Semaine 30
Du 19-07-2006 au 25-07-2006
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THE DEVIL’S
REJECTS - de Rob Zombie. (11/20)
USA - Couleur, 1h48 - 2005.
Avec : Sid Haig, Bill Moseley, Sheri Moon Zombie,
William Forsythe, Geoffrey Lewis. |
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Horreur : Le
fameux Zombie Rob reprend ici les personnages
de son film précédent, La maison
des mille morts (inédit en salle mais
disponible en DVD), ce qui n’en fait pas
forcément une suite... Une fois n’est
pas coutume, j’ai pris plaisir à
mater un film d’horreur. Dégueulasse,
sanguinaire et saignant, brutal, cradingue, puant,
implacablement immoral, voici un vrai voyage au
fond de la poubelle...! Mais l’humour est
là et , l’on sent bien que l’auteur
n’est pas un vulgaire faiseur de merdes
que ce soit au niveau de la mise en images - qui
n’a rien d’un film gore racoleur (genre
Hostel ) - que ce soit au niveau des
dialogues parfois franchement savoureux dans toute
leur saleté, de la musique rock particulièrement
jouissive, de l’état d’esprit
de cette œuvre, mineure certes mais fort
divertissante, état d’esprit qui
n’épargne personne... nul héros
(même le shérif assoiffé de
vengeance à l’égard de la
famille de sadiques assassins qui tua son frangin)...
sauf s’il on considère que les deux
extrêmes se rejoignent toujours et que nos
protagonistes étant tellement anti-héroïques...
ils en deviennent par opposition des héros...
! C’est du reste une idée qui se
dégage de ce film, souvent à la
limite du pastiche, qui parodie franchement les
fins héroïco-tragiques lors de l’affrontement
ultime en inversant totalement les rôles.
Entre-temps, on savoure les tronches d’enfer
des tueurs aussi cruels que tarés, ainsi
que les formes aguichantes des nénettes,
elles ont toutes des touches de putes sacrément
énervantes - si tu vois ce que je veux
dire - et notamment la présence de William
Forsythe ( révélé par Il
était une fois en Amérique
) dans le rôle du shérif. Quelques
longueurs et donc un manque de maîtrise
par-ci par-là font que l’on n’est
nullement ébloui... mais, il me semble
tout aussi vrai que cette “amusette”
ne mérite point d’être considérée
juste comme un rebut...! |
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LES
ETATS-UNIS D’ALBERT - de André
Forcier. (0/20)
Canada / France / Suisse - Couleur, 1h28
- 2005.
Avec : Eric Bruneau, Emilie Dequenne, Andréa
Ferréol,Roy Dupuis,Laurent Deshusses.
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Comédie
: En 1926, un jeune Canadien un peu fou-fou
(E.Bruneau) rêve de devenir star à
Hollywood et de prendre la relève de
Rudolph Valentino qui vient de mourir... Il
va donc, aidé par une lettre de recommandation
de sa prof d’Art Dramatique (A. Ferréol),
se lancer dans une aventure, dont il ne soupçonne
pas la folie, en décidant d’aller
à Los Angeles, avec comme but, dans un
premier temps, la rencontre avec Mary Pickford
à qui la lettre de sa prof est adressée...
L’on se retrouve ensuite dans un train
où le jeune débile va faire la
connaissance de son futur grand amour, une jeune
fille prénommée Grace (E.Dequenne)...
qui a soixante-quinze sœurs, son papa étant
mormon... et qui est absolument révoltée
par le machisme... tzétéra...
Puis, on va s’emmerder dans un désert
interminable où notre jeune con rencontrera
un joueur de golf égaré... tzétérum...
! Il s’en passe des choses foldingues
dans cette bande vidéo ! Dans le même
temps, il ne se passe rien, rien de rien...
tant l’ensemble est bêtement farfelu,
désordonné, incohérent
sous prétexte - une fois de plus, je
te le donne, Emile, de décalage poético-burlesque...
et, comme indiqué plus haut, le tout
est très “vidéotesque”
et bassement “théâtraleux”...!
Andréa Ferréol surtout nous excède
dès sa première apparition...!
Voilà donc un “non-film”
dans le sens où... il n’a aucun
sens... ni aucune raison d’exister...
Maintenant qu’il est là, il va
falloir faire avec... mais on peut très
bien s’abstenir d’aller le zieuter...
C’est, du reste, ce que les spectateurs
se sont empressés de faire dès
le jour de sa sortie en salles... ! Un conseil
d’ami : imitez-les ! |
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ILS
- de David Moreau et Xavier Palud. (0/20)

France - Couleur, 1h18 - 2005.
Avec : Olivia Bonamy, Michaël Cohen.
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Epouvante :
Quelque part en Roumanie, dans une baraque isolée
vit un jeune couple de Français, Clémentine
la prof et Lucas le romancier... Par une nuit
noire, ils vont être dérangés
par d’étranges bruits... le suspense
commence... (j’en tremble tant que j’en
lâche un copieux pet bien gras...). Puis,
progressivement, n’est-ce pas, les choses
se précisent, les bruits z’et ombres
semblent agressifs... puis... violemment agressif...!
Puis... très violemment agressifs...
Tout ça, sur fond d’image très
violemment agressive, flou “artistique”
du pauvre hère qui utilise un support
“vidéonumerdique”... Alors,
qui sont-ils ? Les agresseurs, bien sûr...
! Ben... David Moreau et Xavier Palud...! Non,
je te parle dans le film...! Ah, ça “nobody
knows”... Si, on l’apprend à
la fin ! Une bande de misérables Roumains
âgés de dix à quinze ans...
C’est vachement vrai. Parce que ce pseudo
film s’est inspiré de faits réels
! S’il y a un truc dont se fout...! Ce
dont on se fout pas du tout, c’est la
vacuité de se spectacle minable qui ne
raconte rien, qui ne nous fait même pas
sursauter une demi-fois... ! Le seul truc horrible,
en fait, c’est l’opposition de la
très sexy Olivia Bonamy et du très
glandu Michaël Cohen...! |
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MON
NOM EST TSOTSI - (Tsotsi) de Gavin
Hood. (14/20) 
Afrique du Sud - Couleur, 1h34 - 2005.
Avec : Presley Chweneyagae, Terry Pheto, Kenneth
Nkosi, Mothusi Magano, Zola.
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Drame : Nous
sommes dans les bidonvilles de Johannesburg...
qui n’ont rien à envier aux autres
bidonvilles où qu’ils soient situés
dans le monde... Des “bidonvilles-témoins”
même, tant ils sont noirs... (sans mauvais
jeu de mots) ! L’on s’y retrouve
immédiatement en compagnie de quatre
jeunes délinquants... Un intello, un
gros brave couillon, un fou furieux assassin
et notre personnage principal surnommé
“tsotsi” (voyou en français)...
Il doit ce surnom à la terrible solitude
de son existence, ses parents ayant décédé
lorsqu’il fut très court sur pattes...
Après une agression sanglante dans un
bus, suivie d’une altercation violente
dans un bouge infâme, Tsotsi va commettre
en solo une grosse bavure... blessant une femme
pour lui piquer sa bagnole... Dans la bagnole,
ô comble d’horreur, un bébé...
Tsotsi, désemparé, va en perdre
une partie de sa violence... et, progressivement,
il va s’orienter vers la rédemption.
Ce ne sera évidemment pas une partie
de plaisir et il lui sera très difficile,
sinon impossible, de se laver de ses exactions
aux yeux des parents du rejeton et plus largement
à ceux de la société...
Ce film âpre à l’inesthétique
esthétiquement très étudiée,
déroute quelque peu dans la mesure où
il mange - me semble-t-il - à deux râteliers
à la fois... Indiscutablement, nos tripes
sont accrochées par le réalisme
à la limite du sublime (on pense un peu
à La cité de dieu )...
Les personnages nous sont montrés tels
quels - si j’ose dire - et sans complaisance.
Néanmoins, l’aspect moralisateur
de l’oeuvre peut faire penser aux vieux
westerns américains... Nous avons quatre
“bad guys” - deux semi-méchants
semi-récupérables, un (Tsotsi)
complètement compréhensible au
vu des tragédies qu’il a vécues
et “le ver dans le fruit”, le fou
furieux assassin... considéré,
jugé et condamné... définitivement
irrécupérable ! Tsotsi, lui, a
un bon fond et on en fera sûrement quelque
chose... Voilà le schéma - à
mon sens - parfaitement exécrable qui
est fortement implanté dans le cerveau
du bien-pensant ! Cela dit, le film bénéficie
d’une plus que solide interprétation...
et les émotions fortes sont au rendez-vous. |
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LA
RAISON DU PLUS FAIBLE - de Lucas Belvaux.
(0/20)
France / Belgique - Couleur, 1h56 - 2005.
Avec : Lucas Belvaux, Eric Caravaca, Patrick
Descamps, Natacha Régnier, Claude Sernal,
Gilbert Melki.
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Drame : Quatre bonshommes
mal intégrés dans notre société
moderne de plus en plus cruelle et brutale,
deux chômeurs dont un handicapé,
un ex-taulard et un “sous-employé”
vont, petit à petit sentir germer dans
leurs esprits un désir de révolte
passant par un enrichissement illicite...
Autrement dit, ils vont se décider
à commettre un hold-up !
Une des causes principales qui les y incite
- l’on suppose, l’on espère
que ce n’est que la goutte d’eau
qui fait déborder le pot... - c’est
le scooter dont l’épouse de l’un
de nos quatre connards aurait vachement besoin
pour économiser une heure de transport
en bus... De toute façon, ce (gros)
détail est parfaitement invraisemblable
donc ridicule ! Le jeune couple vit dans une
maison tout confort avec jardin (à
l’intérieur, télé,
frigo et tous les meubles utiles à
une existence décente); il y vit certes
modestement, mais, de nos jours, se procurer
dans de telles conditions une motocyclette
n’est pas ce que l’on peut appeler
un problème majeur !!! On voit là
à quel point le ou les auteurs de ce
film involontairement grotesque vivent en
dehors des réalités quotidiennes
des citoyens les plus démunis...! Comme
si cela ne suffisait pas, on en rajoute une
grosse couche (de connerie, bien sûr!)...
Les mêmes qui ne pouvaient nullement
se cotiser pour offrir l’engin à
deux roues à la pauvre épouse,
trouvent le moyen - une fois leur décision
fermement prise de réaliser leur casse
- de se procurer des armes à feu...
moyennant fortes finances, je suppute...!!!
Là, on commence à se noyer dans
le délire... Ajoutons - eh non, ce
n’est pas fini - des monologues grandiloquents
sur les aristos du prolétariat et autres
bafouillages sociodramatiques à la
limite de la parodie; une interprétation
méritant “la baffe en acier trempé”
du plus mauvais comédien du siècle
- plus particulièrement destinée
à Lucas Belvaux acteur - qui, à
force de vouloir montrer qu’il sait
tout faire - écrire, mettre en scène,
interpréter - foire piteusement en
larguant des excréments par tous les
orifices de son anatomie... une inspiration
d’asthmatique en période de canicule,
tzétéra... L’on y remarque
trois sources d’inspiration (?) peut-être
involontaires et qu’en ce cas l’on
pourrait qualifier de simples influences...
Je vous raconte ça comme je l’ai
vu, n’est-ce pas... Le voleur de
bicyclette de De Sica... Démarche
appelée néoréaliste reflétant
pleinement la misère absolue dans l’Italie
de l’après-guerre - le personnage
principal du film est quelqu’un qui
ne peut aucunement trouver un emploi, aussi
mal rémunéré soit-il,
sans avoir un vélo - comparée
à ce vrai misérable, la jeune
épouse du dégueulis de Belvaux,
ressemble à une enfant gâtée...!
Il y a aussi un côté “Pigeon”
(chef-d'oeuvre du rire sain et massif, réalisé
par Maître Monicelli)... à ceci
près qu’ici l’on se prend
lamentablement au sérieux sans pour
autant seulement esquisser le fond socio-réaliste
qui est omniprésent en arrière-plan
dans la fabuleuse comédie à
l’italienne... Pour finir, un zeste
de Le jour se lève de Marcel
Carné à la fin, durant laquelle
notre pauvre Lucas n’est que l’ombre
floue, indigne de l’héritage
d’un vrai cinéma populaire des
années trente, d’un Jean Gabin
qui avait des idées autrement plus
fortes à transmettre à ses concitoyens...!
Cela dit, “l’essentiel”,
n’est-ce pas, c’est que nos chers
et valeureux critiques (à l’exception
du “Canard Enchaîné”)
soient satisfaits en assurant la promotion
de ce navet bien amer..
Spécial Mézigue :
“Après toutes les aberrations
de ce navet crétin ci-dessus exprimées,
j’ajoute mon grain de sel et tiens à
conclure ! Je suis passé, durant mon
existence, par tous les stades. Je connais
le goût de la vache enragée comme
celui du caviar - je n’aime ni l’un
ni l’autre ! Vous autres, pseudo-artistes,
qui pétez dans la soie, vous n’allez
pas me vendre vos petites couilles moisies
de bourges pour des ananas ! Plus nous ferons
du faux sociodramatique, plus nous irons dans
le sens du poil des assoiffés du pouvoir,
nos dirigeants, qui nous niqueront de plus
en plus de plein fouet, tant que nous resterons
incultes et cons ! A vos livres, quel que
soit votre âge !!!”
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