Semaine 18/19
Du 26-04-2006 au 09-05-2006
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CAMPING
- de Fabien Onteniente.(0/20)

France - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Gérarde Lanvin, Mathilde Seigner,
Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène
Demongeot, Antoine Duléry, Christine Citti,
Frédérique Bel. |
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Comédie :
Et c’est reparti ! On va encore rire comme
des fous ! Se tordre comme des baleines... baver
du risorius... se délecter de délicates
déliquescences...! Ici, ça se passe
(voir le titre) dans un camping... Lieu de vacances
du prolo moyen... En fait, une bande de tarés
que l’on va tenter de nous rendre sympathiques
et drôles... Genre Dupont Lajoie
version rigolarde et dégénérée...
L’histoire ? Tu plaisantes ? S’agit
d’une série de minables situasses
avec six personnages principaux. Six personnages
en quête... d’une petite piécette...
prêts à tout pour nous convaincre
qu’ils sont “zhumains” malgré
leur bêtise et parfois leur méchanceté...
T’as juste un égaré friqué
avec sa jeune fillette qui détonne (?)
et qui flippe parce que sa bagnole de luxe et
de collection l’a lâché et
que par conséquent il est amené
à faire un séjour forcé sous
une tente en attendant qu’on la lui répare
sa caisse - réparation qui va s’éterniser
pour des raisons parfaitement débiles...
comme c’est crédible ! Sinon, le
bal est mené par deux couples - l’un
moyennement jeune (Mathilde S. et Antoine D.),
l’autre moyennement vieux (Mylène
D. et Claude B.)... Mais, mais, mais, attention
nouveauté ! C’est Dubosc qui chapeaute
tout ce beau monde en vrai chef d’orchestre...
Joue le rôle du parfait connard frimeur
qui passe son temps à sortir des vannes
fumantes théoriquement imbuvables... mais,
miracle, le public dans la salle rit !!! Tant
de misère ne peut que sidérer et
l’on a vraiment un mal fou à admettre
que ce navet patatesque soit si bien accueilli
par les spectateurs !!! Faut dire que le matraquage
publicitaire pour cette horreur a été
gigantesque... m’enfin tout de même...
meeeerde !!! |
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LES FILLES
DU BOTANISTE - de Dai Sijie.(12/20)
France - Couleur, 1h38 - 2005.
Avec : Milène Jampanoi, Li Xiaoran, Zun
Zhu, Lin Dong Fu, Wei-Chang Wang. |
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Drame : Voici
une toute simple histoire romantique entre deux
jeunes filles qui bossent pour un botaniste et
vivent sous son toit. L’une est sa propre
fille, l’autre une stagiaire. Lorsque la
stagiaire débarque, les deux nanas sympathisent
aussi sec et le tout finira par une idylle. Une
idylle qui ne sera pas du goût de tout le
monde, because, n’est-ce pas, l’homosexualité
en Chine, c’est pas encore un truc très
à la mode. Dans un cadre édénique,
nos deux héroïnes vont réinventer
le péché, le sourire aux lèvres,
radieuses et belles (surtout l’Eurasienne
Milène Jampanoï dont les yeux vert
indéfinissable rendent son charme insupportable
!)... mais l’infernal plancher des vaches
n’est pas loin... Le Sombre Moraliste rôde
dans les parages... au nom du Diable et du Bon
Dieu, (qui sont comme chacun le sait le recto
et le verso)... guettant avec impatience le moment
opportun pour tordre le cou au plaisir de vivre...
Contrairement au “Braquemart Montagnard”
d’Ang Lee, ce film est d’une délicatesse
rare. A aucun moment on ne doute de l’authenticité
des sentiments sublimes des deux filles. C’est
la tendresse, ici, qui prend le dessus. Le sexe
en sus, certes, mais on s’en moque car l’irrésistible
attrait des personnages vient tout naturellement
et avec moult grâce... Il est possible que
ce soit mon regard de mâle qui me fasse
réagir de la sorte... deux corps de femmes
qui s’étreignent c’est autre
chose que “tourne ton cul que je marque
un but”... Certes, je suis prêt à
l’admettre; néanmoins, dans ce film
c’est l’esthétique qui prime
- que ce soit l’image ou l’élégance
de la mise en scène. L’on sait depuis
Balzac et la petite tailleuse chinoise
que Dai Sijie possède un regard cinématographique
sensible et exigeant. C’est pourquoi je
ne regrette qu’un petit excès d’ordre
mélodramatique. Toutefois, un tel film
ne mérite point d’être ignoré.
Or, je trouve les critiques bien discrets... Il
est probable qu’ils trouvent l’oeuvre
esthétisante, n’est-ce pas... confondant
éternellement le beau et le tape-à-l’oeil... |
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MANSLAUGHTER
- Per Fly. (14/20) 
Danemark - Couleur, 1h43 - 2005.
Avec : Jesper Christensen, Pernilla August, Beate
Bille, Charlotte Fich, Thomas Voss.
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Drame : Afin
de rééquilibrer ses sentiments,
un prof quinquagénaire trompe sa femme
depuis un an avec une de ses anciennes élèves.
Celle-ci, une révolutionnaire, va merder
en butant un bourre puis en allant se planquer
dans la maison de campagne de son amant... ce
qui obligera notre bon vieux prof à faire
des aveux à sa bourgeoise... Aïe,
c’est là que ça se gâte
! L’équilibre du bonhomme fout complètement
le camp ! Il quitte son épouse et s’évertue
à soutenir de toutes ses forces sa jeune
amie désormais en prison... Par ailleurs,
après avoir tenu des propos dérangeants
à la télé, il va même
avoir des problèmes d’ordre professionnel.
Après The Bench ( voir
article), Per Fly retrouve le fabuleux Jesper
Christensen qui joue cette fois un rôle
à l’opposé de l’alcoolique
plus que raté du film précité
et nous propose à nouveau une ouvre originale
et personnelle et d’une intelligence rarissime
de nos jours au cinoche. Le thème principal
est certes la culpabilité, mais comme tout
bon film qui se respecte, celui-ci ne se borne
pas à cette seule réflexion. La
richesse en est tout naturellement accrue et ce
qui prime, comme toujours (et c’est normal
!) chez Fly, ce sont les personnages. C’est
bien entendu eux qui donnent vie à l’histoire.
Complexité sentimentale, désorientation
et réorientation des protagonistes - en
particulier le prof - , pensée aussi juste
que déstabilisante au niveau de tous les
sujets abordés (exemple : comment justifier
le meurtre d’un flic dans une société
comme la nôtre qui nourrit la violence un
peu partout...), bref une oeuvre pleine comme
un oeuf à la mise en scène volontairement
bousculée et, malgré un certain
manque de densité par moments, une réussite
cinématographique tout simplement. On l’aura
compris, ce film sort résolument de l’ordinaire
et c’est une excellente raison d’aller
le voir. Décidément, le cinéma
danois semble actuellement en grande forme. |
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ONE +
ONE (Sympathy for the Devil)
- de Jean-Luc Godard. (10/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h40 - 1969. (Reprise)
Avec : Les Rolling Stones, Anne Wiazemsky, Ian
Quarrier, Frankie Dymon, Jack Hazan.
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Docu-fiction :
J’en connais qui vont sauter au plafond
tout en tombant de haut, le cul scotché
par terre ! Un film du révolutionnaire
helvétien que je ne déteste pas
! Que même je trouve pas mal du tout ! Vous
énervez pas, je peux tout expliquer ! Primo,
t’as la musique (et de formidables paroles
!) de nos amis les Stones - même s’il
ne s’agit que d’une répétition
en studio. Deuzio, t’as une voix off qui
te narre tout au long du film un texte souvent
marrant because - notamment - qu’il est
audacieux et provocateur; et puis, tertio et tutti
quanti, comme d’habitude avec Jean-Luc,
t’as de l’insolite souvent intelligent.
Mais, le récurrent problème de Godard,
tu y as droit aussi, savoir son côté
“disque rayé”. Assommantes
lectures de textes plus ou moins chiants dits
par de maladroits interprètes à
la voix monocorde et incertaine et quelques autres
approximations chères au couronné
“génie”... Bref, pendant que
nos célèbres musicos (au sommet
de leur gloire et de leur talent à l’époque)
répètent longuement, différentes
séquences - sous forme de chapitres - défilent
sous nos mirettes : des “Black Panthers”
mettent au point une opération tout en
mitraillant de leurs sulfateuses de temps à
autre; une certaine Eve est interminablement interviewée
dans un jardin par des gars caméra au poing,
micro et tout le toutim, tzétéra...
et, comme nous venons de le dire, pendant ce temps,
le narrateur nous narre des extraits de sa lecture
d’un livre politique. Des anecdotes politico-merdiques
: coups fourrés ou foireux entre politicards
fort connus, coups tordus ou fourrés (forcément)
entre amants célèbres et autres
coups de bite au cul - notamment ceux du Pape
tripotant sa pute, tzétéra... Et
le Diable dans tout ça... Eh bien, il est
un peu partout dans tout ça... Notamment
dans la superbe chanson des Stones... And why
cette Sympathy for the Devil...? Mais pour mieux
te provoquer, mon enfant ! L’on sourit d’aise
devant tant de liberté et, donc, de provocation.
L’on sourit d’aise d’autant
plus que l’on est aujourd’hui... ce
jour d’hui qui baigne dans le politiquement
correct comme une frite cramée... égarée
dans de l’huile tiède... En effet,
qui oserait, de nos jours, au cinéma, évoquer
une scène de baise, for instance,
entre Jacques le Croquant et Chichi l’impératrice...?
Qui oserait, sachant qui plus est, qu’il
aurait immédiatement fort à faire
à “l’Amicale des Frères
de Jacques” ou à “l’Association
de Protection des bébés bernadettes”...?!?
Du reste, est-ce bien cela qu’il faut re-faire...?
A d’autres temps, trouvons d’autres
provocations... Oui, mais qui ? Y a quelqu’un
?!? Où est-elle passée, la provocation,
la vraie, maintenant ? Renaîtra-t-elle de
ses cendres ? Ou bien est-elle à jamais
enterrée à l’instar de la
hache de guerre entre l’Enfer et le Paradis...
lieux sacrés ou sacrés lieux où
il fait bon dormir désormais... après
un gavage largement immérité...?
Avoir de la sympathie pour tel ou tel diable,
c’est intéressant... mais pactiser
à jamais avec n’importe lequel (ou
pire, avec tous à la fois)... c’est
l’anesthésie assurée... l’agonie
tranquille... suivie d’un réveil
en plein cauchemar ! |
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SILENT
HILL - de Christophe Gans.(0/20)

France - Couleur, 2h07 - 2005
Avec : Radha Mitchell, Deborah Kara Unger, Sean
Bean, Tanya Allen, Laurie Holden.
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Fantastique :
C’est le nom d’une ville maudite.
Le film ne perd pas de temps pour démarrer
! On y va tout de suite à Silent Hill ma
petite fille, dit la maman. Et zou ! C’est
parti pour un voyage au-delà de l’au-delà
de l’au-delà de l’au-delà...
Au-delà de mes couilles, oui ! Evidemment,
cette merde s’inspirant directement d’un
jeu vidéo (quelle lumineuse idée),
ne possède à la base la moindre
trace de scénario ! La gamine, ayant longtemps
cauchemardé à propos de cette satanée
city, sa maman veut savoir pourquoi... et, en
fait, c’est pour rien ! Si, c’est
un prétexte à images d’horreurs
et d’épouvante... qui ne font même
pas peur ! Voilà, comme ça, t’es
servi ! Plus gratos que ça, tu meurs !
Pendant plus de deux plombes, on a droit à
toute une panoplie de monstres plutôt ridicules
et d’une Videogame Philosophy ...
dont la substantielle pensée est... euh...
merde, j’ai déjà oublié
! Tu parles d’une couillonnade, ouais !!!
Le gars Christophe Gans a beau tenir dernièrement
des propos fort sensés concernant l’emprise
de la téloche sur le cinéma, c’est
pas avec cet exercice de style - que dis-je, un
exercice de fabrication tout au plus - qu’il
va étayer ses dires ! Et c’est bien
dommage! C’est une chose de jacter, c’en
est une autre de faire ! |
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TERRE
LOINTAINE - (Terra estrangeira) de Walter
Salles et Daniela Thomas. (20/20)

Brésil - Noir et blanc, 1h40 - 1995. (Reprise)
Avec : Fernanda Torres, Fernando Alves Pinto,
Luis Melo, Alexandre Borges, Laura Cardoso, Joao
Lagarto et Tchéky Karyo.
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Drame : C’est
la merde au Brésil en cette année
1990. Une vieille maman en meurt d’ailleurs,
la banque lui ayant piqué ses économies.
Son jeune homme de fils flippe à mort,
erre dans les rades et y fait une rencontre décisive.
Un truand lui paye un coup de whisky et lui propose
rapidement un job qui fait voyager. Notre jeune
homme se retrouve ainsi rapidement à Lisbonne
pour une livraison... En parallèle, t’as
un autre jeune Brésilien, qui lui est à
Lisbonne et veut retourner au pays. Pauvre musico
de rade, il décide de franchir le pas en
piquant une autre livraison au même trafiquant...
Il va mal finir, sa nana va se retrouver bien
seule... C’est alors que débarque
le débutant plus haut cité et que
finalement leurs deux destins vont se croiser...
D’embrouille en embrouille, le jeune homme
et la nana finissent en fuyards vers l’Espagne...
Mais qu’importe l’histoire pourvu
qu’on ait l’émotion ! Salles
et Thomas (déjà associés
pour Le premier jour - fabuleuse merveille
que personne n’a vu - si, moi !) possèdent,
dirait-on, un sens inné du tragique. Leur
mise en images est d’une précision
et d’une justesse fort inspirées
... ce qui donne un univers, tout bonnement. Même
avec ce film à budget réduit tourné
en noir et moins noir, ils parviennent, en un
crescendo virtuose à nous emmener en terre
lointaine... Une terre si cruelle de beauté,
une terre ou tout chante et pleure, une terre
de perdition si implacable que l’on n’y
rencontre plus que son âme toute nue...
Bellement égarée, l’âme.
Nullement étonnée, l’âme...
ça s’étonne de rien l’âme...
ni d’être désespérée...
ni d’être aimée... ou haïe...
ni de point exister... puisque, de toute façon,
c’est son lot de n’exister point...
sauf... peut-être... en cette terre lointaine...
qui nous trouble à jamais... car, par instants,
en cette terre lointaine... quelque chose explose
comme un soleil qui naît... qui nous fait
la charité d’une lueur aiguë
et caressante... puis meurt... s’éteint
à jamais... pour toujours... ou seulement
pour un infini instant... Voilà un sombre
mélo dans lequel les auteurs ne sombrent
jamais...!
NB : N’abandonnez pas ce pauvre et beau
film qui n’est projeté qu’en
multiprogrammation au seul cinéma parisien
le “Latina” et qui n’a fait
que 174 entrées en 7 jours à raison
de quatre séances quotidiennes !!! |
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UN AMI
PARFAIT - de Francis Girod.
(10/20)
France - Couleur, 1h46 - 2005.
Avec : Antoine de Caunes, Jean-Pierre Lorit, Carole
Bouquet, Marie-France Pisier.
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Policier :
A priori, l’on craint le “déjà
trop vu” avec cette histoire d’amnésique
partiel. Amnésique suite à un gros
coup sur la tronche et qui ne se souvient absolument
plus des soixante jours ayant précédé
son accident (?). Oui, car la police patauge,
personne ne semble y comprendre quoi que ce soit
et sûrement pas notre héros (?).
Ce dernier a un excellent ami et collègue
journaliste qui semble bien étrange dans
toute cette mélasse... Cette mélasse
dans laquelle patauge beaucoup de monde, en fait...
Notamment de gros “trichards” d’industriels
qui jouent sans vergogne avec la vie des gens
étant donné qu’ils font dans
l’alimentaire plus ou mois empoisonné...
C’est tout de même bête que
Girod ne se soit pas foulé plus que ça
! Lumière indigne et mise en scène
plate mais alors plate, plate, plate ! Le scénario
du film méritait mieux ! A noter que les
comédiens sont dans l’ensemble très
corrects, Antoine de Caunes en tête (cassée,
ha, ha, ha !). |
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