MAI 2006

Semaine 20  Du 10-05-2006 au 16-05-2006

 

LES AIGUILLES ROUGES - de Jean-François Davy. (0/20)
France - Couleur, 1h33 - 2005.
Avec : Jules Sitruk, Damien Jouillerot, Jonathan Demurger, Pierre Derenne, César Domboy, Jules Angelo Bigarnet, Raphaël Fuchs-Willig, Clément Chebli, Richard Berry, Patrick Bouchitey, Bernard Haller, Bernadette Lafont, Rufus.

Aventures : En 1960, expédition punitive pour des scouts âgés de douze à seize ans. Ils doivent faire l’ascension fort périlleuse du Massif du Brévent. Ils sont huit petits cons qui vont nous faire chier pendant tout le film. Un film prodigieusement sans aucun intérêt ! Bien que Davy s’inspire d’une mésaventure réelle à laquelle il participa personnellement et que les prises de vues aient été effectuées sur les lieux mêmes de l’action, nous n’avons droit qu’à du “transparent”... Les paysages que l’on aurait pu tout de même privilégier davantage sont curieusement absents... invisibles... On a tout juste la possibilité d’apercevoir de temps à autre un aigle platement filmé... Eternelle question : comment peut-on être aussi inconscient de la vacuité d’une histoire en allant jusqu’à la présenter sur un écran...? Les adultes sont pas mal dans le genre grotesque - Patrick Bouchitey (à hurler de rire au second degré !) largement en tête... ! Ne soyons pas trop méchants, en revanche, avec les gamins inexpérimentés... Ils font ce qu’il peuvent; et même le talentueux Damien Jouillerot est à côté de la plaque car il en fait des tonnes et des caisses... Souhaitons-lui de meilleurs scénarios à l’avenir et espérons (ça devrait pouvoir se faire) qu’il parvienne à apprendre le métier de comédien suffisamment bien pour être davantage à l’abri de metteurs en scène impotents...

 

 

C.R.A.Z.Y. - de Jean-Marc Vallée.(10/20)
Canada - Couleur, 2h09 - 2005.
Avec : Michel Côté, Marc-André Grondin, Danielle Proulx, Emile Vallée, Alex Gravel.

Comédie dramatique : Depuis sa naissance jusqu’à l’âge adulte, l’on nous propose ici de suivre le personnage de Zachary Beaulieu... qui à peine sorti du ventre de sa mère entame son existence par une chute...! Par la suite, une diseuse de bonne aventure et sa mère vont le considérer comme touché par la “douance”... Son père, en revanche a beaucoup plus les pieds sur terre et malgré la sympathie qu’il inspire pèche par un excès de (gentil) machisme... Ce qui fait que le jour où il se rendra compte du côté un peu efféminé de Zach, pire de certaines de ses tendances, il va le prendre en grippe... Le brave Zach, quant à lui, pour qui son père est un exemple vivant, fera bien des efforts pour ne pas trop décevoir son papa... quitte à aller contre sa nature profonde... Succès phénoménal dans son pays d’origine, ce film m’a baladé de haut en bas, de bas en haut, de droite et de gauche, dans tous les sens en somme... On y trouve de tout : un humour (qui du reste est son atout majeur) souvent corrosif, des situations gentillettes ou convenues, une mise en images aussi insolite que souvent décevante par son aspect trop télévisuel, des trouvailles plus ou moins bonnes et quelques clichés comme toujours mal venus... Mais il est très important de souligner que l’on ne s’ennuie jamais ! Les acteurs, peu connus de par chez nous, ne manquent pas de dynamisme et de piquant. Que dire de plus sinon que je n’ai point été bouleversé mais que je comprends tout à fait que l’on puisse aimer...!

 

 

MISSION : IMPOSSIBLE 3 - (M : I 3) de J.J. Abrams. (0/20)
USA - Couleur, 2h06 - 2005.
Avec : Tom Cruise, Philip Seymour Hoffman, Ving Rhames,Billy Crudup, Michelle Monaghan, Jonathan Rhys-Myers, Laurence Fishburne, Maggie Q. , Keri Russell.

Espionnage : En 1996, Brian de Palma croyait baiser tout le monde en zigouillant toute la fameuse équipe sauf un ! Qu’à cela ne tienne, quatre ans plus tard, John Woo, reprend le flambeau avec un Tom Cruise bien esseulé... Et voilà que maintenant, encore cinq ans plus tard, l’on juge bon de tourner un nouvel épisode en reconstituant pour l’occasion une nouvelle équipe... Déjà que les deux précédentes oeuvrettes ne m’avaient pas passionnées, mais là...! Là, on touche le fond de la crétinerie sauvage ! Comme le disait si justement le critique de “Charlie Hebdo”, on sent bien que J.J. Abrams est téléaste ! En atteste cet abus de gros plans non seulement inutiles mais nuisibles aussi à l’action... Mais quelle action, me direz-vous ? Oui, effectivement... Des pétarades à la con, entrecoupées de scènes particulièrement couillonnes dans le genre sentimentalo-crétino-gratuites...! Il paraît que cette opération a coûté cent cinquante millions de dollars... Je comprends... fallait bien cent cinquante millions de dollars de laxatifs pour déféquer une montagne d’excréments pareille ! Par contre... avez-vous déjà vu une bite courir ? Non? Alors, courez voir Tom Cruise dans MI3... Et ne manquez pas l’apothéose finale ou son épouse le ranime... la nana qu’a rien compris... elle lui branle le plexus... au lieu de lui faire une bonne pipe...!

 

 

QUATRE ETOILES - de Christian Vincent. (0/20)
France - Couleur, 1h46 - 2005.
Avec : José Garcia, Isabelle Carré, François Cluzet, Jean-Paul Bonnaire, Mar Sodupe.

Comédie : Une jeune femme hérite à la surprenante d’une somme... bâtarde... insuffisante pour un sérieux placement... mais suffisante pour s’éclater joliment bien quelque temps. C’est ce que la jeune Franssou va donc faire avec ses 5O.000 euros ! Palace à Cannes ! Palace où elle va rencontrer un vague magouilleur merdeux qu’elle va trouver sympa et charmant... Autrement dit, elle craque pour... José Garcia !!! Eh ben, il en faut vraiment pour tous les goûts !!! Non, moi je dis que d’emblée y a un truc qui ne colle pas du tout ! Si ce n’était que ça... Elle va se mettre à lui courir après et lui va chercher à profiter de son fric... Pour finir, ils vont s’associer pour escroquer un connard... Voilà une bien curieuse affaire que ce navet-là... ça se la joue comédie américaine des années trente, quarante ou cinquante... alors qu’une fois de plus, il n’y a nul scénario à l’horizon... à part une vague trame... Le père Vincent a oublié - notamment - que ces fameuses comédies hollywoodiennes étaient très écrites... surtout au niveau des dialogues... Or, avec cette “chose”, l’on est infiniment plus près de Voisin, voisine (la fameuse série débile, en quelque sorte culte, qu’on diffusait dans les années quatre-vingt-dix, tard dans la nuit, sur feue “La Cinq” et qui nous faisait marrer au soixantième degré !); à ceci près que dans le présent navet malodorant, on ne rit nullement, à aucun degré ! Les dialogues pauvrement improvisés dans une absence totale de mise en scène nous donnent la nausée... Et, pendant ce temps-là, tu as des critiques qui mettent deux étoiles à ce Quatre étoiles insalubre ! Notamment l’ineffable Pierre Murat de “Télérama”...!

 

 

SECRETS DE FAMILLE - (Keeping Mum) de Niall Johnson.(3/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h42 - 2005.
Avec : Rowan Atkinson, Kristin Scott Thomas, Maggie Smith, Patrick Swayze, Liz Smith

Comédie : Une jeune maman, tueuse psychopathe, passe plus de quarante ans en prison avant d’en sortir enfin pour aller s’installer dans un village, au sein d’une famille, en tant que gouvernante. Et, l’ennui c’est que tout ce temps passé en prison ne lui a point servi de leçon... Le père de famille est un révérend un peu somnolent... surtout rapport (intime) à son épouse qui va inévitablement, un jour ou l’autre, chercher un amant... Quant à leurs enfants... la fille change de boyfriend tous les deux jours et le jeune fiston est victime de ses p’tits camarades de classe... Parmi ces gens quelque peu déséquilibrés, la désormais vieille psychopathe va se révéler, à sa manière bien particulière, beaucoup plus sensée... et finira même par remettre de l’ordre dans la maisonnée... ! Voilà, fort malheureusement, une tentative avortée de ressusciter l’humour noir typiquement “british”...! Même la géniale Maggie Smith n’y peut rien ! Quel dommage, le sujet du film était si prometteur... ! Définitivement, le gros problème, de nos jours, c’est le scénar, le scénar, le scénar !!! Toutes les scènes tournent à vide. Le dialogue à peine amorcé, la situation se voulant comique tombe à l’eau ! Plouf, plouf, plouf et replouf...! Je ne dis pas, j’ai souri au moins trois fois... Et, comme j’adore Maggie... Mais bon, tout cela est bien insuffisant...!

 

 

UNO - de Aksel Hennie.(12/20)
Norvège - Couleur, 1h39 - 2004.
Avec : Aksel Hennie, Nicolai Cleve Broch, Bjorn Floberg, Espen Juul Kristiansen.

Drame : C’est le nom d’un jeu de cartes. Un jeu très simple qui sert de parallèle aux différentes intrigues (moins simples) de ce film “brut de décoffrage”. Dans un quartier pourri d’Oslo, t’as un jeune gars, David, qui vit de trafics de came aux côtés de sa mère, de son mongolien de frère et... (plus pour très longtemps) de son père mourant... Pas mal comme démarrage, dans le genre festif ! Le père aura la mauvaise idée de passer l’arme à gauche le soir où David s’étant fait choper par les bourres est en plein interrogatoire... Totalement déstabilisé par l’état de son géniteur, il va craquer et donner ses complices afin de sortir le plus vite possible et aller rejoindre sa mère à l’hosto... A partir de là, les règlements de comptes vont se succéder... ça va cogner et saigner de partout ! Son petit frère trisomique sur le dos, par-dessus le marché, on voit mal comment David peut se sortir de cette descente dans les égouts de l’enfer... Réalisé dans le style cradingue, le film est prenant grâce notamment à ses interprètes tous impeccables et... malgré une violence exacerbée... presque (je dis bien presque) à la limite de la complaisance... A voir en se munissant de nerfs solides !

 

 

 

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