Semaine 26/27
Du 21-06-2006 au 04-07-2006
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LES IRREDUCTIBLES
- de Renaud Bertrand. (0/20)

France - Couleur, 1h46 - 2005.
Avec : Jacques Gamblin, Kad Merad, Anne Brochet,
Rufus, Hélène Vincent. |
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Comédie :
Deux quadragénaires sont virés de
leur boîte et se rendent bien vite compte
que pour retrouver du travail, il leur faut...
le baccalauréat...!!! Ils vont donc tout
faire pour le passer et l’avoir !!! Je ne
vais pas m’attarder sur cette morbide débilité,
n’étant même pas sûr
que le film sera encore programmé à
l’heure où paraîtront mes petites
réflexions... Néanmoins, et pif
en plus, ce n’est même plus de l’audace
imbécile qu’il faut avoir pour concocter
une telle toile avec un tel sujet !!! Les mots
sont trop faibles pour désigner le niveau
mental des personnes qui essaient encore de nous
faire croire que le bac puisse servir à
trouver du travail de nos jours !!! Faut voir
en plus le parcours du combattant de notre héros
principal (joué par le néanmoins
toujours correct Gamblin)... l’acharnement
du gars... la folie saisissante du crédule
vivant dans un autre univers... le “héros”,
pour finir, car... son bac, il l’obtiendra...!!!
Il s’affale alors, en un dernier plan, sur
la vitre où sont affichés les résultats
et jubile en pleurant !!! Effectivement, il y
a de quoi pleurer !!! Bon, allez, passons à
autre chose, car de toute façon, le public
a complètement ignoré ce ridicule
méfait cinématographique... |
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PASSEPORT
POUR PIMLICO - (Passport to Pimlico)
de Henry Cornelius. (6/20)
Grande-Bretagne - Noir et blanc, 1h25 -
1948. (Reprise)
Avec : Margaret Rutherford, Stanley Holloway,
Betty Warren, Hermione Baddeley.
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Comédie :
Oh! La vilaine déception ! Moi qui pensais
me régaler...! Ce film que je ne connaissais
que de réputation étant considéré
comme un chef-d’oeuvre comparable aux
plus belles réussites des comédies
“british”, me faisait saliver depuis
une éternité... Alors, profitant
d’un festival de comédies anglaises
- festival programmé au Reflet Médicis,
qui est décidément une bonne adresse
! - j’ai couru et beaucoup transpiré...
pour pas grand chose...! Il s’agit d’une
toute petite “farcette” qui nous
narre la fofolle réaction des habitants
d’un patelin nommé Pimlico lorsqu’ils
apprennent - pour des raisons trop longues à
expliquer ici et si peu intéressantes...
- qu’ils ont légitimement droit
à l’indépendance et décident
donc de faire la nique au gouvernement britannique...!
On sourit parfois - avec même quelque
condescendance - aux gagounets et situationnettes
drolatiques... mais vraiment sans plus... Malgré
la toujours savoureuse M. Rutherford... Nous
sommes à des années-lumières
de Noblesse oblige et du fabuleux Tueurs
de dames ...! |
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POSEIDON
- de Wolfgang Petersen. (0/20)

USA - Couleur, 1h38 - 2005.
Avec : Kurt Russell, Josh Lucas, Richard Dreyfuss,
Emmy Rossum, Jacinda Barrett.
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Aventures :
Ah ! Là, on passe aux choses sérieuses
! Pensez, un immense paquebot qui se renverse...
se retourne cul par-dessus tête...! A
cause que ? Ben, à cause que le dieu
Poséidon ayant éternué,
t’as une invraisemblablement énorme
vague qui fait chavirer le lourd engin pourtant,
tel un fétu de paille...! Alors, bien
sûr, toi, dans la salle, t’es impressionné,
t’as la pétoche - enfin t’es
censé l’avoir... Parce que, franchement,
Wolfgang et les autres se sont pas cassé
le cul !!! Moins qu’on puisse dire. Non
seulement ils nous resservent un “rimaque”
de plus, mais, par-dessus le marché,
ils ne font que recopier - succinctement ! -
l’original ! Avec ça, te voilà
servi, cher client spectateur ! Alors, on assiste
à une poussive remontée vers le
trou du cul du bateau (parce qu’on est
à l’envers, t’as pigé
?)... Une remontée quelque peu cocasse
du reste; des gens de la “haute”
qui, pour sauver leurs fesses, sont obligés
de se dégrader en escaladant l’échine
d’un monstre afin d’en atteindre
l’anus... leur issue salvatrice ! Bon,
trêve de rigolade, cette connerie a coûté
“bonbon” (on se demande dans quoi
est passé le fric, d’ailleurs -
tant le film est peu spectaculaire !); la bagatelle
de 160 millions de dollars...! 160 millions
foutus... à l’eau ! Passons rapidement
sur le casting; le “sous P.Newman”
Josh Lucas, le boursouflé K. Russell
et... le malheureux (immense comédien
!) R. Dreyfuss... obligé de panouiller
pour gagner sa croûte...! |
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THE
ROAD TO GUANTANAMO - de Michael Winterbottom
et Mat Whitecross. (10/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Riz Ahmed, Farhad Harun, Waqar Siddiqui,
Arfan Usman, Shahid Iqbal.
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Docu-fiction:
Pas chanceux, les bougres ! Juste après
l’attentat du 11 septembre 2001, ils se
retrouvent au Pakistan puis en Afghanistan...
Z’étaient partis faire la noce,
cas de le dire, puisque c’était
pour participer à un mariage... Pourtant
citoyens britanniques, les gars... Je t’en
foutrai moi du britannique... quand t’es
musulman et que t’as une gueule de “présumé
terroriste”...! Ce film nous relate des
faits réels qui ont mené plusieurs
jeunes innocents dans l’enfer de Guantanamo...
Oh, qu’est-ce que j’ai pas dit là?!?
Chacun sait qu’il s’agit de prisons
modèles... voire quatre étoiles
! Pardon pour la bavure, n’est-ce pas...
Ils n’en sortiront pas tous vivants, de
cette aventure... Film dramatique au possible
- et tout à fait intéressant car
plutôt édifiant -, il me gêne
néanmoins aux entournures... Oh, pour
une raison toute simple... une question de forme...
En effet, le genre “docu-fiction”,
genre bâtard... pas nécessairement
dans le sens noble du terme... me fait souvent
décrocher... D’un côté,
il y a la réalité, savoir les
différents témoignages des malheureux
protagonistes... de l’autre, la réalité
reconstituée (et pas toujours de la meilleure
façon)... avec forcément des comédiens,
tzétéra... Je n’y peux rien,
ce mélange parvient rarement à
me convaincre totalement... Sinon - surtout
pour un Winterbottom - c’est du boulot
respectable. En tous cas, si j’ai un conseil
à vous donner... pour vos vacances, évitez
certains pays... surtout si vous avez le teint
basané...! |
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SLEVIN
- (Lucky Number Slevin) de Paul McGuigan. (14/20)

USA - Couleur, 1h48 - 2005.
Avec : Josh Hartnett, Morgan Freeman, Ben Kingsley,
Lucy Liu, Bruce Willis, Stanley Tucci, Kevin
Chamberlin, Oliver Davis, Victoria Fodor, Sam
Jaeger, Robert Forster.
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Policier:
Au départ, il y a erreur sur la personne...
Le jeune homme Slevin est pris pour un autre...
Un autre à qui deux grosses pointures
de la criminalité aiguë en veulent
à mort... Slevin c’est Hartnett,
qui enfin devient adulte et joue très
bien. Les deux salauds pervers : Freeman et
Kingsley ! Autrement dit, côté
casting, on jubile ! D’autant que Lucy
Liu est gentiment pétillante et qu’il
y a plein de seconds ou petits rôles parfaitement
incarnés... J’allais oublier l’homme
préhistorique ! Willis Bruce... dans
le rôle d’un sombre tueur à
gages... qui, ben mon dieu, ne gêne point...
Quant au style du réalisateur, il vaut
parfois sont pesant de Tarantino... C’est
du violent mais pimenté d’humour
(intelligemment) décalé... La
réalisation, du reste, est comme l’histoire;
elle se balade entre deux tornades, te bouscule,
te ravigote la bonne humeur, te fait sursauter...
et, malheureusement, a parfois tendance à
flotter... Il y a des moments où il faut
se torturer le crâne pour suivre en essayant
de piger... Maintenant que j’ai vu le
film, je peux me permettre, chers cinéphiles,
de vous conseiller de vous laisser porter...
Car, cette histoire si compliquée retombe
sur ses pattes remarquablement bien ! La fin
est proprement jouissive ! Voilà un très
bon polar... ce qui actuellement est fort rare...
un polar qui ravale fort à propos la
façade du genre. Il n’y a pas à
tortiller, c’est le film de la semaine
! |
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TIDELAND
- (Rose in Tideland) de Terry Gilliam. (0/20)
Grande-Bretagne / Canada - Couleur, 1h57
- 2005.
Avec : Jodelle Ferland, Brendan Fletcher, Janet
Mc Teer, Jeff Bridges, Jennifer Tilly.
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Fantastique :
Qu’arrive-t-il donc à Terry Gilliam
? Certes, à mon sens, il a toujours été
un cinéaste aussi étonnant qu’inégal.
M’enfin, tout de même ! Après
avoir plus ou moins vendu son âme à
Lucifer avec le bassement commercial Les
frères Grimm, voilà qu’il
nous sert le plus terriblement mauvais - et
de très loin - film de sa carrière
! Certes, il renoue avec le cinéma dit
d’auteur, savoir qu’il nous pond
là une oeuvre personnelle... mais faut
voir le truc pour le croire, bordel ! Près
de deux heures de vagues errements et de ses
personnages et de sa caméra... Au départ,
pourtant, l’idée me branchait vachement
: une sorte de “Alice au pays des horreurs”...
Ici, ses parents sont des camés au dernier
degré, le sordide et l’affreux
règnent en empereurs tout autour d’elle...
Certes, elle s’invente un monde imaginaire...
mais dans lequel il n’y a rien... ou si
peu... Elle rencontre une sorte de sorcière
- en fait, un pantin ridicule... puis, un crétin
d’une crétinerie tellement crétine
qu’il ne peut - et c’est ce qu’il
fait allegretto - engendrer l’ennui le
plus profond ! Hormis cette profondeur, il n’y
a dans cet incroyable ratage qu’une sorte
de folie malsaine du réalisateur qui
soit... profonde ! On dirait qu’il s’est
shooté à l’huile de ricin
! A éviter comme la peste ! |
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