
où l’on ne voit que les jambes des
joueurs - ce qui permet au passage de noter son
incroyable talent - ou encore des gros plans d’une
qualité visuelle remarquable... Le son
et la musique sont également très
travaillés, suffisamment sophistiqués
pour justifier pleinement la projection de ce
film sur grand écran. Finalement, c’est
encore ce que j’ai vu de mieux durant cette
misérable semaine ! Reste à savoir
si la “toile” parviendra à
trouver une large audience... J’en doute...
Les vrais amateurs de foot préférant
voir un match et non seulement l’un des
joueurs fut-ce un Zidane; les autres, les rares
qui n’aiment pas ce jeu, préférant
à l’évidence éviter
comme la peste un reportage sportif leur proposant
un spectacle “footballistique” aussi
bien réalisé fut-il... |
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Strahinja Kosmajac
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