MAI/JUIN/ 2006

Semaine 23  Du 31-05-2006 au 06-06-2006

 

L’AUTRE CÔTE DE LA RUE - (O outro lada da rua) de Marcos Bernstein. (3/20)
Brésil - Couleur, 1h38 - 2004.
Avec : Fernanda Montenegro, Raul Cortez, Laura Cardoso, Luis Carlos Persy.

Drame : Une femme vieillissante, séparée de son époux et vivant seule, afin de tromper son ennui observe à l’aide de jumelles son voisinage et pratique une forme de délation civique en tenant au courant la police de tout événement plus ou moins suspect. Un beau soir, elle va assister - à ce qu’elle croit du moins - à un meurtre dans l’immeuble en face du sien... L’homme qui aurait tué son épouse étant une plus ou moins “grosse légume”, les flics s’empressent de classer l’affaire... Cela ne fera qu’augmenter la suspicion de notre héroïne et la pousser à mener sa propre enquête... De fil en aiguille, je te le donne Emile, elle va s’énamourer du bonhomme qui le lui rendra bien... Une histoire sentimentale insolite sur fond d’ambiance quelque peu polardesque qui rapidement finira par nous refiler le virus... de l’ennui ! Je ne sais pas ce qu’ils ont tous à s’évertuer à nous faire chier au cinoche de nos jours...! De plus, l’image est pourrie et bien que les interprètes soient assez convaincants, le film rase les trottoirs de Rio ainsi que le spectateur... Réalisé par le scénariste de Central do Brasil de Walter Salles et bénéficiant de la chouette présence de F. Montenegro - elle-même interprète principale du film précité - cette toile est donc à priori tentante... mais, d’autant plus décevante...

 

 

DANS LA PEAU DE JACQUES CHIRAC - de Michel Royer et Karl Zéro.(8/20 )
France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec la voix de : Didier Gustin.

Documentaire : Cela fait près de quarante ans que notre Président est entré en politique... Voici donc, une sorte de “best-off”, de 1967 à nos jours, des différentes interventions publiques et médiatiques de l’homme qui détient la palme de la contradiction...! Beaucoup plus “pitresque” que pittoresque, le personnage nous fait plutôt bien marrer tout au long de ces quatre-vingt-dix minutes d’images d’archives. Parfois, le rire jaunit quelque peu... lorsqu’on se rappelle que cet homme est tout de même le Président de la République Française... ! Quant au procédé qui consiste à rendre autobiographique ce filmounet... il vaut ce qu’il vaut... l’imitateur (et ses propos) nous lasse par moments... Précisons, au cas où certains se fassent des illusions, qu’il ne s’agit nullement d’une oeuvre corrosive - tout au plus pseudo-caustique (que peut-on attendre d’un... Zéro...?) - ni d’une réflexion politique profonde... C’est du genre “rion’z un peu” qui ne fait de mal à personne et qui ne laisse pas de traces indélébiles dans nos mémoires... Cela dit, on rit beaucoup plus avec ce documentaire qu’avec n’importe quelle autre comédie actuelle !

 

 

LA MANTE - de Marc Levie. (0/20)
Belgique - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Lou Broclain, Yann Chély, Sacha Nikolic, Michel de Warzee,Adèle Jacques.

Fantastique : Voici la romantico-poético-terrifiante histoire d’une “femme-mante” (“religieuse”, bien sûr !)... fort aimante... mais dans le genre “l’amour à mort”, si tu vois ce je veux dire... Elle ira jusqu’à repousser son “keum” parce qu’elle l’aime trop tendrement pour le zigouiller après la baise... Alors, le gars va essayer de lui trouver de la chair mâle à dévorer... Les quatre lignes que je viens d’écrire sont probablement deux fois plus longues que le script de ce navet pur jus ! Plus lent qu’un escargot sous anxiolytiques, ce rouleau de P.Q. se déroule sous nos yeux bien las... les trois-quarts du temps, nous avons droit à du remplissage, savoir des redites plus qu’inutiles... un abîme sans fond qui nous donne le vertige... ce qui fait qu’on a tendance à plonger du pif... Sachez, braves gens, que cette chose a été primée...! Meilleur réalisation à San José 2004 et meilleur scénario (!!!) à San Francisco... !

 

 

SENSO de Luchino Visconti. (0/20)
Italie - Couleur, 1h55 - 1954. (Reprise)
Avec : Alida Valli, Farley Granger, Massimo Girotti, Rina Morelli, Heinz Moog.

Drame : Je vais encore me griller avec certains cinéphiles, mais tant pis...! Je suis parfaitement incapable de comprendre en vertu de quoi ce film est considéré comme un chef-d’oeuvre absolu !!! En 1866 , à la veille d’une guerre italo-autrichienne, la comtesse Serpieri s’éprend terriblement d’un jeune officier autrichien... Alors, dans des décors certes somptueux, dans une mise en scène certes maîtrisée... mais, oh, combien théâtrale voire caricaturale, nos deux protagonistes vont échanger des baisers agrémentés de dialogues insignifiants, lourdingues et répétitifs... tapis dans une chambrée ou ailleurs, à l’abri du regard d’un mari qui pourrait se fâcher... La plupart des comédiens, n’ayant sans doute pas compris qu’il ne s’agissait pas d’un film muet, en font des caisses et le doublage des acteurs non-italophones est très limite...! Au total, disons les choses clairement et simplement, il s’agit, ni plus ni moins, d’un mélo inutile... Un drame pour le drame, en somme...!

 

 

VENDREDI OU UN AUTRE JOUR - de Yvan Le Moine. (0/20)
Belgique - Couleur, 1h42 - 2005.
Avec : Philippe Nahon, Alain Moraïda, Ornella Muti, Hanna Schygulla, Jean-Yves Thual.

Drame : Vous en reprendrez bien une louchée... D’ennui, j’entends... Non ? Eh ben, si ! Une fois que t’es entré dans la salle, tu t’es fait avoir et tu as droit à une sorte de variation sur le thème de “Robinson Crusoë” d’après un roman de Michel Tournier... T’imagines, un truc qui se passe dans une île déserte... ! Avec un Philippe Nahon au sommet du ridicule... Lorsqu’il échoue sur la plage en peignoir et cheveux longs, au début du film, t’as l’impression de voir une mère maquerelle des bordels des années 30...! Fascinant ! Et il va se traîner ainsi, se traîner... se traîner... Jusqu’à ce qu’apparaisse le fameux sauvage qu’il va baptiser Vendredi... Le gars Yvan nous la sert affreusement chiante sa soupe...! Et, de la même manière que La mante (voir plus haut), ce long métrage est traité comme un court... à ceci près qu’il dure 1h42... Si tu me crois pas, t’as qu’à aller voir... Ce sera à tes dépens...!

 

 

 

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